le journal de Fanette

Pierre-Henri au café

avril 28, 2008 · 38 commentaires

Et Pierre-Henri? Que devient-il?

Un petit post rapide pour expliquer ça. Pierre-Henri c’est très bizarre.

Un soir, Pierre-Henri m’a réinvité au bar d’un palace parisien après un bon restau; c’était très agréable. Sauf avec mon père, et c’est extrêmement rare (c’est arrivé deux fois) je ne vais pas dans des palaces. Les prix sont prohibitifs, et puis je me vois mal entrer seule, et pas davantage avec mes amis.

En revanche, j’adore les palaces. Lumières, déco, service, tout.

Donc Pierre-Henri m’emmène.

Bon, c’était très bien, on a bu un verre, j’étais ravie, mais ce qui m’a mojns ravie, c’est en sortant, une petite pharase de Pierre-Henri, dont je n’ai même pas un souvenir clair tant elle m’a retournée.

Il m’a sorti un truc du genre “On t’a pas souvent emmené dans un endroit comme ça, hein?” sur un ton satisfait et supérieur qui m’a complètement perturbée, j’ai cru que j’avais m’évanouir dans la rue. Je suis partie direct sans rien dire, d’ailleurs je ne pouvais pas parler, il m’a suivie, je ne parlais pas, je ne pouvais pas j’avais la bvouche bloquée, de rage, il m’a suivie longtemps avant de rebrousser chemin et ensuite il m’a harcelé au téléphone et SMS.

Il m’a même fait livrer des fleurs, très joiles, mais je les ai donné à ma voisine, une vieille dame, car je ne voulais pas les jeter mais les regarder me donnait envie de vomir. (Depuis ma voisine me fait des sourires et me prend pour une séductrice)

Et un jour il m’attendait à la sortie du boulot et j’ai été obligée de lui parler; je ne voulais pas, mais il m’a suivie, et il a prononcé, devant tout le monde puisque je ne voulais pas le suivre, des phrases très persuasives, dont je ne me souviens pas non plus parce que de le voir m’avait mise en rage et en stress total, mais l’idée c’était qu’il m’avait blessé, qu’il avait été con et qu’il voulait me parler et s’excuser. Je voyais bien qu’il mettait tout le monde de son côté car il s’exprimait de façon sensés et aimable. A la fin il est passé devant nous et il s’est agenouillé dans la rue en disant : “est-ce qu’on a le droit de faire des erreurs?” et, moi qui étais tétanisée de stress, de le voir à genoux et de sentir tout le monde penser “quand même, Fanette,… allez..” (tendance : n’a-t-il pas déjà assez souffert???) je l’ai trouvé si ridicule, brusquement que je suis passée du stress qui tétanise au stress qui fait rire bêtement et j’ai rigolé en le voyant.

Sandrine et Isabelle m’ont dit que je devais lui accorder un entretien. Vous savez les filles qui sont toutes gaites de rabibocher les gens. J’ai fait ma magnanime.

Nous sommes allées à la brasserie d’à-côté. Il m’a dit qu’il était désolé. Moi je me sentais d’humeur très gaie mais je lui ai dit que je n’étais pas un pauvre fille même si je ne fréquentais pas les palaces, que oui j’adorais les beaux restaurants mais que je ne sortirais pas avec lui parce qu’il m’emmenait là et que qu’est-ce qu’il s’imaginait. Il m’a dit que c’était horrible ce que j’imaginais, moi, et qu’il était content de m’emmener là parce que ça me faisait plaisir. J’étais partie dans la rigolade et je lui ai dit qu’avec moi il faisait sa BA, quoi? Et est-ce qu’il irait au café? lui ai-je demandé.

- Ben !! bien sûr !! qu’il m’a dit.

- Tenu !!! On va voir si tu fréquentes le peuple.

Il a fait une tête en me disant que, hein, tout de même. Et on ferait quoi au café?

- On boira un café, lui ai-je dit.

Il faisait la tête de celui qui s’en tire à bon compte.

Donc je lui ai donné rendez-vous dans un café.

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