le journal de Fanette

Tim, le début de la fin…

mai 9, 2008 · 8 Comments

 

 Et moi j’enrage, naturellement, car c’est bien beau de se détacher, mais tout de même, on aime un peu de regret.. hein?

(Je suis d’une totale incohérence, on le verra ensuite).

Je fais donc, le lendemain, et le surlendemain, de longs et hargneux efforts pour ne pas appeler. Je suis très énervée. Crétin. J’ai envie de le revoir. Il rappelle le troisième jour, étonné de ma disparition. Je me sens immédiatement envahie. Il demande si je viens le soir. Avec un (certaine) mauvaise foi, je lui demande s’il ne dîne pas encore chez sa mère. Il ne comprend pas, ça tombe à plat. Je lui dis que non, je viens demain. Il soupire.

Parce que, là, je ne veux plus le voir et j’ai envie de le voir.

Oui, eh bien, si, c’est possible.

Donc le lendemain je vais le voir et c’est bizarre. Je sais que c’est fini. Mais je ne veux pas que ça le soit, je veux que ça finisse, mais je veux revenir en arrière à l’époque où ça ne l’était pas, juste un peu, une heure. Ou deux. Je veux faire une sorte de petite zone hors du temps, je mets Tim dedans et quand j’ai envie de planer, hop.

Ah, on ne peut pas. Bon. La vie c’est chiant.

J’arrive chez lui et je râle tout de suite que ça pue et que c’est le bordel. Tim comprend rien. Je n’ai pas été très exigeante jusque là, que se passe-t-il?

Je suis de mauvaise humeur, et l’alchimie ne prend pas. Je voudrais bien qu’elle prenne, mais je ne fais rien pour. On finit par s’engueuler. Je suis de mauvaise humeur. De mauvaise foi. Je ne fais pas d’effort. Je me dis en moi-même, si je suis suffisammemt pénible, il se lassera. Il fait la tête du type qui se dit que sa copine a du mal dormir.

On en reste là.

D’autant que je croule sous le boulot et que j’ai un problème internet chez moi donc je ne sais pas quand je reposte. Et pas d’image, WordPress bugue et je n’ai pas le temps.

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Des nouvelles de Tim…

mai 7, 2008 · 17 Comments

J’avais dit que je reparlerai de Tim… Alors voilà.

Il faut savoir que notre relation a été si bizarre qu’il n’a pas mon numéro de téléphone à la maison ni mon adresse. Il connaît ma station de métro, mais je ne lui ai pas dit mon adresse précise. Et presque tout de suite, on est allé chez lui. Et on ne s’est pas tellement penché sur le problème des adresses. De toute façon j’étais chez lui presque tous les soirs. Donc bon.

Et puis je suis sortie du rêve. Pas si vite que ça mais un peu quand même.

Un jour en rentrant dans sa chambre, je me suis aperçue que malgré le passage de la femme de ménage, c’était salle, ça sentait le renfermé et la chaussette sale. Certes, j’aérai dès mon arrivée. Certes, il me suffisait de m’asseoir près de lui pour qu’un sorte d’état second s’empare de moi. ça, c’est une drôle de sensation. J’arrive, c’est crade, je vais vers la fenêtre pour l’ouvrir, ça m’agace. Tim qui rentrait en même temps que moi (je pense à un jour précis) me prend dans ses bras avec une sorte de tendresse déconnectée dont il est spécialiste. L’effet est instantanée, je fond intérieurement, mais dans ma fusion, il y a une sorte de mini-fanette, genre gimini criquet, qui crie, vers moi : “Eh !! Eh !!! Réveille-toi !!!” mais blurp, elle fond.

(J’espère suggérer une visualisation précise).

Je fond, donc, nous fondons même un peu ensemble, on ne sait plus très bien où je commence et où il finit et on s’endort suite à la fusion, un peu emmêlés. Je dors toujours extrêmement bien, j’ai déjà dit que dormir était un truc que j’adorais, mais j’ai parfois des insomnies, rares, mais terribles. Et là, voilà : à quatre heures je m’éveille avec la sensation que je connais bien, d’avoir une lampe allumée dans le cerveau. Cling. Impossible de me rendormir. Chez moi, en général je me lève et range la maison : je ne dors pas, de toute façon alors autant ranger, me fatiguer et le lendemain je serais fatiguée et je dormirais (je ne suis pas du tout une grande insomniaque, je n’ai eu qu’une période d’insomnies suivies dans ma vie ; c’est d’ailleurs cette période qui m’a permis d’apprécier le sommeil ; je ne crois pas me tromper en affirmant que l’insomnie est une souffrance atroce ; j’ai eu une semaine d’insomnie dans ma vie, j’avais l’impression d’être un cerveau en guenille, qui partait en petit morceaux ; le sommeil est un bien, le plus simple et le plus grand, après le ventre plein ; il faut savoir apprécier les choses simples ).

Me voilà encore en train de digresser, revenons à notre sujet, je m’éveille et je sais que mon insomnie durera, comme toujours, deux heures. Il est quatre heures, je dois me lever à sept, et je sais que je ne vais pas dormir pendant deux heures.

Du coup je me lève et je m’habille, et je pars. Traverser Paris en pleine nuit c’est mon karma, un hobby chez moi, je me retrouve toujours en train de faire ça. C’est incroyable le nombre de fois où je l’ai fait.

Je marche et en marchant je pense ; c’est incroyable ce qu’on pense en marchant. Et puis il y a cet état de la nuit et de l’insomnie, cet état où on a le cerveau qui tourne et qui carbure, et le lendemain tout est fini, évaporé. j’écoute de la musique en même temps, et je pleure, vous savez, je suis sûre que tout le monde fait ça, on se met en boucle une chanson qui fait pleurer, on est triste, et puis on est encore plus triste, et et on a petit à petit les nerfs à vif, pour rien, juste parce qu’on a écouté 15 fois de suite Avec le temps ou Drouot.

J’arrive chez moi en larmes à 5 heures 20(mais ce n’est pas une vraie tristesse, c’est juste un agacement nerveux). café, un peu de rangement et encore envie de dormir. mais je ne dors pas, je vais travailler ensuite, crevée, mal d ans les jambes, les muscles douloureux, la tête à l’envers, fatiguée et ivre d’avoir peu dormi et trop pleuré. Je passe une drôle de journée cotonneuse et je rentre chez moi désireuse d’être seule, seule seule. J’écoute encore des trucs qui font pleurer, je pleure, je me sens mal, mais bien, chez moi, et moi, quoi.

Et lui ?

Lui, rien. Ce soir là, il ne m’appelle pas (il a mon portable et il y a MSN).

Le lendemain il appelle. Je me sens bizarre : je vais lui dire quoi ?

C’est pour me dire qu’il va dîner chez sa mère et qu’il ne sera pas chez lui.

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La gala de la Fêlée, enfin !!! (billet décousu)

mai 6, 2008 · 22 Comments

Allons, réussirai-je à en venir au fait ? J’en étais arrivée au point suivant : j’en avais un peu assez de mes lectures habituelles et je me disais, qu’il fallait lire des trucs neufs, mais pour ça il faut surfer et pour surfer il faut du temps et du temps je n’en ai présentement pas ; oui, j’ai une vie, ah la la !!! Et quelle vie : la lessive, les courses, le boulot : dingue.

Ce qui est faux, en ce moment le linge sale s’accumule mais passons.

Or, voilà que rentrant de mon échappée du 1er mai, vers des horizons plus verdoyants, et consultant mon blog, je constate avec surprise des visites venant d’un site évoquant le nom de celui de l’alcolo, et comme j’y vais, je vois qu’il s’agit d’un concours, évoqué par Véro sur son blog, par la fêlée sur le sien, mais pas les jours où je suis venue : bref, j’ai eu vent du gala, j’ai pensé qu’il s’agissait d’une super video 3D, et j’ai attendu de voir venir ; en me disant que demain, demain, j’irai voir.

Mais pas du tout : il s’agit d’un concours de blog, dans lequel il est trop tard, vous qui me lisez, pour participer, mais j’espère qu’il sera réitéré car ce sont des blogueurs qui proposent des blogs, l’objectif étant de découvrir de nouveaux blogs. La prochaine fois, je propose des blogs… mais bon, cette fois, je n’ai rien d’autre à faire qu’à les lire pour voter. La raison pour laquelle des visiteurs me viennent de cette page est que je fais partie des concurrents, ce dont je remercie ceux qui m’ont proposé, donc Jenfi et Véro.

La plupart de ces blogs sont canadiens et bien que j’ai déjà lu pas mal de blogs canadiens, je reviens souvent aux blogs du continent, encore que les belges et les suisses se cachent un peu…pas tous. Ce petit évènement concorde parfaitement avec mon envie de renouveau et depuis deux jours j’essaie de passer et repasser sur les blogs pour m’en faire une idée.

Je vous invite à faire de même, et à découvrir d’autres blogs…

Je remercie encore Véro et Jenfi, ainsi que les instigateurs du dit concours, car je peux facilement imaginer le mal que ça donne et l’investissement personnel. Alors que je me lamente, et que l’idée de lire des blogs nouveaux volète vaguement dans mon esprit avachi, dans ma chambrette négligée de blogueuse en lutte contre la compulsion, l’alcolo et la fêlée agissent, et en plus c’est le deuxième fois que je me retrouve mise en exergue de par leur fait. Ça me tue toujours d’être molle comme tout et de me trouver indirectement soutenue ou aidée par des personnes toniques qui font des choses au lieu de baratiner. Qu’ils en soient remerciés !!!

Par ailleurs, voilà la page à partir de laquelle on peut visiter les blogs en compétition ; un bon moyen de découvrir d’autres horizons.

Pour le peu que j’ai vu, je vais être amenée à me prendre la tête : pour qui voter ? Dans chaque catégorie, il y a plusieurs blogs extra, ça va être une prise de tête…

Enfin, à part ça, votez pour moi, tant qu’à faire, dans la catégorie « Rigueur de la langue » ( ??? je pose pas de question je me fais toute petite) ou dans la catégorie « Littérature-Fiction » (pas de question non plus !). Ou les deux, soyons fous…

A part ça. Je n’ai pas proposé de blog, car évidemment je planais ailleurs, mais si je l’avais fait j’aurais proposé celui-là (et d’autres peut-être parce que j’aurais réfléchi).

Ce n’est pas un blog parisien. Laouen me sidère. Donc on n’est pas dans le macaron, ni dans le pantalon reboulé. Le blog s’appelle face au vent et chaque fois que j’y vais, j’ai l’impression, soit de descendre tout schuss une pente neigeuse (c’est totalement imaginaire, car je n’ai jamais descendu de piste tout shuss, ni pas tout schuss, du reste), soit d’être sur un bateau en pleine mer et en pleine tempête (tout aussi imaginaire ; monter sur un bateau : pas question).

ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’autres blogs super, mais c’est que celui-là, j’ai envie de le faire connaître.

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Le Gala de La Fêlée

mai 5, 2008 · 32 Comments

(Rapport de l’image avec mon billet??? Léger : j’y parle d’Ames Pures, type Jeanne. En plus c’est raccord, enfin en retard, mais pour moi en retard c’est la norme, avec l’actu, la fête de Jeanne d’Arc tout ça et j’aime le regard levé vers le ciel et la lumière divine à travers les vitraux, ch’est biau… Vive l’art pompier du 19ème)

Quand j’ai commencé ce blog j’étais complètement dedans mais là j’ai l’impression de courir derrière, en soufflant. C’est d’autant plus bizarre que je n’ai jamais été aussi contente, mais je crois qu’avec la routine je me mets à penser à d’autres choses, ce qui n’est pas mal non plus.

Voilà comment les choses sont étranges, vraiment étranges. Un souffle bizarre passe sur une “certaine blogosphère française”, je dis ça parce que tout les blogs que je lis ont leur blogosphère à eux, ce qui est assez marrant, ils se font des trips internes à leur blogo, et ailleurs tout le monde s’en tamponne le coquillard…

Donc, un souffle bizarre passe sur cette partie de la blogosphère, côté blog dits de filles, mais pas exclusivement. Le thème c’est l’argent : faut-il, ne faut-il pas, faut-il, ne faut-il pas, gagner des sous grâce à son blog? faut-il gagner des cadeaux? Je ne mets pas de liens relativement à ces nobles interrogations, qui me faisaient rire au début (attention, soyons clairs : J’AIME L’ARGENT, tous ceux qui veulent m’envoyer des chèques sont les bienvenus), parce que je ne vois pas le mal de gagner des sous, mais à quel point ils se plantent tous selon moi, maintenant, ça me frappe et leurs interrogations je les trouve saumâtres : en effet, gagnons, ou ne gagnons pas d’argent (mais enfin de préférence gagnons en et, aussi je cite en vrac pour ne pas avoir l’air désintéressée, du bonheur, des amis, des voyages, des bics, enfin moi je suis aussi intéressée par le champagne et les nuis d’hôtels au dessus de 4 étoiles, ou les boîtes de confits de canards, ah oui, aussi le saumon, mais écossais, ou sinon le abbascaviar de Ikéo, à défaut, je prends aussi), bref, pétons-nous de thunes mais faisons des blogs marrants !!!! La question, selon moi, ne porte pas sur l’argent, on peut toujours en gagner, mais sur la qualité du blog, et je ne suis pas persuadée que l’argent lui fasse nécessairement perdre de sa qualité. Peut-être que oui, peut-être que non. Par exemple, il y a des publicistes qui font des super pubs pour des marques, les pubs sont belles et que je sache ils sont payés? Alors? Il faut arrêter de faire semblant de croire que l’argent pourrit tout, c’est la connerie qui pourrit tout, et elle n’a rien à voir avec l’argent. Si les gens font de mauvais blogs parce qu’ils se couchent trop devant les marques et qu’ils sont prêts à se battre pour un pin’s, ce n’est pas la faute de l’argent, mais de la connerie des gens. Or, la connerie des gens est ancienne, ce n’est pas les blogs qui l’ont créée, donc pas de souci, le monde ne va pas s’écrouler, les cons sont toujours cons, les roses toujours jolies (mais pas toujours roses) et Paris toujours Paris.

Quand même, j’adore les mélodies du type : Mais où est notre fraîcheur d’antan? mais que sont mes amis devenus? Dites moi où, dans quel pays…? Mais qui donc a guéri de son enfance? Et d’où qu’elle est mon âme?

Il n’y a pas que l’argent, du reste, dans la critique parisiano-centrée il y a aussi les personnalités, si tant est qu’il y ait des personnalités derrière les écrans, celle-là elle est gentille et celle-là vilaine, elle j’aime pas sa mentalité, etc. La gentille blogueuse vs la méchante.. la modeste, que l’on devine (ou préfère) rougissante, je suppose, vs l’ego exacerbé.

Bref, une odeur de renfermé s’exhale de certains blogs français. Et je ne sais comment en trouver d’autres (me disais-je). Les Vendus d’un côté , et les Purs de l’autre, le regard fixé sur la ligne d’horizon, telle Jeanne d’Arc lors du couronnement de Charles VII (d’où le morceau de bravoure du début), bon, ça va deux minutes mais ça gonfle. Et si on parlait d’autre chose? Mais de quoi, c’est comme Sarko, on essaie de pas le voir ni de l’entendre, mais c’est pas facile, il occupe l’espace.

Je dois bien avouer que je suis dans mon train train et ne prend pas toujours le temps de me balader, ce qui est mal. J’ai mes blogs connus, et puis je tourne. C’est mal. Oui, ça l’est : car on a l’opportunité de communiquer avec des personnes potentiellement réparties sur toute la planète, et on finit par se cantonner à une sorte de village bloguesque, chacun son sien, comme des grand-pères. D’un côté, certains blogs français sont trop drôles, drôles d’une façon que je comprends et qui m’interpelle dans la seconde, ou qui fait référence à des trucs que j’ai vécu ou que je peux parfaitement imaginer, et c’est bien. Je suis, si je puis dire, “chez moi”. De l’autre, c’est bien d’aller ailleurs.

La tendance des Parisiens a se créer un petit monde clos est tout de même effarante, mais bon. Je ne peux rien dire, parce que j’adore ce petit monde, je le trouve trop drôle, comme quand on est quelque part et qu’un groupe fait son show dans le restau ou la boîte, ils sont à la fois drôle, et dans leur monde… C’est Paris, hein.

En arriverai-je à ce que je voulais dire?

Je ne sais pas, parce que ça me rappelle une blague que j’adore.

Dieu se dit un jour qu’il va créer le plus beau pays du monde.

Alors voilà, il bricole il bricole et il crée la France.

Là dessus les anges lui disent que c’est pas sympa pour les autres pays.

Ah zut, se dit Dieu. Que faire?

Il a une idée.

Pour compenser, il crée les Français.

(C’est la chute, il faut rire là).

Je suis quand même extra forte, j’ai baratiné à donf et pas un mot sur le gala de la Fêlée… Ah le teasing de ouf!!!

Demain. Pas le temps là, je dois aller lire des blogs et j’ai un dossier et tout.

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Cindy Sander ou Rodolfo Chikilicuatre ? Stand by your man

mai 5, 2008 · 17 Comments

Un post pas long, surtout que je ne regarde pas les émissions en question, je ne l’ai vue que sur internet et elle chante mal. Pourtant, vu que j’adore le kitch, j’aime bien (je rappelle que je suis fan de chikichiki, c’est dire ; mais c’est vrai que lui, au moins, on sait que c’est du deuxième degré ; Cindy Sander, nous on le sait, mais elle?).

Enfin j’aime bien à petites doses.

Bon alors quoi?

Un post chez Bauréale, le mystère Cindy Sander, puis un post chez Ron l’infirmier, très émouvant, du coup je vais sur le Post (que je ne lis jamais ; un peu la honte ; mais je lis bien des conneries sur Yahoo ) pour l’interview citée dans le post et je trouve Cindy, vu de l’extérieur, normalement nouille, et l’émotion de Ron un peu excessive (journaliste novice?).

Qu’en penser?

Moi, j’ai du mal à pleurer (j’ai été un peu triste à la lecture du post de Ron, mais ça m’a passé). Assumons. Les images télévisuelles tendent à émouvoir ou exalter. Enfin tendaient, là elles cherchent plutôt à faire parler. ça marche. Bon, elle est nouille, elle passe à la télé, on se rit d’elle, elle sera oubliée dans un an. Ben oui c’est pas rigolo, mais il en faut toujours un. Si c’est pas elle, ce sera quelqu’un d’autre. Je dois avouer que le sens de tout ça m’échappe : on fait des émissions nulles auxquelles participent des chanteurs nuls. Bon, et là ô surprise, c’est bien une chanteuse nulle qui surnage momentanément, mais pas celle qu’on avait prévu. Bon. Peut-être devrait-on sortir la tête du poste ?

Mais je ne mets pas sa chanson, faut pas pousser, je me rabats sur Chikichiki, chanson que j’adore toujours autant. Et puis j’espère qu’il va faire un tabac. Moi mon rêve c’est pas la Starac, c’est d’être Early Adopter. Je suis Early Adopter de Chiki Chiki. Enfin, encore faut-il qu’il soit adopted après, sinon je suis, comme d’habitude, à côté de la plaque.

Comme j’ai honte de parler de Cindy Sander et de confesser pour la deuxième fois mon coupable goût pour Chikichiki, je mets à la suite une vidéo extraite d’un film que tous ceux qui ne l’ont pas vu DOIVENT TOUTES AFFAIRES CESSANTES ALLER VOIR OU SE PROCURER. De quel film s’agit-il?????

(On est toujours aussi peu de choses, hein?)

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Pierre-Henri au café 2

avril 29, 2008 · 31 Comments

Bon, alors les évènements ayant déjà eu lieu, je ne peux pas modifier le rendez-vous, je dis ça pour toutes les suggestions que j’ai eu : le Fl*nch, le M*cD* et le kebab.

Mais je songe à un chinois, parce que si je ne suis pas une fan des trois sus-cité, je suis une aficionados des chinois, et j’en connais un super cheap rue Rambuteau….

Quoiqu’il en soit c’est au café que nous sommes allés.

Mais avant, il faut que je fasse une sérieuse mise au point sur Pierre-Henri.

Enfin, dans la mesure de mes moyens. Je veux dire par là que vu la mutabilité de mes humeurs vis-à-vis du personnage, je fais ce que je peux.

Bon, d’abord un point : au début, quand on ne connaît pas les gens, on peut les voir comme des clichés. Donc j’ai présenté Pierre-Henri comme un cliché. La voiture, pas de métro, les lunettes de soleil, la chemise col ouvet ou le polo, la veste. Pompes : chaussures bateau, des S*b*g*, je, euh, je ne connaissais pas la marque, je ne savais pas qu’il y a UNE marque. (Je n’ai pas nécessairement un dent contre les marques, il y en a qui sont vraiment de bonne qualité et bien et chic et tout et puis quand on a des faibles pour les palaces, on ne fait pas sa chipoteuse sur les marques), ou des chaussures de ville sûrement de marques mais il m’a pas dit, j’aime mieux pas savoir, on y va doucement.

Mais après quand on connaît les gens on atteint la limite du cliché.

Il ne fonctionne plus.

Or, Pierre-Henri, bien que monstrueusement maladroit et plouquement riche, n’est pas un mauvais homme.

Il est d’une horrible et enfantine sincérité (et qu’on ne vienne pas me dire que je dois être amoureuse de lui là maintenant tout de suite, je ne le suis pas, ni de Ben, qui est aussi très gentil). Donc, ce con, quand il m’a dit qu’on ne devait pas souvent m’emmener dans des endroits comme ça, eh bien il était content comme un idiot de m’emmener dans un endroit qui me plaît parce qu’il m’aime bien.

Il était content et fier parce qu’il peut faire ça parce qu’il a de l’argent.

Ben oui. C’est con, c’est brut de décoffrage, et j’ai toujours du mal à l’avaler, mais c’est vrai.

J’ai du tomber sur le seul neu-neu bling-bling du coin. Je dois bien avouer qu’il est attendrissant. Donc maintenant il veut me faire faire le tour des palaces parisiens pour que je sois contente (et que je l’aime bien, et que je tombe amoureuse de lui, on le voit venir, mais il faut bien reconnaître que quelqu’un qui se donne du mal pour faire plaisir, n’est pas nécessairement antipathique… En fait, lui, il est juste agaçant comme un Saint-Bernard…).

Bref, on s’est donc retrouvé dans un café. Je me sentais bête, dans la mesure où avec mes copains on va au café ou dans une brasserie, on discute longtemps et tout va bien, on ne se pose pas de questions, on le fait et c’est tout, mais du coup, j’y suis allé en me disant “mais qu’est-ce que je vais faire? De quoi on va parler? De quoi je parle d’habitude?” ce qui n’est pas bon signe.

Je suis arrivée avant lui, et j’ai attendu.

Il n’arrivait pas.

J’ai commencé à être de mauvaise humeur, et toutes mes mauvaises pensées à son égard sont remontées. J’ai commencé à me faire un film. A être de mauvaise humeur.

Et puis il est arrivé. Je faisais la gueule. lui pas. Au bout d’un moment je lui ai dit qu’il était quand même super goujat. Il s’est décomposé, sur le mode “mais qu’est-ce qu’il faut que je fasse pour lui plaire, cette nana est un monstre.”.

- Tu es en retard, lui ai-je dit.

- Mais non. Tu avais dit 17 heures.

- Non, 16 h 15 - 30.

- Mais non !!! (il avait l’air sincère, j’ai eu un doute).

- Si, ai-je insisté fermement.

Et là il me sort son portable et trifouille dans ses SMS, me montre le SMS, et , oui, il avait raison. 17 heures, c’était écrit.

- Regarde celui que tu m’as envoyé, suggère-t-il.

- J’ai oublié mon portable chez moi, ai-je répondu en essayant de prendre un air dégagé mais en faisant encore plus la gueule, je me sentais nulle et j’ai toujours l’impression que je loupe tout avec lui.

Il s’est marré, et comme je ne me marrais pas du tout, il m’a fait remarquer que si lui se marrait de s’être fait engueuler pour rien, je pouvais me marrer de l’avoir engueulé pour rien.

- Mais je ne t’ai pas engueulé, ai-je protesté, en sentant confusément qu’un peu de mauvaise foi par dessus tout ça ne pouvait pas faire grand mal.

- Oh ! Mais tu ne t’es pas entendue.

- Pas du tout, j’étais juste un peu… bon.

Comme je culpabilisais je me suis jeté à l’eau et je lui ai dit que je m’en voulais et que je me trouvais injuste avec lui. Je lui ai suggérée qu’il arrête d’appeler une emmerdeuse comme moi.

- Mais tu n’es pas une emmerdeuse, m’at-il dit, en me souriant gentiment. Et puis tu sais comment te faire pardonner…

- Oh, la vache, lui ai-je dit, là tu es lourd.

- Mais sincère.

- Mais lourd!!!! Bon qu’est-ce qu’on fait?

- On boit un café, on a dit, non?

On a bu un café en regardant par la vitre. Dehors, il y avait des voitures.

Quand on est parti, il a dit :

- Eh bien, tu m’as emmené dans un café. Mais tu sais, j’avais déjà bu des cafés dans des cafés. Ou des bières, même.

- Des cafés, ai-je précisé, que le monde entier nous envie.

- Mais que le monde entier vienne y boire des coups. C’est juste que j’aime bien le (***), et toi aussi d’ailleurs.

- Heureusement que tu es là pour m’y emmener.

- Sans toi, c’est moins bien. (et avant que j’ai eu le temps de dire ouf, il ajoute : ) je sais : je suis lourd.

Et moi, évidemment : Mais sincère, c’est ça?

Et on rigole.

Il progresse. Il se décontracte. Toujours les mêmes pompes et les chaussures. Mais bon.

Demain, je refais un point sur Lui. (Lui, Lui, pas Pierre-Henri désigné par un pronom de rappel).

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Pierre-Henri au café

avril 28, 2008 · 38 Comments

Et Pierre-Henri? Que devient-il?

Un petit post rapide pour expliquer ça. Pierre-Henri c’est très bizarre.

Un soir, Pierre-Henri m’a réinvité au bar d’un palace parisien après un bon restau; c’était très agréable. Sauf avec mon père, et c’est extrêmement rare (c’est arrivé deux fois) je ne vais pas dans des palaces. Les prix sont prohibitifs, et puis je me vois mal entrer seule, et pas davantage avec mes amis.

En revanche, j’adore les palaces. Lumières, déco, service, tout.

Donc Pierre-Henri m’emmène.

Bon, c’était très bien, on a bu un verre, j’étais ravie, mais ce qui m’a mojns ravie, c’est en sortant, une petite pharase de Pierre-Henri, dont je n’ai même pas un souvenir clair tant elle m’a retournée.

Il m’a sorti un truc du genre “On t’a pas souvent emmené dans un endroit comme ça, hein?” sur un ton satisfait et supérieur qui m’a complètement perturbée, j’ai cru que j’avais m’évanouir dans la rue. Je suis partie direct sans rien dire, d’ailleurs je ne pouvais pas parler, il m’a suivie, je ne parlais pas, je ne pouvais pas j’avais la bvouche bloquée, de rage, il m’a suivie longtemps avant de rebrousser chemin et ensuite il m’a harcelé au téléphone et SMS.

Il m’a même fait livrer des fleurs, très joiles, mais je les ai donné à ma voisine, une vieille dame, car je ne voulais pas les jeter mais les regarder me donnait envie de vomir. (Depuis ma voisine me fait des sourires et me prend pour une séductrice)

Et un jour il m’attendait à la sortie du boulot et j’ai été obligée de lui parler; je ne voulais pas, mais il m’a suivie, et il a prononcé, devant tout le monde puisque je ne voulais pas le suivre, des phrases très persuasives, dont je ne me souviens pas non plus parce que de le voir m’avait mise en rage et en stress total, mais l’idée c’était qu’il m’avait blessé, qu’il avait été con et qu’il voulait me parler et s’excuser. Je voyais bien qu’il mettait tout le monde de son côté car il s’exprimait de façon sensés et aimable. A la fin il est passé devant nous et il s’est agenouillé dans la rue en disant : “est-ce qu’on a le droit de faire des erreurs?” et, moi qui étais tétanisée de stress, de le voir à genoux et de sentir tout le monde penser “quand même, Fanette,… allez..” (tendance : n’a-t-il pas déjà assez souffert???) je l’ai trouvé si ridicule, brusquement que je suis passée du stress qui tétanise au stress qui fait rire bêtement et j’ai rigolé en le voyant.

Sandrine et Isabelle m’ont dit que je devais lui accorder un entretien. Vous savez les filles qui sont toutes gaites de rabibocher les gens. J’ai fait ma magnanime.

Nous sommes allées à la brasserie d’à-côté. Il m’a dit qu’il était désolé. Moi je me sentais d’humeur très gaie mais je lui ai dit que je n’étais pas un pauvre fille même si je ne fréquentais pas les palaces, que oui j’adorais les beaux restaurants mais que je ne sortirais pas avec lui parce qu’il m’emmenait là et que qu’est-ce qu’il s’imaginait. Il m’a dit que c’était horrible ce que j’imaginais, moi, et qu’il était content de m’emmener là parce que ça me faisait plaisir. J’étais partie dans la rigolade et je lui ai dit qu’avec moi il faisait sa BA, quoi? Et est-ce qu’il irait au café? lui ai-je demandé.

- Ben !! bien sûr !! qu’il m’a dit.

- Tenu !!! On va voir si tu fréquentes le peuple.

Il a fait une tête en me disant que, hein, tout de même. Et on ferait quoi au café?

- On boira un café, lui ai-je dit.

Il faisait la tête de celui qui s’en tire à bon compte.

Donc je lui ai donné rendez-vous dans un café.

→ 38 CommentsCategories: Mes amours · Pierre-Henri
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Quand y en a plus, y en a encore.

avril 27, 2008 · 24 Comments

Ou : Lepenator IV : the third fourth fifth return

Ou : Virez le par la porte, il revient par la fenêtre.

Ou : Achevez-le, il bouge encore.

Dans le premier Terminator, celui dans lequel Arnold joue le méchant, il y a un moment que j’adore : c’est tout à la fin, quand le héros a réussi, assez laborieusement, à se débarasser du méchant, mais tout d’un coup, un bras du robot se remet en route et attrape le petit garçon ou le héros, je ne sais plus. On croit que c’est fini, mais non, il y rebondissement de l’intrigue !!!

Samedi c’était dans les dépêches, Le Pen a répété ses paroles sur les chambres à gaz, pour lesquelles il a déjà été condamné, il le fait exprès ou pas?

Il prétend avoir voulu faire interdire la publication du journal, mais ce n’était pas pour éviter le scandale lié à ses propos, mais parce qu’il n’était pas en couverture

Puis aujourd’hui dimanche, pffout.

Le Pen : pétard mouillé. Même plus ridicule. Sic transit gloria mundi.

Un journaliste s’interroge : Aurait-il voulu faire parler de lui???? Peut-on envisager cette possibilité??? Hein??

Sa fille, selon l’article, ne partage pas la vision de son père… pas folle la guêpe…

Et savez-vous d’où vient la fortune de Le Pen? Un vrai conte de fée : un richissime héritier, essayiste de peu de renom, lui lègue sa fortune : trop cool, non? Pourquoi ça n’arrive qu’aux autres?

On rit? On pleure?

On jette un voile pudique?

On fait semblant d’avoir mal entendu?

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Bienvenue chez la grande vadrouille

avril 24, 2008 · 28 Comments

Illustration de Hugues Hausman

pouet pouet

Expérience traumatisante l’autre jour ; nous étions chez Ben pour voir un film, il ne nous avait pas dit quoi, et nous a suggéré très fortement la Grande Vadrouille, avec un air fin.

J’ai revu le film avec plaisir, je ne l’avais pas vu depuis 10 ans au moins. Les colères de Louis de Funès, les remarques de Bourvil, j’ai rigolé, et peut-être plus que la première fois, car je l’avais oublié, et je le voyais adulte, très différemment, avec un regard neuf.

Tout de suite après le film, Ben s’est lancé dans un virulente diatribe à propos des Ch’tis ; au final, j’en suis la cause : je lui ai dit, comme je l’ai dit son mon blog, que les Ch’ti allaient battre la Grande vadrouille et insidieusement nous en sommes venus à comparer les films ; et je n’avais plus la Grande Vadrouille en tête lors de nos discussions. Après l’avoir revu, je dois bien avouer qu’il n’y a pas photo : le scénario est infiniment plus complexe, les aventures des héros sont complexes, et, si elles sont invraisemblables, et si les caractères sont outrés, l’outrance n’est pas aberrante : le chef d’orchestre se croit au dessus d’un peintre en bâtiment, et même si le jeu de Louis de Funès outre la chose, son attitude n’a rien que de vraisemblable. Les protestations de Bourvil qui se laisse cependant faire sont aussi très réelles, et on sait bien que dans la vie, dans la plupart des cas, l’homme qui a réussi en impose facilement au travailleur manuel, même si tpous les travailleurs manuels ne sont pas d’aussi bonne composition que Bourvil.

En m’envoyant le dessin, Hugues m’a écrit que les deux films ne devaient pas se comparer, comme nous l’avons fait dans notre discussion, et sans doute a-t-il raison, il est d’ailleurs regrettable que je sois au final si déçue par un film dont j’ai aimé, et même beaucoup, les prémisses, parce que j’ai doré Dany Boon ach’baraque et en ch’ti (que je trouve nettement meilleur que le film). Je ne veux pas dire du mal des Ch’tis, ni de leur acteurs, parce que j’ai ri et ça reste une bonne comédie marrante, mais je veux dire du bien de la Grande Vadrouille.

Ce qui est drôle, c’est que je découvre Louis de Funès : je ne l’aimais pas quand j’étais enfant et ado, il criait tout le temps et je ne voyais pas pourquoi c’était drôle. Peut-être qu’en devenant adulte je me suis rendu compte que ses excès n’en était pas puisqu’il y a des gens qui se comportent comme lui, en fait, ce dont j’ai mis un peu de temps à me rendre compte… Par exemple quand il commence par féléicter son orchestre pour finir par hurler c’était pas mauvais, c’était très mauvais,, sans avoir rézllement formulé de critique conhérente sur leur prestation : j’ai pensé à un de mes chefs, qui ne hurlait certes pas, mais qui faisait mmmm avant de dire… il y a tel truc… mmmm.. et ça, il faudrait le rectifier…Et….mmm c’est quoi ça? pour finir par … non… Non…qu’est-ce que c’est que ça??? Il n’y a rien. Et je repartais en me disant mon dieu mais qu’est-ce qu’il veut? Je me prenais la tête, je relisais, je refortmulais et il disait “Ah, ben voilà”, et ouf !! j’étais soulagée mais la différence entre mes deux productions je n’aurais su la dire. Peut-être que parce que j’ai compris qu’il ne délirait pas tout seul, mais qu’il y avait une vraie dérision dans son humour, peut-être parce que je trouve ses personnages pathétiques comme nous et comme moi, alors maintenant je le trouve drôle.

Et la gentillesse de Bourvil? C’est peut-être elle qui m’a le plus touchée, alors qu’avant je le trouvais niais (donc la Grande vadrouille c’était un peu le duo de l’hystérique et du niais). Il réussit à ne jamais être ridicule ou humilié, il possède une grâce d’autant plus extraordinaire qu’il n’est pas très beau, pas très léger, pas spécialement gracieux, et pourtant il glisse à travers le film avec des sentiments exclusivement positifs et naïfs qui devraient être énervants, mais qui sont mignons… On est Louis de Funès, mais on devrait et on voudrait tous être Bourvil…

Les anglais sont des personnages plans, je crois, destinés à n’être vu que sous un seul angle et sans aucune profondeur, ils sont là pour le ressort commique.

Quelques répliques :

Vous chaussez du combien? Du comme vous.

I risk encore plus. (Le mélange du français et de l’anglais, habituel aujourd’hui, ne l’était pas : c’est ça le problème du comique : un mec fait un truc, et après, quand on le reprend, tout le monde trouve ça ennuyeux, mais il était dans les peremiers à le faire - encore que je ne pense pas qu’il ait été un des premiers à faire ça)

La scène où les allemands dansent avec leurs chaises en groupoe en chantant des cahnts allemands est délirante comme j’aime.

Lorsqu’ils doivent partager un lit : “ça fait partie des horreurs de la guerre.”

La bonne soeur, à l’anglais : “Vous aimez bin tout ce qui est bon? C’est très mauvais!!

Et Paul Préboist, au passage, en train de pêcher : (évidemment dès que Paul Préboist dit quelque chose, ça fait comique) : V’là qui s’arrêtent entre eux, maintenant. ça doit pas aller très fort.

Ben et moi, on a demandé à Constantin s’il connaissait Bourvil et De Funès, et il nous a regardé comme des fous ; il semble que ce soit seulement en France qu’on s’étonne qu’ils puissent être connus ailleurs (oui, ça m’a surpris). Alors on lui a demandé s’il y avait en Roumanie des acteurs comme Bourvil et De Funès, et il nous a dit, toujours froid, mais surpris de notre ignorance : “Oui, bien sûr, il y a Louis de Funès et Bourvil”.

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Amitiés

avril 23, 2008 · 16 Comments

Photo : Dolarz

Je crois que je vais bientôt faire le choix d’arrêter le feuilleton du jeudi, car cela me devient de plus en plus difficile de me lancer dans ce feuilleton. Trop de souvenirs reviennent, même si je me suis mis en tête d’aller jusqu’au bout, jusqu’au bout de quoi? En fait?

Enfin on verra.

Dernièrement, j’ai évoqué les jeux de rôles parce que c’était une activité très importante pour mes amis, mais au final, à part mes pénibles tentatives pour jouer, cela ne prenait pas tant de temps que cela dans notre vie.

Non, et l’essentiel, ou du moins ce qui devint l’essentiel, c’était tout autre chose.

Récapitulons. L’année précédente, j’avais fait en quelque sorte partie, par hasard, d’un groupe d’amis, qui fonctionnant comme une sorte d’entité tentaculaire dans laquelle je me sentais fort agréablement dissoute. j’avais passé des heures délicieuses à palabrer interminablement et inutilement , un verre à la main, à la lueur des bougies. Ah, jeunesse. Cependant, que d’excellents souvenirs!!

A la fin de cette première année, les examens et les différences de réussite entre membres de ce groupe avaient eu raison de la bonne ambiance des débuts.

Puis, à la rentrée, le tout avec repris, mais différemment ; je m’étais alors rapprochée de deux garçons, Laurent et Philippe, les rôlistes.

Et là, les choses évoluèrent rapidement et étrangement. Comment cela a t-il commencé? Il n’y eut pas un moment précis, mais après plusieurs après-midi ou soirées passées ensemble, à déambuler dans les rues en parlant, il s’avéra que nous étions tout à coup de venu très proches.

Le premier souvenir précis de ce sentiment concerne une balade à pied.

Nous étions au café, et, exceptionnellement, j’y étais resté le soir. Ordinairement, je travaillais le soir, et je quittais tout le monde vers 3 h 30 ou 4 heures pour aller dans mes boîtes de marketing. Ce soir-là, je ne travaillais pas, ce qui, malgré mes obligations étudiantes, me mettait dans un situation de semi vacances bien agréable. Ce devait être en janvier, parce que j’ai l’impression confuse que c’était après Noël, mais il faisait froid, donc janvier et février.

Nous avions parlé au café, traîné, parlé des heures - c’était l’époque où le temps ne comptait pas, il s’étirait à l’infini et parraisait toujours abondant et disponible. De quoi parlions nous? Je ne sais plus. mais ça dura au moins trois heures, ou quatre, et puis le café ferma. Ce n’était pas un café de soir, le quartier, dès 7 heures, perdait toute vie.

Nous sortîmes, et il fallait nous séparer - rentrer chez nous.

Mais, comme nous parlions, nous avons continué, juste un peu, nous finissions la conversation, en nous dirigeant lentement dans la direction du Luxembourg.

Lentement, en marchant, nous avons suivi la rue de vaugirard. Atteint le Luxembourg. Traversé.

Nous finissions toujours la conversation.

Nous étions au RER Luxembourg.

Là, Laurent annonça qu’il partait, vers Bastille.

- On t’accompagne au métro, dit Philippe.

- Pas de métro, dit Laurent. J’ai pas de sous, pas de ticket. Je vais marcher.

S’ensuivit une discussion sur le fait qu’il pouvait frauder.

Laurent avait décidé d’être pauvre et honnête, et de ne pas frauder. (L’honnêteté, comme la pauvreté, était un peu une pose ; il avait des parents tout à fait aisés, et il avait eu une période fraude ; mais là il était dans sa période Abbé Pierre, et fâché avec ses parents ; je lui avais suggéré, avec mon affreux prosaïsme, de travailler ; mais non ; enfin ; quelle absurdité ; gagner de l’argent ; mes amis se drapaient dans des poses et prétendaient ne jamais trouver de travail ; je sais que ça fait sarkozyste, ça me désole tout à fait de dire ça, mais je ne les avais jamais vraiment vu en chercher ; peut-être fallait-il que le travail les agresse ; donc moi j’accumulais, très platement, les boulots d’étudiants, et je fréquentais des gens qui “ne s’en sortaient pas” et qui ” trouvaient rien” car on ne “voulait pas d’étudiants”).

Bref, je n’avais pas d’esprit critique et je les plaignais de tout mon coeur. Revenons à Laurent. Tout seul sans ragent pour prendre le métro. Bou-ouh.

Qu’à cela ne tienne, nous allions l’accompagner.

Droit sur le Panthéon, puis vers Mouffetard, puis le pont au bout de l’île, Bastille.

Nous marchions au hasard, dans la bonne direction mais en suivant les rues approximativement.

Plus le temps passait, plus nous parlions, plus nous étions échauffés et notre discussion fit que nous ne vimes absolument pas la route passer.

Laurent habitait vers Faidherbe Chaligny et nous proposa de monter chez lui.

Nous montâmes.

Il était l’heure de dîner. Laurent avait de l’alimentation une perception personnelle : il mangeait des boites de conserves froides en sandwiches dans des baguettes, parfois arrosées de bières. Il proposait de faire chauffer une boîte. ça sentait la pâtée pour chien. Je suggérais d’acheter des pâtes et de les accomoder au fromage. Hurlement de Laurent : mais c’est cher.

- Arrête, lui dit Philippe, on y va.

Chez l’épicier arabe en bas, nous trouvâmes de quoi faire un repas meilleur. Nous avions tous les deux très peu d’argent sur nous, mais je crois, du pain, des oeufs, du fromages, du vin, du saucisson.

Le repas fut basique mais j’en ai un souvenir merveilleux. L’omelette, j’en garde, ridiculement, le meilleur des souvenirs. A croire que jamais je ne mangeais meilleure omelette.

Le temps passa tout seul, une harmonie totale régnait entre nous trois, nous étions assis, les uns contre les autres, sur le lit dans la chambre de Laurent.

La soirée passa, l’heure du dernier métro, on a regardé un film, après il fallu rentrer, gros souci, l’heure, moi et Philippe habitions dans des directions opposées, ils ne voulaient pas que je rentre seule, c’était loin.

Ce qui est difficile à expliquer, fut le lien impalpable qui nous unissait. Nous ne faisions rien d’autre que parler, et une tendresse de plus en plus grande nous unissait. Cette tendresse avait quelque chose d’abstrait, elle ne reposait sur rien, et pouvait basculer dans de nombreuses directions… mais en ses débuts, elle était là, tout simplement, avec quelque chose de magique.

Je finis par m’endormir assise sur le lit, Philippe voulait me le laisser, mais on s’y installa je ne sais comment, et Laurent par terre.

Bon, je dormis si mal qu’à 5 heures je partis, en me levant je réveillai involontairement Philippe, ensemble nous avons descendu les escaliers, sommes allés au métro, avant de nous séparer à Bastille.

Une soirée/nuit rêvée qui fut le début d’une amitié nouvelle : oui, nous nous connaissions depuis un an, mais tout d’un coup, il y eut une intensité nouvelle dans nos rapports. Nous n’étions plus des amis, nous devenions des frères et soeurs.

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