(Merci à Gazelle pour les photos et schémas que je lui pique).
Il y a quelques jours, je me suis plainte de mes genoux. Depuis, je les ai d’ailleurs regardé et tâté, il n’y a pas à tortiller, j’ai du gras aux genoux.
J’ai donc reçu tout un tas de commentaires sympas, certaines sont comme moi, d’autres pas, chacun sa croix, hein.
Mon sort a ému une de mes lectrices, une fille ordinaire, mais qui veut bien que je l’appelle Gazelle (ça, j’hésite). Donc, émue par mes genoux, Gazelle m’a concocté des exercices, qu’elle présente là, avec des dessins plein de muscles. Enfin, au début, il y a une photo de jambes… motivantes, on va dire. Et il y a pleins de schémas musclés.
D’abord, merci à elle de penser comme ça à mes jambes et de me donner des exercices précis. Ensuite, j’adore les schémas. Au moins, on sait ce qu’on fait.
Il me faut le temps de changer mes habitudes, mais je vais adapter ces mouvements. Je suis très contente de ces schémas, car j’avais pensé parler de sport, mais je n’avais pas vraiment trouvé de shémas pour illustrer.
Je vais reprendre l’exercice de la fente, car je sais qu’il fait travailler les muscles, j’en ai eu l’expérience douloureuse. Je l’avais un peu mis de côté, mais bon, je vais me secouer.
Du coup, je vais en profiter pour parler de sport, ce qui me tient à coeur depuis longtemps.
Je suis en train de devenir accro au sport. Mais attention : je ne suis pas une sportive. Pas du tout. Je l’ai été un peu, mais c’est fini. Je n’aime pas courir après des ballons, ou sauter, nager, aller dans l’eau, tout ça m’ennuie complètement. Ce que j’aime, c’est faire des exercices, sentir mon corps bouger, se détendre, devenir plus souple, plus solide. Mais ce n’est que mon goût personnel, pas un jugement de valeur sur le sport en général.
Il me semble cependant que l’on ne peut pas dissocier le corps et l’esprit. C’est un peu ce que la société nous amène à faire ; on associe par exemple, sur le mode humoristique, le sport aux muscles, et les muscles à la bêtise. Ou bien une femme jolie, qui se préoccupe de son corps, est supposée, toujours sur le mode humoristique, stupide, ou pas très maligne. Après, bien sûr, on nuance, et on dit que l’on sait bien qu’une jolie femme ou un homme costaud ne sont pas stupide, on le sait, on n’est pas comme ça, mais bon.
Or, voilà ce qui se passe quand je fais mes exercices du matin. Certes, il y a des jours où je me sens fatiguée, et où je n’ai pas le courage de les faire. Mais ils sont de plus en plus rare : je m’oblige à faire au moins cinq minutes de mouvements, par exemple au moins les 5 tibétains, et je me sens mieux. Quand je les fais tous, je me sens plus réveillée après qu’avant. Comme si j’avais pris un tonifiant. j’y vois plus clair, j’ai les idées plus précises, je suis plus gaie. Parfois, pour m’encourager, je mets tout doucement Think, voire YMCA, pas fort, pas comme dans les salle de sport, juste pour suivre le rythme. Eh bien, dans ma chambre, sur Think, à six heures du matin, je me paie des fous rires, et c’est super bon pour le moral. J’ai des fous rires parce que j’ai du mal avec le rythme. En bref, ce que je veux dire, c’est que je ne sais pas si je me muscle, je n’ai pas l’impression d’avoir un corps parfait, mais ces exercices physiques ont un effet sur mon esprit. Et même les jours où je ne suis pas tout mon programme “normal” (mon programme normal, c’est 15 mn de cardio et 15 mn de mouvements abdo fessiers, assouplissements, 5 tibétains), même les jours où je le rétrécis à 10 minutes en tout, même ces jours-là, ça me fait du bien, même si ça ne dure que dix minutes.
Petite note : Gazelle explique là que quand on fait des exercices on libère au bout de 35/40 minutes une hormone, l’endorphine, qui met dans un état second, où on est toute gaite de faire du sport : eh bien, moi, c’est au bout de dix minutes. Si. Un quart d’heure à tout casser. D’où mon état joyeux la matin. La nature m’a gâté, je suis une mutante, bientôt rien que la vue de mon tapis vert va me provoquer des sensations d’état gazeux (inutile de préciser que, grâce à cette intéressante particularité, je ne fume, ni ne sniffe ni ne me pique avec quoi que ce soit, contrairement à Claude Brasseur, lui, il vaudrait mieux qu’il attende l’arrivée de l’endorphine pour planter, à son âge, ce serait mieux, non? enfin à n’importe quel âge).
Allez, un schéma pour la route :
En revanche, une petite précision. Gazelle elle y va pas avec le dos de la cuillère. 3 séries de 30, et tu t’affoles pas si ça brûle, si ça brûle ça bosse.
Alors moi, là, j’avoue, je suis plus timide dans mon approche du truc (c’est à dire que je pense à mes escaliers et au métro - il y a des tas d’endroits sans escalators, dans le métro, alors quand on a des aiguilles à tricoter dans les cuisses, spa facile d’aller travailler le matin). Ce serait plutôt 2 séries de 25. On est presque, hein. Je vous tiens au courant, bientôt trois séries de trente.
Un dernier mot sur mes objectifs : le mien n’est pas d’avoir un corps de rêve, de toute façon je mesure 1,59, donc forcément je n’aurais jamais l’air d’une liane (une petite liane, ça fait pas liane, ça fait brin d’herbe, c’est tout). Ensuite j’ai des petits os. J’ai un peu de gras autour, mais il faut, quand même. Non, mon objectif est d’avoir la pêche (l’endorphine), de sentir que mon corps n’est pas trop raide, et d’avoir l’air ferme et tonique. Même avec du gras, le gras ferme, c’est moins moche que le gras mou.
Uhhh, quelle poétique façon de terminer l’article.
Un retour aux basiques : répétons ensemble : “On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux.”
On est bien d’accord, hein? Mais autant que ce qui est visible soit ferme et tonifié.

