le journal de Fanette

Entrée de décembre 2008

décembre 31, 2008 · 47 commentaires

bonne année

bonne année

Je suis partie, je suis revenue, je repars (et je re-reviendrai).

Je souhaite à tous ceux qui passent une bonne année, comme il est d’usage, avec une série de cartes que j’ai trouvé ça et . En matière de carte, j’adore le classique et le culcul. Mais alors, j’adore. Cela dit, j’en envoie peu. Enfin voilà :

Bonne année à tous, à bientôt !

Catégories : Fanette est super contente !!! · Ma vie quotidienne

L’histoire de Gaël

décembre 22, 2008 · 33 commentaires

predator

Merci Topshop ; cette chaussure porte le doux nom de Prédator. Elle a un rapport avec l’une des personnes évoquées dans le post.

-   Alors, tu sais, dans ma boîte on s’occupe de caritatif.
- Ah?
- Réductions d’impôts.
-Ah.
-  Et donc, je vais dans cette boîte…
-  Laquelle?
-  Une assos.
-  Ah.
-  Tu me laisses finir?
-   Oui, ben si t’étais clair…
-   J’enlève les détails inutiles.
-   Oui mais des fois avec les détails on comprend.
-   On s’en fout des détails.
-  Pas moi.
-   Le responsable est un con.. mais un con… Il est là parce qu’il est copain avec le mec qui a créé l’assos, mais il est nul c’est pas croyable.
-   S’il n’y avait que lui. Il gagne combien?
-   Tu en serais malade. C’est un détail. Il couche avec sa secrétaire.
- Basique.
- Oui, mais tu verrais la nana !!!
-  Quoi?
-   Indicible. Attends, j’essaie. 50 ans, talons aiguilles, attends, chaussures, euh….Des trucs hauts
-   Des talons, ça s’appelle.
- Avec une semelle épaisse.
- Plate-forme.
- Et des lanières. Et des collants rouges épais, et une mini jupe. Remarque elle peut, c’est un sac d’os. Une crinière un peu rousse…et des colliers… Elle s’appelle Lauren. Non, attends, c’est marrant : sur sa fiche de paie, il est écrit Lorraine. Lorraine Maillard. Mais elle signe Lauren….
- C’est plus glam.
- Sûrement. Enfin bref.  Elle a une tête à faire des pipes sous le bureau, c’est impressionnant. Et je ne dis pas ça souvent d’une femme.
- Pardon?
-  Bref. Et donc là, il y a une comptable.
- Normal.
- Elle s’appelle Hedwige. Avec un H.
- Non !!!
-  Si. Elle est alsacienne.
-  Ça fait l’Alsace et la Lorraine.
-  ….
-  Désolée. Avoue que c’était tentant?
- No comment. Mais elle est sympa.
-  Elle peut pas avoir tous les défauts.
- Elle est, je veux dire, vraiment sympa, quoi.
-  C’est bien pour toi, je suppose que tu es pas mal en relation avec elle.
-   Oui, ben oui, justement.
- Donc, tu bosses avec une nana et tu la trouves pas conne, nulle, chiante, pouffe?
-  Elle habite pas loin, en fait, je me disais que ce serait bien si tu la connaissais.
-  ….?
-  ……
-   !!!!!

…….

Catégories : Copains · Gaël
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Noël

décembre 21, 2008 · 14 commentaires

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Comme on sait, ça va être Noël.

Je vais partir.

Ui, c’est les anges dans nos campagnes tout ça.

J’ai mis la même image que l’année dernière.

Rituel.

Monomaniac Fanette.

Demain, l’histoire de Gaël, pour ceux que ça intéresse. Histoire que je complèterai après Noël, mais ce n’est pas hyper, hyper palpitant non plus, hein.

Joyeux Noël ! Amusez-vous, même si vous n’aimez pas. Cette année, je ne suis pas du tout dans le trip. J’essaie, je regarde les vitrines, mais je n’y parviens pas. Peut-être que là où je vais le virus va me prendre???

On verra.

Bonne fête à tous, à ceux qui aiment, et à ceux qui n’aiment pas.

Catégories : Ma vie quotidienne · Trucs incohérents
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Un cours de cuisine en direct sur Second Life

décembre 20, 2008 · 11 commentaires

Rendez vous compte? On peut suivre un cours de cuisine virtuel sur Second Life !?!? En direct.
N’est-ce pas super?

Les merveilles du web… C’est de l’interactivité à fort potentiel, pour moi. En même temps, vu ma cuisine… Mais peu importe, l’idée est sympa, et le contexte génial.

Catégories : Fanette est super contente !!! · Les bonnes idées de la semaine

Où Fanette désespérée va voir un vieil ami, car il n’y a que ça de vrai

décembre 19, 2008 · 13 commentaires

(Pour ceux qui prennent le train en route, les épisodes précédents sont dans la rubrique Lui).

Donc,j’appelle Pierre-Henri et il répond. On dirait qu’il vient de se réveiller.
Dialogue palpitant, du genre :
- Tu fais quoi?
- ben rien. Et toi? T’étais pas occupée ce week end?
- Ben je le suis plus.
Pierre-Henri rit.
- Tiens, moi j’ai failli l’être.
- Bon, alors?
- Chais pas chuis crevé.
Bien. Remarque, d’un côté, il ne peut pas non plus être à ma disposition. Voilà qui va m’obliger à faire preuve d’inventivité (ça, c’est que je dis a postériori, parce que sur le moment, je suis démoralisée, je me sens nulle, vide, moche, grosse, enfin il n’y a rien qui va).
Mais je ne veux pas rester seule, donc après on fera les filles, mais je préfèrerai un garçon, donc, résignée, j’appelle Gaël.
Ah, j’en ai déjà parllé, il y a longtemps. On se connaît depuis longtemps, et je n’ai plus rien à perdre devant lui. De toute façon, il est odieux, et il m’a déjà expliqué qu’il n’épouserait qu’une déesse, donc pas moi, et moi je lui ai dit que je n’épouserai jamais un sale con comme lui, ce à quoi il m’a dit, d’une façon très vexante , ah, ah !! elle veut se marier, eh, l’autre, et je lui ai jeté des chips à la figure : on part donc sur des bases saines.
Gaël décroche de sa voix habituelle, c’est-à-dire de très mauvaise humeur.
- Gaël, c’est Fanette.
Pareil à chaque fois, et il fait le coup à TOUT LE MONDE, un de ses meilleurs amais du temps des jeux de rôle s’est même fâché avec lui pour ça : il met toujours deux secondes à réagir, comme s’il connaissait des milliards de Fanette. “Mais tu fais chier, lui a dit le copain en question, Xave de son état, tu sais très bien qui je suis, c’est juste pour faire comme si t’en avais rien à foutre de tes potes.”
- Fanette? Ah oui.
Il m’énerve déjà. Mais c’est mon Gaël… On ne peut pas tout avoir.
- ça va? Tu me situes? Tu te souviens de moi? ça fait 15 ans qu’on se connaît.
- 14 . Tu ne m’as pas appelé depuis six mois.
- Toi non plus.
- Alors? enchaîne-t-il. Tu t’es fait plaquer?
- Je peux passer?
- Ouais, justement, j’ai mon ménage à faire.
- Tu sais que les plaisanteries les meilleures sont les plus courtes?
- ça fait six mois qu’on s’est pas vu, je peux te la refaire, non? Puis c’est vraiment grave crade.
- J’ai l’habitude.
- Au moins c’est grand, pas comme ton grenier.
Je ne relève pas. Gaël est agressif et désagréable de bonne comme de mauvaise humeur, c’est un style. Il peut aussi se mettre à être charmant. Il se brouille avec la plupart de ses amis, on dirait qu’il joue à un jeu. Avec moi, ça reste supportable. Peu importe. Il ne faut pas chercher à comprendre, même moi j’ai renoncé.
Je me rends chez Gaël. Son appartement est dans le XVIIIème, en fait il est à son père, et Gaël a une chambre de bonne. Une vraie, huit mètres carré, avec les toiletttes dehors. Sauf que depuis que Gaël travaille, son père, qui est reporter, et absent un mois sur deux, passe la plupart de son temps sur Paris en visite et rendez vous avant de se ruer comme un fou en Bretagne chez la femme de sa vie qui y est médecin. Il est donc rarement là et une évolution subtile a eu lieu, maintenant le père de Gaël annonce qu’il va venir. Comme s’il était chez Gaël. Mais les meubles n’ont pas changé. Rien n’a changé. C’est pour ça que j’aime. En fait, c’était l’apprt de la grand mère de Gaël et on y allait de temps en temps quand on allait sur Paris en première ou terminale. Puis, quand on a été sur Paris à la fac, on y passait. Gaël dormait dans sa chambre de bonne, et moi dans le canapé du salon. Ou dans un chambre d’amis. ça fait dix ans que Gaël déteste le buffet de la salle à manger, un buffet Napoléon III, enfin une copie, tape à l’oeil, avec une horloge dessus. Moi aussi, je la détestais, avant. On trouvait ça hideux, les petits anges dorés qui tiennent l’horloge. Maintenant, je ne la trouve plus moche : je ne la vois pas. Mais si on l’enlevait, je ne verrais que le vide laissé. L’appartement de Gaël est de construction plus récente que celui de Lui, très grand, mais pas terrible, un peu blockhaus, plafond bas. Le truc, c’est que je m’y sens chez moi.
Le salon est devenu une salle video, avec des enceintes gigantesques. La table de la salle à manger est ordinairement couverte de piles de livre. Gaël lit comme un furieux. Il travaille dans la gestion, mais il participe à des jurys de livres organisés par des journaux.
Il m’accueille en short et t-shirt dans son appart surchauffé. Il me sourit, charmeur. Ah, on est repassé dans la zone lumineuse alors. Il me demande si ça va, veux-je un thé, un plaid, du chocolat?
Non, je ne veux rien, sauf regarder une video. La collec de DVD de Gaël est ahurissante. Il achète, il télécharge, je ne sais pas comment il s’y prend, mais c’est un video club à lui tout seul. En l’occurence, je veux regarder Aimez vous Brahms. Oui. Si. C’est comme ça. Gaël, dans son quart d’heure délicat, après une grimace horrifiée, m’informe seulement qu’il me laisse l’appart, hein? et qu’il va faire un tour. M’en fous. Je veux regarder Anthony Perkins amoureux (et pas avec un couteau) d’Ingrid Bergman. Elle a vraiment l’air d’une grand mère dans ce film, elle m’énerve, mais je veux Anthony Perkins.
Avant de partir, Gaël vient faire un tour dans le salon, et regarde d’un air dégoûté le film.
- C’est vraiment nul, dit-il.
Bon. Merci, hein. Et puis il part. Je reste devant le film.
Ambiance, quoi.
Et juste avant la fin du film, Gaël revient. Il ramène (si quelqu’un rigole je le frappe) du saumon fumé et du champagne, parce qu’il sait que j’aime ça, sauf qu’il a pas choisi un super champpagne, mais bon, et il me dit :
- Bon, tu restes ce soir, hein? Parce que ça tombe bien en fait, j’ai un truc à te raconter. Faut que tu me donnes ton avis.
Et du coup je suis restée. Et comme ça, quand Pierre-Henri a rappelé, je ne me suis même pas forcé à lui dire : euh non, finalement je fais un truc.
En fait de truc, j’ai écouté Gaël me raconter son histoire. Heureusement qu’il y avait du champagne.

(NB : j’ai essayé de faire court, mais ça a merdé encore, je suis désolée. Du coup, je coupe, voilà, c’est tout).

Aimez-vous Brahms?

ça se passe à Paris.

Anthony Perkins tombe amoureux d’Ingrid Bergman, une femme qui doit avoir dix ou quinze ans de plus que lui, et qui vit avec Yves Montand, un Don Juan qui la pante régulièrement.

Ingrid Bergman est amoureuse et pas amoureuse, mais elle finit par vivre avec lui, avant de craquer et de retourner avec Yves Montand.

Je ne sais pas pourquoi, je trouve ce film bizarre, mais j’adore Anthony Perkins. Ingrid Bergman est agaçante. Yves Montand insupportable.
(Désolée, il n’y a pas de version française)

Catégories : Des amis · Gaël · Lui · Ma vie quotidienne · Mes amours

Cadeaux de Noël chics, chers, inabordables et inutiles

décembre 18, 2008 · 24 commentaires

Vous êtes pauvre? la crise vous a ruiné? Y a pu rien qui va?

DON’T BE SAD.

J’ai trouvé des cadeaux que vous ne pourrez pas acheter à Noël, et qu’on ne vous offrira pas non plus, puisque vous êtes pauvres, des trucs qui servent à rien et je trouve moche.

Réjouissez-vous donc : vous allez échapper à ces trucs là.

ecosphère ovale atlantique

ecosphère ovale atlantique

L’écosphère ovale atlantique. Nan c’est pas beau. On a mis des crevettes dedans. C’est bobo et archi con (qui dit redondant? pas moi, en fait je ne suis qu’une  bobo, sans argent, en plus) . Ramasse une branche morte dans le parc à côté de chez toi et apprends l’art de faire des bouquets, tu ne contribueras pas à la mise en sphère de crevettes qui n’ont rien demandé à personne et à une industrie bobo con de merde.

Hm. On perçoit un agacement quand j’écris, non? Normal, Noël me rend nerveuse. Je respecte l’écosphère, je respecte les initiatives scientifiques ou pseudo scientifiques mais je trouve ça inutile. , ils t’expliquent, mais ils ne donnent pas le prix. , ils disent le prix, ça coûte à partir de 99 euros. L’écologie a un coût, madame.

Pouet.

poub-vipp

La poubelle de salle de bain Vipp. C’est beau, c’est solide, ouh que c’est bien. C’est une poubelle mythique, promue icône. Maintenant, on adore les poubelles, on se prosterne devant. C’est quand même une poub à 355 euros. Je blaaague, il y en a des moins chères, à 185 euros. T’avais eu peur, hein. Cherchez l’erreur. Mais c’est la crise. Tu vas te démerder avec un panier en osier et un sac monop dedans, point barre. Là, tu peux voir des artistes qui ont revisité la poubelle Vipp. Vi. Et ça a fait des sous pour Handicap International, les enfants du sida et les orphelins du Mozambique. Du coup, on peut pas dire que c’est con, alors ben on le dit pas. Enfin, s’ils ont eu les sous, au Mozambique.

Pouet.

Tes épluchures, comme les pauvres, tu vas les mettre sur un papier journal. Tu ne pourras pas t’acheter ni offrir la poubelle (mythique aussi? on ne sait pas) One Touch, la poubelle cuisine ou de table que tu la touch just once et paf, elle s’ouvre. Nan. Condamné au papier journal. Ah ah. T’économises 138 euros, et comme tu es pauvre, avec 138 euros, tu découvres qu’on peut faire des trucs.

Voilà. C’est pas chouette, tout ça?

Catégories : Fanette philosophe · Ma vie quotidienne · Trucs incohérents

Un billet fatigué de ma soirée d’hier, et sans rapport avec elle

décembre 17, 2008 · 15 commentaires

On n’a pas parlé du beaujolais nouveau. Mais il faut : c’est Noël. Après, c’est fini, on ne peut plus.

Donc un jour, le mois dernier, je suis été à une soirée beaujolais nouveau. C’était très bien, très tendance (c’était une soirée tendance).

Je ne sais pas quelle tendance, c’est juste ça.

C’était un endroit avec des murs de briques peints en noir. ça je n’en souviens. La brique peinte en noir. C’était  mi cave, mi rez de chaussée.

Il y avait des canapés, avec des coussins très beaux. Le concept, ça devait être : design. Je crois -  j’y suis allée par hasard, donc je ne savais pas. Mais il y avait du beaujolais. J’en ai bu. Du saucisson aussi, et je me souviens de m’être demandé si le saucisson était tendance?

Vous me suivez? Parce que le saucisson, c’est franchouillard.

Mais oui, le saucisson EST tendance, il suffit de le REVISITER. Ben oui. Tes tranchettes à la con sur un truc en bois pour couper, c’est archaïque. Mais si nous savons revisiter le saucisson, tout va bien.

Comment, te demandes-tu peut-être, lecteur, revisiter le saucisson?

Pas dur.

Tu achètes des trucs design et tu mets des tranchettes dedans. Oui, parce que saucisson est rétif à la modernitude, et il se refuse à autre chose qu’à la tranchette. On peut couper du jambon en cube, si on a le temps. Mais le cube de saucisson, non, c’est trop dur. Après tu mâchonnes.  Or, le mâchonnement n’est pas tendance.

Donc, on reprend : le local : une cave avec des murs de brique peints en noirs, des meubles chics, du doré ça et là, mais pas trop.

Un tableau d’un Artiste. Comme ça, tu passes devant et tu fais Oh et Ah.

Dans ta main, le verre de beaujolais et quelques tranchettes de saucisson.

Les tranchettes sont seules ; ou piquées sur un cure dent, avec pain de campagne (ou genre pain à l’ancienne) en dessous, et une noix au dessus.

Ou un autre pain et un bout de tomate.

Après, il y a l’assiette de reblochon. Tendancifié, le reblochon se tord en deux et enlace un grain de raisin. Il n’a peut-être pas très envie, alors on l’oblige avec un cure dent. Le cure dent est ton atout tendance.

Enfin bref, je me gausse, maisj’étais très contente de me trouver en un lieu aussi improbable. Je ne suis très forte ni en endroit, ni en tendance, mais non d’un chien, un lieu mi cave mi rez de chaussée, avec des canapé en velours gris clair, ou bordeaux chic, des fleurs séchées dans des vases et des dames habillées soit mode soit classe fric qui pérorent culturel, c’est chouette, non?

En tout cas je me suis sentie super tendance moi-même, parisienne, tout ça.

Le beaujolais était, disons, pas terrible, mais ce qui est bien c’est qu’il est rarement terrible. Mais je suis toujours contente d’en boire.

Un peu incohérent, mais j’ai unrayon de soleil dans l’oeil. Il n’y en a qu’un, eh bien il est tombé sur moi.

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Flying babush

décembre 16, 2008 · 4 commentaires

(Non, mais on y est retombé  :Bush ne s’appelle Bush que parce que, ontologiquement, il était destiné à se prendre une pompe dans la figure. CQFD).

Il faut aller là.

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Reprenons contact avec la réalité

décembre 16, 2008 · 5 commentaires

Aujourd’hui j’ai lu des trucs tristes qui m’ont fait délirer, et j’ai envie de redescendre sur terre. D’ailleurs, pour nous autres, il n’y a rien d’autres qu’à garder les pieds bien dans la réalité : à nous, nulle institution vénérable ne nous donnera un centime, car nous n’avons pas le beau CV d’un Madof.

Donc, un peu de musique.

Alors : tous ensemble, on doit d’abord boire un peu de vin (mais pas trop, sinon ça fait vraiment nul – juste pour faire tomber un peu de tension), et on se tient par les bras et on se balance en chantant. ça fait un peu chenille, mais au point où on en est…

Ce post est dédicacé à Coco, qui fait des frites, mais des vraies, à l’occasion.


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Guerre mondiale des blogs + chaussure pour Bush + sacs pour Carla

décembre 16, 2008 · 15 commentaires

Des fois, l’actu est trop formidable.

Je tombe hier par hasard sur cette info , pas eu le temps de vérifier vraiment, mais c’est pourtant vrai !!! J’ai vu ça après en me baladant ! Ma foi : le gérant de la société Pardon va brûler les sacs.

Pardon, hein, mais moi, brûler une effigie, ça me le fait.

J’en profite pour signaler que juste au dessus, j’ai fait un jeu de mots hyper subtil. Je le précise, au cas où ça aurait échappé à certains.

Le gérant de la société Pardon aurait-il un humour encore plus subtil que le mien? (ça s’est vu).

La suite, la suite, nom d’un chien!!!! Brûlera-t-on le sac à l’effigie de Carla? (je ne le souhaite pas, même pour rire méchamment, il y a des trucs à faire, mais bruler des sacs à l’effigie de la femme d’un chef d’état, c’est inutile et d’un symbole douteux – suivons assidument les débats de l’Assemblée Nationale et emmerdons nous députés, voilà qui serait pertinent).

Quoique depuis qu’elle se tait, j’aime bien Carla.

Mais enfin, le coup des sacs brûlés, ça ne choque personne? Brûlés avec une effigie? même le Figaro reprend l’info tranquillou, les sacs à l’effigie de Carla Bruni seront brûlés, voilou voilà.

Bon : alors on dira que j’ai l’esprit mal tourné.

(NB : on en parle sur le théorème de l’escarpin , avec des infos sur le type de la marque).

Deuxième merveille de l’actu : le journaliste qui jette ses chaussures à Georges Bush, et la réaction de Bush, que je trouve super (avec lui, on ne sait jamais très bien s’il comprend ce qui se passe ou pas, c’est l’ennui) : “Voilà ce qui se passe quand on est dans un pays libre où l’on peut attirer l’attention sur soi”.

C’est chouette la démocratie : on peut jeter ses chaussures sur les gens (ou tenter d’obtenir légalement de faire brûler des sacs à l’effigie de l’épouse d’un chef d’état – OK, OK, j’arrête).

Les journaux notent que cela démontre l’impopularité de Georges Bush. Et nous en sommes heureux !!! qu’ils le notent. N’aurions-nous pas cru, sans cela, que Georges Bush était un sympathique homme d’état américain? grâce au ciel, nous avons la presse pour nous rendre compte de la situation.

Ouf.

Mountazer al Zaïdi, le lanceur de chaussures, a été arrêté  : peut-être les autorités irakienne ne perçoivent-elles pas la démocratie exactement comme Georges Bush, dont on aimerait, du reste, savoir comment il perçoit, voire s’il perçoit les choses – il n’est jamais trop tard pour s’instruire. Son employeur, cité – avec humour ? c’est la question que je me pose toujours par Libé – demande sa libération «conformément à la démocratie et à la liberté d’expression que le nouveau régime (irakien) et les autorités américaines ont promises au peuple irakien».

Ah ah. La démocratie ne serait donc que promise. Donc, si l’on n’est pas en démocratie, il n’est pas du tout impossible de voir fleurir une loi punissant le lancer de chaussures. Car – si – il existe des pays où les lois fleurissent, et parfois du jour au lendemain et sans que les médias du pays le disent. D’où l’intérêt de s’intéresser à l’Assemblée Nationale.

Enfin, une affaire à suivre : si vraiment le journaliste est libéré et que ni lui ni sa famille ne s’attire d’ennui…. à suivre.

Et dernier évènement ou peut-être non évènement de l’actu : un blogguer américain connu des personnes concernées (blogs, technique web, machin, etc) boude la France. Et pourquoi? Parce que les Français passent trop de temps à manger. Alors là, j’ai même pas de mots. Passer trop de temps à manger : on ne passe jamais trop de temps à manger.

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