Le mec sympa

Je n’avais pas trop d’idées pour le titre, hein, je ne sais s’il correspond au thème.

Figurez vous que j’ai décidé (et j’espère m’y tenir) de lire à nouveau des blogs. Et au hasard des liens, je tombe sur ce blog, un célibat au goût de Nutella, et un post dans lequel il faut dire en son âme et conscience, à supposer qu’on en aie, si on préfère sortir avec un mec mieux que soi ou un mec lamba, standard, physiquement moins bien.

Question étrange, mais pas tant que ça. En fait, il y a longtemps, j’ai eu une vague début de commencement de quelque chose avec un type que je trouvais super beau, rencontré à trois fètes de suite chez des copines (que j’ai plus ou moins perdu de vue maintenant). Le type était un inconnu (mais un bel inconnu) à la première fête ; un type déjà vu, à la seconde ; et on a discuté ; à la troisième, il est venu vers moi, et on a parlé, et il est visible que, non pas je lui plaisais, ce n’est pas ainsi que je décrirai le truc, mais il avait décidé qu’on sortirait ensemble.

Voilà ce qui s’est passé ; j’étais venue avec une copine sympa mais pas futfut qui me l’a joué "oh putain le mec trop canon t’as trop de bol" (et d’une) ; j’étais amoureuse de mon pote Gaël (qui est un petit con) (mais j’étais quand même amoureuse, je me demandais du reste pourquoi et je me le demande toujours, ceci est une autre histoire) (et de deux) ; l’assurance de ce type m’a illico donné des boutons et envie de gerber, il était clair qu’il était dans une logique où "je n’avais rien à lui refuser" (si je puis dire) parce qu’il était trop mignon ; et il l’était  ; et pas moi ; je ne me déprécie pas, je suis très bien une fois maquillée et habillée convenablement (ce qui est loin d’être toujours le cas), mais je n’ai pas un charme ni un physique à tomber à la renverse, soyons lucide.

Bref, ce type super mignon m’a fait horreur dès le début, surtout avec la fille qui roulait des yeux et disait "ah nan mais attends quoi mais nan mais arrête là tu peux pas faire ça" – je me demandais quelle mouche m’avait piqué d’aller avec elle. Enfin la mouche était connue, elle avait une voiture, et pas moi. Ça m’apprendrait.

Le type a d’abord été plein d’esprit et hyper attentionné tout en me racontant sa vie fascinante, puis, comme je l’a envoyé paître, une sorte de doute existentiel lui est venu et il s’est mis à s’intéresser à moi, ma vie, mon oeuvre. Ça semblait si téléphoné que plus il me parlait de moi, plus j’avais envie de le baffer. Son assurance, sa maîtrise du discours, sa gentillesse, tout sonnait faux et archi faux.

Or, la copine en question, celle avec qui je suis venue n’en a jamais démordu : je me suis dégonflé devant lui, justement, elle était convaincue que si j’avais eu cette attitude systématiquement décourageante, c’était que je le trouvais trop beau pour moi. Et moi, je trouvais qu’un mec comme ça, trop parfait, c’était forcément un type qui allait me diriger et me dire tout ce que je devais faire. Il avait commencé à s’intéresser à mon choix d’étude (quel objectif poursuis-tu en allant à Paris ? – je m’étais même demandé si mon oncle ou ma tante ne l’avaient pas payé pour que je fasse des études à 100 km de chez eux plutôt que de aprtir à la capitale).

Bref, c’est ça mon image des mecs trop beaux. C’est le seul que j’ai rencontré de ce genre. Tous les autres garçons que je vois, pour moi, LA règle, LE critère, c’est qu’ils soient sympas. Je ne sais pas comment je pourrais définir sympa. Mais si je ne case pas le mec dans une certaine forme de sympa, c’est cuit. Sauf Pierre-Henri, mais finalement, Pierre-Henri a été sympa – contre toute attente. (ou j’avais des préjugés… peut-être).

 

Donc il faut que le mec soit sympa, une forme de cool attitude, aimer la musique (mais pas le fan grave hystérique avec des goûts trop marqués), aimer la bouffe, pas d’horaires (mais un peu quand même, hein). Je vois ça dans les gestes, la démarche, le regard, la façon de s’adresser aux gens… Difficile à expliquer.

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3 réponses à “Le mec sympa

  1. Je… je ne m’étais jamais posé la question.

    Et même maintenant je n’y trouve pas de réponse. Je ne suis pas très douée pour juger le physique des gens ; par exemple, dans un groupe de personnes que je fréquente depuis environ un an, le mec que je qualifie maintenant de plus mignon sans même y réfléchir est celui qui me paraissait le moins attirant à l’époque, sauf que depuis que je les connais tous un peu mieux c’est lui qui est, justement, le plus sympa. Il me fait rire et découvrir de la musique qui me plaît, paf, il en devient plus mignon ? Je ne sais pas.

    Enfin les quelques fois dans ma vie (vraiment peu, en y pensant) où j’ai su qu’une autre fille trouvait le même mec que moi absolument craquant, j’en ai été généralement surprise — ça ne me vient pas à l’idée, apparemment.

    Tout ça pour dire, je me pose la question de savoir si je le trouve charmant, jamais celle de s’il l’est plus ou moins que moi (ce qui est d’autant plus surprenant que j’ai facilement tendance à me sous-estimer, mais non, je ne me compare pas aux garçons que j’embrasse).

  2. Je ne sais pas, à vrai dire, s’il faut poser la question… Mais elle est très intéressante dès qu’on y réfléchit. Ça me fait penser aux sondages qui contiennent la réponse dans la question. Une personne qui se dirait : Bon alors celui là je l’élimine car il est trop bien, c’est bizarre tout de même. Ça signe un manque de confiance en soi. Mais la même personne ne sera-t-elle pas encline à se dire lui il est moche donc il est pour moi (je caracature un peu) – mais ne le balancera-t-elle pas à la figure de l’autre en cas dengueulade ? Dans ce cas, totue la relation est pourrie ?

    Mais je ne me sens pas si nette par rapport à ça, à cause de Pierre-Henri. Parce que, à cheval comme il l’était entre la droite bien élevée et la gauche caviar, c’est ça qui m’a rebuté chez lui. Est-ce bien moral ? Je ne sais toujours pas.

  3. Je n’aurais pas titré ça "le mec sympa", mais plutot "le mec qui me plait", comme tu le dis si bien, ça ne s’explique pas voilà tout ! Une rencontre peut mener à tout ou à rien du tout (le plus souvent d’ailleurs), mais l’alchimie est loin d’être prévisible.