le journal de Fanette

Entrée de octobre 2008

La petite couronne, une fois de plus

octobre 31, 2008 · 3 commentaires

Aujourd’hui, j’ai pas le temps !!!!

Mais je vous laisse avec la petite couronne, toujours aussi drôle, et avec des interviews du réalisateur, Maxime Potherat, et d’un des acteurs, Yanik.

Pis faut cliquer sur le lien parce que j’arrive pas à exporter le lecteur exportable.

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Une rue, Paris, le nuit, froid, je rentre chez moi

octobre 30, 2008 · 27 commentaires

(Photo : Flickr : diabolikkitsuney)

Une soirée chez un copain.

Une chambre d’étudiant, toute petite, en long, 18 m2, 10 personnes de dans, plus d’autres un peu dans le couloir mais le voisin veut dormir.

Deux guitares et des chansons.

Des bières (hm, je ne suis pas très bière), du vin, et j’ai amené le mien, et comme ils ne savent pas, je me débrouille pour ne boire que le mien (je suis snob, et puis je n’aime pas le mauvais vin ; j’ai amené du blanc, du Chablis, souvent les gens n’aiment pas ; je ne vois pas pourquoi je picolerai des trucs que j’aime pas, et chaque fois que quelqu’un fait “Wah ! du Chablis ! ” je sais que j’ai au moins un point commun avec l’amoureux du Chablis ; mais j’aime tous les bons vins blancs ; les rouges aussi). Enfin, hier soir, le point commun, c’était Charlie, le petit frère de Ben qui joue super bien de la guitare (surtout pour un étudiant en droit ; m’est avis qu’il va y avoir un étudiant en droit de moins prochainement).

Tout le monde chante et le voisin finit par en avoir marre ; il en a marre vers minuit et demi ; bon, il n’est pas aimable, mais d’un autre côté il doit se lever à 5 heures. Après une séance où il tape méchant sur la porte, menaçant d’appeler les flics, je dis à l’hôte que, au fond de moi, je saisis le problème du voisin, que moi aussi je travaille le lendemain, ben oui, et puis l’ambiance commence à partir en vrille, tout le monde s’énerve un peu, bref je me tire.

Seulement, bien sûr, j’ai loupé le dernier métro ; je suis spécialiste. Et pis là, je suis partie un peu agacée, peut-être pas diplomate, je ne sais pas, bref personne pour me ramener et je me tape 40 minutes à pied. J’ai froid aux jambes, je marche vite, ça réchauffe, j’aime bien les lumières de Paris la nuit, les rues vides, mes pas qui résonnent.

En même temps, j’ai froid, donc j’aime moins, forcément. Je me fais un trip sur ma couette.

Puis le sommeil, le froid, commencent à m’engourdir, j’ai envie de dormir, ou de m’arrêter, de m’asseoir, de quelque chose de chaud, de doux.

Je renifle. Faut que je sorte ma main des poches – calvaire – pas de kleenex.

Les drames de ma vie.

Pas de mouchoirs en papier.

ça vous arrive, hein?

Donc on récapitule : il fait froid, humide, mouillé, j’ai froid aux jambes, je marche, j’ai envie de dormir, j’ai mal au dos, j’ai la goutte au nez et les doigts gelés.

Ouais, c’est beau Paris la nuit.

Je renifle. Je m’essuie le nez. Crotte. Zut. Passer au Franprix demain, urgence.

Marche, marche, marche.

Brrr.

Goutte au nez. Salope. Snif.

En bas de chez moi : clefs. Dans sac. Aaaaah. Je les trouve pas. Manquerait plus que ça. Tout noir près de la porte de l’immeuble. Je vais sous un lampadaire et je commence à fouiller mon sac. Goutte au nez. Yeux qui pleurent. Froid. Ah tiens, le mouillé ambiant devient pluie.  Ah ben. Tant qu’on y est. Clefs pas dans sac? Dans petites poches sur le côté? Première petite poche? Deuxième petite poche? Troisième petites poches? Salopes de petites poches !!! Tout mon sac est par terre. J’ai l’air de quoi, là? hein? Accroupie sous un lampadaire, j’insulte mon sac dont le contenu se trouve sur le sol mouillé. heureusement j’ai mis les prospectus de merde que j’ai toujours dans mon sac en dessous, pour protéger les trucs plus fragiles et dont je ne veux pas qu’ils touchent le sol mouillé. Où sont mes clefs? Chez le copain de Charlie? Tombées par terre mais où? De rage je secoue mon sac. Gling gling. Bruit de mes clefs, ô combien doux à mes oreilles, et à mes cuisses, aussi, glacées.

Je les ai entendues, mais elles se cachent vraiment, au fond du sac, avec trois bics dont un complètement cassé, deux mouchoirs en papiers désséchés (j’en profite pour me moucher, c’est horrible), une pub pour une boîte qui me rappelle la soirée durant laquelle on me l’a donné, un carnet pour noter des trucs, une lime à ongle cassées en deux morceaux qui tiennent encore ensemble, deux petits machins de parfums donnés en cadeaux dans une parfumerie (un vide, un plein) et deux chouchous.

Je les tiens enfin, je reremplis mon sac, pousse les papiers inutiles dans la caniveau, vais vers la porte ; puis, saisie d’un remords écolo-citoyen qui me vient je ne sais pas d’où mais pas de mon moi conscient, c’est sûr, car mon moi conscient hurle et m’insulte, je vais ramasser les trucs dans le caniveau et les jeter dans la poubelle.

Puis je rentre dans mon immeuble ; monte à pied mes six étages et arrive en haut frigorifiée et de très mauvaise humeur.

Par contraste, il faut chaud chez moi.Je me détends.

J’ouvre l’eau dans la douche, je ferme le vélux, défais mes vêtements, me jette dans la douche, me démaquille à moitié sous l’eau, aaaah, l’eau chaude sur ma peau glacée.

Puis peignoir, j’attrape ensuite le tube de crème et, collée sous le radiateur à infra rouge (juste au dessus de la porte de ma salle de bain, je m’enduis de crème, j’ai horreur de ça, mais alors si je ne me crème pas en hiver, j’ai la peau hors d’état, donc je déteste ça au moment où je le fais, mais c’est du confort pour plus tard. Puis pyj ; chaussettes ; sweat ; s’il fait très froid je mettrais un bonnet et des moufles ; ben oui, je bouge quand je dors, je me découvre et j’ai froid, il me faudrait une couette de couchage, avec des bras, et une fermeture éclair jusqu’au cou, et une capuche – et un intérieur en flanelle déhoussable, si ce n’est pas trop demander, pour ne laver que le revêtement intérieur et pas toute la couette de couchage. Là, si je donne une idée à une grande marque, faut me payer des royalties.

Et puis : je dors !!!!

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J’ai envie de légumes

octobre 29, 2008 · 14 commentaires

Donc, on peut en déduire que je ne parle pas de Sandra aujourd’hui (j’aime bien Sandra, mais elle me stresse et depuis que j’ai commencé à la voir moins, il y a deux-trois ans, je culpabilise, alors qu’elle s’en fout – bref, je ne sais que penser à son propos).

Oui, alors je disais que j’ai envie de légumes.

Et c’est pas facile. Ils sont chers, et je rame pour en trouver à des prix abordables.

Si vous me dîtes comment vous faîtes, vous, ça serait ben aimable, parce que j’ai peut-être loupé un truc.

Et d’un : la chasse au légume.

Je fais tous les magasins, c’est une stratégie, et j’achète tout le pas cher que je trouve dans le dit magasin. Le lendemain, ou le surlandemain, je fais pareil dans un autre magasin. Je fais un peu gaffe au bio en début de mois, vous voyez? Pis après je me relâche, enfin c’est mon porte monnaie qui râle et qui me dit que de toute façon finasse pas, y a des antibiotiques partout.

Pour des raisons qui m’échappent totalement, les fruits et légumes n’ont pas les mêmes prix partout.

Pas les mêmes qualités non plus. Alors pour faire face à ça, j’utilise des herbes zet des zaromates.

J’ai même acheté un petit pot plastique avec du thym et du laurier.

Et de deux :

La cuisinade du légume.

Il m’arrive d’être compliqué, mais pas toujours.

En ce moment, je fais dans le n’importe quoi et j’aime ça.

Ce qui me surpend d’autant plus que normalement, je fais, et à fond, dans le camembert, fondu ou pas (avec herbes), tout ça ; dans la viande, crue de préférence, dans la peau de poulet rôti.

Pis là, ça fait une semaine que je suis dans le légume : mon organisme envoie-t-il des messages désespérés à mon cerveau, mon cortex, mon hypo thalamus ?

Eh, mec !!! Les protéines on n’en veut plus, envoie de la fibre??? De la vitamiiiiiiine, pliiiiiiz !!!

????

Toujours est-il que je suis au boulot et je pense à des (riez pas, hein?) FEUILLES DE BETTES.

(C’est normal, vous pensez? Moi ça m’inquiète).

Des feuilles de bettes. Quelqu’un m’a dit un jour, ah les feuilles de bettes c’est dégueulasse.

Depuis j’ai eu envie d’essayer.

J’ai trouvé ça bon. Je me suis dit : c’est l’émotion, ou l’esprit de contradiction. J’en ai refait. J’ai aimé encore.

La première fois j’avais fait des côtes, les parties, blanches, qui deviennent blanc vert en cuisant. Je les avais cuites à l’eau. Je les ai accompagnées d’un blanc de poulet tout con, enfin pas totalement con, poelé au beurre (j’aime le beurre, je l’ai dit, hein???), puis déglacé avec un fond de jus de cuisson de porc de la veille, ça fait une sauce à la fissa, et quand les côtes de bettes se sont mélangées au jus, c’était bon. ça a un petit goût de je ne sais quoi dans le fin fond, mais c’est bon.

Et hier, j’ai eu envie de bettes et de potiron (ça doit être une sorte d’effet secondaire d’Halloween?), je me suis fait un rata huile d’olive/ail/bettes/potiron en petit morceaux/oignons/tomates. Il y avait de l’huile d’olive. Je veux dire : il y en avait, quoi.

Quand ça été cuit, tout mou tout fondu, et franchement ça ne ressemblait plus à rien, j’ai mis tous les légumes dans un coin de ma poële, j’ai cassé un oeuf dans la moitié de poële qui restait, je l’ai fait cuire en omelette, et mélangé aux légumes. J’ai mangé ça sur du pain beurré (sans le dire à l’huile pour les légumes). Il y avait juste une lichette de beurre, toute petite.

Pour demain, je me pose des questions sur le mélange chou/potiron.

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Sandra et Marcello : les histoires d’amour finissent, en général

octobre 28, 2008 · 16 commentaires

Nous avions laissé Sandra et Marcello songeant à louer un nid d’amour pour abriter leur passion.

Sandra avait par ailleurs très envie de quitter  ses parents.

Et justement ça tombait bien, Marcello avait un copain. Ce copain avait un appartement dans le 18ème. Et il devait partir un an en Italie. Donc l’appartement allait être libre un an. Et le copain, ça l’arrangeait que Marcello le lui loue meublé.

Et donc toute contente, Sandra m’annonça un jour que, dans deux mois, elle aurait emménagé avec Marcello.

Pendant ce temps-là, elle continuait de voir Nabil, toujours charmant, et hilare dès qu’elle parlait de Marcello.

Comme elle en avait un peu marre de l’ironie de Nabil, et qu’en plus il me draguait outrageusement (mais moi je ne voulais sortir avec Nabil, je ne suis pas hyper difficile, mais comme c’était un peu le défilé chez lui, je voulais au moins avoir un rapport amical et sympa avec un garçon, et lui, il ne devenait amical et sympa que s’il voulait coucher ; après, au bout de deux-trois mois, il commençait à s’ennuyer et devenait distant et désagréable, posait des lapins tout ça, pas mon style ; en revanche, il n’était pas comme ça avec Sandra : même s’il ironisait avec elle, il l’aimait bien, et ils sont restés amis-amants très longtemps ; je crois que Sandra l’amusait vraiment, alors que moi, je ne l’amusais pas du tout, il devait juste avoir un petit vide à combler, alors zut), donc comme elle se sentait un peu agacée par Nabil, elle sortait avec un autre garçon, Stéphane, dont les parents avaient un hôtel “de charme” dans le Bas-Rhin ; ou le Haut-Rhin. Il rentrait tous les mois, avec elle, et ils passaient trois jours dans l’hôtel “de charme”, enfin à côté à vrai dire, mais la maison était diablement sympa et il y avait une piscine et un petit Spa à l’hôtel. Comme elle soupçonnait Stéphane de s’attacher, elle essayait quand même d’être distante, et elle était prudente avec Marcello (car il devenait jaloux)..

Deux mois après, ils n’avaient pas encore emménagé. Il y avait eu des impondérables ; un voyage d’affaire ; beaucoup de travail ; et puis Marcello trouva un job d’été pour Sandra dans une boîte avec qui il était en affaire. Seulement, courant juillet, Marcello se fâcha avec le directeur de la boîte. Sandra fut très fâchée, mais comme elle avait besoin du salaire, elle se domina et resta dans cette société où elle entendait tous les jours Marcello être traité d’escroc.

Un jour, elle se fâcha quand même, et, avec larmes, cris et sanglots de douleur, fit de grands discours à tout le monde dans la boîte, et leur dit que ce n’était pas parce qu’ils avaient eu des différends en affaire qu’il fallait être insultants. En plus, à cause d’eux, Marcello avait tellement de soucis qu’ils ne se voyaient presque plus.

Suite à cela, le directeur (un homme d’une trentaine d’années) l’appela dans son bureau et lui demanda d’accepter d’aller au restaurant avec lui, car il ;avait des choses très importantes à lui dire, TRES importantes, et il ne voulait pas qu’il y ait de malentendus. Elle refusa puis accepta. Il vint la chercher un vendredi soir dans une très belle voiture et l’emmena dans un superbe restaurant sur l’Île de la Jatte. Ils parlèrent longuement et Sandra stupéfaite réalisa que Marcello était un escroc, même pas un grand escroc, juste un petit chefaillon d’entreprise véreux.

Ce fut très dur. Elle pleura. Mais heureusement, ce directeur de la boîte pour laquelle elle bossait fut très, très gentil. Il comprenait sa situation. Ce n’était pas de sa faute à elle. Il n’avait rien, mais alors RIEN contre elle. Il la raccompagna chez elle, enfin chez ses parents, le plus poliment du monde. Et puis, alors qu’ils se disaient au revoir, juste au moment de se quitter :

“Je ne sais pas ce qui m’a pris !!” me raconta Sandra (alors que je soupçonnais la chute depuis qu’il l’avait invité au restau ; mais elle non, pas du tout). “ça a été irrépressible. Pourtant je le trouve pas terrible. Enfin, maintenant, si, mais sur le coup, quand on était au restau, je ne le voyais pas du tout comme ça. Enfin bref je ne sais pas comment ça s’est fait, mais on s’est jeté l’un sur l’autre dans la voiture. ‘tain c’est pas pour dire, mais les leviers de vitesse, j’en ai ma claque.”

- Mais pourquoi vous n’êtes pas allés à l’arrière?

- Mais voyons, on n’a pas eu le temps !!! Tu ne te rends pas compte ! N’empêche c’était super. Je le revois dimanche. Tu sais qu’il est marié? Il a dit à sa femme qu’il allait à un tournoi de tennis d’un pote. Fais pas une tête comme ça, eh !!! T’inquiètes, hein : c’est uniquement sexuel.

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Sandra, suite

octobre 27, 2008 · 14 commentaires

Avant de continuer, je veux faire une mise au point. Je vois bien que tout le monde plaint Sandra, et d’ailleurs moi aussi, et je continue, mais je ne suis pas sûre que ce soit pour les mêmes raisons.

Il ne faut surtout pas s’imaginer Sandra comme une pauvre fille solitaire et pas très jolie, ou jolie mais bête, ou jolie mais en quête d’amour (encore que ça, sûrement un peu), toute seule, et se raccrochant à Marcello comme à une bouée.

Parce que j’ai pas tout dit, parce que les posts, bon, c’est limité en place, en temps, tout ça.

Alors avant d’en finir avec Marcello, je vais essayer de mieux situer la Sandra de cette époque-là. Elle avait 19 ans, elle était comme elle est toujours, pas extraordinairement jolie, mais avec quelque chose qui attirait l’oeil, indubitablement. Elle avait un corps proportionné comme il faut, dont elle était par ailleurs contente (et elle me le disait, tranquille, c’était une fille sereine sur son corps) : elle n’avait pas de grandes jambes de mannequins, non, mais elles étaient assez fines ; elle avait un peu tendance à grossir des cuisses, mais pas trop, et avec un régime et un peu de sport, elle s’affinait et redevenait conforme aux canons de beauté actuels. Le moins bien, c’était ses cheveux, d’une couleur indéfinissable, et très fin, mous, mais elle était très soignée et allait chez le coiffeur régulièrement, donc même si ça couleur (naturelle) était bizarre, elle était toujours coiffée, et ça se voyait. Je n’aimais pas ses coiffures, le style coiffé décoiffé, mais ça faisait fini, pas hirsute. Elle se maquillait toujours, un peu pour aller en cours, et beaucoup pour ses rendez-vous : au final, c’était, je dirais, une fille plutôt insignifiante qui depuis toujours se soignait et devenait très jolie, et j’insiste car si moi je suis plus négligée, je pense souvent à elle en m’arrangeant, à ce côté impeccable (à plusieurs niveaux : le niveau cours, le niveau petit rendez-vous, le niveau grand rendez-vous) qu’elle avait.

Elle travaillait aussi, en plus de ses études. Ses parents, des dragons, j’ai dit, avaient un côté : il faut se faire tout seul dans la vie, et sa mère ne savait pas (eh non) que sa fille se maquillait. Donc elle travaillait, et son père était fier d’avoir une fille courageuse, et elle se payait ainsi ses produits de beauté. Elle se maquillait en bas de son immeuble : elle sortait tout de suite après ses soins de peaux du matin, la crème hydratante et le fond de teint très léger sur la figure, et elle se poudrait et se faisait les yeux, soit en bas, avant de sortir de l’immeuble, soit dans les toilettes de la fac.

Elle avait un emploi du temps comme dans un agenda, d’où l’image : lundi 9 heures, cours, 11h30, Nabil, 13 h, Fanette, 14h30, cours, 16h30, Didier, etc. sa vie était réglée et organisée, elle semblait ne jamais avoir de oute, d’élan, de sentiments, et quand elle avait un changement de dernière minutes elle recasait un mec, ou des révisions, dans l’intervalle, avec une efficacité sidérante.

Elle travaillait dans une chaîne de fast food bien connue pour ça. Il y avait pléthore d’autres étudiants dans son restau. Deux étaient amoureux d’elle. Un étudiant en Allemand, un type super bien, sérieux, mais beau, grand, un peu carré de visage, pianiste à ses heures, et qui, salaud, ne me voyait même pas, alors que je l’avais repéré, mais bon, pas plus que ça (il aurait pu se rabattre sur la copine, non? Mais non – bon). Il était amoureux. Il lui offrait des cafés, des chocolats, son portable pour téléphoner, il lui portait son sac, il lui payait le RU, elle l’aimait bien, et elle me disait (et à lui aussi) : c’est con, hein? que je ne sois pas amoureuse? parce qu’il est bien, Didier.

Plus bien que bien, je dirais, bon, alors un peu trop sérieux, mais oh ! Mais il “ne lui faisait rien”, et il aurait été, dans la logique de Sandra, immoral de coucher avec un type qui ne lui faisait rien.

Elle me racontait ses turpitudes avec d’autres, et je lui disais “tout de même, c’est dommage que tu ne sortes pas avec Didier, hein?” et elle me regardait, choquée : “Mais je ne peux pas coucher avec un garçon qui ne me fait rien !”.

Ben non. ça n’eut pas été moral.

Et l’autre, qui était amoureux, enfin amoureux, c’était Nabil. Nabil était drôle et sympa, et par ailleurs c’était un joli coeur. Ah, ça, il n’était pas rasoir. Du coup, Sandra couchait avec lui, tranquillou, pour se consoler de Marcello. Elle racontait Marcello à Nabil ; lequel était mort de rire ; et lui conseillait de le laisser tomber ; qu’elle méritait mieux que ça, même si… (le même si m’a toujours intrigué). Mais Sandra expliquait que Marcello avait de l’avenir ; Nabil rigolait, et lui disait, allez, monte, ma biche, tu vas me raconter ça en privé, hein? et Sandra filait acheter ses préservatifs en me disant, comme elle aurait parlé de chewing gum : “P’tain, avec Nabil, ça consomme, hein !!!”.

(Nabil avait une chambre d’étudiant ; pratique)

Mais il n’y avait pas que Nabil. Mais le problème ce n’est pas qu’il n’y a eut que Nabil ou pas. Le truc, c’était qu’il y avait au mins dix mecs autour de Sandra, et que pour elle, c’était normal et habituel. Elle couchait avec certains, et c’était aussi normal et spontané et cool que d’aller prendre une douche. Aussi vide de sentiments, également. C’était un acte humain, vivant, et symapthique. Je ne sais pas comment l’expliquer. Par ailleurs, elle n’était pas amoureuse de Marcello : elle était “bien avec lui” et elle avait décidé de vivre avec lui, parce qu’il avait un avenir. Il y a avait aussi des mecs amoureux d’elle, et Sandra leur expliquait que non, elle elle n’était pas amoureuse, et elle ne voulait pas les tromper, et c’était comme ça, et elle avait des discussions délirantes sur l’amour avec Didier.

A cette époque, elle n’était pas amoureuse.

Est-ce que vous la situez mieux? ce n’est ni drôle, ni triste, car elle n’est ni malheureuse, ni heureuse. Oui, je sais, c’est assez curieux, c’est pour ça que un peu plus tard je me suis éloignée d’elle, je l’ai moins vu. Le journal hebmadaire de avec qui je couche, avec qui je vis, qui est amoureux de moi, qui ne l’est plus, et qui va bientpôt l’être, ça me fatiguait un peu. C’était ennuyeux : oui, voilà : au final, au bout d’un moment, après avoir fasciné, Sandra, avec ses hsitoires, fatiguait. Le sexe morne : c’était un peu ça.

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Sandra, suite

octobre 24, 2008 · 21 commentaires

La suite de Sandra.

Sandra est donc sortie pendant trois ans avec Marcello. Pendant ses études en fac.

ça s’est passé comme ça : dès le début, elle m’a expliqué que Marcello voulait vivre avec elle, mais qu’il ne pouvait pas.

En effet, il était marié. Il fallait qu’il divorce.

Il a divorcé. Mais il ne pouvait toujours pas.

En effet, il avait des frais. Alors il vivait dans un foyer Sonacotra, ou du genre.

Ah? avais-je fait, surprise. Il n’était pas chef d’entreprise?

En effet, il était chef d’entreprise. Mais il avait vraiment des frais. Sa femme, la pension, et en plus il avait une grand mère très pauvre en Italie.

Donc, c’était un chef d’entreprise qui vivait dans un foyer.

Peut-être que le fonds de Sarko pourrait, enfin aurait pu l’aider – bon, on ne digresse pas, Fanette, merde, bordel, de la tenue, tiens toi à ton sujet !!!

J’ai dit à Sandra, timidement : “Mais euh, tu ne trouves pas cela bizarre?

Ce à quoi Sandra a répondu : Ben non, pourquoi?

Ce à quoi j’ai rétorqué : bin euh, un chef d’entreprise qui euh vit dans un foyer, moi je ne les voyais pas comme ça les chefs d’entreprise.

Ce à quoi Sandra, légèrement exaspérée, a contre rétorqué : Mais puisque je te dis qu’il a des frais !

J’aurais pu m’en aller et lui dire qu’elle était cinglée, hein? j’aurais pu.

Mais je voulais savoir la suite.

La suite : chaque jour, Sandra appelait Marcello. Il répondait, ils parlaient, puis elle devait lui laisser des SMS à des heures précises, qu’il lui donnait.

Parfois, il lui donnait rendez-vous, parfois pas. Généralement pas. Au bout de trois jours en moyenne, il lui fixait un rendez-vous ; elle était toute gaite. Elle se préparait, se pomponnait. Elle sortait ses dessous coquins, elle allait chez l’esthéticienne. Une fois sur deux, Marcello annulait. Sandra n’était pas triste, mais drôlement ennuyée pour lui : il avait des rendez-vous d’affaires trop longs, ou qui se décalaient : quel ennui.

Mais une fois sur deux, ils allaient au restaurant puis à l’hôtel. Soirée de rêve, nuit de volupté.

Au final, je pense qu’ils se voyaient 3 à 4 fois par mois.

Ensuite, sa société a commencé à marcher, et il a envisagé d’habiter avec Sandra. Ils ont même commencé à visiter des appartements.

Marcello connaissait des agents immobiliers, il lui laissait parfois les clefs, et du coup ils faisaient l’amour dans les apparts, certains vides (P’tain j’me suis niqué l’dos en baisant avec Marcello, me disait Sandra grimaçante les jours suivants, quand je la retrouvais pour un café – tant de spontanéité, moi encore petite jeune fille bien élevée, car j’étais dans ma période chemisier fil à fil et lavallière – le premier qui rit je lui en colle une, virtuellement s’entend – tant, disais-je, de spontanéité me déconcertait et me paraissait d’une folle audace), certains meublés (heureusement pour le dos de Sandra).

Parallèlement, la fréquence des restau baissait. Moins de nuits voluptueuses, mais une nette hausse des après midi trash.

D’abord ils mirent du temps à trouver un appart.

En effet, ces choses se choisissent avec soin, et non pas à la légère.

Ensuite, il fallut s’attaquer au financement.

En effet, c’est bien beau d’être chef d’entreprise, mais avec une épouse à pension et une grand mère pauvre en Italie, on a des frais, qui ne permettent pas toujours de réaliser ses rêves.

Pour en finir, ils durent repousser leur projet d’achat.

En effet, il faut savoir faire face à la réalité, même lorsqu’elle est dure.

Mais ils songèrent alors (révisant leurs rêves à la baisse) à la location.

Ah ah, ah ah, ah ah, comme disait Bobby Lapointe.

(Il ne fait pas Ah ah dans la video, mais bon. Je mets des trucs vieux pour ne pas qu’on les oublie ; j’adore Bobby Lapointe).

envoyé par Salut-les-copains
Pouet pouet
Et je découvre ça , et je suis écroulée de rire !!!!!

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Un fonds public d’intervention, pour soutenir les entreprises en difficultéê

octobre 23, 2008 · 12 commentaires

Stooooop !!

N’en jetez plus, la cour est pleine !!!!

L’actu déboooorde !!!

Des perles comme s’il en pleuvait !

Nicolas Sarkozy a annoncé la création d’un fonds public d’intervention, pour soutenir massivement les entreprises en difficulté.

On le sait, je fais partie de ceux qui ne savent pas.

Mais. Quand même. Juste vu de loin. Moins d’enseignants. Moins de surveillants. Moins d’hôpitaux.

Mais les entreprises, elles ont papa qui veillent sur elles !!!

C’est le président des français, ou des entreprises?

Il va en faire une autre aujourd’hui?

Donc, les entreprises, vous bilez pas, on vous laissera pas à la rue !!! tendez la main (mais que les grandes, hein, celles avec les mecs qui n’auront plus de parachutes dorés – non parce que le petit patron, lui, il va pas faire chier non plus !!!  C’est que la groooooosse entreprise internationale qui sera soutenue !!!).

Je retourne bosser, c’était pour dire.

(Comme disait ma mère, mieux vaut être riche et en bonne santé que pauvre et malade).

(Ben elle avait raison).

(Demain je ne parle plus de l’actu.)

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Sarah Palin donnera ses fringues de campagne aux pauvres

octobre 23, 2008 · 15 commentaires

Alors je voulais parler de Sandra, mais l’actu m’a eu. Je viens de lire cette info trop géniale, merveilleuse, un vrai gag !

Sarah Palin s’est fait relooker pour la campagne. Bon. Comment transformer une américaine hyper profonde, cul serrée et cul béni en une fâââme moderne et tendance working woman.

Le relooking, en soi, n’est pas inintéressant.

Mais le plus merveilleux, c’est que pour répondre aux critiques, le partie de mcCain semble avoit fait savoir qu’elle donnerait ses fringues aux pauvres.

Ah l’Amérique c’est beau !!!!

Des millions pour les banquiers, des fringues de riches pour les pauvres !!! Super, non?

ça donne envie d’aller être pauvre aux Etats-Unis, non?

Maintenant, analyse de look :

Au début, c’est très Amérique profonde, chasse et pêche tout ça.

Là, c’est je suis super contente j’ai été élue.

Là, c’est ma famille à moi que j’aimeuh, on dirait une série télé.

La version (j’hésite) Carnaval, Chasse et Pêche exacerbée, ou Alaska for ever. Ou alors ils ont fait une soirée au restau “nos ancêtres les Gaulois” (ou “Nos ancêtres les Goths”?)

Moi, je la préfère comme ça, Sarah Palin. Mais bon.

Relookée, on a ça :

Banal, non?

Ou, plus intéressant :

Vous ne pensez pas à Jackie Kennedy?

Cela dit, si vous étiez Américain et pauvre, eh bien peut-être vous pourriez récupérer ses fringues.

Ou alors, ils vont faire une vente de charité et le produit des ventes  des fringues de Sarah Palin go to the White House sera reversé à l’oeuvre…

Ils sont bien les Américains…

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Comment gagner 1 miliard d’euro (ou un peu plus)

octobre 22, 2008 · 15 commentaires

C’est simple, il suffit :

  • d’être une banque
  • d’employer des traders mégalomanes
  • d’être dirigée par des gens qui ont fait de très grandes études (ils sont aussi nuls que ceux qui n’en ont pas fait ; mais ils sont copains entre eux : c’est comme dans la blogosphère, quand ils font clic clic chez les copains, ou pas clic chez les pas-copains)
  • d’investir de l’argent en bourse
  • de perdre de l’argent en bourse

Et là, c’est la merde. On vire les dirigeants, qui font une tête comme ça :( devant les caméras (ils sont sincère, ils se sentent cons et ils détestent ; c’est pour ça qu’ils font une tête comme ça).

Mais comme sans une banque on ne pourrait pas vivre, on est bien obligé de vous donner des sous.

Alors que quand :

  • vous êtes SDF
  • vous êtes chômeur
  • vous avez fait de toutes petites études modestes
  • vous êtes retraité

Ben vous emmerdez tout le monde.

Et des sous, vous n’en aurez pas.

Et toc, et point final.

C’est comme ça, et c’est pensé par des gens QUI SAVENT, alors ta gueule.

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Mais laissez les hommes politiques tripoter leurs employés

octobre 21, 2008 · 19 commentaires

Alors, DSK a eu une laison avec une dame de son équipe, ou du FMI.

C’est mal.

Enfin c’est mal pour Anne Sinclair.

Mais qu’est-ce que ça peut leur foutre aux Américians, la vie sentimentalo-sexuelle de DSK?

Du moment qu’ils sont d’accord, mais pourquoi il faut aller chercher des problèmes?

Ils feraient pas mieux de regarder dans la culotte de leurs banquiers, non?

C’est parce qu’ils ont balancé un homme politique qui s’est fait faire une turlutte sous une table (mais tout le monde s’en fout, enfin ça fait cher la turlute, quand même), qu’il faut étendre ça au monde entier, non?

Alors, soit il y a une critique constructive, soit on laisse les gens se tripoter entre eux, dans la joie, la bonne humeur et le respect de l’autre.

Surtout qu’en ce moment il y a de quoi s’occuper, si on veut redresser des torts. On ne le savait pas, mais homme politique, en fait, il faut être un saint. Si seulement leurs pires travers étaient de coucher hors mariage !!!! Comme le monde irait bien !!

Edit : je me suis trompée de date dans ce post, non?

On est le 21 ?

Sans blague?

Faut que je change la date.

C’est fatigant, ces dates qui changent tous les jours.

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