le journal de Fanette

Entrée de avril 2009

Torture en direct, le reality show new generation

avril 30, 2009 · 12 commentaires

Ou I comme … Battle Royale ?

Vous connaissez I comme Icare? C’est un film de Costa-Gavras, dont je trouve tous les films affreusement barbants, quoique très intéressants Henri Verneuil,   mais dans ce film là il y a une séquence pas comme les autres.

Principe : on demande à un cobaye de participer à une expérience scientifique. Il doit envoyer du courant électrique à un autre cobaye assis sur une chaise adéquate (adéquate pour lui envoyer du courant électrique). Le type sur la chaise doit répondre à des questions. Si ça réponse est fausse, une décharge, infligée par l’autre cobaye. L’intensité dans la douleur augmente au fur et à mesure.
Ce qu’on veut tester : la résistance à l’autorité reconnue comme légitime. Cette scène du film fait référence à une expérience réelle, menée par Milgram entre 1960 et 1963. 62 % des sujets testés allaient jusqu’au bout de l’expérience et infligeaient la plus forte décharge.

Bon.
Or, un producteur ou réalisateur de documentaire enregistre actuellement un jeu télévisé entretenant d’étranges  rapport avec cette expérience. En fait, l’expérience est reproduite, sous forme de jeu télévisé, un quizz appelé Zone Xtrême, et qui oppose deux candidats, l’un, enfermé dans une cellule sur le plateau, devant mémoriser en une minute pour mémoriser 27 association de mots, l’autre, chargé de l’interroger sur ces associations et d’envoyer des décharges électriques dont l’intensité augmente à chaque erreur.
En fait, le candidat enfermé sur le plateau ne reçoit aucune décharge électrique ; mais l’autre le croit, et croit aussi réaliser tout cela pour un jeu télévisé.
En fait, il s’agit d’un reportage qui sera diffusé sur France 2 fin 2009.
Et ce qui ne laisse pas d’être intéressant, c’est qu’il ne s’agit plus de l’obéissance à une autorité reconnue, mais de l’obéissance aux règles d’un jeu télévisé.
Battle Royale, c’est pour demain?

I comme Icare

(merci à Dom7 de m’avoir fair remarquer mon erreur,  j’ai toujours été persuadée que c’était un film de Costagavras).

Catégories : Ma vie quotidienne

Dans le cochon, tout n’est-il pas bon?

avril 30, 2009 · 16 commentaires

Non, rien à dire de plus sur le sujet, qui me fait peur, comme à tout le monde, c’est juste pour faire une blague à la con.

J’espère au moins que le prix du lard va baisser.

A part ça, une devinette pour détendre l’ambiance (un sujet en lien avec l’actu, enfin plus ou moins).

A qui sont ces chaussures?

chaussures-roses-gris

Catégories : Trucs incohérents
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Wolverine, c’est Serval. (ou l’inverse)

avril 29, 2009 · 10 commentaires

Oui, parce que du tempts où je lisais la BD, c’était Serval. Du temps où je lisais les Strange et Super-Strange que je m’achetais en cachette et je planquais dans mon cartable car pas question qu’on me laisse acheter ça, quelle horreur ces mag, pensait mon entourage, alors je me planquais.   J’ai du reste mis un certain temps avant de réaliser que le Wolverine de X-Men devait être mon Serval.

Quand je lisais, il avait un charmant costume bleu et jaune, un peu flashy, mais faut ça pour un super héros, ils sont très bling bling.

Mais qui est Serval? Wolverine? Ou Hugh Jackman?

Eh bien c’est un homme déchiré. Si. C’est très dur pour lui. C’est pour ça que je l’aimais, je voulais le consoler…Il a été utilisé et manipulé par l’armée américain et du coup il est amnésique. Un coup de stress et paf ! Il sort ses griffes. Mais c’est pas qu’il est méchant, hein. Non, c’est le stress, la manipulation, tout ça. En fait, Wolverine il a besoin d’amour. Hein Hugh?

Cet article titre, avec un humour tout en finesse : Hugh Jackman, un artiste au charme acéré. Et nous apprenons que le personnage a été défendu “toutes griffes dehors”. Bon, après ils arrêtent, ça aurait fait beaucoup.

Et moi j’apprends que Hugh Jackman est plus shakespearien que X-Men, et sa femme lui a dit : mais tu ne vas pas faire ce film, quand même. (Retourne jouer mort d’un commis voyageur – tiens, ça me rapelle Soap, un film hilarant – rien à voir). Non mais sa femme, de quoi elle se mêle. Heureusement qu’il a dit non. Non parce que en comparant les deux, je préfère Hugh Jackman. J’avais des gouts bizarres quand j’étais gosse, quand même. (et sinon ma préféré c’était Ororo – Tempête, ils l’appellent comment dans le film? Celle qui a des cheveux blancs). Le film sort aujourd’hui et j’irai le voir et je ne formulerai aucune critique de quelque sorte que ce soit. Par principe, j’aime les super héros, même si le film est exécrable, ce qui est, hélas, fréquent.

Catégories : Films
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Brad Pitt point actu

avril 28, 2009 · 10 commentaires

J’aime presque plus Brad Pitt, eh oui, ça touche à sa fin, mais son actu reste toujours aussi délicieuse.

Alors.

D’abord, le garde du corps. Selon le New York Daily News, le couple mythico-magique s’est tout d’un coup métamorphosé en Mr and Mrs Smith pour fondre, tel l’aigle impérial du haut des cîmes, animés par la rage du tigre en pleine saison sèche, sur le garde du corps qui a, que la honte lui déssèche les os, atrocement trahi la confiance que les deux malheureux plaçaient en lui.

Bref. Donc, ils avaient embauché un garde du corps. Ensuite ils l’ont viré. Celui-ci souhaite publier un livre sur eux.

Du coup, Brad et son épouse ont engagé un des meilleurs avocats du pays et celui-ci a trouvé plein de trucs trop fous sur le garde du corps.

Il a menti à l’Immigration Américaine  : et c’est très mal de mentir aux Etats-Unis, ça prouve qu’on a un pied dans la déliquessence intellectuelle et moral, et déliquessence ça commence comme délit et délinquance, alors ! Il a caché des trucs de sa vie pour entrer sur le territoire américain.

Il a dit qu’il avait été dans un commando britannique avant de servir dans l’armée anglaise.  Alors que même pas il a été militaire.

Et puis il a été impliqué en 1993 dans le meurtre d’un homme d’affaire britannique, Donald Urquhart, mais c’était pas lui, enfin il n’avait rien à voir. Ensuite, en 2006, il a agressé un client dans un restaurant, en Namibie, mais c’était pour protéger Brad et Angelina et leurs douze enfants. Un homme de devoir. De la conscience professionelle. La même année, il agresse un photographe en Inde, et insulte des parents venus chercher leurs enfants, l’article parle d’insultes raciales.

Bref, si on additionne tout, Brett, le garde du corps, a été accusé de 11 délits. Et Brad et Angelina l’ont toujours défendu. Qu’est-ce qu’ils sont gentils. Ils savent que la vraie valeur d’un individu est dans son coeur. Et qu’elle ne se voit pas comme ça. Mais eux la voyaient. Ils sont très forts. Ils se sont même pas dit, comme je l’aurais fait, moi, mais j’ai trop de préjugés, ce type est violent, prenons un garde du corps qui a un peu étudié les lois entre deux séances de culture physique.

Voyez. Je rêve peut-être.

Mais, mais, mais? Qu’apprends-je ? Le garde du corps était d’abord celui d’ Angelina, ah ah ah. Et il a bossé sept ans pour elle (donc depuis 2001 – ou 2 ) en tout, hou hou hou. Et dès que Brad s’est mis avec elle il n’a eu de cesse que de faire renvoyer le garde du corps, oh oh. Donc, le garde du corps connait la dame depuis plus longtemps que Brad (ils sont ensemble depuis 2005). Et puis ils sont intimes, la preuve, le petit Maddox appelle le garde du corps “Oncle Mickey”.

Donc en fait, c’est Angelina qui aurait gobé tous les mensonges – je disais qu’elle avait le regard vide.

Et Brad aurait voulu le virer depuis le début….?

Jaloux, Brad? Ou lucide?

Et le garde du corps? mmmm?

Passionnant. Passionnant. J’attends la suite. Je veux tout savoir sur cette palpitante affaire.

Bon à part ça : il parait que ça ne va plus trop en eux, mais on ne sait pas si c’est de l’info ou de l’intox. Un rapport avec le garde du corps? Peut-être qu’il lui manque, son garde du corps, à Angelina… ? Peut-être qu’elle est fâchée que Brad prenne des décisions pour elle? Quand je vous dis que c’est palpitant.

Et dernier point : BRAD PITT ET SES ENFANTS ONT REGARDE LES CHUTES DU NIAGARA MELES AUX TOURISTES. Si. Cette semaine. Même que Brad Pitt a mis un poncho bleu. Et les enfants ont été arrosés par l’eau. Et il y avait des gardes du corps avec eux (mais d’autres).

Il se passe des trucs quand même.

Et la grippe porcine, alors? Comme ça, tranquilles, même pas ils hésitent à se mêler au peuple, et si ça tombe ça grouille de germes porcins.

C’est pas Michael Jackson qui ferait ça, hein.

Rideau sur l’actu de Brad, mais c’est quand même drôlement chouette, et j’attends vos commentaires et supputations quant à la ténébreuse affaire du garde du corps, mais toujours avec amour et respect.

Catégories : people
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Les Françaises sont minces mais se trouvent grosses

avril 27, 2009 · 11 commentaires

Ah, ben voilà, ça me remonte le moral !

Il s’agit de la conclusion d’une étude.

Chic.

Le rapport ici.

Catégories : Trucs incohérents

Homosexuels déportés : de la discrétion, s’il vous plaît

avril 27, 2009 · 7 commentaires

1. Un évènement récent : Toutes les victimes des camps nazis ne sont pas traitées à la même enseigne. Lors de la 64e Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation, les homosexuels sont plus ou moins (et plutôt plus que moins) exclus des cérémonies.
Certaines victimes seraient-elles moins victimes? Plus légitimes?
Voir, ou .

2. Une citation :
Si j’admets qu’il y a 1 à 2 millions d’homosexuels, cela signifie que 7 à 8% ou 10% des hommes sont homosexuels. Et si la situation ne change pas, cela signifie que notre peuple sera anéanti par cette maladie contagieuse. À long terme, aucun peuple ne pourrait résister à une telle perturbation de sa vie et de son équilibre sexuel… Un peuple de race noble qui a très peu d’enfants possède un billet pour l’au-delà : il n’aura plus aucune importance dans cinquante ou cent ans, et dans deux cents ou cinq cents ans, il sera mort… L’homosexualité fait échouer tout rendement, tout système fondé sur le rendement; elle détruit l’État dans ses fondements. À cela s’ajoute le fait que l’homosexuel est un homme radicalement malade sur le plan psychique. Il est faible et se montre lâche dans tous les cas décisifs… Nous devons comprendre que si ce vice continue à se répandre en Allemagne sans que nous puissions le combattre, ce sera la fin de l’Allemagne, la fin du monde germanique.
Une autre : II faut abattre cette peste par la mort

Ces propos humanistes ont été tenus par Himmler.

3. Une autre citation, en face. Aimé Césaire.
Oui, il vaudrait la peine d’étudier, cliniquement, dans le détail, les démarches d’Hitler et de l’hitlérisme et de révéler au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle qu’il porte en lui un Hitler qui s’ignore, qu’Hitler l’habite, qu’Hitler est son démon, que s’il vitupère, c’est par manque de logique, et qu’au fond, ce qu’il ne pardonne pas à Hitler, ce n’est pas le crime en soi, le crime contre l’homme, ce n’est que l’humiliation de l’homme en soi, c’est le crime contre l’homme blanc, et d’avoir appliqué à l’Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu’ici que les Arabes d’Algérie, les coolies de l’Inde et les nègres d’Afrique.

4. Mon avis sur la question : à part un sentiment d’accablement, sur lequel j’ai tant à dire (pas sur le thème de l’homosexualité, que je connais mal, mais sur celui de la différence) que je ne dirais rien, une pratique sexuelle vieille comme le monde, transcivilisationnelle, et objectivement inoffensive (je ne dis pas subjectivement) ne devrait pas poser de problème particulier. Les blocages envers l’homosexualité sont donc internes. On en revient à l’acceptation de la différence. (A part dans certains milieux, je n’ai pas l’impression que l’homosexualité soit une norme).

Edit :
Edit :

Edit :
(Un lien qui marche? Je ne comprends pas, il marche chez moi).

Catégories : Fanette philosophe

Hadopi

avril 26, 2009 · 2 commentaires

Je relaie parce que ça résume parfaitement ma pensée, non pas mieux que tout ce que j’ai lu jusqu’à présent, mais plus intimement et personnellement en fait, vu mon passé de lectrice de SF. Du coup comme ça j’y vais de mon couplet sur le sujet, alors que ça fait deux mois que je tourne ma langue dans ma bouche dans l’espoir de sortir un truc pertinent et non pas redondant.

Citation :
La science-fiction sait déceler les germes de ces dérives dans le présent, car c’est bien du présent que rayonnent les avenirs possibles, et c’est au présent que se décide chaque jour le monde de demain.

La méfiance face aux nouveaux développements technologiques et aux changements sociaux qui en résultent, la peur de l’avenir et le désir de contrôle d’une société obnubilée par un discours sécuritaire… tout cela a déjà été abordé par la science-fiction, et s’il est une chose dont elle a permis de prendre conscience, c’est que les technosciences et leurs développements sont la principale cause de changement dans nos sociétés modernes. De ces changements en cours ou en germe, nul ne peut prévoir les retombées mais on sait aussi qu’élever des barrières ou des murs n’amène qu’à les voir tomber un jour, de manière plus ou moins brutale. Aussi, plutôt qu’interdire, la sagesse, mais aussi le réalisme, devrait inciter à laisser libre cours à la liberté d’innover et de créer. Le futur qu’il nous faut inventer chaque jour ne doit pas être basé sur la peur, mais sur le partage et le respect.

Du coup, je vais peut-être leur poser ma question. Ils devraient savoir.non l’espoir de sortir un truc intelligent

Catégories : Fanette philosophe

Help please

avril 24, 2009 · 13 commentaires

Je cherche le titre d’un roman de SF.

Mais je n’ai pas beaucoup d’infos dessus.

Il est basé sur un “principe” dit de “l’éponge de quelque chose qui se finit en -sky”. Ce truc (en sky) est un principe mathématique qui te prouve par A + B que l’univers est formé de monde parallèle imbriqués les uns dans les autres, mais que ces univers sont de moins en moins denses (ou de plus en plus, ça dépend d’où on part), donc un mec d’un univers du début (très dense) est plus costaud qu’un mec d’un univers de la fin. Je dis ça de mémoire.

Je me demande s’il n’y avait pas plusieurs tomes, mais je ne suis pas sûre.

NB : rien à voir avec les Princes d’Ambre, je dis ça au cas où.

NB 2 : c’est peut être l’éponge de Sierpinski, mais le roman n’est pas la Spirale de l’escargot.

Merci à celui ou celle qui trouvera. Ce n’est pas une blague, j’ai lu ce roman il y a des années, et impossible de me souvenir du titre. En plus, il se mélange dans mes souvenirs avec d’autres.

Quelqu’un peut-il me dire pourquoi ils n’ont pas encore adapté les Princes d’Ambre à Hollywood? Ils attendent quoi? Je ne comprends pas, c’est top pour Hollywood. Ils se battent tout le temps, et il y a plein d’occasion de faire des effets spéciaux et de nous assomer avec des reportages dessus. Je vote pour Keanu Reeves en Benedict.

Catégories : Trucs incohérents

Angelina Jolie : Kay Scarpetta ?

avril 24, 2009 · 14 commentaires

Je suis sceptique.

Je n’aime pas trop Angelina Jolie, et là dernièrement encore moins car à cause d’elle, je n’aime plus Brad Pitt. Je suis d’ailleurs en quête d’un Prince Charmant, et comme je n’ai pas le temps, je ne réussis pas à m’y retrouver dans les Princes potentiels.

On reparlera de Brad, mais donc, bien que je ne l’aime pas, ou parce que je ne l’aime pas, ou pour n’importe quelle autre raison, je suis perturbée en apprenant qu’Angelina Jolie va jouer Kay Scarpetta.

Analysons. D’abord, Kay Scarpetta, je l’avais imaginée comme son auteur. Patricia Cornwell. Et puis je ne l’aime pas trop, même si j’aime les enquêtes, elle est glaciale, comme femme.

Sauf que je la voyais moins sexy à la gomme qu’Angelina.

A la limite, plus dans le genre de Jodie Foster dans le Silence des Agneaux, en plus pro, froid et chiant.

Mais j’aimais bien ça, c’était un peu les enquêtes de l’emmerdeuse. (Aidé du gros plouc).

Est-ce que ça va le faire en Angelina Jolie?

En fait sûrement, car comme ils l’ont dit maintenant (vache de comm’, hein), j’ai un an voire deux pour y penser, discuter avec les copines, dire que c’est nul, c’est pas nul, on s’en fout, mais qu’est-ce que t’as à te poser des questions à la con, mais si ça me perturbe, mais arrête, etc, et quand le film va sortir je le téléchargerai illégalement me précipiterai dans un cinéma avec ma carte pour le voir. Avec Pierre-Henri – ah non, je l’aurai quitté.

Alors? ça vous convainc, vous???

Catégories : Films

Le soleil, à travers les persiennes, ou : Fanette in Slumberland

avril 23, 2009 · 12 commentaires

Soleil persiennes

Dernièrement, suite à une série excessive de repas, vins, couché tard et arpentages de rue avec gens en disant des conneries et en rigolant, je me suis trouvée très fatiguée. D’ailleurs, à ce propos, j’ai adoré un post de Garance, qui racontait qu’elle ne sort plus, ou rarement, alors qu’avant c’était une reine de la Nuit. Bon, elle dansait, moi pas, mais avant, j’aurais été déprimée de me coucher avant 3 ou 4 heures du matin trois fois par semaine, et si je ne faisais pas une nuit blanche par semaine, j’avais honte et j’avais l’impression que ça se voyait et qu’on allait se moquer de moi. Le soir, il fallait partir, avec des copains, et aller chez machin ; puis chez truc ; puis chez un autre. On perdait untel au passage, mais on retrouvait quelqu’un d’autre. Dans le pire des cas, je trouvais quelqu’un et on allait à la Cité U, il y avait toujours un truc quelque part, ça faisait un point de départ. Et là, on trouvait deux trois personnes super extra cool qui devenaient nos amis adorés de notre coeur pour la nuit, ils nous emmenaient chez un pote à eux dans le 17ème, par ex, on écoutait de la musique on faisait je ne sais quoi, et après il y avait encore autre chose à faire, ailleurs. On buvait, on regardait la Tour Eiffel, et on criait qu’on l’avait vu bouger. Parfois on cherchait des extra terrestres. On habillait des arbres avec des manteaux et des écharpes, en hiver. Ce genre de chose. Modeste, mais distrayant. Eh bien, les choses ont terriblement changé. Je me suis mise à adorer mon lit, surtout la couette. J’ai fait évoluer mon planning (on peut tout concilier), mais je me suis mise à aimer dormir aussi. La honte. L’idée de me lever, sortir dans le froid, pour aller danser autour d’un sapin, alors que je suis sous ma couette, avec un polar, me fait froid aux pieds. Enfin là il fait moins froid, mais quand même. Dernièrement, je reste chez les gens chez qui je suis. Je ne sais comment j’ai f ait, mais j’ai rencontré des gens qui n’imaginent pas qu’on va partir à minuit pour aller chez un pote, avec une copine qui vient juste d’appeler au téléphone.

En revanche, je bois du vin (et moins d’alcool). Du reste, je m’étais promis, il y a longtemps, de parler de vin sur ce blog. Belle réussite. Enfin, l’idée, c’est donc que dernièrement, j’ai bu des quantités de vin probablement excessive pour mon organisme en état de vieillissement, plusieurs fois de suite, et donc j’ai eu un gros coup de fatigue, j’étais chez des gens, je leur ai dit que j’allais m’allonger dans la chambre, ils ont dit d’accord attends je refais le lit, j’ai dit mais non tu sais pas la peine, elle (oui, son mec avait l’air plus flexible sur le lit pas fait) a dit meunon méçavapa, elle y a été, elle a fait le lit, baissé les volets, et est partie en fermant la porte.

Le sentiment bizarre de déjà vu, vous savez, d’un moment déjà vécu m’a envahie, alors que je n’avais jamais été dans cette chambre aupravant, ils viennent d’emménager ; un sentiment d’enfance qui vous revient, probablement un très vieux souvenir d’enfance, une chambre, un lit, quelqu’un qui me prépare le lit, qui s’en va en tirant les rideaux. Un sentiment très agréable. Allongée, j’ai essayé de dormir, mais je n’ai pas réussi, du moins je ne crois pas. Parce que la lumière du soleil traversait les persiennes (que j’aurais aimé en bois, comme dans il y a longtempsque je t’aime, dans leur maison de Maisons et Travaux, mais qui n’étaient qu’en vil métal genre alu), la chambre baignait dans une lumière dorée. Même les yeux fermés, cette lumière m’avait envahi et je la voyais – par l’esprit. Des pensées confuses et incohérentes comme dans les rêves, alors que j’étais consciente de la chambre elle -même, flottaient dans mon esprit, s’entrechoquaient, et me réveillaient parfois, ou du moins me tiraient de cet état ; dans la chambre, allongée, et consciente d’être allongée, j’ai été réveillée plusieurs par les idées improbables qui me traversaient l’esprit, et qui me paraissaient justement, dans mon semi rêve, bizarres ; m’obligeant ainsi à y réfléchir à deux fois ; et cette réflexion me tirait de mon demi sommeil ; alors, consciente, dans la confusion du demi sommeil, versant de l’éveil, je resombrais dans le demi sommeil, version endormie ; pour replonger dans une idée bizarre ; et me réveiller. J’ai ainsi cru me trouver chez ma tante, et devoir me préparer pour aller à la gare ; quelle gare? ai-je pensé, et je me suis éveillée chez mes amis ; puis j’ai dérivé dans mon bureau, avec le soleil qui parfois me tape dessus quand j’ai la paresse de faire des trois pas qui me sépraent des stores vénitiens ; ça m’a paru bizarre d’être au bureau, et je me suis souvenue que non, j’étais chez des amis ; puis j’ai cru être sur une plage, mais l’absence de bruit de ressac m’a dérangé, et en tendant l’oreille, j’ai entendu les voitures ; ça ne devait pas être ça, et je me suis souvenue encore de mes amis.

Du coup, les yeux fermés, je me suis bel et bien réveillée, et j’ai pensé à Little Nemo in Slumberland, Philémon et Axle Mushine. Et pas à Alice, c’est autre chose. J’ai toujours adoré l’idée de base d’Axle Munshine (quoique je n’ai pas lu les derniers), qui consiste à entrer dans les rêves ; dans lesquels Philémon et Little Nemo (pas lu depuis 15 ans au moins, non plus, je lisais ça quand j’avais 8 à 10 ans) entraient carrément. Dans mes rêves, quand je m’en souviens, ou dans ce demi sommeil, je me trouve dans un univers qui ressemble à ceux-là. Est-ce que ces lectures, anciennes, influencent mes rêves? Est-ce que l’univers onirique est le même pour tous? Je me le suis toujours demandé.

Est-ce que ça vous arrive aussi, de basculer dans un tel entre deux mondes?

Bonus : Si Philémon + Little Nemo + Axle, alors au revoir et merci pour les poissons, mais aussi la grande question  sur la vie l’univers et le reste, soit bien entendu 42, donc 42 et 42. Valà. (Cliquez sur les liens pour comprendre, moi j’ai mon chef qui se marre car j’ai dit à Isabelle dans l‘open space que dans la vie, le lit, il n’y avait que ça de vrai, donc je vais lui dire que si c’est ce qu’il croit, il manque d’imagination – je veux dire pour ce qu’il croit – pas pour dormir – il m’emmerde, ce con).

Catégories : Ma vie quotidienne