le journal de Fanette

Entrée de juin 2008

Coming out

juin 28, 2008 · 77 commentaires

On était en novembre et elle s’ennuyait. Que faire? Jusqu’ici elle avait toujours travaillé, et là elle se retrouvait dans une ville nouvelle, ses enfants à l’école, et elle à la maison.

Depuis longtemps déjà, par ennui, loin de Paris, elle passait énormément de temps sur internet, lisait des blogs, elle en avait même écrit un, lugubre et sans lecteurs.

Sa vie n’avait pas grand intérêt, et n’intéressait pas grand monde. Il s’agissait essentiellement de se lever le matin, pour se coucher le soir, ayant entre deux accompli un certain nombre d’actes personnels et familiaux, dépourvu de toute originalité.

Bon.

Lorsqu’elle eut une idée. Elle se dit que ce serait une bonne idée de raconter la vie de quelqu’un d’intéressant, une jeune femme, comme elle l’avait été quelques années auparavant, vivant à Paris, et non pas dans les trous perdus où elle vivait présentement (trous perdus agréables, mais trous perdus).

D’ailleurs elle se souvenait, et avec quelle acuité, de ces années-là, de ses amis, de ses allées et venues,  des restos, cinémas, sorties,  certes compensées par les calins et les sourires de ses enfants, mais tout de même, l’ennui, quelle plaie….

Et d’ailleurs, personne ne lirait son blog.

Alors elle fit un blog, avec une photo de Paris prise en été, pendant les vacances.

Mais des gens vinrent lire son blog.  Ce qui lui fit plaisir. Les stats montèrent. Pas du tout désagréable. Un acteur propose d’illustrer le blog : c’est Noël.

Elle hésitait :des tas de gens doivent raconter n’importe quoi dans leur blog, et alors? Oui, mais c’est malhonnête.

Non, ce n’est pas malhonnête, elle ne prétend rien, elle raconte juste des évènements décalés dans le temps, en les arrangeant un peu. Pour le reste (le beurre, le jambon, elle a même prévu un post sur l’huile mais pas eu le temps de le finir), elle dit ce qui lui passe par la tête.

Si, c’est quand même un peu malhonnête.

Non. Si.

Elle ne sait toujours pas, mais dans le doute, elle décide de le dire sur son blog.

Alors, Fanette, oui ou non? Eh bien elle ne sait pas.

Catégories : Fanette hésite · Trucs incohérents

Henri et sa pouet pouet machine

juin 12, 2008 · 25 commentaires

(image n’ayant qu’un rapport lointain et très allusif avec le sujet )

Aujourd’hui : henry et sa pouet pouet machine. Oui, quelqu’un est venu sur mon blog avec cette requête.

Et vous savez d’où vient le pouet pouet ?

Parfois je veux laisser des interlignes dans mes posts – comme Sonia- mais WordPress les supprime.

Alors j’écris pouet pouet en blanc. On ne le voit pas.

J’ai pensé aussi à écrire des trucs cochons pour les moteurs de recherche, ou des trucs politiques, mais ça me gave. J’aime bien pouet pouet.

Pouetpouet j’aime pas Carla Bruni zizi quéquette.

C’est quand même cool de chercher ça sur google, non ?

Alors, saisie de curiosité, je fais une recherche. Et en fait on tombe sur le journal deFfanette en première réponse. Il faut quand même le savoir. Mais continuant à chercher je découvre que contrairement à ce que j’imaginais (et vous aussi) ; premièrement cette requête à un sens, et deuxio, ce sens n’est pas polisson.

Polisson fait peut-être un peu rétro. On va dire : il ne s’agit pas de sexe. Ni de zizi.

Il s’agit d’une émission de télé suisse (vive les suisses), dont le titre laisse deviner beaucoup « les babibouchettes ». Albert, chaussette verte bavarde (avec un peu de bol, je vais apparaître en haut des requête pour chaussette bavarde !!!!!! ça serait trooop cool !), apparaît dans des séquences telles que la pouet machine, avec Henri Dès.

Aha.

Je cite une des phrases de la page wikipédia d’où je tiens ces info prodigieuses ; cette phrase a un goût de Kamoulox :

« Beaucoup de personnes croyaient que le Clic-photographe était joué par Henri Dès et non Jean-Claude Issenman. La rumeur vient du fait qu’avant que le kangouroule ne soit conduit par le personnage encagoulé, Henri Dès avait été l’un des premiers conducteurs du triporteur. »

Bon, je suppose que si on est suisse on comprend.

Voilà pour Henri et sa pouet pouet machine.

Dommage, car j’avais un petit fantasme en moi, je vous le livre.

A peine ces mots se sont-ils imprimés dans ma rétine que je vis un homme, très mendiant des années trente, mi-Baptiste Deburau (ah, il faut avoir des lettres !!! enfin des tickets de cinéma), mi – le vieux qui vend Elephant man au docteur (au passage, le docteur c’est celui qui jour Hannibal Lecter ??? j’avais pas pigé, moi), à côté d’une sorte d’orgue de barbarie. Mais ce n’était pas un orgue de barbarie ordinaire : quand on passait près de lui, l’appareil émettait de mélancoliques pouet pouet, et l’homme criait, mélancoliquement aussi (façon enfant du Paradis, avec intonation désespéré) : « Un sou pour un pouet pouet ! Un sou pour un pouet pouet ! ».

D’une voix traînante de mendiant, comme « chand d’habits ».

Oui, j’aurais pu ne pas écrire ce post, mais je suis contente de ma rubrique, en fait. Je me marre toute seule. Je suis quelqu’un de simple, quand même.

Catégories : Fanette vous offre votre requête google.
Tagué : , , ,

Jambon-beurre

juin 9, 2008 · 31 commentaires

Vous aimez les sandwiches jambon-beurre ?

Les vrais, je veux dire. Du beurre, bon, pas trop, mais pas trop peu, le vrai sandwich.

Moi je me faisais des sanwiches comme ça au lycée. Je faisais atelier théâtre (j’aidais pour les décors, je suis trop timide pour monter sur une scène). Or l’atelier avait lieu entre midi et deux. Et pourtant j’aimais déjà beaucoup manger, mais on conviendra avec moi que renoncer aux repas gastronomiques du lycée ne constitue pas un insurmontable sacrifice. Et d’ailleurs, je réalise rétrospectivement que c’est au théâtre que je dois la découverte du jambon –beurre. Et maintenant, dans notre civilisation de panini, kebab et autres crêpes, eh bien le jambon beurre est en quelque sorte une relique.

J’allais dans la salle de permanence, déserte à cette heure, formidable, car je hais la foule, surtout la foule du midi, les demi pensionnaires, qui décompresse, ça fait trop de bruit, ça crie ça gueule et à l’époque j’étais super mal dans ma peau et je ne voulais pas voir tous ces gens. Mais, donc, la salle était déserte, à part une nana du club photo et une autre qui faisait du russe. On mangeait nos sandwiches et deux fois par semaines j’avais jambon beurre. La salle de permanence déserte et par les fenêtres, des arbres que je regardais avec tristesse car je vivais assez mal mes journées au lycée…Ensuite je m’en allais, après avoir peu parlé, à mon atelier.

Sinon, le jambon beurre me rappelle aussi les années de fac et mes journées de révision en bibliothèque. Le week end à Beaubourg, le sandwich sur la passerelle, vite parce qu’il fait froid parfois, et le café au distrib, et hop, retour à la table…

Mais les trois quart du temps, je me faisais mes jambons beurre…

Y a-t-il une mode dans les sandwichs ? D’où vient la raréfaction du jambon beurre ? je me méconnais pas le panini, qui réchauffe en hiver, et j’ai bâfré du kebab, avant de m’en dégoûter. Le jambon beurre c’est quoi ? la nostalgie ? Le retour du cholestérol ? Toute ma jeunesse ? Toute une époque ?

Catégories : Fanette est super contente !!! · Fanette philosophe · alimentaire
Tagué : , , , ,

Nikita Mikhalkov

juin 6, 2008 · 11 commentaires

Il y a quelque temps je parlais de mon cinéaste préféré, en faisant un teasing d’enfer. Le genre qui fait flop puisque je ne travaille pas le teasing.

Mon cinéaste préféré, allez, je vais dire qui c’est, ça pourrait être Atom Egoyan et d’ailleurs… j’en ai plusieurs.

Mais ce lui-là c’est spécial, et hélas personne ne le connaît. Même sur Youtube ou Dailymotion, pour trouver un truc, ça craint.

Avant de dire son nom, je veux expliquer exactement pourquoi je l’aime.

C’est essentiellement à cause des images et de la façon dont il met en scène les sentiments.

L’un de ses films commence avec l’image d’un petit garçon qui s’éveille, un adorable petit garçon. Il s’éveille, dans une magnifique lumière, et il pense à sa maman, qui était en voyage et a du revenir aujourd’hui. Il se lève tout content et appelle sa mère. La bonne le fait taire, il se tait, mais il reste tout content, car c’est un enfant et il baigne dans le temps et la lumière merveilleuse de l’enfance, il se contente d’attendre sa maman et ces quelques images donnent une impression indicible de bonheur a-temporel.

Puis le film commence. Le temps a passé ; le héros est adulte, et il traîne dans la vie, il ne réussit pas à s’insérer dans la vie. Ce film se déroule dans un pays étranger et dans le passé, mais il est étonnamment actuel. Le héros fait maints efforts pour rentrer dans la vie, mais il n’y parvient pas. Il y a toujours en lui ces images de bonheur lumineux de son enfance, mais il ne parvient pas à vivre dedans. Je pense à la fin du poème de Lucie Delarue- MArdrus « mais qui donc a jamais guéri de son enfance ? » Un ami du héros se met en tête de le faire rentrer dans la vie, mais le héros traîne et n’y parvient pas, toute la fausseté de la vie sociale le dégoûte, et, en même temps, il ne parvient pas à jouer le jeu.

Ce film s’appelle « Une journée de la vie d’Ilia Ilitch Oblomov ».

Un autre film. Il s’agit de riches personnes, l’été, à la campagne, qui s’ennuient et passent le temps, le tuent, littéralement, dans une oisiveté luxueuse. Deux anciens amants se retrouvent par hasard, et du temps de leur jeunesse ils avaient de grands projets, de nobles idéaux, des théories sur la vie… Puis ils se sont séparés, la fille a laissé tomber le garçon. Ils se retrouvent, et découvrent qu’ils ont tout deux des vies très ordinaires. Au tour d’eux, la médiocrité règne. Ceux qui les entourent s’amusent un peu à jouer avec leurs sentiments froissés. Il ne reste rien de leurs rêves. A la toute fin du film, alors que le héros rate son suicide, sa femme, une nigaude qu’il méprise, lui tient un discours extraordinaire et il s’avère que c’est elle, un peu l’idiote que tout le monde regarde avec condescendance, qui est peut-être la plus simple et la plus vraie de tous ces inutiles …

Ce film s’appelle « Partition inachevée pour piano mécanique ».

Le film qui a loupé la palme d’or devrait être plus controversé (il l’est peut-être ; je ne suis pas du tout l’actualité de l’auteur). Il s’agit de Soleil Trompeur. Le héros est un général stalinien, en vacances dans sa datcha avec sa famille. C’est un privilégié du régime. Les images du film sont magnifiques…Mais arrive un mystérieux personnage, un acteur que j’ai revu plus tard, d’ailleurs, et ce mystérieux personnages est envoyé par Staline, dans le cadre des purges de 36, pour mettre fin à tout cela. Le soleil qui illumine ces fabuleuses journées de repas du général est trompeur, car il va être arrêté, tabassé, sa famille sera déportée…mais ce n’est pas ce que le film nous montre : il ne nous montre qu’une journée de bonheur parfait, familial, troublée seulement par l’arrivée de l’agent stalinien. Durant toute cette journée, merveilleuse, la présence de la menace imminente qui plane sur la famille donne une tension dramatique à toutes les images, et pourtant, ce qui me gêne, c’est tout de même que le héros est un général stalinien… un tueur… Un lien (assez pénible à charger, sur un site chinois).

Ce cinéaste, c’est Nikita Mikhalkov.

Dans la plupart des film de Mikhalkov, un bonheur merveilleux et un désespoir total sont soigneusement rapproché, placé en exergue l’un de l’autre, et je ne peux tout simplement pas y résister, ça me touche infiniment, cette façon, muette, sans parole de placer les choses en perspective. Le réveil du petit garçon heureux, dans le soleil, qui va devenir un homme triste, solitaire, hors du monde ; l’extraordinaire journée d’été des riches oisifs, rendue ridicule et vaine par le souvenir de la jeunesse idéaliste des deux héros ; le bonheur de la famille du général, bonheur qui va se transformer en cauchemar le lendemain même…

Les films de Mikhalkov sont lents, pleins de poésie, d’images, visuels. Je suppose qu’à notre époque ils ne vont pas assez vite. Tarentino a eu la palme d’or, et j’aime Tarentino. Mais je trouve que Mikhalkov la méritait plus que lui.

En dernier lieu il y a Urga, qui n’est pas comme les autres films. Ce que j’aime dans Urga, c’est le côté brut du film. On y voit une ville de Mongolie ou de Chine dans les années 70. On y découvre un personnage assez renversant, Gombo, et sa famille. Les images de la steppe sont merveilleuses, et celles dans la boîte de nuit sont (dans ma vie à moi) cultes. Une boîte de nuit de province chinoise dans les années 70, c’est extraordinaire.

On retrouve cependant Mikhalkov dans une scène d’Urga. Le héros, russe, et un ami mongol, qui l’a aidé, se retrouve dans la boîte de nuit. Là, Serguei retrouve un vague ami, qui, constatant que Gombo a de l’argent, veut lui fourguer des pin’s et des bricoles à gogo. Seguei l’en empêche, car Gombo l’a aidé, accueilli et lui a tout donné.

- Il a une âme, lui, dit-il, et nous ? c’est quoi notre âme ? une âme à deux roubles ?

L’autre fait la tête.

- Il connaît le nom de son père et de son grand père, dit Serguei, en substance, à son « copain » russe. Tu les connais, toi ?

- Et toi ? lance l’autre, vexé, à Serguei.

L’image passe sur une église enneigée ; et sur une maison détruite. Telles sont les racines de Sergei… Du coup il se lève et chante, complètement bourré, une chanson, du temps de sa jeunesse, dont il s’est fait tatouer la partition dans le dos (les collines de Mandchourie). Or, moi, les souvenirs de jeunesse, je sais bien ce que c’est, et comme c’est indicible, et comme c’est triste.. Intutile de dire que j’adore cette scène…

Ce que j’écris là n’est en rien à la hauteur de l’œuvre de Mikhalkov, et j’en suis désolée. Mais si une ou deux personnes le découvrent et l’apprécient ensuite, je serais bien contente…

Note : Mikhalkov a fait d’autres films : les yeux noirs, la parentèle, cinq soirées, Urga, et le dernier, que j’ai détesté, mais que beaucoup de gens ont vu, je crois, « Le barbier de Sibérie ». De ce dernier film, je ne dirais pas un mot, à part quelques scènes, ce n’est pas du Mikhalkov.

Pour finir, la video des collines de Mandchourie : même si les images laissent sceptique(j’ai l’habitude hein… normalement quand je fais ma petite promo de Mikhalkov, les gens m’écoutent poliment genre ils m’aiment bien…), on aime la mélodie…

(impossible de mettre la video, je mets le lien).

Catégories : Films

Lui

juin 3, 2008 · 24 commentaires

(une photo de cour intérieure parce que j’aime les cours intérieures)

Au début de ce blog, j’ai parlé de Lui, et j’ai dit que j’étais amoureuse de Lui. je le suis toujours, quoique différemment, je crois.

Pourquoi Lui?

Lui, c’est le genre que j’adore. Je craque tout de suite : jean, pull marin près du corps avec col rond dévoilant un cou tout mignon, genre bonne famille, cheveux courts mais courts bien, chaussures (en fait c’est le même que Pierre-Henri, je me moque hein mais bon, et c’est lui qui m’a fait un cours sur ces pompes en m’expliquant que c’était LA SEULE MARQUE, la seule, parce que ses pieds foutent en l’air toutes les autres marques, mais pas celle-là, à croire que dans les cliniques ils transfusent les gosses avec des gênes spéciaux pour ne porter que de la pompe à 130 euros (mais je ne dis rien, je ne dis rien, moi aussi j’ai des pieds de ce genre alors profil bas sur le pied exigeant)).

J’aime les parenthèses.

Attitude : toujours décontracté, relax. Souvent les mains dans les poches, mais chic, genre penseur.

Lui est le copain de Ben, et tous les deux ils font la paire, ils sont mignons et je constate un phénomène étrange : plus ça va, plus je les considère à deux, comme les deux faces d’un même phénomène, et quel phénomène? Une drôle de bonne ambiance, une façon particulière d’arriver au boulot, avec uquelque chose de spécial, de léger, et s’ils n’étaient pas là, tous les deux, ça ne serait pas pareil. D’ailleurs quand ils ne sont pas là, quand ils vont voir des clients, je le vérifie parfaitement, cet adage qui dit qu’un seul être vous manque et que tout est dépeuplé…

Cela étant, en ce moment, je suis plus souvent absente qu’eux, donc c’est eux qui râlent de mes absences…

Catégories : Ma vie quotidienne
Tagué : , , ,

Oleg Menchikov

juin 1, 2008 · 18 commentaires

Le marketing et la pub qui entourent les acteurs jouent un role de premier plan, hélas, dans notre rapport avec les acteurs. A force d’être surmédiatisés, certains font partie de nos vies, comme les enfants de la voisine de ma tante, et on a la sensation de les connaître ; mais certains acteurs n’ont pas cette chance, ou cette malchance, car on peut considérer cette célébrité, peut-être, comme un fardeau ; je ne sais s’il serait facile à Brad Pitt d’aborder des rôles shakespeariens ; et les aborderiat –il avec la modestie et l’humilité nécessaires ?

Quoiqu’il en soit j’ai testé : si vous dites Brad Pitt, il y en a certes qui n’aiment pas, mais dans un bureau X (dans mon open space, par ex) il y en a toujours une ou deux qui vont brailler : oh !!! ouiiiiii !!! Braaaad !!! (une ou deux en plus de moi, veux-je dire, hein). Alors que quand on dit (par exemple) Oleg Menchikov, celles qui sont un peu loin disent « à tes souhaits » et les autres « Qui ???? ». Et si tu expliques, c’est pas mieux :

- Ben il jouait dans le Barbier de Sibérie….

- Je connais pas.

- Et dans Est-Ouest, avec Sandrine Bonnaire…

- Non plus.

Pauvre Oleg. Alors qu’il est tout mimi et qu’on voudrait le consoler.

Oleg Menchikov n’est pas surmédiatisé, et en outre il a un problème de photos, comme Antonio Banderas : le bon coté, c’est qu’on ne le photographie pas en latin lover au regard de braise, le mauvais, c’est qu’on le photographie à l’ancienne, en jeune premier un peu trop fragile.

Il partage avec d’autres acteurs la caractéristique que je trouve être celles de meilleurs (désolée, Brad !) : il faut voir son visage en mouvement pour comprendre en quoi son jeu est remarquable. En photo, il n’est pas moche : mais pour saisir son jeu, il faut le voir.

Et je n’en parlerai pas tant que ça, car (vive l’incohérence) je ne l’ai pas beaucoup vu, ben non, les acteurs russes, tout de même, quand on ne fréquente pas assidûment le cinéma russe, il faut aller les chercher. Je retiens cependant de son jeu une grande sensibilité, une grande émotion, une grande sobriété.

Et un petit lien en prime, pour profiter. C’est le début de Soleil Trompeur, ça dure 15 minutes, mais tout le début c’est Menchikov, et c’est sur un site chinois donc il ne faut toucher à rien (je veux dire ne cliquer sur rien, sauf Hisaux).

Catégories : Des hommes
Tagué : ,