le journal de Fanette

Henri et sa pouet pouet machine

juin 12, 2008 · 25 commentaires

(image n’ayant qu’un rapport lointain et très allusif avec le sujet )

Aujourd’hui : henry et sa pouet pouet machine. Oui, quelqu’un est venu sur mon blog avec cette requête.

Et vous savez d’où vient le pouet pouet ?

Parfois je veux laisser des interlignes dans mes posts – comme Sonia- mais WordPress les supprime.

Alors j’écris pouet pouet en blanc. On ne le voit pas.

J’ai pensé aussi à écrire des trucs cochons pour les moteurs de recherche, ou des trucs politiques, mais ça me gave. J’aime bien pouet pouet.

Pouetpouet j’aime pas Carla Bruni zizi quéquette.

C’est quand même cool de chercher ça sur google, non ?

Alors, saisie de curiosité, je fais une recherche. Et en fait on tombe sur le journal deFfanette en première réponse. Il faut quand même le savoir. Mais continuant à chercher je découvre que contrairement à ce que j’imaginais (et vous aussi) ; premièrement cette requête à un sens, et deuxio, ce sens n’est pas polisson.

Polisson fait peut-être un peu rétro. On va dire : il ne s’agit pas de sexe. Ni de zizi.

Il s’agit d’une émission de télé suisse (vive les suisses), dont le titre laisse deviner beaucoup « les babibouchettes ». Albert, chaussette verte bavarde (avec un peu de bol, je vais apparaître en haut des requête pour chaussette bavarde !!!!!! ça serait trooop cool !), apparaît dans des séquences telles que la pouet machine, avec Henri Dès.

Aha.

Je cite une des phrases de la page wikipédia d’où je tiens ces info prodigieuses ; cette phrase a un goût de Kamoulox :

« Beaucoup de personnes croyaient que le Clic-photographe était joué par Henri Dès et non Jean-Claude Issenman. La rumeur vient du fait qu’avant que le kangouroule ne soit conduit par le personnage encagoulé, Henri Dès avait été l’un des premiers conducteurs du triporteur. »

Bon, je suppose que si on est suisse on comprend.

Voilà pour Henri et sa pouet pouet machine.

Dommage, car j’avais un petit fantasme en moi, je vous le livre.

A peine ces mots se sont-ils imprimés dans ma rétine que je vis un homme, très mendiant des années trente, mi-Baptiste Deburau (ah, il faut avoir des lettres !!! enfin des tickets de cinéma), mi – le vieux qui vend Elephant man au docteur (au passage, le docteur c’est celui qui jour Hannibal Lecter ??? j’avais pas pigé, moi), à côté d’une sorte d’orgue de barbarie. Mais ce n’était pas un orgue de barbarie ordinaire : quand on passait près de lui, l’appareil émettait de mélancoliques pouet pouet, et l’homme criait, mélancoliquement aussi (façon enfant du Paradis, avec intonation désespéré) : « Un sou pour un pouet pouet ! Un sou pour un pouet pouet ! ».

D’une voix traînante de mendiant, comme « chand d’habits ».

Oui, j’aurais pu ne pas écrire ce post, mais je suis contente de ma rubrique, en fait. Je me marre toute seule. Je suis quelqu’un de simple, quand même.

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