le journal de Fanette

Sandra, suite

octobre 24, 2008 · 21 commentaires

La suite de Sandra.

Sandra est donc sortie pendant trois ans avec Marcello. Pendant ses études en fac.

ça s’est passé comme ça : dès le début, elle m’a expliqué que Marcello voulait vivre avec elle, mais qu’il ne pouvait pas.

En effet, il était marié. Il fallait qu’il divorce.

Il a divorcé. Mais il ne pouvait toujours pas.

En effet, il avait des frais. Alors il vivait dans un foyer Sonacotra, ou du genre.

Ah? avais-je fait, surprise. Il n’était pas chef d’entreprise?

En effet, il était chef d’entreprise. Mais il avait vraiment des frais. Sa femme, la pension, et en plus il avait une grand mère très pauvre en Italie.

Donc, c’était un chef d’entreprise qui vivait dans un foyer.

Peut-être que le fonds de Sarko pourrait, enfin aurait pu l’aider – bon, on ne digresse pas, Fanette, merde, bordel, de la tenue, tiens toi à ton sujet !!!

J’ai dit à Sandra, timidement : “Mais euh, tu ne trouves pas cela bizarre?

Ce à quoi Sandra a répondu : Ben non, pourquoi?

Ce à quoi j’ai rétorqué : bin euh, un chef d’entreprise qui euh vit dans un foyer, moi je ne les voyais pas comme ça les chefs d’entreprise.

Ce à quoi Sandra, légèrement exaspérée, a contre rétorqué : Mais puisque je te dis qu’il a des frais !

J’aurais pu m’en aller et lui dire qu’elle était cinglée, hein? j’aurais pu.

Mais je voulais savoir la suite.

La suite : chaque jour, Sandra appelait Marcello. Il répondait, ils parlaient, puis elle devait lui laisser des SMS à des heures précises, qu’il lui donnait.

Parfois, il lui donnait rendez-vous, parfois pas. Généralement pas. Au bout de trois jours en moyenne, il lui fixait un rendez-vous ; elle était toute gaite. Elle se préparait, se pomponnait. Elle sortait ses dessous coquins, elle allait chez l’esthéticienne. Une fois sur deux, Marcello annulait. Sandra n’était pas triste, mais drôlement ennuyée pour lui : il avait des rendez-vous d’affaires trop longs, ou qui se décalaient : quel ennui.

Mais une fois sur deux, ils allaient au restaurant puis à l’hôtel. Soirée de rêve, nuit de volupté.

Au final, je pense qu’ils se voyaient 3 à 4 fois par mois.

Ensuite, sa société a commencé à marcher, et il a envisagé d’habiter avec Sandra. Ils ont même commencé à visiter des appartements.

Marcello connaissait des agents immobiliers, il lui laissait parfois les clefs, et du coup ils faisaient l’amour dans les apparts, certains vides (P’tain j’me suis niqué l’dos en baisant avec Marcello, me disait Sandra grimaçante les jours suivants, quand je la retrouvais pour un café – tant de spontanéité, moi encore petite jeune fille bien élevée, car j’étais dans ma période chemisier fil à fil et lavallière – le premier qui rit je lui en colle une, virtuellement s’entend – tant, disais-je, de spontanéité me déconcertait et me paraissait d’une folle audace), certains meublés (heureusement pour le dos de Sandra).

Parallèlement, la fréquence des restau baissait. Moins de nuits voluptueuses, mais une nette hausse des après midi trash.

D’abord ils mirent du temps à trouver un appart.

En effet, ces choses se choisissent avec soin, et non pas à la légère.

Ensuite, il fallut s’attaquer au financement.

En effet, c’est bien beau d’être chef d’entreprise, mais avec une épouse à pension et une grand mère pauvre en Italie, on a des frais, qui ne permettent pas toujours de réaliser ses rêves.

Pour en finir, ils durent repousser leur projet d’achat.

En effet, il faut savoir faire face à la réalité, même lorsqu’elle est dure.

Mais ils songèrent alors (révisant leurs rêves à la baisse) à la location.

Ah ah, ah ah, ah ah, comme disait Bobby Lapointe.

(Il ne fait pas Ah ah dans la video, mais bon. Je mets des trucs vieux pour ne pas qu’on les oublie ; j’adore Bobby Lapointe).

envoyé par Salut-les-copains
Pouet pouet
Et je découvre ça , et je suis écroulée de rire !!!!!

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