le journal de Fanette

Entrée de mai 2008

Au supermarché

mai 29, 2008 · 31 commentaires

Là je m’en vais écrire un post sur les supermarchés, un post auquel je pense depuis longtemps. Je hais et j’aime les supermarchés, oui c’est incohérent mais c’est.

Il y a des jours où aller dans un supermarché me remplit de joie. Je ne sais pourquoi. Tout d’un coup il me semble que ma vie va être transformée par l’achat d’une boîte de confit de canard ou de sardines, produits dont je raffole. Je sors de chez moi toute gaite, avec mes sous et je me dis que, marre de manger du pain et du beurre à tous les repas, je vais aller faire de VRAIES courses d’ADULTE et manger de vrais repas.

Tout ceci est compliqué par mes goûts alimentaires maniaques. Je goûte peu les sucreries, sauf le N*ut*ll*, et peu les apéritifs, sauf les chips goût rien. Je hais les arômes artificiels, les bonbons, les produits laitiers pas nature ou les desserts lactés, rien que l’idée me donne envie de g…

Par contre j’aime les aliments carnés, les légumes, l’huile, le beurre, les pâtes.

D’une humeur heureuse, j’entre dans l’antre de la consommation, surmontée, dans mon esprit, par deux énormes génies musclor qui me regardent malicieusement.

Je regarde les produits. Et ça part en vrille.

Je vois du boeuf, par exemple, et j’ai envie de boeuf. Cru, de préférence. Juste à côté, on voit du jambon de poulet aux herbes. Je sais que je n’aime pas. Mais tandis que résonnent en moi les mots “jambon de poulet aux herbes”, j’imagine un plat qui serait du jambon de poulet aux herbes, avec mes souvenirs alimentaires. J’ai faim. Et envie d’en manger. Mais pour avoir déjà craqué la dessus, et avoir été déçue (ça sent pas grand chose, sauf le goût chimique des jambons chimiques), je ne récidive pas. Mais je salive. Je ne parviens plus à me concentrer sur le boeuf.

Allez, je regarde le camembert. J’aime le camembert, mais j’ai le poulet aux herbes dans la tête et dans les papilles… déchirement !!!! Je fais vivre en moi la crème qui fond, la puanteur, je pense à demain si je le laisse dehors.. Rien.

Du coup je me demande si je dois acheter du poulet??? Avec des herbes : ça me fera un truc proche du jambon de poulet aux herbes. Mais non.

Quel est l’aliment qui vaincra mon fantasme?? J’erre dans les rayons. Il me faut du lourd, au point ou on en est, mais du lourd efficace :

- Purée au camembert (avec du fromage qui fait des fils dedans, pour les fils)?

- pâtes au gruyère? (un basique, mais coquillettes avec gruyère : je craque)

- Oeufs au plat, tartine de beurre?

- crêpe au camembert?

Je réfléchis. Il me faut un truc qui ait le goût de mon fantasme. Pas trop long parce que j’ai pas le temps.

J’achète de la farine, et du camembert et je rentre chez moi.

Je me jette sur mon saladier, de l’eau, de la farine, je bats, hop, je lis 10 pages en attendant que ça poireaute, c’est meilleur, et crêpes au camembert.

Même pas je peux expliquer comme c’est bon.

La dernière avec une lichette de confiture de mûres.

Donc, le supermarché est générateur de frustration. On m’y suscite des envies que je ne peux assouvir, et après je suis obligée de rentrer chez moi, affamée, des images de camembert dégoulinant plein la tête, pour donner libre cours à mon fantasme.

A bas la société de consommation.

Catégories : Ma vie quotidienne
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A cran !

mai 26, 2008 · 18 commentaires

Bon, il faut voir les choses en face : je ne vais plus y arriver. Les évolutions ultimes dans mon boulot me prennent tout mon temps et mon énergie, je ne parviens plus à me concentrer, je suis ailleurs.

Normalement, ça va durer trois mois comme ça, j’évalue ça à la louche.

Donc je ne sais pas : je viendrai sur mon blog quand je pourrais et je publierai au coup par coup, beaucoup plus irrégulièrement. ça me manque déjà. Mais je n’ai plus trop le choix.

A part ça, l’été arrive et les requêtes évoquant la minceur, les régimes et le sport augmentent dans mes stats!!! Je suis écroulée de rire : une grande sportive comme moi.

Enfin, amie sportive qui veut maigrir, je te recommande (ça ne peux pas faire de mal) :

  • les exercices de gazelle, remarquables, 3 séries de 30 tous les matins, ça te fera la cuisse ferme, le cul en béton, le genoux fin, le bras galbé.
  • le brocolis, le concombre et la tomate.
  • oublie le beurre : c’est moins bien l’été, ça fond, c’est huileux ça fait des taches. L’été, c’est jus d’orange et gazpacho.
  • le thé glacé, j’ai une recette merveilleuse trouvée sur un blog mais je ne sais plus lequel. J’ai été sceptique, mais j’ai essayé (quand il fait beau ma chambrette fait autocuiseur, donc j’ai eu envie de frais). Tu mets ton thé DIRECTEMENT dans l’eau froide. ça m’a surpris aussi, mais ça marche!!!! Tu laisses infuser deux heures et tu sucres un peu. Puis frigo. DIngue. C’est délicieux.

Voilà, c’est pour dire.

A part ça, je viens juste d’apprendre un truc surprenant.

Michel Fournier a un projet : le grand saut, soit une descente en chute libre de 7 minutes pour parcourir 40Km à une vitesse supersonique. On en parle là, par exemple.

Bon, comme ça me fait peur je googlise un coup et hop, qu’est-ce que je trouve?

Ce serait un baratineur.

Alors? Info ou intox?

Les journalistes devraient vérifier leurs sources, moi j’ai pas le temps, mais ça me fait marrer.

Enfin, s’il saute, je voudrais bien voir le résultat…

Catégories : Les bonnes idées de la semaine · Trucs incohérents
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Blogu’or (le Gala de la fêlée!) /Arriba Chikichiki !!!!! (Eurovision)

mai 24, 2008 · 15 commentaires

C’est ce soir la finale !!!!

Le finale de quoi?

La finale du Blogu’or, organisée par l’ex-ivrogne et la fêlée, et la finale de l’eurovision.

Honneur à l’Ex-Ivrogne et à la Fêlée. Alors là, je ne sais pas comment ils font, je ne sais pas si c’est long, mais moi quand je vois le temps que ça me prend de mettre des photos dans mon blog (bon, ça ne me prend pas de temps, mais ça m’énerve, il faut cliquer et recliquer), mais chapeau pour le résultat : des décors, des mises en scènes, un résultat virtuel ébouriffant, bluffant, impressionnant.

Je l’ai déjà dit, mais je le redis : je suis impressionnée et je les félicite, et je les tout pleins de trucs sympas. (Non je n’ai pas oublié le verbe, c’est exprès).

Pour visionner la finale, c’est .

Bon, et puis toujours pareil, mon petit chouchou, deuxième degré assumé.

C’est aussi la finale de l’Eurovision!!!!

Catégories : Non classé
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Sangria au vin blanc

mai 22, 2008 · 15 commentaires

Sangria au von blanc !!!ai-je écrit hier, et pourtant je me suis relue, mais jamais assez!! et ça m’a échappé.

Alors, pour les adeptes de sangria au vin blanc, je précise qu’elle se relève au rhum et que pour que ce soit joli, on ne met que des fruits blancs dedans : raisins, melon gallia, pomme, poire, etc.

On la sert dans des bassines, à la louche.

Pour être honnête, il y avait une vague ambiance beauf, mais suffisament légère pour que ça passe. Et d’ailleurs à quoi reconnait-on l’ambiance beauf?

Hein?

Et donc nous revînmes non pas le soir même dans la guimbarde de Marine et Juju, mais le lendemain. Car en effet, le soir, il était tard. Et on ne conduit pas quand on a bu. Marine et Juju extrayèrent (je ne suis pas certaine de la conjugaison ; avec un peu de bol c’est un verbe déponent, mais je l’emm….) ou extrirent/ extrayurent? de leur voiture (il a qu’à pas être déponent, ce verbe ; ce soir je suis allée aussi voir des amis et j’ai bu pas de la sangria au vin blanc, mais des trucs et la conjugaison, eh bien, elle doit être SOLUBLE DANS L’ALCOOL ; c’est mal, hein? Mais je m’en fous ; d’un côté, si la conjugaison n’était pas soluble dans l’alcool, ça ferait quoi? Je conjuguerai bien mais on ne comprendrait pas mieux), ils SORTIRENT de leur voiture des matelas et plein de gens dormirent dessus. Moi, je dormis (dormis, c’est-à-dire juste dormis) tendrement avec Tim dans la véranda, sur des matelas qui s’y trouvaient déjà, dans une ambiance délicieusement indienne, avec un chouïa d’arabe (les lampes).

Le lendemain la lumière nous réveilla et laissant Tim ronfler (ou quasi) je m’en fus fureter dans la cuisine et tombai sur Marine, très en forme, occupée à faire le café. Et pouf, on discuta un coup, sympa. Elle avait une grande liquette avec des lapins roses dessus. Je mesurai avec envie son non conformisme. Je n’aurais jamais osé aller chez des gens avec des lapins sur une liquette. J’en ai une à fleurs et j’ai un peu honte. des têtes de mort, des insultes en anglais : vas-y. Mais le lapin rose et la fleurette? Devant Marine occupée à me raconter ses déboires dans une boîte de nuit grecque, je compris que j’avais tort. Il fallait contextualiser le lapin rose. Marine le contextualisait super bien.

Après avoir fait le café, Marine se lança joyeusement dans la vaisselle (qui semblait moins importante que la veille : quelqu’un avait eu une insomnie pertinente? ) et je l’aidai.

Puis tout le monde commença à s’éveiller. Moins sympa. Tim émergea bon dernier, un oeil ouvert l’autre fermé. Café, café, café.

Puis il fallut partir, nous rentrâmes avec Marine et Juju, Tim retombant endormi sur la route. Du coup, exaspérée, je prétextai un rendez vous et leur demandai de me laisser porte d’Ivry. Ce qu’ils firent, un peu surpris.

Catégories : Ma vie quotidienne · Mes amours
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Tim, Juju, Marine… barbecue en banlieue.

mai 21, 2008 · 21 commentaires

Suite à mon comportement incohérent, la dernière fois que nous nous sommes vus, Tim a du réfléchir. Il a bien du enregistrer que je n’étais pas contente. Il n’a probablement pas compris pourquoi.

Alors tout d’un coup il a changé.

Enfin pas changé changé, hein, restons calme. Il était toujours habillé n’importe comment avec des T-shirts trop petits et troués. Il planait toujours.

Mais il a essayé d’agir. Il a eu l’idée de me proposer de venir chez des potes à lui. Jamais il n’avait fait ça.

C’était des potes qui faisaient un barbecue.

Dans une maison, en grande banlieue, un truc loin.

Un barbecue ? L’idée m’a plongé dans le scepticisme. (Mais si on me prend par l’estomac.. Mais en même temps si ils cuisinent mal ? Et puis on y va comment ? Des visions de beaufs en short et en t-shirt avec des tasses de gras, pleins de gosses qui hurlent partout m’ont traversé l’esprit… hésitation, hésitation). Puis je me suis lancée.

C’est vrai, on va comment en grande balieue ? Direction le sud est.

La question a décontenancé Tim : c’est vrai hein, c’était une question, comment y aller ? Il n’avait pas pensé à ça. Il s’est donc renseigné, et il a trouvé une solution. Ce qui m’a épaté. Je ne l’aurais pas cru.

La solution, c’était de demander à ses copains Juju et Marine de nous dépanner et de nous emmener.

Pas de problèmes, que des solutions. J’ai dit d’accord. Après une période négative, je repartais positif, pas nécessairement pour notre relation, mais juste avec lui, pourquoi ne pas aller chez des amis avec lui.

Donc un samedi à 16 heures, rendez vous du côté d’Austerlitz avec Juju et Marine. Juju : cuistot. Marine, employée de bureau dans una cabinet d’avocat. La voitude de Juju et Marine : une camionnette. Quand Juju et Marine peuvent, ils font le tour de l’Europe en voiture, ils vendent des saucisses et ils se débrouillent. Juju et Marine sont très sympas. Juju a un bermuda, un t-shirt à rayures qui crie sur son pull bleu marine déchiré au coude (je comprends son amitié avec Tim) et des chucks. Marine, les cheveux en pétard vaguement retenus dans un chouchou flashy, pas maquillée, a une jupe en jean à volant, un t-shirt jaune, une veste en cuir. Un mot pour désigner l’ensemble : disparate. Improbable. Elle sourit et rigole tout le temps.

On s’assied à l’arrière du véhicule, au milieu des caisses de viandes et de poulet. Un cuistot : mais c’est lui qui va faire la bouffe !! dans mes bras. Il a fait mariner la viande. Je l’aime déjà. Marine discute avec moi, c’est le genre de petite nana qui trouve tout le monde sympa. En deux minutes elle m’a fait décliner ma profession, mes origines, mon père, ma mère, tout. Je n’aime pas toujours interviewer les gens mais je fais de même. Et Juju. On est super pote quand on arrive, vers 17 heures ++++.

Du coup je participer à la préparation du barbecue du copain qui s’appelle, quant à lui, Gégé. Je ne suis pas une fan des surnom,s mais bon. Marien est ma copine. On se fait des petites blagues tout le temps. Marine aime la musique et fait partie d’une chorale. La semaine suivante, elle chante le requiem de Mozart dans une Eglise à Paris (d’un côté, tout le monde chante tôt ou tard le Requiem dans une Eglise). Elle me demande si je vais souvent écouter les concerts dans les églises. Rarement. Elle sétrangle de surprise. Je lui demande pourquoi elle a l’air si surprise. Une fille comme toi !!! (Donc maintenant vous savez que j’ai la tête de quelqu’un qui va aux concerts gratuits dans les églises). En deux minutes elle me file des flyers pour plein de trucs. Je me sens nulle. Encroutée. Retardée. Pourtant, avec sa jupe en jean à volant et son t-shirt jaune serin…

Tout en préparant on picole on picole (mais moi, pas trop, c’est un soir où je me retiens, je ne sais pourquoi : il y a des jours avec et des jours sans), les gens arrive et tout le monde se saute au cou. Marine me présente à tout le monde comme la copine de Tim, une fille…. Super. Ou merveilleuse. Forcément, ça se passe bien. Au moins avec elle. Tim me présente des potes, en me tenant par la taille, euh.. et moi je m’écarte, on n’a pas gardé les cochons ensemble, enfin tout de même… il prend acte avec bonne volonté, on reste dans le flou. Les réactions sont variées, ça va du « Waou !! » au « super » avec bisous claquants. La barbecue est délicieux. La viande merveilleusement marinée. La sangria au von blanc géniale. Je flotte… c’est cool…

Qu’est-ce que je flotte avec Tim….

Et qu’est-ce que je suis bien dans cette soirée…

Et pourquoi on sortait jamais avant ????

Catégories : Non classé · Tim
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Fanette était au boulot et il faisait beau.

mai 20, 2008 · 17 commentaires

(Illustration de Hugues Hausman)

Fanette était au boulot et il faisait beau. S’il y avait eu des oiseaux, ils auraient chanté à tue-tête. Ç’aurait été assourdissant, donc heureusement somme toute qu’il n’y en avait pas.

Fanette supportait stoïquement le rayon de soleil qui lui tapait sur la tête, sachant qu’il finirait par partir (en effet, le soleil bouge ; enfin non, c’est la terre, mais on voit l’idée). Elle se mettait un coup du coté ombreux de son bureau, un coup du côté soleil et se marrait avec Viviane sur des trucs du boulot, des têtes des collègues tout ça.

Diva vient toute gentille, en ce moment Diva est sucrée comme un loukoum ; et mode, hou là. De la pompe à trou pour orteil, du collant épais qui moule la gambette tendance ramollo (avouons –le), une robette bleue, accessoirisée d’une ceinture, un foulard, hou là. Du look de chez look sauf qu’il y a quelque chose d’improbable dans l’ensemble, mais quoi ? On ne sait pas. La ceinture trop fine ? Le revival 80’s fait trop années 80’s. Ah, l’art de la nuance, pas facile (Fanette ne s’y lance pas ; elle est jean chemise blanche à petits plissés).

- ça va ? sourit Diva.

Ça va.

- Il fait chaud, observe Diva.

Pas faux ; finement observé.

- Marc était bizarre, hein ?

Fanette fait une moue énorme. « Ooaaooohhhh ? pas remarqué.

- Remarque, Paaat aussi.

Sur Pat, on va se retrouver : Paat prend tellement Diva pour une bonniche que c’est gênant. Marc l’aime bien, mais Paaat la voit à peine.

Et là, Diva se lance dans un récit de ce qui s’est passé. Aussi à l’adresse de Viviane (Diva parle aux Noires !!!).

- Je rentre dans le bureau, Marc était là et il parlait d’un client – bon.

-Mmmm, fait Fanette en tapant sur son clavier (boulot, boulot).

- Et là, tout d’un coup Marc me dit « vous pouvez aller faire une copie, Diva ? » Alors moi, bon, j’y vais, quoi, normal.

- Ah ouais ?

- Et je reviens avec la copie. Et là Paaat me dit sur un ton mais sur un ton… !

- Ah, je vois complètement de quel ton tu parles, fait Fanette. Hein Viviane ?

- A h ouais j’imagine troooop, fait Viviane. (le ooo est un chouia long)

- Et tu nous amènes deux cafés !!! Tu te rends compte !!!!

- Rhaaaaaa, la la.

- Pffff.

- Mais je t’assure !!! continue Diva .

- Mais je te crois, assure Fanette. Ça ne m’étonne pas de lui, je vais te dire.

- Et t’as fait quoi ? fait Viviane.

- Ben je leur ai amené le café !!!

- Ah !

- Mais j’étais pas contente.

- Ben non je te crois, ça.

- Je comprends.

- Quel type désagréable.

- Ouais.

- Quand même.

- Pff. Le café, comme ça.

- Je suis sûre qu’il trompe sa femme.

- Ah ! Sûrement. C’est le genre.

Puis Diva s’en va, appelée par le devoir, sous la forme d’Isabelle s’agitant dans tous les sens : Diva a un appel.

- T’as vu, dit Viviane, t’as plus le soleil sur la tête.

- Ah tiens non dit Fanette.

Et elles rigolent.

Conclusion : au travail, la femme a l’esprit léger (trop ?).

Catégories : Boulot · Ma vie quotidienne
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les rapports entre bruce willis et sa mer

mai 19, 2008 · 30 commentaires

J’explique. Ça fait longtemps que je voulais faire une rubrique sur les requêtes google. Au début, je n’avais pas de requête Google bizarre. Rien. Que de la requête sérieuse, bourgeoise. Puis ça a commencé à venir et là on est à fond dans le délire.

J’ai décidé d’offrir aux chercheurs google l’info qu’ils cherchaient. Parce qu’il y en a de sévères, et les mecs, si ils trouvent pas leur info, ils doivent être drôlement embêtés.

Alors, aujourd’hui, le requête c’est « Les rapports entre Bruce Willis et sa mère ». Ça c’est de la requête qu’elle est belle.

Et je suis obligée de commencer aujourd’hui. On verra pourquoi après.

Alors là, c’est assez underground comme info, je ne sais pas si je peux.

Bruce Willis a une mer. Vi. Il aime la mer, et il acheté une mer, quelque part dans l’océan. Un bout de mer.

Je vous sens sceptique, je ne sais pas ? mais si : une mer se distingue d’un océan par une salinité et une faune et une flore différente. Eh ben Bruce Willis a acheté une mer. Il a le droit. C’est pour pêcher et pour se retrouver seul. C’est vachement efficace : il rame deux jours (il a des bras, mais il ne faut pas qu’il oublie la crème solaire, parce que c’est terrible le soleil) et après il est super peinard. Il peut aussi y aller avec un petit bateau et sa chérie. Il est peinard, et très content. Mais il a des rapports difficiles avec sa mer. Des fois elle n’est pas calme. Oh non paaas du tout. Même s’il lui chante des trucs (et on sait qu’il chante bien, Bruce). Des fois elle est polluée, et elle lui en veut : et Bruce Willis est triste de l’ingratitude de sa mer. Mais souvent ils s’aiment et c’est beau : Bruce Willis plonge dans les bras de sa mer… qui danse le long des golfes clairs.

Donc, dans l’ensemble, les rapports de Bruce Willis et de sa mer sont bons, cher internaute angoissé, je te rassure.

A ceux qui trouvent Bruce Willis curieux d’avoir acheté une mer : c’est vrai, mais est-ce plus surprenant que Dustin Hoffman en panda ? Enfin la voix d’un panda. Moi, je ne trouve pas.

Une info au passage, qui n’a qu’un rapport éloigné avec la choucroute : le 20 mai c’est la journée européenne de la mer. A ne pas confondre avec la fête des mères. Rien à voir. Un peu d’info politiquement correcte : le parlement européen s’est dit que la mer c’est vachement important. Des tas de trucs dépendent de la mer – si. Et elle est polluée. Et c’est mal. Il n’y a plus de poissons. La faune part en vrille. Rien ne va.

Du coup, l’Europe agit !!!! Chouette non ? Et que va-t-elle faire ? alors, c’est tout écrit dans le press room de Bruxelles.

Que je vous invite vivement à lire. C’est génial. Je vais me permettre de citer quelques extraits.

Que de la belle phrase.

Les types vont se réunir, et avant ou pendant, ils “déclarent”, ils “mettent en évidence” et ils “affirment” – des trucs sur la mer. C’est important, parce que durant l’année, ils pourront “réaffirmer leur attachement” ou “rappeler avec force” des trucs : mais d’abord il faut qu’ils l’affirment un fois.

Les débats porteront sur la façon de promouvoir un dialogue continu entre les parties intéressées en faveur du développement d’une politique maritime intégrée et de faire en sorte que la nouvelle politique soit parfaitement adaptée à la dimension régionale des affaires maritimes.

Depuis que la proposition d’une politique maritime intégrée a été présentée par la Commission européenne en octobre 2007 et qu’elle a été ultérieurement adoptée par les chefs d’État et de gouvernement lors du Conseil européen du 14 décembre 2007, de réels progrès ont été enregistrés dans la mise en place d’un cadre cohérent pour promouvoir les synergies et résoudre les éventuels conflits entre les différents domaines stratégiques liés à la mer.

J’adore ces phrases. Surtout : « promouvoir les synergies ». Corporate. Mais corporate européen.

Conclusion : Bruce Willis, qui a d’excellents rapports avec sa mer, participera au colloque inaugural de la journée de la mer aujourd’hui 20 mai à Strasbourg.

Pouet Pouet

Pouet pouet

(C’est pas vrai, hein).

(Si toi aussi tu as reçu un internaute sur une requête bizarre, mais marrante, envoie moi la requête, j’offrirai une réponse à l’internaute)

Catégories : Fanette vous offre votre requête google.
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Dans quel état j’erre

mai 18, 2008 · 16 commentaires

On fait la fête.

On est avec des gens et l’on s’amuse : vous savez ce que c’est, non ?

Parfois j’ai l’impression que ma vie existe en deux temps, disons trois : le travail, les fêtes et Fanette chez elle qui dort.

Le travail on connaît, Fanette qui se repose, on imagine (il faut que je nettoie ma salle de bain, c’est une honte), mais la fête ?

C’est quoi ? ça veut dire quoi ? ça va où ?

On se prépare, on s’habille, on se pomponne, on cherche la tenue idéale. Certaines, je crois, se focalisent sur les mecs, je crois ça d’après des trucs que j’ai entendu dire à des amies à moi, moi jamais, je ne suis pas sexy, pas charmante rien, juste je rigole et je dis des conneries et je rencontre toujours des gens en général et des mecs entre autres donc je ne cherche pas.

On se maquille, et on y va, en y allant je me jure de rentrer tôt ça me fait chier, demain je veux me réveiller correctement, me dis-je, pour une fois, et ne pas avoir dormi deux heures ou traversé tout Paris à pied parce qu’aucune compagnie de taxi ne répond ou parce que le bus de nuit : zut. Une nuit normale, bourgeoise. Je passe boire un verre, quasi.

On arrive, bisous, machin, truc, bidule, ça présente à tout va, au bout de la quatrième personne je ne suis plus, je n’arrive plus, je n’enregistre plus, d’ailleurs quelle importance? Quand j’appelle les gens, je les appelle par leur couleur de fringue ou je fais une périphrase et les gens rient. Ex : « hey ! Toi, je ne me rappelle plus ton nom mais je n’ai pas la mémoire des noms ni des visages d’ailleurs (NDA : c’est vrai) mais je sais que tu viens de Nice et que tu es la frère de François je ne sais pas qui est François mais c’est ton frère. » Le mec rigole. J’enchaîne en lui demandant un verre et ça y est, il va me coller, d’ailleurs maintenant je ne parle plus qu’aux filles.

Je veux m’en aller, je ne pense qu’à ça. Mais je parle : c’est compulsif. A machin. Je rigole. A truc. Je rigole aussi. Pour peu que machin et truc me disent des trucs compatibles, je hurle à travers la pièce : machin !!! j’ai trouvé ton âme sœur !!!!! Rebelote, ça rigole. On se marre on se marre et là tout d’un coup ? que se passe-t-il ? ça devient calme. Je regarde l’heure : trois heures. Ce n’est pas possible. Je suis arrivé il y a une heure à tout casser.

A ce stade j’ai généralement bu et je me jette sur celui qui invite pour l’engueuler et lui demander pourquoi le temps ne passe pas chez lui normalement. Il dit que si, le temps passe pareil chez lui. Je lui dis non, tu te fous de moi, je suis arrivé à neuf heures et là il est trois heures alors qu’une heure à tout casser s’est écoulé. Deux, si on veut, mais pas plus. Il dit non, t’es bourrée mais ça fait six heures que t’es là. Je l’engueule. J’ aime pas les gens qui me parlent du temps. Six heures non mais oh. Je m’énerve et je crie. Quelqu’un, mais ils sont plusieurs, me dit qu’on n’a qu’aller boire un verre quelque part. C’est ça tiens. Alors quelque part. Ou le temps passe normalement.

On sort, marche, cause, on arrive dans un bar on commande. Tout va bien, les évènements s’enchaînent, on parle. Pourtant, j’ai toujours l’impression de vivre les choses deux ou trois fois. Le bar est différent, mais en fait c’est le même. Les types avec moi sont différents mais ils ressemblent tellement à d’autres. Je dis à un type qu’il est Grégoire. Il dément et prétend être Xavier. Ça semble plausible si l’on consièdère, avec formalisme, que Xavier est brun et Grégoire blond. Mais il pu se teindre les cheveux. Il ressemble terriblement à Grégoire et il me trouve absolument formidable, comme lui. J’explique à Xavier qu’à une certaine heure, tous les mecs me trouvent super. Mais pas moi. Je veux dire, l’heure n’influence pas mon jugement. Il dit que non que lui il me trouve VRAIMENT super. Fou rire. Il se rapproche et essaie de me convaincre avec des arguments rapprochés. Je n’ai rien contre les arguments rapprochés : sauf le mensonge, le truc que je suis super. Ou plus exactement, je le suis, nul n’en doute, mais il ne peut raisonnablement pas le savoir. Il dit que si. Je me marre tellement qu’il trouve ça moyen. Je lui demande où il réside et : pas loin. Grégoire non plus n’habitait pas loin. Personne n’habite loin. Il s’avère que bien que nous ayons quitté la soirée avec accélérateur temporel à cinq personnes, nous ne sommes plus que deux, une dimension parallèle ayant probablement absorbé discrètement le surplus. Xavier n’habite pas loin en effet, et ça n’est pas comme chez Grégoire. Donc il avait raison : Xavier n’est pas Grégoire. Pourtant, ça aurait pu être lui. Lui, ou un autre. Quand je m’en vais, il est six heures, je ne me coucherai pas tôt et je m’interroge : est-ce que tout ça en vaut la peine ? Et tout ça, quoi, d’ailleurs ?

Catégories : Ma vie quotidienne

Crumble aux pommes

mai 15, 2008 · 34 commentaires

Bien que je n’en parle pas beaucoup , faute de .. de ? de je ne sais quoi, je fais la cuisine, parfois, et je me fais de grosses gourmandises.

Je ne mange pas que de la soupe.

Quoique j’aime beaucoup la soupe, mais là c’est moins l’hiver, on va dire.

Alors il n’y aura pas de photo perso, j’ai la flemme, mais voilà l’une de mes gourmandises. Le crumble.

D’abord, je voudrais dire que je déplore la qualité moyenne des pommes, elles sont meilleures à la campagne quand on les cueille sur l’arbre (ce qui n’est pas si facile), en ville elles sont bof.

Donc autant cuisiner avec.

L’un des trucs merveilleux qu’on peut faire des pommes c’est du crumble.

On peut le faire avec n’importe quels fruits, mais je recommande de toujours mettre des pommes, pour adoucir.

Et moi je préfère aux pommes.

Bon, d’abord on épluche deux pommes (ou trois ou quatre) et on les met au fond d‘un plat.

Ensuite on met dans un plat 100 g de beurre mou, 100 g de farine 100 g de sucre (ou le double si on a mis le double de pommes ou si on est gourmand) et on malaxe avec les doigts pour faire une sorte de pâte friable.

Et là, ça se complique : en effet, parfois, j’ai envie de gras, alors que met plus de beurre. Parfois je mets plus de farine.. S’il y a des fruits rouges, je recommande de mettre plus de sucre, pour atténuer l’acidité, bref il y a du flou dans la recette.

D’où la nécessité de la recommencer, pour maîtriser la chose.

Ensuite vous étalez votre pâte à crumble sur les pommes. Avec les doigts. Ça fait des petits tas n’importe comment, il faut juste que ça recouvre les pommes.

Puis au four.

Quand c’est doré c’est cuit.

J’adore, j’adore, j’adore.

Evidemment, il vaut mieux manger une soupe ou une salade avant.

On peut aussi mixer des petits beurres ou des croissants rassis, ou du pain rassis. Donc ça nous fait : pommes, puis sucre, puis pain/petit beurre écrasés puis beurre et au four.

Il faut tester pour voir ce que ça vaut…

Une fois j’ai mis de la poudre d’amande dans le mélange beurre farine sucre. Ça marche, dis donc.

Sinon, si on a le courage de faire ou d’acheter une pâte sucrée, on étale la pâte, on met les pommes, des prunes et le mélange beurre sucre farine avec poudre d’amande et de noisette.

Aaaaaah.

C’est-à-dire qu’en ce moment je me vautre dans le crumble. Je ne sais pas pourquoi. J’ai eu une phase soupe, j’ai la phase crumble.

Ne cherchons pas à comprendre.

Le crumble, dans mes souvenirs, est associés à de très nombreuses images.

La cuisine de Marie-Rose, celle d’avant (Marie-Rose, avant, elle avait une vieille cuisine toute pourrie et sombre que j’adorais et puis ça lui a pris, la modernité, les cuisine aménagées, le confort la classe, paf elle s’est acheté une cuisine aménagée de magazine, ça lui a coûté cher et c’est moche et je déteste). Dans sa cuisine il y avait une table avec une TOILE CIREE QUI COLLAIT et que je trouvais moche, avec des dessins de théières et de tasses dessus, je les vois encore. Oui, je la trouvais moche, j’étais jeune et bête, la toile cirée c’est la classe. Voilà.

Elle nous servait le crumble sur des assiettes gagnées avec des points essence, oui, parfaitement, tout le monde connaît, non ? avec des fleurs roses dessus. Elle avait tellement gagné d’assiettes, Marie-Rose, qu’elle avait des assiettes bleues et des roses. Je préférais les roses. Mais maintenant j’aime bien les bleues. Celle-là elle les a encore, ouf, et j’en ai chez moi et quand je sers des trucs dedans à mes amis courageux (16 m2), ils disent : » ooooooh j’adooore tes assiettes on dirait celles de ma grand-mère… ».

Alors les assiettes snobs des qui se la pètent, je connais aussi, j’aime bien au restaurant mais à la maison c’est assiette de grand-mère avec des fleurs. Na. Et j’aime pas les cuisines aménagées.

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Clair de Lune…..

mai 14, 2008 · 29 commentaires

ça fait longtemps que j’ai pas évoqué ma vie sentimentale avec des vedettes de cinéma. Et là j’ai un truc à avouer, moins glam que Brad Pitt, moins incendiaire qu’Antonio Banderas (qui n’a pas de chance avec ses rôles depuis qu’il est aux USA), le grand amour de ma vie, un peu moins maintenant, c’est Bruce Willis.

Il faut me comprendre. Bruce Willis, bon, OK, c’est Piège de Cristal, moi aussi j’ai aimé qu’il sauve sa femme divorcé pieds nus, c’était cool. Et puis c’est Pulp Fiction, mais ça compte pas, dans Pulp Fiction, même Mireille Matthieu aurait été bien.

(Et je garde une dent, petite mais dure contre Pulp Fiction parce qu’il a volé la palme d’or à mon cinéaste préféré ; ça va que le dit cinéaste soit pas cool et que le sujet ait été scabreux, mais c’est quand même un réalisateur génial, et zut et je dirais pas son nom, personne le connait, ça va me vexer).

Bref. Donc, Bruce Willis et moi, ça a commencé quand j’étais petite. Bruce Willis jouait dans une série que J’ADORAIS (et je suis tout de suite tombée amoureuse de lui, tout de suite, tout de suite) : Clair de Lune.

Depuis, il fait plutôt dans le moins fin, mais je lui pardonne tout.

Clair de Lune. J’ai tout vu, et je les enregistrais, et je me les repassais.

C’est l’histoire d’une actrice qui a investi dans des tas de sociétés sur les conseils de son comptable. Puis le comptable se barre avec les sous, ou une grande partie et elle a moins de sous. Elle doit travailler. Alors elle décide de s’intéresser à la société Clair de Lune dont elle est propriétaire. Elle arrive dans ladite société, plutôt pourrie, qui marche pas trop, et elle annonce qu’elle va être là avec eux.

Et le gérant de la société, c’est Bruce Willis. Et la société elle fait quoi? Des enquêtes. C’est une agence de détectives privés qui va pas fort mais bon.

Pour montrer à quel point le comptable est nul, de lui avoir fait mettre ses sous là dedans! Enfin.

Les rapports entre Bruce Willis et la fille, c’est un peu Dana Scully et Fox Mulder, mais en mieux. La fille est sérieuse, Bruce Willis fumiste. Ils essaient de faire des enquêtes, il est gentiment macho, elle est coincée, ils s’engueulent tout le temps.

Et cependant, devinez quoi???

???

Ils vont tomber amoureux!!!

Sur le mode de “je t’aime, moi non plus”, un ressort comique et sentimental de premier ordre, une ficelle qui en devient une corde, mais ça marche à tous les coups.

Tout l’intérêt c’est quand ils sont en train de tomber mais qu’ils se retiennent. Dès le premier bisou ça perd de son charme… Enfin, quand ils recommencent à s’engueuler, c’est bien, mais après ça part en vrille.

Voilà. Alors après, Bruce Willis il a pu faire ce qu’il voulait, se mettre du noir partout en sauvant le monde, tomber amoureux de filles idiotes, jouer les mutants avec mystérieux pouvoir (ou je ne sais plus quoi) , ça n’a jamais plu été tout à fait pareil, mais c’était quand même toujours lui…

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