le journal de Fanette

Tout se complique

janvier 24, 2008 · 19 commentaires

 mustela.jpg

Bon alors traitons les choses avec méthode.

D’abord, je vais essayer d’arrêter de parler de Tim, c’est pas sérieux. je vais attendre que ça me passe. On va dire qu’il n’y a pas de Tim, ou alors j’en reparlerai quand j’aurai eu l’occasion d’avoir avec lui une conversation sur l’art, la littérature, la politique intérieure de la France, le monde du travail, etc.

Traduisez : pas tout de suite.

Quelqu’un me trouve difficile? J’aime les garçons normaux, c’est tout. Pas les types en Ray-ban qui me parlent des caratéristiques techniques de leur voiture/portable/Mac. Pas les adolescents attardés qui écoutent de la musique(même si elle est bien).

Je peux néanmoins avoir des faiblesses inexplicables, ou alors des blocages inexplicables.

Mais à part ça, j’aime les garçons normaux, comme Brad Pitt par exemple.

Bref.

Donc.

Je vais au cinéma avec Sandrine.

Je récapitule Sandrine. Gentille, mignonne, elle sort avec le plus joli garçon des 30m2 qui entourent mon bureau.

Il se trouve que je suis extrèmement attirée par ce jeune homme, et ce depuis longtemps ce qui prouve ma constance. Or, avant hier, je l’ai vu sortir dans la rue, suivi de ma chef. Etait-ce mon état de stress, ou la fatigue, ou une preuve de mon mauvais esprit, je me suis posé des questions. Donc mardi soir, ciné avec Sandrine.

Je suis fatiguée, et je me demande ce que je dois faire. Je lui dis? Je lui dis pas? Et surtout je lui dis quoi? C’est léger, quand même, ils n’ont rien fait d’autres que de sortir de l’immeuble, mais pas ensemble…?

Après le ciné on va manger une salade. Juste une salade, bon avec du pain, mais je vais prendre de la soupe toute la semaine, promis.

On parle. C’est la première fois qu’on parle toutes les deux seules.

Elle est très amoureuse de Lui (normal).

Elle est heureuse. Ils s’aiment, c’est beau et tout.

Ils vivent ensemble depuis peu dans son appart (le luxe : 29 m2).

Elle vient juste de trouver un boulot, elle commence début février.

Des fois elle a des angoisses mais elle sait pas pourquoi.

Parfois elle se demande si….

Je blêmis intérieurement.

Si quoi?

Si le bonheur c’est possible pour de bon et si ils sont faits l’un pour l’autre.

Et moi?

Moi j’ai deux possibilités : soit j’assume mon célibat soit je dis que je cherche l’âme soeur. En fait j’ai rien contre l’âme soeur, je la prends si elle vient, mais le célibat, là, ça me va, même si âme-soeur il y a (célibat + pochette je dors chez mon mec – je peux aussi donner dans le style j’ai une vie de dingue surtout le soir, au boulot, mais c’est pas bon, les gens vont le percevoir négatif, il faut être casée ou bonne soeur).

Donc je baratine et en fait le moyen terme me donne des airs de femme qui assume et qui a une vie de dingue – c’est le résultat que l’on obtient quand on laisse subtilement planer un voile de pudeur sur sa vie perso : je n’ai pas le choix : je ne veux pas lui parler de l’effet dévastateur que je fais aux fils de propriétaires de yacht sur les balcons ni aux grands garçons à maman qui sente le mustela et qui me font écouter Billy Bragg – ni de mon copain Gaël. C’est pour quand l’amant richissime qui m’emmène en WE à Londres ou Amsterdam? Un comme ça, au moins, je pourrais d’un air négligé le laisser tomber dans la conversation.

Donc Sandrine m’écoute et me dit que, aaaaahhh, j’ai vraiment une vie super et je m’assume et aaaaahhh c’est génial.

Je ne dis rien, je n’ose pas lui dire la vérité sur mes amours flamboyantes, ça fait con.

Je ne rentre pas trop tard, je veux, encore, faire une lessive, c’est à dire me lever très tôt de main, vers six heures, pour descendre à la laverie, lancer une lessive, remonter chez moi, me préparer, retourner chercher la lessive, la mettre à sécher sur mon sèche-linge, le tout avant sept heures quarante-cinq, ensuite partir bosser. Donc je dois me lever tôt, ne pas me coucher tard (oui : j’aime dormir), et à dix heures je suis chez moi.

Objectif : me pieuter avec un livre.

Mais voilà : le téléphone sonne.

Je vais vous dire qui c’est : pour ne pas créer un suspens artificiel. Mais je ne rentre pas dans les détails, j’ai déjà parlé de plusieurs trucs aujourd’hui, c’est un peu fourre-tout comme billet. Le reste on verra demain.

Au téléphone c’est Pierre-Henri.

Catégories : Mes amours · Non classé

19 réponses jusqu'à présent ↓

Laisser un commentaire