S’il pleut et s’il fait nuit, les trottoirs luisent et reflètent les lumières des vitrines et celles des voitures qui passent. Quand je marche dans la rue, je ne pense à rien, ou pas à ce que je fais, et des pensées sans suite s’entremêlent, est-ce la même chose pour tout le monde? Il faut que j’achète des sacs poubelles, je dois téléphoner à Sandrine, il me reste ce fond d’inquiétude à son endroit (et de quoi je me mêle, pourtant) qu’est-ce qu’elle sait des rapports entre ma chef et Lui, dois-je m’en soucier, dois-je l’en avertir, est-ce je rêve, dois-je prendre mes soupçons pour des réalités?
Je m’arrête pour traverser la rue, j’ai les pieds mouillés, horreur de ça, brr, mais je veux acheter du pain.
Ce soir soupe, et même peut-être je débranche le téléphone, la tête à l’envers de nuits répétées de mauvais sommeil, j’en ai marre et envie de luxe, calme et volupté, soupe, pain beurre, une compote à la vanille en dessert, des sensations qui remontent à l’enfance, j’écouterai REM et je regarderais Meet Joe Black, je me laisserai aller à pleurer un peu parce que j’ai les nerfs à fleur de peau et qu’il faut que je fasse quelque chose qui corresponde à ça, et ensuite je dormirai, une vraie nuit, longue de préférence, moi qui aime tellement dormir.
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février 11, 2008 · 7 commentaires
Catégories : Ma vie quotidienne · Trucs incohérents
Tagué : compote, Meet Joe Black, REM, soupe, vanille
7 réponses jusqu'à présent ↓
ZesteDeCitron // février 11, 2008 à 9:18 |
Le repos et après tu seras d’attaque !
tribulanne // février 11, 2008 à 10:05 |
roh le bonheur… je me ferais bien coquillettes / jambon aussi!
Chrisos // février 11, 2008 à 10:06 |
blues de début de semaine?
yoyo le seul le vrai // février 11, 2008 à 10:20 |
Puree tu passes vraiment du bonheur absolu au blues a la vitesse de l’eclair toi… Allez courage, tiens je te fais un gros bisou virtuel voila.
joséphine // février 11, 2008 à 12:47 |
Jolie description d’une marche sous la pluie. Je me retrouve un peu là.
Didou // février 11, 2008 à 1:13 |
C’est beau.
Tu arrives à transformer les sentiments négatifs qui t’habitent en superbe texte.
Un vrai travail d’artiste…
Bravo, Fanette. Mais on t’aime aussi quand tu souris…
vero de Bordeaux // février 12, 2008 à 8:39 |
Oh que oui j’ai ce genre de petit “vélo” dans la tête qui pédale sans jamais s’arrêter… déraillant même des fois… me mettant en état de stress alors que tout va bien…
L’esprit féminin jamais à l’arrêt…
La fatigue nerveuse qui rend tout noir… et pluvieux…
l’envie de retrouver le réconfort de l’enfance…
Repose-toi ma Fanette…
Y a des fois où on tire trop sur la corde…