le journal de Fanette

Entrée de mai 2009

Robert Pattinson, t’aimé ou ne t’aimé-je pas?

mai 29, 2009 · 15 commentaires

JE CROIS QUE J’AI TROUVE LE SUCCESSEUR DE BRAD PITT DANS MON COEUR.

Ah, ça c’est une nouvelle qu’elle est bonne, hein?

Alors je vous situe.

D’abord il y avait Brad. Et certains disaient : mais voyons, Fanette, mais il n’est pas si terrible? Bé enfin? Ou alors ils disaient : ah non mais alors vraiment ça me fait peine de voir des filles comme ça (un mot désagréable) qui pensent qu’à des mecs comme Brad Pitt, c’est super nul et tout, t’as pas honte?

Ai-je honte? Attends, je me livre à une petite introspection rapide histoire de dégrossir le débat… Alors après analyse, j’ai un petit peu honte, c’est vrai c’est pas sérieux. Il y a des sujets plus importants que les garçons. Si, si. Mais les garçons c’est quand même drôlement sympa, hein…

D’ailleurs ça me rappelle que prochainement je vais parler d’un truc sérieux :  un de mes cinéastes préférés, dont personne ne parle, dont je répare ça prochainement, Nikita Mikhalkhov. (J’en parle maintenant, c’est pour faire teaser)(comme ça vous cherchez sur Internet, ça prépare le débat).

Donc, tout ça pour dire, j’ai un peu honte. Je rougis.

Mais peu.

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Catégories : Fanette est super contente !!!

Little Sarko sur le Grand Net

mai 25, 2009 · 6 commentaires

Nicolas Sarkozy a actualisé sa page Facebook ! Comme c’est mignon. Tout décontracté, tout fun, tout amoureux de Carla. Un président proche du peuple. Un homme comme nous, quoi.

Voyons un peu de quoi il retourne. La nouvelle page comporte une photo de Nicolas souriant, bronzé, heureux. Pas guindé, non non, cool relax. Que ça fait du bien de le voir comme ça.

Le petit message culturel, sur les derniers bouquins lus par le Président ; toujours pas La Princesse de Clèves, mais du culturel (et puis Maupassant, dis donc, bravo, j’aime bien, mais alors c’est pas gai pour un mois de mai, enfin je dis ça, la culture, il n’y a pas de mois). ça fait un peu j’ai fait mes devoirs, ouf, je peux partir en ouikende : “j’actualise mon profil avant le jeudi de l’Ascension avec mes dernières lectures : “Pierre et Jean” de Maupassant et “Le Lièvre de Patagonie” de Claude Lanzmann. Dernièrement, j’ai aussi vu l’inoubliable film “Les Feux de la Rampe” de Charlie Chaplin”.

Les feux de la rampe, OK, mais est-ce que quelqu’un peut lui parler d’Un Roi à New York?

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Catégories : Trucs incohérents
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J’ai rencontré Carla Bruni !!!

mai 21, 2009 · 12 commentaires

Alors, tout de suite, ce n’est pas vrai, je n’ai pas rencontré Carla Bruni. C’est juste pour faire cliquer. Ce “je” n’est pas personnel, je me mets, toute frissonnante d’émotion, à la place des 5 lectrices de Femme Actuelle à qui l’inénarrable chance de rencontrer notre fabuleuse première dame a été offerte.

Mais j’ai été très, très intéressée par la rencontre. Bon, pas au point d’acheter Femme Actuelle (n’exagérons rien, mais je vais aller chez le dentiste, je crois, bientôt ; attention, nul mépris dans mes propos, je n’achète aucun journal, je les lis à la bibliothèque, mais je ne sais pas s’ils ont Femme Actuelle).

(Oui, à la bibliothèque, une forme de téléchargement légal, un truc du siècle dernier : tu ramènes chez toi et tu utilises ; c’est très artisanal mais c’est légal ; Paris est pourri de bibliothèques municipales ; pas très web 2.0, convenons-en, c’est mon petit côté XXème siècle).

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Catégories : Fanette philosophe · Trucs incohérents
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Confidences entre copines

mai 19, 2009 · 8 commentaires

J’ai rendez-vous avec une amie, Faustine ; dans un café ; non loin de la Seine ; il y sera question de nos amours.

Ce jour-là, je suis en pleine forme. J’ai récemment sauté dans les draps bras de Pierre-Henri, envoyant balader, dans un bel élan de liberté d’esprit, totue mes préventions envers les gens qui s’appellent Pierre-Henri, portent des montres très chères, des lunettes noires et des vestes sur des jeans ; et pourtant ; mais j’ai été vaincue par le champagne : on est si peu de chose. J’ai décidé d’assumer ; discrètement ; et provisoirement ; j’ai fait la liste des gens à qui je ne le dirai pas.

Quand on est frappée par l’amour, on se néglige un peu (l’amour est prioritaire), mais pas trop (sinon l’amour se barre). Donc : jean ; mais j’ai soigné la chaussure ; je ne dirais pas la marque, elle n’est pas assez mode, là je n’assume pas non plus ; mais ça le fait – top blanc, avec plastron brodé, vague air années 70 : faites l’amour, pas la guerre : justement, on est dedans ; le cheveu propre mais lâché : j’aime ; j’ai autre chose à faire que de me coiffer. Une veste genre d’homme (message : piqué à mon mec – mais en fait non – mais bon).

J’arrive ; resplendissante intérieurement, je m’assied à une table. Je me sens parisienne comme jamais : quand on aime et qu’on s’assied dans un café à Paris, on communie littéralement avec la capitale. C’est mystique.

Arrive l’Amie (accessoire indispensable de l’Amoureuse) (un peu comme dans Le Cid : il faut en parler, rendre ça public, sinon ça perd 90 % de son charme ; surtout dans le cas de Pierre-Henri : le nigaud amoureux, il faut le transcender par l’Amour : sinon on a l’air vraiment con).
Ah. L’amie a une drôle de tête. Ah non, zut alors ! Elle a la tête de la Rupture Amoureuse. Il ne lui manque que les kleenex ! Qu’est-ce que je fais, moi? je suis coincée. obligée de tomber dans le rôle de l’Amie Consolatrice, sinon ça fait pas gentille. Et je suis gentille, moi.
Et merde.
Bon.
Allons-y.
- Eh bien tu fais une drôle de tête? (je n’ai pas un ton convaincu ; on sent que je me fais mal au rôle qu’elle m’oblige à prendre).
- Mmmm.
Charmant. Heureusement qu’il y a Paris autour pour faire l’ambiance, sinon c’est le pôle Nord. Oh dis, là, elle en rajoute pas un peu dans la douleur? Je prends l’air geeeeeeeentille et la voix aussi, un peu niais.
- Toi, ça va pas. je le vois à ton air. (Sens de la psychologie)
Elle tourne vers moi le visage ce celle qui sait rester ferme dans la douleur.
- J’ai quitté Antoine. (Voix un peu rauque, sentiments forts, mais inexprimables)
- Nooooooon? ( c’est pour relancer le dialogue, vous voyez? )
- Si. (Douleur)
- Raconte. (Curiosité)
Elle ne se fait naturellement pas prier. La douleur, faut que ça sorte, sinon ça macère. Et quand ça macère c’est pas bon. Donc j’écoute. Je vous résume.
Ils s’aiment ; si ; jamais ils n’ont ressenti ça l’un pour l’autre ; c’est exceptionnel.
Mais : il y a un mais. Au fond. Vraiment au fond au fond au fond. Sont-ils prêts, je veux dire, enfin elle veut dire vraiment prêts à vivre l’un avec l’autre? A tout se donner? A bâtir quelque chose ensemble? hein? Comment qu’on le sait, si on est prêt? le fait de s’interroger n’implique déjà t-il pas en soi la réponse à cette question? Faustine en a marre d’entendre Antoine s’interroger sur la question. Il n’est pas sûr de lui et  se demande sans cesse si au fond ils ne sont pas dans l’erreur. Comment savoir si ailleurs il n’y a pas une autre femme et un autre homme qui sont en fait l’homme et la femme de leur vie, mais dont ils s’interdisent la rencontre vu qu’ils sont ensemble?

Bon. Pensé, hein?

Alors du coup, Faustine doute. Toutes ces questions, au fond, ne sont-elles pas la preuve que leur amour n’est pas si stable que ça?
Un silence. L’intensité de nos réflexions. J’ai du mal à suivre, d’ailleurs je laisse un peu tomber.
Je tente, très platement : mais si vous êtes bien ensemble?
Non, c’était pas bon, ça, pas du tout. Faustine me transperce. Du regard je veux dire. Elle me corrige : mais est-ce que c’est là tout ce qu’un relation amoureuse doit apporter? Le fait d’être bien ensemble n’est-il pas le signe d’un mal plus profond, d’un vide existentiel qu’il s’agit de combler par tous les moyens?
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Catégories : Ma vie quotidienne · Mes amours · copines

Johnny à Cannes : ça jacasse au boulot

mai 18, 2009 · 3 commentaires

Ce matin, je débarque au boulot, bon, comme d’hab, sortir du métro, marcher dans la rue, pousser la lourde porte cochère, marcher jusqu’au fond de la cour : c’est le moment que je préfère, nos trois plantes en pots me font penser à une forêt (à Paris, autant avoir de l’imagination), je monte les trois marches et pousse la porte vitrée teintée de l’open space. Direction : la cafetière.

Autour de la cafetière, Isabelle, Diva et Gaby, trois de mes collègues. Isabelle, 27 ans, la secrétaire, Diva, 38 ans, l’assistante et Gaby, 52 ans, chargée de projet. Le temps me manque pour les présenter plus en détail… Il faudra. Bref. Elles ont des rapports en dents de scie, mais là, l’heure est à l’union, à la gaieté, visiblement.

Alors que moi, mal réveillée, j’ai une barre sur les yeux.

Elles parlent.

- Tu te rend compte?

- Moi ça m’étonne pas.

- Ah mais je l’avais lu je sais plus où mais quelque part.

- Johnnie To? ça fait pas chinois.

Une pensée brumeuse se forme dans mon esprit tandis que je me verse hâtivement mon café ; un nuage gris, noirâtre, ça se concentre, ça se concentre et bing ! le nuage se transforme en point qui explose, big bang matinal dans mon cerveau, et je me souviens de cet article de Slate, qu’elles n’ont pas lu, elles papotent, elles, il y en a d’autres qui surfent.

- Pas pire que John Woo, grommellé-je, alors qu’on ne me demande rien.

- Ben sûrement, dit Isabelle, qui ne regarderait pas un film de John Woo même si on le lui offrait en bonus avec son Chocapic.

- Tu savais, me demande Diva, en proie à une vive émotion qui la rend visiblement désireuse de communiquer, que Johnny était à Cannes?

Non, enfin si je l’ai lu mais je n’ai pas sauté en l’air plus que ça. mais je prends un air écrasant. La barre noire devient grise. L’air s’éclaircit.

- Bien sûr. Pour un film de Johnny To? “Je n’en savais rien, mais bon. Je tire les conclusions qui s’imposent. Isabelle me regarde avec admiration ; Diva fait bonne figure ; seule Gaby, qui n’est pas née de la dernière pluie, se marre discrètement ; elle se doute que je n’en savais rien. Mais comme elle prend Isabelle et Diva pour des abruties, elle ne dit rien, et admire mon rétablissement.

- Ben oui, j’ajoute, sur le ton de “mais enfin MAIS TOUT LE MONDE sait ça – enfin quoi, ho”.

- Et dis donc, les conditions de travail des chinois, c’est pas comme chez nous, poursuit Diva.

- Pas que dans le cinéma, fait Gaby de sa voix de fumeuse. Je me le suis laissé dire, en tout cas.

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Catégories : Boulot · Diva · Films · Ma vie quotidienne

Petits liens du dimanche

mai 17, 2009 · Un commentaire

Là, une e-pub formidable pour un site de vente internet (mettez le son, c’est plus rigolo).

A mettre en relation avec cette interprétation du concept de l’effet papillon, dans une très populaire émission de télé espagnole. ça pourrait donner des idées à TF1 qui bat de l’aile ou Ruquier s’il doit se séparer de ses deux Eric, Zemmour et Naulleau.

La video est .

Catégories : Les bonnes idées de la semaine

Brad Pitt fabrique lui-même son propre bébé !

mai 16, 2009 · 6 commentaires

… avec une top model soudanaise habitant Paris.

Donc pas avec  Angelina, avec laquelle la méthode préférée des stars américaines pour se procurer des enfants semble toujours d’actualité (l’adoption dans un pays à faible PIB, auprès de populations défavorisées ; d’ailleurs, on se demande comment les petits acteurs de Slumdog millionnaire leur ont échappé? La peur de la concurrence, peut-être?).

Bravo Brad. Moi je dis bravo. D’abord, les méthodes artisanales, il n’y a que ça de vrai, on le sait.

Ensuite, Angelina elle est pas sympa.

Ensuite, je ne sais même pas qui est ce top model, mais elle doit être plus jolie. Elle vit en France. Une preuve de bon goût. Brad, tu viens à Paris promener ton bébé sur les bords de la Seine? Si, c’est joli les bords de la Seine, tu sais.

Si tu veux, tu partages les enfants avec Angelina, trois chacun, ça va, non?

Bon, du sérieux : posons-nous les vraies questions.

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Catégories : people

Vente de grands crus au Crédit Municipal…

mai 15, 2009 · 2 commentaires

Figurez vous que mardi après midi, ce mardi, donc le 12 mai, a eu lieu une vente aux enchères de grands crus au Crédit Municipal.

J’en suis restée comme deux ronds de flancs. Voilà le truc : des gens gagent leurs bouteilles au Crédit Municipal. Remarquez pourquoi pas, ne possédant pas de grands crus, ni de petits crus – en fait, je n’ai pas de crus, j’achète lamentablement du vin au supermarché, et chez un caviste quand je veux faire un cadeau, c’est dire – et tentant de ne pas faire de dettes – encore plus nouille, les plus grands financiers de la planète jouent à si je t’attrape avec nos sous, et ont mis la planète en faillite, pendant que moi j’essaie de ne pas être en découvert, petite, mais alors PETITE joueuse, micro joueuse, même enfin – bref, je connais, finalement, mal le problème.

Peut-être que je devrais demander à Pierre-Henri, si ça tombe, son oncle Jean -Albert (c’est une licence poétique, il n’a, à ma connaissance, pas d’oncle Jean -Albert) vide subrepticement sa cave, collectionnée par son père, pour assouvir une passion coupable pour les timbres postes ou le poker. On même pour payer ses factures. Si ça tombe, Jean -Albert, il avait filé ses sous à Madof, et maintenant, il gage son Mouton Rotschild pour acheter sa purée saucisse.

Le journaliste nous informe que les clients habituels du Crédit Municipal sont des femmes qui gagent des bijoux ; mais on y trouve quelques hommes qui gagnet des bouteilles, et l’homme étant moins attaché à son vin que la femme à ses bijoux, détail psychologique extrêmement intéressant, les grands crus leurs restent sur les bras.

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Catégories : Trucs incohérents · alimentaire

32 chansons en 8 minutes !

mai 13, 2009 · 4 commentaires

Qui le connait? J’adore !

Son site.

Catégories : Musique

Silence, on rationalise

mai 12, 2009 · 3 commentaires

L’heure est aux économies et à la rationalisation, chez moi. Marc est tout pâle du désir de rationaliser et de réduire les coûts. ça ne rigole pas.

Et alors moi, ça me fait irrémédiablement penser à un roman de mon enfance, un de mes meilleurs souvenirs, Treize à la douzaine. En effet, le papa était expert en ergonomie. Il faisait des études pour savoir de quelle façon il fallait faire des trucs pour aller plus vite ou dépenser moins de sous. Je me souviens d’un passage du livre. En costard cravate, il passe à côté d’un maçon bâtissant un mur et lui fait remarquer qu’il s’y prend mal. Furieux, le maçon (ignorant que papa Gilbreth avait jadis été maçon) lui met sa truelle et les briques dans les mains en disant : “vas-y, toi, puisque tu es si malin”. Et hop, Gilbreth se met à poser des briques à toute vitesse et le maçon se marre, en lui disant qu’il est certain d’avoir affaire à un type qui a posé des briques toute sa vie.

Bref. Et donc, quand Marc a commencé à descendre dans notre rez de chaussée, du tour de sa tour d’ivoire de bureau, pour nous parler, j’ai pensé à ça.

Je vous brosse le tableau, il le faut, pour suivre.

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Catégories : Boulot