le journal de Fanette

Entrée de septembre 2008

Wend end en amouuuuureux……

septembre 30, 2008 · 22 commentaires

(Avant, c’est dans les posts d’avant…)

Si j’étais simple et de bonne composition, je partirais en sautillant intérieurement : un homme à mon bras! me dirais-je. Un homme au volant d’une voiture tout à fait comme il faut – ce qu’il faut ! ajouterai-je en mon for intérieur. Piscine ! penserai-je encore. Chapelle du XIIème siècle. Bois. Herbes folles. Toussa toussa. Je ne me projetterais pas dans un futur indéterminé. Je ne penserai pas à Lui (week end chez les parents de Sandrine, enfin pas chez, mais dimanche midi, repas familial, ah ! La société de Lui et Ben a un coût !).

D’ailleurs, autour de moi, sévissent mariages et grossesses, un truc qui m’angoisse irrémédiablement, quoique je n’aie rien contre le bébé en tant que concept, et même en tant que réalité, je pousse toujours des cris suraigus devant un jeune représentant de l’espèce humaine. Non, ce qui me panique, c’est l’environnement socio-culturel du mariage, qui semble avoir de désastreuses conséquences sur l’organisation de l’emploi du temps des week end ; le nombre de gens qui retrouve leurs géniteurs en week end ou en vacances est affolant ; et je n’aime pas la famille, sauf à ma façon. (Ou alors Coco, mais Coco, c’est spécial, un peu comme un feuilleton comique américain). Donc, le week-end à deux avec ferme intention d’en rester là (aux week-end) est l’antidote au mariage.

Bon, enfin, pour être franche, j’ai progressé dans mon travail sur moi, car j’ai chassé l’excès d’idée négatives durant le trajet en me morigénant. Assume, me suis-je dit, et fais pas chier ; là, tu n’as que le beurre, et c’est déjà très bien (avec du pain).

La voiture allait vite et j’ai râlé parce que j’avais peur. Nous avons devisé sur la sécurité. Le confort. Sécurité et confort mon c…, ai-je signifié en substance à mon chevalier, fort charmant en polo, et bronzé, et j’aime ses avant-bras (on me passera cette faiblesse). J’aime ses avants-bras, et je le trouve donc mieux en polo qu’en chemise. Car en chemise, on voit trop ses mains (plutôt rondes et charnues), alors que j’aime la main de préférence osseuse et nerveuse du Penseur. Mais en polo, on voit le bras et l’avant bras, ça va avec la main. J’essayais, tandis qu’il me récitait la fiche technique de la voiture (je suis un petit peu méchante ; il y mettait le ton et une certaine passion ; on se serait sur sur un blog de mec, vous voyez? Avec des termes techniques fascinants. Cette voiture est très très bien, indépendamment du fait qu’elle roule avec suavité, elle a toutes sortes de caractéristiques techniques formidables pour un homme, si je me souvenais du nom je le dirais ; mais j’ai oublié) et il était si mignon dans son polo que j’en ai trouvé : ses yeux (important) me font presque craquer ; les avants-bras m’ont rendue toute tendre ; le cou : ah, le cou, un peu rond, tendance enfantin ; et cette façon de répondre présent dès que je l’appelle ; les kilomètres nous éloignaient de Paris et ma tendresse augmentait. (Y a t-il un rapport???)

Là dessus, tel de Coco.

-Kestufou?

Moi, digne : Je pars en week end avec un ami.

Coco, super curieuse : Béki?

Moi : Pierre-Henri.

Coco, pas du tout respectueuse de ma vie privée : çuilà? T’en avais pas marre?

Oh ça va, dis hein.

Moi : et tes enfants? Ils vont bien?

Coco : OK je t’emmerde. Non, c’est le désespoir. Titine est malade. I va passer, je le sens.

- Sois positive, quand même.

- Il a 12 ans, c’est le bel âge, non?

(Titine c’est le chien).

- Bon ben je voulais t’inviter pour nous changer les idées, mais si madame part en week end, pas possible.

- Cette semaine?

- I s’ra p’tête mort.

- J’apporterai des fleurs.

- T’es vache. T’imagines les gosses, l’état dans lequel i vont être?

- Mais non !!! Pertinente.

(Note  : Titine a survécu)

Puis, nous arrivâmes.

Pas déçue : petite maison au milieu d’un fouillis de fleurs ; Claire pour nous accueillir, cul serré, mais hôtesse charmante. Petite chambre avec volets en bois et lit à l’ancienne, car PIERRE-HENRI LUI A DIT QUE J’AIMAIS QUAND çA FAIT VIEUX. Il est pas cro mimi, mon petit 4×4 portatif?

D’où : toute contente, et mue par un sentiment latent de culpabilité, je me jette au cou dudit et je l’embrasse. Ça commence fort. Il m’a toujours fait de l’effet (de près, ou de très très loin ; finalement c’est en tête à tête qu’il est agaçant). Claire mi-rit, mi-ricane, genre je vous laisse (mais avec un tête de six pied de long, genre elle, c’est peut-être pas trop l’éclate avec le mec du jour ; mais s’il a assez de KE, on peut pas tout avoir non plus). Je le fais un peu exprès aussi, chère madame mademoiselle, je sens que j’ai intérêt à marquer largement mes avantages, sinon je vais être à la traîne toute la soirée. J’ai déjà vécu ça, c’est désagréable. Or, la Claire s’avère du style à casser avant de respirer : nous ne sommes pas des amies de 15 ans, je suis une pièce rapportée, et d’on ne sait trop où , et je bénéficie d’un séjour dans sa cabane, pas mal du tout la cabane ; il me faut frapper fort pour me faire respecter. Ça me fatigue, mais le trajet, les bras de Pierre-Henri, le jardin par la fenêtre et le clocher (de la chapelle???) me gonflent à bloc. Là, je suis dans le spirit warrior. C’est pas une donzelle HEC qui va me faire chier, en plus elle est toute seule, elle n’a pas sa bande de copines avec elle (ah, c’est qu’on vieillit !! les copines sont casées, et donc en week end chez papa maman ou beau papa belle -maman, ah oui c’est la vie, tandis que moi, je ne suis emmerdée par aucune famille – il faut bien qu’il y ait des avantages).

Vous me laisserez donc refermer, en souriant d’un air Sainte Nitouche à Claire (je fais ça HYPER bien), la porte qui grince : nous sommes un peu fatigué par le trajet…

- On boit un verre vers 19 h30? lance-t-elle à Pierre-Henri, qui commence déjà à trahir l’importance qu’il accorde à son amitié.

- 20 heures, réplique Pierre-Henri (on voit que c’est la campagne, on apéritive avec les poules).

Clac, se referme la porte.

Clac : à plus.

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Que veux-je, où vais-je, dans quel état j’erre

septembre 29, 2008 · 19 commentaires

Mais lui, il était là, il m’attendait, dans le bar chic où il m’invite souvent…. Toujours le même, à la fois chic et coincé, le petit kit habituel, le portable, encore un nouveau, ou au moins il a changé d’enveloppe, les clefs. Il se lève, toujours très comme il faut, m’embrasse, m’invite à m’asseoir, fauteuils confortables, ambiance feutrée et chaleureuse, petite musiquette dans le fond, jazzy de bon goût, toutes les stars sont mes copines… je m’assieds devant lui et je lui dis quoi? « Je n’aurais pas du venir »? Sympa la fille.

Non, je me dégonfle, comme d’hab et j’émets des banalités : fatiguée, ah la la, l’avion, épuisant, le boulot, toussa toussa. Je parle toute seule, meuble le silence quoi, et lui m’écoute.

- T’es jamais contente, dit-il au bout d’un moment. Mais en souriant gentiment.

Il n’a pas entièrement tort, hein? Je me tais, vexée (enfin pas vexée, en fait : je ne sais que répondre à cette assertion pleine de vérité, surtout qu’en fait je parle pour dire n’importe quoi et surtout ne pas dire : je n’aurais pas du t’appeler).

Il me parle de son week end d’il y a un moment. Chez des amis. Aha. Ils ont une petite masure fort sympathique de probablement dix-huit chambres et une piscine couverte (ça a un nom, un truc qu’on met et remet) et un terrain de tennis et il y a une chaaaaaarmante église à côté. Et si je veux, je peux y aller ce week end, avec lui.

Je sens que je me liquéfie intérieurement. Naturellement, j’ai envie d’y aller ; je hume déjà l’odeur des sous-bois ; puis je me dis que non, ce n’est pas sérieux, je regrettais de venir boire un verre, et je vais partir deux jours avec lui ; je me comporte comme il ne faut pas ; puis, il me vient à l’esprit que si je l’ai appelé, si je suis là, je dois bien lui trouver un truc au fond de mon inconscient? mais quoi? Si je ne cherche pas, me dis-je, je ne saurais pas. D’un autre côté, il a parlé de forêts ; de l’autre, Marie-Rose n’habite pas loin d’un petit bois que je connais par coeur, et un bois ressemble toujours à un autre bois. Si je veux du petit bois, pourquoi ne pas aller chez ma tante Marie-Rose?  Je visualise Marie-Rose ; Fred ; Montane. Oué, OK, et après je visualise Pierre-Henri ; moi ; et ??? C’est qui les autres?

- Il y aura qui? Demandé-je.

- Claire et son compagnon, me dit-il, en prononçant avec noblesse le mot “compagnon”, on entend chaque syllabe ; comme si Claire et moi on se connaissait depuis des années. Je sollicite un supplément d’explications.

Claire est une amie de Pierre-Henri et je l’ai rencontré ; il m’explique les circonstances ; je crois que je vois qui c’est. Immense, finesse confinant à la maigreur, école de commerce, sourire affuté, et quand elle dit les prix elle dit 15 KE, par exemple. Je veux dire, 1 euro, elle n’a pas le concept. Chez elle, ça commence à 1 KE, dirait-on, le reste ça doit être monnaie, elle laisse pour les pauvres. Enfin peut-être pas pour les pauvres ; je dois m’adapter ; après tout, il y a plus de pauvres maintenant en France : seulement des paresseux, et on ne leur donne pas de monnaie : mais des coups de pieds au cul.

Et que fais-je?????

De toute façon, l’impression d’avoir fait le mauvais choix, elle est inhérente à chacune de mes décisions.

Tant qu’on ne peut pas se vautrer dans des draps (ou sans draps, mais après si on dort la couette reste confortable, les amours sauvages font froid aux fesses, c’est le lendemain matin qu’on paie) avec l’homme dont on est amoureuse, on peut le faire (c’est la morale moderne) avec des hommes dont on n’est pas tant amoureuse que ça. Avant, seuls les hommes avaient le privilège de ce comportement léger. Maintenant, nous aussi on peut le faire : on satisfait indéniablement des pulsions (et d’une façon fort agréable), on passe le temps, et s’il y a une piscine et une chapelle du XIIème siècle dans le coin, c’est pas mal.

L’alternative, c’est tu restes chez toi et tu lis des blogs. Ou tu appelles ton copain Ben pour faire la même chose qu’avec Pierre -Henri, mais Ben est plus pot de colle… Il a un petit coté toutou pas toujours agréable. Il est bien pour rester au lit sous la couette et regarder des films. Gaël aussi – mais il est amoureux, cet idiot (pas de moi).

Alors qu’ai-je fait?

Ben j’ai accepté de partir en week end à la campagne, dans la maison, avec le petit bois et la chapelle du XIIème siècle à côté.

Je me suis dit que ça me ferait une expérience.

KE, c’est, euh, hmm, kilo euro (je trouve ça affreusement vulgaire).

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Les désaccords du coeur

septembre 26, 2008 · 12 commentaires

Je me suis retrouvée soudain seule en été, enfin pas seule, mais fortement menacée de l’être. En plus, j’ai eu un été chargé, et pas le temps de voir tout le monde, juste celui de m’écrouler dans mon lit avant de repartir au boulot.

Déprimant.

A plusieurs reprises, revenant d’un endroit en avion (pour le boulot) et crevée, je pensais à un verre dans un endroit chic et sympa avec Pierre-Henri (voir catégories…), et je ne le voyais plus du tout de la même façon, le Pierre-Henri. Je nous voyais dans le luxe, dans le calme, attendant la volupté, et ça me faisait rêver. A peine avais-je atterri, un certain jour, que je l’ai appelé, dans les couloirs interminables d’un aéroport, et il a répondu tout de suite:

- j’en ai marre, lui ai-je dit. Je pense à toi. Je voudrais bien être avec toi.

Et tout était exact, même si je débordais d’une émotion surtout due à la fatigue : j’aurais en effet voulu être avec lui, car j’étais en train d’attendre ma valise, en me disant, avec une autre partie de mon esprit, que la prochaine fois je remplis un bagage à main, et c’est tout, mais pourquoi ne l’ai-je pas fait ce coup ci, alors que j’y ai pensé??? (Il y a une raison : peu habituée des voyages, le seul truc qui peut me servir de bagages à main, c’est un sac à dos ; mais je trouve que ça manque de chic professionnel, le sac à dos). Vous savez, tous ces gens avec des chariots qui scrutent le tapis roulant pour voir arriver leur valise, moi je m’étais mise à l’écart, psychologiquement incapable de fendre la foule pour récupérer ma valise.

Et en même temps que je parlais, je me disais que j’exagérais. Que je savais bien qu’il allait m’inviter ; que le jour où il ne le ferait plus, je serais super vexée ; que ce garçon me traitait comme une fille formidable, que j’aimais bien ça, sans être amoureuse de lui, alors que lui, un peu sûrement, et que là, je voulais le beurre, et l’argent du beurre, les oeufs et le fromage : mais paf, il m’a dit « demain soir? » en me donnant une adresse – et une que j’aime, un bar genre chic et cosy où l’on peut parler et justement j’avais envie de me vautrer un brin dans le luxe élégant, ça repose.

J’y suis donc allée, après la récup du bagage, le taxi jusque chez moi, la facture du taxi (je la demande parce que j’ai pas de sous mais ce que ça fait mesquin…), l’arrivée chez moi, en désordre, car je n’avais pas eu le temps de ranger avant mon départ. Je me suis mise au lit avec rage (j’aime pas ranger, mais j’aime pas le désordre). J’ai dormi, rangé un peu le lendemain matin, été au boulot et le soir en allant au rendez-vous, j’avais atterri psychologiquement et plus du tout envie de voir Pierre-Henri même dans du luxe.

Les désaccords du coeur…

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Flannie, Fanny, Catherine Noury, Alexandre, Bergman, Proust et Alix

septembre 25, 2008 · 7 commentaires

Bon, mon post d’aujourd’hui va concerner le post de Flannie sur son nouveau blog le théorème de l’escarpin, dont j’avais déjà parlé.

Allez y, il s’agit des créations de Catherine Noury, que je trouve extraordinaires, mais je vais juste les évoquer un tout petit peu pour ne pas empiéter sur ce que fait Flannie.

Si les oeuvres de Catherine Noury me plaisent tant, voilà pourquoi : les créations vestimentaires délirantes me font rêver, je me retrouve dans un autre monde, je ne peux pas l’expliquer autrement qu’en faisant appel à des ambiances visuelles :

Pensez, pour ceux qui connaissent, à certaines images de Fanny et Alexandre, le film d’Ingmar Bergman, l’univers de Fanny et Alexandre est convenable, bourgeois, cossu, chaleureux. Mais dans cet univers, on trouve une part onirique et merveilleuse, liée à des marionnettes (et j’adore ces marionnettes) avec le personnage d’Ismael, le neveu magicien d’Aaron, l’amant de la grand-mère de Fanny et Alexandre.

De même, à la fin de la recherche du temps perdu, de Proust, le narrateur, invité à une fête, se trouve devant des êtres étranges qui ressemblent à des masques, et il met quelque temps à comprendre que ces êtres étranges sont les gens qu’il a connu, mais déformés, transformés par le temps. Bon, je sais, Proust a la réputation d’être illisible, mais il faut juste rentrer dans ses phrases comme dans un bain chaud, moussant, dans une salle de bain éclairées par des bougies ; si on fait cela, le texte devient beaucoup plus abordable, on bascule dans un autre monde, en l’occurence dans cette partie du roman, un monde de masques, très élégant, très cossu encore, mais fatigué, poussiéreux, détruit.

Je pense aussi à certains tableaux, soit des vanités, avec les têtes de mort et la décomposition qui touche tout, soit au contraire les tableaux ultra lumineux des impressionnistes.

A l’autre bout de ce qui me touche, il y a par exemple, l’esthétique d’Alix, The cherry blossom girl. Fruits, jardins, vergers, chemins, fleurs, dentelles, je dirais – mais je suis nulle pour mettre cela en mots.

Mais d’où cela nous mène à Catherine Noury? Eh bien, il y a, disons, une ombre, une poudre magique d’un peu tout ça sur ses créations : du cassé, du déchiré, de l’abîmé, du transformé, du lumineux, de l’arlequin, du théâtral, je ne ne sais quoi qui donne à toutes ces oeuvres un caractère magique, onirique, proustien, bergmanien : je pense aux marionnettes et à la lanterne magique de Bergman, à la fin de la recherche du temps perdu, et à Alix.

Oui, on est d’accord, je mélange un peu tout, mais je m’en moque : ce qui permet de reconnaître une oeuvre d’art, comme un bon vin, c’est la saveur qu’elle laisse en soi-même quand on la regarde. Quand je regarde les oeuvres de Catherine Noury, voilà ce qu’elles laissent en moi ( qui s’y trouvait déjà, mais l’art réactive ce qu’on a au fond de soi), donc allez lire l’article de Flannie et foncez voir l’expo, et vous verrez alors ce que Catherine Noury réactive au fond de vous.

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Faut rigoler !!!

septembre 24, 2008 · 6 commentaires

En me baladant sur le net, je suis tombé sur ça!!!

Attention, ils ne sont pas tous bons, il faut fouiller, mais vu mon sujet d’il y a quelques jours, j’ai tilté !!

J’aurais voulu mettre le lien, mais j’ai oublié de le noter, et chez moi, je l’ai oublié. C’est une blogueuse de chez Mabulle, et je lui ai laissé un comm, si elle se reconnait, qu’elle le signale, ça me donne l’impression de piquer les idées des autres et là je n’ai pas pu me retenir.

Et à part ça, j’ai découvert ça, je les trouve très drôle – qui connaissait?

Impossible de mettre une video, je ne sais pas pourquoi !!!

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Tag en retard, version automne

septembre 24, 2008 · 27 commentaires

(Je présente mes excuses pour cette photo aux estomacs sensibles le matin).

J’ai plein de tags en retard, et je vais commencer par celui que je crois être le plus ancien, celui de Laure, de cactus et Pissenlits. Le truc, c’est que Petite Fleur, la Princesse à l’eau de javel, m’a tagué pour la même chose, et je le referai donc plus tard.

Un tag réjouissant, puisqu’il s’agit de manger. Pas de problème pour parler de nourriture, au contraire.

J’ai encore un autre tag à faire, sur les contradictions, et je le referai la semaine prochaine, ou plus tard.

1. Un aliment ou produit que je n’aime pas du tout :

Hm, pas facile car j’aime tout… alors je cherche et je dirais le Ricard, je crois que c’est le seul truc alimentaire que je n’aime pas. Je bloque, ça me donne envie de…. et je ne sais pas pourquoi.

2. Mes trois aliments favoris :

Oh, que c’est difficile !

Je crois qu’il y a d’abord le camembert… J’adore ça, et fait. Mais j’achète aussi du camembert moyen et je le passe au four… il fond. Sinon, il y a un truc génial avec le camabert : vous le sortez du papîer plastique et vous le remettez dans son emballage en bois, et puis vous mettez tout ça au four…

Le camembert fond… on le mange à la cuillère…. les points de suspension illustrent l’état second dans lequel je me trouve à la seule évocation de la chose.

On peut aussi mettre le camembert dans une crêpe ou une feuille de brick, la crêpe, pliée en deux mais la feuille de brick c’est pas mal, on la plie en quatre et on la fait frire et ensuite sur une salade…

Bon j’arrête.

Après le camembert???? (Je réfléchis)

Bon, alors le truc le plus bête de la terre : le poulet rôti.

Avec légumes (tomates, poivrons, oignons), ail, oignons autour. Et de l’eau aussi : pas mal, pour faire du jus de cuisson. Et ensuite vous gardez le jus de cuisson et vous le mettez au frigo, il fige (quand ça fige, ça fige avec le gras en haut, le jus en bas) et vous pouvez manger le jus sur du pain froid le lendemain, ou le mettre dans l’assaisonnement d’une salade, ou faire une sauce minute à la con avec dans une poële, ou mettre le gras sur des patates sautées en fin de cuisson.

Je parle de mon poulet rôti chez moi à ma façon.

Pour finir, je suis dingue de plats asiatiques, mais je n’ai pas forcément les sous pour les manger au restau. Mais je mentionne quand même les sushi, sauf que c’est moins intime, je dois les manger à l’extérieur et comme c’est cher (ou alors c’est pas bon) je n’ai pas le même rapport avec les sushi qu’avec le poulet rôti ou le camembert.

Et il y a tout ce dont je n’ai pas parlé… (prochain tag)

3. Ma recette favorite :

Le poulet tandoori. Mais bien fait. Voilà, je parle de plat asiatiques, et voilà. J’aurais pu dire le cassoulet ou le confit, aussi. Non, le confit. Et la choucroute la vraie, vraie, vraie?????

Bon, alors mon plat préféré c’est : tout, du moment que c’est fait par une pro. (Pour le poulet tandoori, il faut une pro qui ait pitié des européens et ne mette pas trop de piment).

4. Ma boisson de prédilection :

Le vin. Lequel? Je ne sais pas, tous. Un faible pour le champagne. (Je suis une fille toute simple)

5. Le plat que je rêve de réaliser et que je n’ai toujours pas fait :

Des pâtes fraîches. J’en ai vu faire, c’est long, mais incomparable.

6. Mon meilleur souvenir culinaire :

Le meilleur????

Le?

Une certaine tarte au fromage (sucrée), incomparable, dégustée dans un restau près de chez ma tante, qui a fermé, donc je ne connaîtrais JAMAIS la recette et je ne pourrais JAMAIS plus en manger. Elle était servie avec un coulis de framboise.

Qui je tagge????

Qui taggé-je?

Alors : Sofsof, Lili, Nancy, Jeanne, Suffragettes, et Isabelle.

Voilà. Bon appétit, moi je vais me faire un poulet rôti, je crois bien, avec de bêtes coquillettes. Mais je vais mettre du jus de cuisson dessus, attention….

(C’est faux, car en fait je termine ce tag ce matin et je ne vais pas faire le poulet avec ce soir).

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Et si on mariait Céline Dion à Frédéric Beigbeder?

septembre 23, 2008 · 19 commentaires

Oui, oh, inutile de me dire qu’ils sont déjà pris, je parle ici de construction intellectuelle. Marions-les par l’esprit (notre esprit, je veux dire : je ne suis pas maître du leur)…

Chez une copine, je suis tombée sur Céline interviewée par Denise Bombardier et je me suis regardé toute l’interview, avec fascination. Normalement je déteste Céline Dion, mais son interview m’a prise au dépourvue.

D’abord, j’ai me mieux l’entendre parler que chanter. Ensuite, elle parle à la fois comme dans une série américaine à la noix et comme ma tante Marie-Rose. Elle dit des trucs qui me laissent sans voix :

“J’ai décidé,  sans même moi-même décider, d’être un jour  un livre ouvert, de raconter et de dire mes sentiments.

Elle parle avec un visage empreint de sérieux, car, ne l’oublions pas, c’est Céline Dion, une star interplanétaire. Hein. Dans sa famille il y a aussi des gens à problèmes, comme dans n’importe quelle famille. Elle laisse parfois de longs silences entre deux réponses : on sent qu’elle est sincère, mais qu’est-ce qu’être sincère quand on est probablement entouré d’une cour, comme les souverains anciens? Céline croit en elle, parce que tout les autres croient en elle, et elle a raison, par ailleurs, sauf que comme, évidemment, je ne l’aime pas du tout, je l’écoute avec un ébahissement qu’un fan ne doit pas du tout ressentir.

Enfin le sérieux incommensurable avec lequel elle gère son interview me laisse rêveuse, mais bon, c’est peut-être normal dans sa situation. Etre une star, c’est pas facile…

Mon problème, c’est que même si elle me fait hurler de rire tous les deux sur mon canapé tant je la trouve ridicule, je suis hélas (hélas !) trop sérieuse au fond pour ne pas me dire qu’elle est probablement différente de ce qu’ella a l’air d’être (c’est-à-dire que je l’espère).

Bon. Mais imaginons que Céline et Frédéric ne  soient pas ce qu’ils ont l’air d’être,d ‘accord?  Fonctionnons avec leurs images (après tout, c’est ce qu’ils font, non? Ils se construisent une image).

Alors.

Imaginons cette sirène échevelée gris et argent… (à quoi pense-t-elle en se laissant coiffer comme ça???? ça me fait penser aux dessins de princesses extra terrestres que je faisais à 15 ans, oui, je dessinais des princesses extraterrestres à 15 ans, absolument, et elles avaient plein de cheveux. Bon. Mais j’avais 15 ans. Je suis devenue plus sobre après. Maintenant, je trouve très bien une princesse extraterrestre avec des cheveux courts.)

.

Bon, donc, alors la sirène argentée en costard, avec cet charmant monsieur (en costard aussi)…

hein? ça le fait, non?

Il y a de l’idée dans le cheveu, en tout cas, leurs système pileux se répondent, je trouve. Non, je n’ai pas mis la photo du monsieur torse nu, j’ai la faiblesse de les préférer un chouia plus épais (les monsieurs), enfin quand je peux, parce que Tim avait un peu l’épaisseur de Beigbeder, mais j’avais l’impression de me serrer dans mes bras quand j’étais avec lui (on n’est pas toujours soi-même). Je le préfère habillé, il y a plus de mise en scène (des vêtements, ça peut s’enlever aussi).

Céline a le cheveu barbiesque, mais il y a du Ken, en barbu, dans la pose décontract, trop coooool, de Fred, non? Moi je trouve qu’ils sont trop bien ensemble.

Et puis alors le dialogue.

Céline : Il y a la chanteuse et il y a Céline. Mais c’est Céline qui va gagner (c’est JC Van Damme qui lui fait ses dialogues).

Frédéric (dans sa baignoire ; voir tomcast, lien plus bas) : Bientôt, tu seras unique, comme toutes.

Céline : Maintenant, je m’habite.

Frédéric : Nous ne sommes pas à vendre.

Céline : Je crois que c’est la maturité.

Frédéric : Je ne sais pas qui je ne suis plus.

Les dialogues sont plus ou moins extraits des interviews de Céline Dion par Denise Bombardier et du Tomcast de Frédéric Beigbeder. Ils ne veulent absolument rien dire, mais ce n’est pas grave : c’est comme Ionesco, dont j’ai pas mal parlé la semaine dernière, ou celle d’avant. La cantatrice chauve, ça ne veut pas dire grand chose non plus. C’est de l’art moderne : on dit n’importe quoi, mais grammaticalement correct et sans signification, comme ça on laisse les autres donner du sens…

Vous ne trouvez pas qu’ils vont bien ensemble?

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J’aime pas les cartes bleues

septembre 21, 2008 · 24 commentaires

J’aime pas les cartes bancaires. Ce sont des outils, non pas commodes pour les usagers, mais pour les banquiers. Si vous avez les poches vides, vous n’achèterez rien. Si vous avez une carte de crédit, ou même seulement de paiement, vous serez tenté d’acheter. Et votre banquier videra votre compte, en vous demandant de lui dire merci. Car il vous vend de l’argent, il vous vend les moyens de dépenser plus, et il faut lui dire merci.

Certaines personnes arrivent à résister à la tentation, peut-être n’éprouvent-ils pas de tentation. Pour ma part, je laisse ma carte à la maison, le plus souvent (c’est très pratique). (j’ai une carte pour les fois où je dois louer des voitures, et le fait est que ma carte a quatre mois, c’est dire…)

Si je n’aime pas les cartes, c’est vraiment en raison de leur place dans ce système que je voudrais pas détruire par la force, car je ne suis pas une révolutionnaire du tout, et puis la force, il faut crier, se battre, pas mon style, mais que je n’aime pas.

C’est un instrument, mais je crains que l’instrument ne parasite l’usager. J’ai vu chez des amis de Pierre-Henri des concours de carte bleue. Et au boulot aussi, avec Paat et Marc. Car il y a du degré dans la carte bleue. Il y a la carte bleue du pauvre, et celle du riche. Bon, moi, on oublie; c’est une carte de retrait (la loose). Dans ma logique à moi, dans ma famille où certains sont discutables, l’argent c’est pas mal (je confirme : ça a de gros avantages annexes), mais l’argent réel, l’argent qu’on a, le vrai. Pas les potentialités argentières. Par exemple, moi j’en ai peu, mais j’ai la chance de bénéficier de temps en temps des retombées de celui des autres. Je garde donc un silence courtois sur l’argent, je serai malvenue de cracher dans la soupe (et si quelqu’un veut me donner un bol plus grand, je prends). D’ailleurs, dans ma famille, ils font aussi des concours de carte bleue, mais plus discrètement (style catholique, avec des airs de vieille fille ; je sais que c’est hypocrite, mais le truc c’est que ça me fait rire).

En tout cas Pierre-Henri a une carte bleue de très riche. Paaaat aussi, mais pas Marc. C’est pourquoi je préfère Marc. Marc préfère ne pas avoir une autorisation de dépenser trop grande. Imaginez la ringardise du truc !!!! Dans deux secondes, il va parler de prudence. Voire (bouchez vous les oreilles) d’économies, vous savez, le bas de laine. Argh. La négation du système actuel. Le cochon rose (moi j’en ai un ; l’étendue de ma ringardise : je mets des pièces ou des billets, en début de mois les billets, dans mon cochon et je l’ouvre en fin de mois pour aller au restau ; j’ai honte ; mais ça marche ; je sors toute gaite et je vais au restau avec une copine et un copain avec mes petits sous économisés ; et pas mécontente car il y en a qui n’ont pas de petits sous économisés).

Ouais. Et je mange du pain beurré et de la soupe. C’est horrible. Heureusement que j’ai un blog. A qui, dans le monde réel, pourrais-je confesser des tares aussi atroces?

Bon, mais comment fais-je pour dépenser des sous quand j’en ai plus? Car je sors toujours avec dix ou vingt euros, j’oublie de prendre plus. Je ne pense jamais à l’argent : eh bien, j’emprunte des sous aux gens avec qui je sors.  Ce qui ne m’oblige à dépenser des sous qu’avec des gens sympas : une bonne politique.

(Quand je vais au restau et que c’est un mois à sous, je bois du vin ; dernièrement du Brouilly Vieilles Vignes ; parfois j’achète du saumon et du champagne et j’invite des gens chez moi : vive le cochon rose).

(Et d’ailleurs, j’ai raison de ne pas croire dans le système ; je me demande si je ne vais pas mettre mes sous dans une chaussette dans mon armoire : vu ce que les banquiers en font… et si j’achetais des pièces d’or pour ma chaussette?)

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Chuck Norris et Rowan Atkinson, c’est bon pour la santé

septembre 19, 2008 · 23 commentaires

Donc, aujourd’hui on va rire, pour vivre vieux, il paraît que le rire c’est bon contre l’Alzheimer (en résumant).

Bon, alors déjà ça, mais il paraît que c’est connu, vous allez sur la page principale de Google et vous tapez : trouver Chuck Norris. Ensuite, vous cliquez sur “j’ai de la chance”. Et vous voyez.

Moi, ça me fait rire. Au boulot ils ne connaissaient pas. Eh bien au lieu d’analyser notre travail pour devenir leader, on a rigolé avec ça. Quelques minutes d’Alzheimer en moins.

Mais il y a aussi les Chuk Norris facts.

Ben non, je ne connaissais pas (les mieux c’est le top 30).

Mon préféré :

Certaines personnes portent un pyjama Superman. Superman porte un pyjama Chuck Norris.

C’est frais, c’est juvénile.

Chuck Norris et Superman on fait un bras de fer, le perdant devait mettre son slip par dessus son pantalon.

Mais si, on peut rire, lâchons-nous.

Bon, c’est pas assez fin?

Certes. Alors :

Bon et pour ceux qui comprennent l’anglais (même partiellement, comme moi)…. c’est à mourir de rire, définitivement.

Et pour les autres, quand même :

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le bonheur, la santé et le yaourt

septembre 18, 2008 · 30 commentaires

Depuis plusieurs jours je lis, ça doit être une nouvelle campagne de matraquage, des trucs sur la santé ; bien manger pour vivre vieux ; pas trop de sucre ; et il faut rire.

Manger et rire, pas de problème, et je trouve qu’on devrait parler du verre de vin, mais ça ne doit pas être dans l’air du temps, alors que, un, Un, j’ai dit un verre de vin, pas la bouteille. Enfin un et demi, mais pas deux, parce que quand on commence on ne sait pas où on s’arrête.

Ce que je ne comprends pas : d’un côté, ce baratinage sur le pas sucré, les fruits et légumes (c’est à dire des trucs que jadis, peut-être, quand le monde était jeune, on cueillait sur les arbres, une brise légère faisant trembler notre robe blanche, sous un doux soleil, une brindille entre les dents, en chantonnant lalala, mais que maintenant, le monde a vieilli, il pleut, et ça s’achète à prix d’or dans des rues mouillées ou dans des supemarchés, sous une lumière blance qui rend tout moche) ; et de l’autre, des rayons remplis de produits archi sucré, transformés et retransformés, on ne sait même plus ce qu’il y a dedans, le rayon yaourt en particulier est effrayant, moi je fais mon yaourt toute seule (on le sait, je fais du yaourt avec du yaourt), mais quand je vois la ronde des mille et un produits, que je ne teste pas, mais c’est le principe, je suis épouvantée ; le tout, très souvent plein de sucre.

Je détaile un peu : yaourt nature, bio, allégés, enfants, à boire, soja, spécialisés, lait entier, aux fruits.

Spécialité : lait entier vanille, lait entier tout court, frais nature sous mousse de crème fouettée, nature mousse aérienne sur fromage blanc onctueux (c’est la même chose mais pas la même marque)…

Enfants : mon premier yaourt (alors que si vous lui donnez un entier, ça n’explose pas), mon prmier à ci, mon premier à ça, bon, je n’ai pas d’enfants.

Dans les fruits (je n’aime pas, notez) : il y a l’arôme naturel (c’est-à-dire que l’arôme est peut-être naturel mais le procédé chimique), l’arôme chimique, mais on ne dit pas chimique, on ne dit rien, le yaourt aux fruits, le yaourt aux morceaux de fruits, et je crois bien qu’il y a la mousse de fruits sur yaourt.

Pour des raisons mal définies, la yaourt fait des ravages en France et j’ai des tas de copines qui aiment les yaourts au point d’en faire des comparaison, du genre , ah, la mousse de fruits frais sur fromage blanc fouetté de chez machin, un régal.

Alors que moi, la dernière fois que je me suis régalée, et très convenablement, c’était en buvant un vin vendange tardives, un post que je dois faire depuis quatre mois, car j’ai oublié le nom du vin.

Bon, donc je bloque sur le yaourt, voire j’en veux aux vendeurs de yaourts, et je donne une recette à moi de yaourt, que l’on doit faire avec du nature, mais même si vous ne faites pas votre yaourt au four, ça marche.

C’est un peu régressif….

Dans un petit saladier (oui parce que au point où on en est, autant se la faire par saladier), mélanger une certaine quantité de yaourt, des petits beurres, une banane et du cacao nature sucré (j’achète du cacao nature pas sucré, et je le sucre moi-même, ça dure plus longtemps et ça a plus de goût).

Enfin il faut attendre que les petits-beurre aient un peu ramollis, mais pas trop. Il faut mettre pas mal de petit-beurre.

Dans une version plus “tendance” : oublier le saladier, vous faites ça dans des verrines (des verres, mais vous dîtes verrines).

Petits beurres au fond.

Puis yaourt.

Puis banane.

Puis chocolat fondu.

Puis saupoudrage de miettes d’amandes ou noisettes.

Voilà.

C’était mon quart d’heure anti produits industriels laitiers.

Comment écrit-on petits beurres au pluriel????

PS : il faut rire aussi, demain je dis un truc drôle.

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