le journal de Fanette

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Lui

juin 3, 2008 · 24 commentaires

(une photo de cour intérieure parce que j’aime les cours intérieures)

Au début de ce blog, j’ai parlé de Lui, et j’ai dit que j’étais amoureuse de Lui. je le suis toujours, quoique différemment, je crois.

Pourquoi Lui?

Lui, c’est le genre que j’adore. Je craque tout de suite : jean, pull marin près du corps avec col rond dévoilant un cou tout mignon, genre bonne famille, cheveux courts mais courts bien, chaussures (en fait c’est le même que Pierre-Henri, je me moque hein mais bon, et c’est lui qui m’a fait un cours sur ces pompes en m’expliquant que c’était LA SEULE MARQUE, la seule, parce que ses pieds foutent en l’air toutes les autres marques, mais pas celle-là, à croire que dans les cliniques ils transfusent les gosses avec des gênes spéciaux pour ne porter que de la pompe à 130 euros (mais je ne dis rien, je ne dis rien, moi aussi j’ai des pieds de ce genre alors profil bas sur le pied exigeant)).

J’aime les parenthèses.

Attitude : toujours décontracté, relax. Souvent les mains dans les poches, mais chic, genre penseur.

Lui est le copain de Ben, et tous les deux ils font la paire, ils sont mignons et je constate un phénomène étrange : plus ça va, plus je les considère à deux, comme les deux faces d’un même phénomène, et quel phénomène? Une drôle de bonne ambiance, une façon particulière d’arriver au boulot, avec uquelque chose de spécial, de léger, et s’ils n’étaient pas là, tous les deux, ça ne serait pas pareil. D’ailleurs quand ils ne sont pas là, quand ils vont voir des clients, je le vérifie parfaitement, cet adage qui dit qu’un seul être vous manque et que tout est dépeuplé…

Cela étant, en ce moment, je suis plus souvent absente qu’eux, donc c’est eux qui râlent de mes absences…

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Au supermarché

mai 29, 2008 · 31 commentaires

Là je m’en vais écrire un post sur les supermarchés, un post auquel je pense depuis longtemps. Je hais et j’aime les supermarchés, oui c’est incohérent mais c’est.

Il y a des jours où aller dans un supermarché me remplit de joie. Je ne sais pourquoi. Tout d’un coup il me semble que ma vie va être transformée par l’achat d’une boîte de confit de canard ou de sardines, produits dont je raffole. Je sors de chez moi toute gaite, avec mes sous et je me dis que, marre de manger du pain et du beurre à tous les repas, je vais aller faire de VRAIES courses d’ADULTE et manger de vrais repas.

Tout ceci est compliqué par mes goûts alimentaires maniaques. Je goûte peu les sucreries, sauf le N*ut*ll*, et peu les apéritifs, sauf les chips goût rien. Je hais les arômes artificiels, les bonbons, les produits laitiers pas nature ou les desserts lactés, rien que l’idée me donne envie de g…

Par contre j’aime les aliments carnés, les légumes, l’huile, le beurre, les pâtes.

D’une humeur heureuse, j’entre dans l’antre de la consommation, surmontée, dans mon esprit, par deux énormes génies musclor qui me regardent malicieusement.

Je regarde les produits. Et ça part en vrille.

Je vois du boeuf, par exemple, et j’ai envie de boeuf. Cru, de préférence. Juste à côté, on voit du jambon de poulet aux herbes. Je sais que je n’aime pas. Mais tandis que résonnent en moi les mots “jambon de poulet aux herbes”, j’imagine un plat qui serait du jambon de poulet aux herbes, avec mes souvenirs alimentaires. J’ai faim. Et envie d’en manger. Mais pour avoir déjà craqué la dessus, et avoir été déçue (ça sent pas grand chose, sauf le goût chimique des jambons chimiques), je ne récidive pas. Mais je salive. Je ne parviens plus à me concentrer sur le boeuf.

Allez, je regarde le camembert. J’aime le camembert, mais j’ai le poulet aux herbes dans la tête et dans les papilles… déchirement !!!! Je fais vivre en moi la crème qui fond, la puanteur, je pense à demain si je le laisse dehors.. Rien.

Du coup je me demande si je dois acheter du poulet??? Avec des herbes : ça me fera un truc proche du jambon de poulet aux herbes. Mais non.

Quel est l’aliment qui vaincra mon fantasme?? J’erre dans les rayons. Il me faut du lourd, au point ou on en est, mais du lourd efficace :

- Purée au camembert (avec du fromage qui fait des fils dedans, pour les fils)?

- pâtes au gruyère? (un basique, mais coquillettes avec gruyère : je craque)

- Oeufs au plat, tartine de beurre?

- crêpe au camembert?

Je réfléchis. Il me faut un truc qui ait le goût de mon fantasme. Pas trop long parce que j’ai pas le temps.

J’achète de la farine, et du camembert et je rentre chez moi.

Je me jette sur mon saladier, de l’eau, de la farine, je bats, hop, je lis 10 pages en attendant que ça poireaute, c’est meilleur, et crêpes au camembert.

Même pas je peux expliquer comme c’est bon.

La dernière avec une lichette de confiture de mûres.

Donc, le supermarché est générateur de frustration. On m’y suscite des envies que je ne peux assouvir, et après je suis obligée de rentrer chez moi, affamée, des images de camembert dégoulinant plein la tête, pour donner libre cours à mon fantasme.

A bas la société de consommation.

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Sangria au vin blanc

mai 22, 2008 · 15 commentaires

Sangria au von blanc !!!ai-je écrit hier, et pourtant je me suis relue, mais jamais assez!! et ça m’a échappé.

Alors, pour les adeptes de sangria au vin blanc, je précise qu’elle se relève au rhum et que pour que ce soit joli, on ne met que des fruits blancs dedans : raisins, melon gallia, pomme, poire, etc.

On la sert dans des bassines, à la louche.

Pour être honnête, il y avait une vague ambiance beauf, mais suffisament légère pour que ça passe. Et d’ailleurs à quoi reconnait-on l’ambiance beauf?

Hein?

Et donc nous revînmes non pas le soir même dans la guimbarde de Marine et Juju, mais le lendemain. Car en effet, le soir, il était tard. Et on ne conduit pas quand on a bu. Marine et Juju extrayèrent (je ne suis pas certaine de la conjugaison ; avec un peu de bol c’est un verbe déponent, mais je l’emm….) ou extrirent/ extrayurent? de leur voiture (il a qu’à pas être déponent, ce verbe ; ce soir je suis allée aussi voir des amis et j’ai bu pas de la sangria au vin blanc, mais des trucs et la conjugaison, eh bien, elle doit être SOLUBLE DANS L’ALCOOL ; c’est mal, hein? Mais je m’en fous ; d’un côté, si la conjugaison n’était pas soluble dans l’alcool, ça ferait quoi? Je conjuguerai bien mais on ne comprendrait pas mieux), ils SORTIRENT de leur voiture des matelas et plein de gens dormirent dessus. Moi, je dormis (dormis, c’est-à-dire juste dormis) tendrement avec Tim dans la véranda, sur des matelas qui s’y trouvaient déjà, dans une ambiance délicieusement indienne, avec un chouïa d’arabe (les lampes).

Le lendemain la lumière nous réveilla et laissant Tim ronfler (ou quasi) je m’en fus fureter dans la cuisine et tombai sur Marine, très en forme, occupée à faire le café. Et pouf, on discuta un coup, sympa. Elle avait une grande liquette avec des lapins roses dessus. Je mesurai avec envie son non conformisme. Je n’aurais jamais osé aller chez des gens avec des lapins sur une liquette. J’en ai une à fleurs et j’ai un peu honte. des têtes de mort, des insultes en anglais : vas-y. Mais le lapin rose et la fleurette? Devant Marine occupée à me raconter ses déboires dans une boîte de nuit grecque, je compris que j’avais tort. Il fallait contextualiser le lapin rose. Marine le contextualisait super bien.

Après avoir fait le café, Marine se lança joyeusement dans la vaisselle (qui semblait moins importante que la veille : quelqu’un avait eu une insomnie pertinente? ) et je l’aidai.

Puis tout le monde commença à s’éveiller. Moins sympa. Tim émergea bon dernier, un oeil ouvert l’autre fermé. Café, café, café.

Puis il fallut partir, nous rentrâmes avec Marine et Juju, Tim retombant endormi sur la route. Du coup, exaspérée, je prétextai un rendez vous et leur demandai de me laisser porte d’Ivry. Ce qu’ils firent, un peu surpris.

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Fanette était au boulot et il faisait beau.

mai 20, 2008 · 17 commentaires

(Illustration de Hugues Hausman)

Fanette était au boulot et il faisait beau. S’il y avait eu des oiseaux, ils auraient chanté à tue-tête. Ç’aurait été assourdissant, donc heureusement somme toute qu’il n’y en avait pas.

Fanette supportait stoïquement le rayon de soleil qui lui tapait sur la tête, sachant qu’il finirait par partir (en effet, le soleil bouge ; enfin non, c’est la terre, mais on voit l’idée). Elle se mettait un coup du coté ombreux de son bureau, un coup du côté soleil et se marrait avec Viviane sur des trucs du boulot, des têtes des collègues tout ça.

Diva vient toute gentille, en ce moment Diva est sucrée comme un loukoum ; et mode, hou là. De la pompe à trou pour orteil, du collant épais qui moule la gambette tendance ramollo (avouons –le), une robette bleue, accessoirisée d’une ceinture, un foulard, hou là. Du look de chez look sauf qu’il y a quelque chose d’improbable dans l’ensemble, mais quoi ? On ne sait pas. La ceinture trop fine ? Le revival 80’s fait trop années 80’s. Ah, l’art de la nuance, pas facile (Fanette ne s’y lance pas ; elle est jean chemise blanche à petits plissés).

- ça va ? sourit Diva.

Ça va.

- Il fait chaud, observe Diva.

Pas faux ; finement observé.

- Marc était bizarre, hein ?

Fanette fait une moue énorme. « Ooaaooohhhh ? pas remarqué.

- Remarque, Paaat aussi.

Sur Pat, on va se retrouver : Paat prend tellement Diva pour une bonniche que c’est gênant. Marc l’aime bien, mais Paaat la voit à peine.

Et là, Diva se lance dans un récit de ce qui s’est passé. Aussi à l’adresse de Viviane (Diva parle aux Noires !!!).

- Je rentre dans le bureau, Marc était là et il parlait d’un client – bon.

-Mmmm, fait Fanette en tapant sur son clavier (boulot, boulot).

- Et là, tout d’un coup Marc me dit « vous pouvez aller faire une copie, Diva ? » Alors moi, bon, j’y vais, quoi, normal.

- Ah ouais ?

- Et je reviens avec la copie. Et là Paaat me dit sur un ton mais sur un ton… !

- Ah, je vois complètement de quel ton tu parles, fait Fanette. Hein Viviane ?

- A h ouais j’imagine troooop, fait Viviane. (le ooo est un chouia long)

- Et tu nous amènes deux cafés !!! Tu te rends compte !!!!

- Rhaaaaaa, la la.

- Pffff.

- Mais je t’assure !!! continue Diva .

- Mais je te crois, assure Fanette. Ça ne m’étonne pas de lui, je vais te dire.

- Et t’as fait quoi ? fait Viviane.

- Ben je leur ai amené le café !!!

- Ah !

- Mais j’étais pas contente.

- Ben non je te crois, ça.

- Je comprends.

- Quel type désagréable.

- Ouais.

- Quand même.

- Pff. Le café, comme ça.

- Je suis sûre qu’il trompe sa femme.

- Ah ! Sûrement. C’est le genre.

Puis Diva s’en va, appelée par le devoir, sous la forme d’Isabelle s’agitant dans tous les sens : Diva a un appel.

- T’as vu, dit Viviane, t’as plus le soleil sur la tête.

- Ah tiens non dit Fanette.

Et elles rigolent.

Conclusion : au travail, la femme a l’esprit léger (trop ?).

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Dans quel état j’erre

mai 18, 2008 · 16 commentaires

On fait la fête.

On est avec des gens et l’on s’amuse : vous savez ce que c’est, non ?

Parfois j’ai l’impression que ma vie existe en deux temps, disons trois : le travail, les fêtes et Fanette chez elle qui dort.

Le travail on connaît, Fanette qui se repose, on imagine (il faut que je nettoie ma salle de bain, c’est une honte), mais la fête ?

C’est quoi ? ça veut dire quoi ? ça va où ?

On se prépare, on s’habille, on se pomponne, on cherche la tenue idéale. Certaines, je crois, se focalisent sur les mecs, je crois ça d’après des trucs que j’ai entendu dire à des amies à moi, moi jamais, je ne suis pas sexy, pas charmante rien, juste je rigole et je dis des conneries et je rencontre toujours des gens en général et des mecs entre autres donc je ne cherche pas.

On se maquille, et on y va, en y allant je me jure de rentrer tôt ça me fait chier, demain je veux me réveiller correctement, me dis-je, pour une fois, et ne pas avoir dormi deux heures ou traversé tout Paris à pied parce qu’aucune compagnie de taxi ne répond ou parce que le bus de nuit : zut. Une nuit normale, bourgeoise. Je passe boire un verre, quasi.

On arrive, bisous, machin, truc, bidule, ça présente à tout va, au bout de la quatrième personne je ne suis plus, je n’arrive plus, je n’enregistre plus, d’ailleurs quelle importance? Quand j’appelle les gens, je les appelle par leur couleur de fringue ou je fais une périphrase et les gens rient. Ex : « hey ! Toi, je ne me rappelle plus ton nom mais je n’ai pas la mémoire des noms ni des visages d’ailleurs (NDA : c’est vrai) mais je sais que tu viens de Nice et que tu es la frère de François je ne sais pas qui est François mais c’est ton frère. » Le mec rigole. J’enchaîne en lui demandant un verre et ça y est, il va me coller, d’ailleurs maintenant je ne parle plus qu’aux filles.

Je veux m’en aller, je ne pense qu’à ça. Mais je parle : c’est compulsif. A machin. Je rigole. A truc. Je rigole aussi. Pour peu que machin et truc me disent des trucs compatibles, je hurle à travers la pièce : machin !!! j’ai trouvé ton âme sœur !!!!! Rebelote, ça rigole. On se marre on se marre et là tout d’un coup ? que se passe-t-il ? ça devient calme. Je regarde l’heure : trois heures. Ce n’est pas possible. Je suis arrivé il y a une heure à tout casser.

A ce stade j’ai généralement bu et je me jette sur celui qui invite pour l’engueuler et lui demander pourquoi le temps ne passe pas chez lui normalement. Il dit que si, le temps passe pareil chez lui. Je lui dis non, tu te fous de moi, je suis arrivé à neuf heures et là il est trois heures alors qu’une heure à tout casser s’est écoulé. Deux, si on veut, mais pas plus. Il dit non, t’es bourrée mais ça fait six heures que t’es là. Je l’engueule. J’ aime pas les gens qui me parlent du temps. Six heures non mais oh. Je m’énerve et je crie. Quelqu’un, mais ils sont plusieurs, me dit qu’on n’a qu’aller boire un verre quelque part. C’est ça tiens. Alors quelque part. Ou le temps passe normalement.

On sort, marche, cause, on arrive dans un bar on commande. Tout va bien, les évènements s’enchaînent, on parle. Pourtant, j’ai toujours l’impression de vivre les choses deux ou trois fois. Le bar est différent, mais en fait c’est le même. Les types avec moi sont différents mais ils ressemblent tellement à d’autres. Je dis à un type qu’il est Grégoire. Il dément et prétend être Xavier. Ça semble plausible si l’on consièdère, avec formalisme, que Xavier est brun et Grégoire blond. Mais il pu se teindre les cheveux. Il ressemble terriblement à Grégoire et il me trouve absolument formidable, comme lui. J’explique à Xavier qu’à une certaine heure, tous les mecs me trouvent super. Mais pas moi. Je veux dire, l’heure n’influence pas mon jugement. Il dit que non que lui il me trouve VRAIMENT super. Fou rire. Il se rapproche et essaie de me convaincre avec des arguments rapprochés. Je n’ai rien contre les arguments rapprochés : sauf le mensonge, le truc que je suis super. Ou plus exactement, je le suis, nul n’en doute, mais il ne peut raisonnablement pas le savoir. Il dit que si. Je me marre tellement qu’il trouve ça moyen. Je lui demande où il réside et : pas loin. Grégoire non plus n’habitait pas loin. Personne n’habite loin. Il s’avère que bien que nous ayons quitté la soirée avec accélérateur temporel à cinq personnes, nous ne sommes plus que deux, une dimension parallèle ayant probablement absorbé discrètement le surplus. Xavier n’habite pas loin en effet, et ça n’est pas comme chez Grégoire. Donc il avait raison : Xavier n’est pas Grégoire. Pourtant, ça aurait pu être lui. Lui, ou un autre. Quand je m’en vais, il est six heures, je ne me coucherai pas tôt et je m’interroge : est-ce que tout ça en vaut la peine ? Et tout ça, quoi, d’ailleurs ?

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Crumble aux pommes

mai 15, 2008 · 32 commentaires

Bien que je n’en parle pas beaucoup , faute de .. de ? de je ne sais quoi, je fais la cuisine, parfois, et je me fais de grosses gourmandises.

Je ne mange pas que de la soupe.

Quoique j’aime beaucoup la soupe, mais là c’est moins l’hiver, on va dire.

Alors il n’y aura pas de photo perso, j’ai la flemme, mais voilà l’une de mes gourmandises. Le crumble.

D’abord, je voudrais dire que je déplore la qualité moyenne des pommes, elles sont meilleures à la campagne quand on les cueille sur l’arbre (ce qui n’est pas si facile), en ville elles sont bof.

Donc autant cuisiner avec.

L’un des trucs merveilleux qu’on peut faire des pommes c’est du crumble.

On peut le faire avec n’importe quels fruits, mais je recommande de toujours mettre des pommes, pour adoucir.

Et moi je préfère aux pommes.

Bon, d’abord on épluche deux pommes (ou trois ou quatre) et on les met au fond d‘un plat.

Ensuite on met dans un plat 100 g de beurre mou, 100 g de farine 100 g de sucre (ou le double si on a mis le double de pommes ou si on est gourmand) et on malaxe avec les doigts pour faire une sorte de pâte friable.

Et là, ça se complique : en effet, parfois, j’ai envie de gras, alors que met plus de beurre. Parfois je mets plus de farine.. S’il y a des fruits rouges, je recommande de mettre plus de sucre, pour atténuer l’acidité, bref il y a du flou dans la recette.

D’où la nécessité de la recommencer, pour maîtriser la chose.

Ensuite vous étalez votre pâte à crumble sur les pommes. Avec les doigts. Ça fait des petits tas n’importe comment, il faut juste que ça recouvre les pommes.

Puis au four.

Quand c’est doré c’est cuit.

J’adore, j’adore, j’adore.

Evidemment, il vaut mieux manger une soupe ou une salade avant.

On peut aussi mixer des petits beurres ou des croissants rassis, ou du pain rassis. Donc ça nous fait : pommes, puis sucre, puis pain/petit beurre écrasés puis beurre et au four.

Il faut tester pour voir ce que ça vaut…

Une fois j’ai mis de la poudre d’amande dans le mélange beurre farine sucre. Ça marche, dis donc.

Sinon, si on a le courage de faire ou d’acheter une pâte sucrée, on étale la pâte, on met les pommes, des prunes et le mélange beurre sucre farine avec poudre d’amande et de noisette.

Aaaaaah.

C’est-à-dire qu’en ce moment je me vautre dans le crumble. Je ne sais pas pourquoi. J’ai eu une phase soupe, j’ai la phase crumble.

Ne cherchons pas à comprendre.

Le crumble, dans mes souvenirs, est associés à de très nombreuses images.

La cuisine de Marie-Rose, celle d’avant (Marie-Rose, avant, elle avait une vieille cuisine toute pourrie et sombre que j’adorais et puis ça lui a pris, la modernité, les cuisine aménagées, le confort la classe, paf elle s’est acheté une cuisine aménagée de magazine, ça lui a coûté cher et c’est moche et je déteste). Dans sa cuisine il y avait une table avec une TOILE CIREE QUI COLLAIT et que je trouvais moche, avec des dessins de théières et de tasses dessus, je les vois encore. Oui, je la trouvais moche, j’étais jeune et bête, la toile cirée c’est la classe. Voilà.

Elle nous servait le crumble sur des assiettes gagnées avec des points essence, oui, parfaitement, tout le monde connaît, non ? avec des fleurs roses dessus. Elle avait tellement gagné d’assiettes, Marie-Rose, qu’elle avait des assiettes bleues et des roses. Je préférais les roses. Mais maintenant j’aime bien les bleues. Celle-là elle les a encore, ouf, et j’en ai chez moi et quand je sers des trucs dedans à mes amis courageux (16 m2), ils disent : » ooooooh j’adooore tes assiettes on dirait celles de ma grand-mère… ».

Alors les assiettes snobs des qui se la pètent, je connais aussi, j’aime bien au restaurant mais à la maison c’est assiette de grand-mère avec des fleurs. Na. Et j’aime pas les cuisines aménagées.

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Cindy Sander ou Rodolfo Chikilicuatre ? Stand by your man

mai 5, 2008 · 17 commentaires

Un post pas long, surtout que je ne regarde pas les émissions en question, je ne l’ai vue que sur internet et elle chante mal. Pourtant, vu que j’adore le kitch, j’aime bien (je rappelle que je suis fan de chikichiki, c’est dire ; mais c’est vrai que lui, au moins, on sait que c’est du deuxième degré ; Cindy Sander, nous on le sait, mais elle?).

Enfin j’aime bien à petites doses.

Bon alors quoi?

Un post chez Bauréale, le mystère Cindy Sander, puis un post chez Ron l’infirmier, très émouvant, du coup je vais sur le Post (que je ne lis jamais ; un peu la honte ; mais je lis bien des conneries sur Yahoo ) pour l’interview citée dans le post et je trouve Cindy, vu de l’extérieur, normalement nouille, et l’émotion de Ron un peu excessive (journaliste novice?).

Qu’en penser?

Moi, j’ai du mal à pleurer (j’ai été un peu triste à la lecture du post de Ron, mais ça m’a passé). Assumons. Les images télévisuelles tendent à émouvoir ou exalter. Enfin tendaient, là elles cherchent plutôt à faire parler. ça marche. Bon, elle est nouille, elle passe à la télé, on se rit d’elle, elle sera oubliée dans un an. Ben oui c’est pas rigolo, mais il en faut toujours un. Si c’est pas elle, ce sera quelqu’un d’autre. Je dois avouer que le sens de tout ça m’échappe : on fait des émissions nulles auxquelles participent des chanteurs nuls. Bon, et là ô surprise, c’est bien une chanteuse nulle qui surnage momentanément, mais pas celle qu’on avait prévu. Bon. Peut-être devrait-on sortir la tête du poste ?

Mais je ne mets pas sa chanson, faut pas pousser, je me rabats sur Chikichiki, chanson que j’adore toujours autant. Et puis j’espère qu’il va faire un tabac. Moi mon rêve c’est pas la Starac, c’est d’être Early Adopter. Je suis Early Adopter de Chiki Chiki. Enfin, encore faut-il qu’il soit adopted après, sinon je suis, comme d’habitude, à côté de la plaque.

Comme j’ai honte de parler de Cindy Sander et de confesser pour la deuxième fois mon coupable goût pour Chikichiki, je mets à la suite une vidéo extraite d’un film que tous ceux qui ne l’ont pas vu DOIVENT TOUTES AFFAIRES CESSANTES ALLER VOIR OU SE PROCURER. De quel film s’agit-il?????

(On est toujours aussi peu de choses, hein?)

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Pierre-Henri au café 2

avril 29, 2008 · 31 commentaires

Bon, alors les évènements ayant déjà eu lieu, je ne peux pas modifier le rendez-vous, je dis ça pour toutes les suggestions que j’ai eu : le Fl*nch, le M*cD* et le kebab.

Mais je songe à un chinois, parce que si je ne suis pas une fan des trois sus-cité, je suis une aficionados des chinois, et j’en connais un super cheap rue Rambuteau….

Quoiqu’il en soit c’est au café que nous sommes allés.

Mais avant, il faut que je fasse une sérieuse mise au point sur Pierre-Henri.

Enfin, dans la mesure de mes moyens. Je veux dire par là que vu la mutabilité de mes humeurs vis-à-vis du personnage, je fais ce que je peux.

Bon, d’abord un point : au début, quand on ne connaît pas les gens, on peut les voir comme des clichés. Donc j’ai présenté Pierre-Henri comme un cliché. La voiture, pas de métro, les lunettes de soleil, la chemise col ouvet ou le polo, la veste. Pompes : chaussures bateau, des S*b*g*, je, euh, je ne connaissais pas la marque, je ne savais pas qu’il y a UNE marque. (Je n’ai pas nécessairement un dent contre les marques, il y en a qui sont vraiment de bonne qualité et bien et chic et tout et puis quand on a des faibles pour les palaces, on ne fait pas sa chipoteuse sur les marques), ou des chaussures de ville sûrement de marques mais il m’a pas dit, j’aime mieux pas savoir, on y va doucement.

Mais après quand on connaît les gens on atteint la limite du cliché.

Il ne fonctionne plus.

Or, Pierre-Henri, bien que monstrueusement maladroit et plouquement riche, n’est pas un mauvais homme.

Il est d’une horrible et enfantine sincérité (et qu’on ne vienne pas me dire que je dois être amoureuse de lui là maintenant tout de suite, je ne le suis pas, ni de Ben, qui est aussi très gentil). Donc, ce con, quand il m’a dit qu’on ne devait pas souvent m’emmener dans des endroits comme ça, eh bien il était content comme un idiot de m’emmener dans un endroit qui me plaît parce qu’il m’aime bien.

Il était content et fier parce qu’il peut faire ça parce qu’il a de l’argent.

Ben oui. C’est con, c’est brut de décoffrage, et j’ai toujours du mal à l’avaler, mais c’est vrai.

J’ai du tomber sur le seul neu-neu bling-bling du coin. Je dois bien avouer qu’il est attendrissant. Donc maintenant il veut me faire faire le tour des palaces parisiens pour que je sois contente (et que je l’aime bien, et que je tombe amoureuse de lui, on le voit venir, mais il faut bien reconnaître que quelqu’un qui se donne du mal pour faire plaisir, n’est pas nécessairement antipathique… En fait, lui, il est juste agaçant comme un Saint-Bernard…).

Bref, on s’est donc retrouvé dans un café. Je me sentais bête, dans la mesure où avec mes copains on va au café ou dans une brasserie, on discute longtemps et tout va bien, on ne se pose pas de questions, on le fait et c’est tout, mais du coup, j’y suis allé en me disant “mais qu’est-ce que je vais faire? De quoi on va parler? De quoi je parle d’habitude?” ce qui n’est pas bon signe.

Je suis arrivée avant lui, et j’ai attendu.

Il n’arrivait pas.

J’ai commencé à être de mauvaise humeur, et toutes mes mauvaises pensées à son égard sont remontées. J’ai commencé à me faire un film. A être de mauvaise humeur.

Et puis il est arrivé. Je faisais la gueule. lui pas. Au bout d’un moment je lui ai dit qu’il était quand même super goujat. Il s’est décomposé, sur le mode “mais qu’est-ce qu’il faut que je fasse pour lui plaire, cette nana est un monstre.”.

- Tu es en retard, lui ai-je dit.

- Mais non. Tu avais dit 17 heures.

- Non, 16 h 15 - 30.

- Mais non !!! (il avait l’air sincère, j’ai eu un doute).

- Si, ai-je insisté fermement.

Et là il me sort son portable et trifouille dans ses SMS, me montre le SMS, et , oui, il avait raison. 17 heures, c’était écrit.

- Regarde celui que tu m’as envoyé, suggère-t-il.

- J’ai oublié mon portable chez moi, ai-je répondu en essayant de prendre un air dégagé mais en faisant encore plus la gueule, je me sentais nulle et j’ai toujours l’impression que je loupe tout avec lui.

Il s’est marré, et comme je ne me marrais pas du tout, il m’a fait remarquer que si lui se marrait de s’être fait engueuler pour rien, je pouvais me marrer de l’avoir engueulé pour rien.

- Mais je ne t’ai pas engueulé, ai-je protesté, en sentant confusément qu’un peu de mauvaise foi par dessus tout ça ne pouvait pas faire grand mal.

- Oh ! Mais tu ne t’es pas entendue.

- Pas du tout, j’étais juste un peu… bon.

Comme je culpabilisais je me suis jeté à l’eau et je lui ai dit que je m’en voulais et que je me trouvais injuste avec lui. Je lui ai suggérée qu’il arrête d’appeler une emmerdeuse comme moi.

- Mais tu n’es pas une emmerdeuse, m’at-il dit, en me souriant gentiment. Et puis tu sais comment te faire pardonner…

- Oh, la vache, lui ai-je dit, là tu es lourd.

- Mais sincère.

- Mais lourd!!!! Bon qu’est-ce qu’on fait?

- On boit un café, on a dit, non?

On a bu un café en regardant par la vitre. Dehors, il y avait des voitures.

Quand on est parti, il a dit :

- Eh bien, tu m’as emmené dans un café. Mais tu sais, j’avais déjà bu des cafés dans des cafés. Ou des bières, même.

- Des cafés, ai-je précisé, que le monde entier nous envie.

- Mais que le monde entier vienne y boire des coups. C’est juste que j’aime bien le (***), et toi aussi d’ailleurs.

- Heureusement que tu es là pour m’y emmener.

- Sans toi, c’est moins bien. (et avant que j’ai eu le temps de dire ouf, il ajoute : ) je sais : je suis lourd.

Et moi, évidemment : Mais sincère, c’est ça?

Et on rigole.

Il progresse. Il se décontracte. Toujours les mêmes pompes et les chaussures. Mais bon.

Demain, je refais un point sur Lui. (Lui, Lui, pas Pierre-Henri désigné par un pronom de rappel).

Catégories : Ma vie quotidienne · Pierre-Henri
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Tag de Yoyo.

avril 21, 2008 · 29 commentaires

J’ai été taguée par Yoyo et je m’exécute, ce qui me plait beaucoup, il s’agit de photo.

Alors.

Primo :

Que serais-je si j’étais un animal : alors, sans aucune originalité, je serais un chat, pour dormir, point barre.

Ma couleur préférée … rose, violet, kitch, délire, neuneu, girlie, bouh, j’adore.

Mon plat préféré… j’ai hésité. J’aime tout.

Alors j’ai choisi un plat que je pouvais manger tout le temps. Oui, parce que le pied de porc, pas tous les jours. Le foie gras, les huîtres, pas tous les jours.

Mais trouver une photo pas facile….

La photo est nulle, mais je vous explique.

Bon, c’est un petit peu calorique, mais vous vous faites une soupe avant et on n’en parle plus.

Le principe de base : vous prenez n’importe quoi dans la catégorie fromage et n’importe quoi dans la catégorie confiture miel, avec un penchant pour miel myrtilles ou figues, mais il faut tout tenter (mûre ça marche je viens d’essayer).

Après il y a différentes options : au choix. C’est expérimental.

Vous tartinez votre fromage sur une tartine, vous mettez une lichounette de miel ou confiture dessus et vous faites gratiner.

Après vous pouvez mettre d’abord la conf/miel et ensuite le fromage.

Vous pouvez faire gratiner le fromage et mettre la conf/miel à côté.

On fait ça avec du chèvre, mais aussi avec de la feta ou du camembert ou du brie.

Et avec tous les fromages je pense mais j’ai pas essayé avec tous.

Le dimanche matin tu peux AUSSI le tremper dans le café.

Je ne suis pas une grosse sauvage je suis une grosse GOURMANDE. Please don’t get confused ça m’arrangerait.

[Je pèse 55 kg, s'il vous plait (dont au moins quatre dans les genoux - mais ça va mieux grâce à Gazelle). Je mange de la soupe entre deux conneries lourdes et grasses que je mets trois semaines à digérer (mais c'est bon). Remarque, je me demande un peu si depuis le temps je ne pèse pas 56. (j'ai pas de balance, je vais dans les pharmacies)]

Et comme sur la photo, tu manges ça avec de la verdure, n’importe laquelle, de l’herbe à lapins. Mache, scarole romaine roquette laitue épinard tout comme tu veux c’est la libertaïe.

Mais du vin avec c’est mieux quand même.

Dediou j’ai faim.

Je dédie ce concept à Spike qui m’a sauvé la vie en nouilles chinoises (j’expliquerai).

Le matin je bois du café, et après je bois du thé.

Mon objet préféré… et je ne m’en vante pas. (Oui, il date du Moyen Age, et alors?? ça fait partie de son charme)

Un lieu que je voudrais visiter….

Bouh…

Un parmi d’autres : l’Alhambra, le palais rouge…

Vouala.

Catégories : Ma vie quotidienne

A pied dans Paris

avril 20, 2008 · 41 commentaires

Je suis sortie et j’ai marché.

Sans raison, j’avais juste besoin de marcher et de prendre l’air.

J’ai marché longtemps, à travers Paris, ça m’arrive parfois, marcher dans Paris c’est une détente et une façon de me relaxer et de penser à je ne sais quoi, à rien en particulier.

Je suis passée le long des quai, j’ai suivi la Seine, de haut, j’ai regardé les bâtiments au loin, et je ne sais pourquoi quand je marche dans Paris j’ai toujours l’impression de marcher dans un lieu exceptionnel. Une simple marche devient un petit évènement, tant cette ville est magique.

Mais pourquoi? Pourquoi? je n’arrive pas à comprendre cette impression.

En regardant l’Assemblée Nationale, je me suis demandé ce que ça voulait dire, Assemblée Nationale ; des idées politiques ensuite transportées sur la planète entière sont nées là, et est-ce que ça garde de l’importance ou est-ce que, dans l’inculture et aussi dans les bouleversements actuels, est-ce ça garde un importance? Cependant quand on traverse le pont ensuite, on ne se sent pas dans un endroit quelconque, un lieu du monde qui en vaudrait un autre. Je n’ai pas ce sentiment quand je suis ailleurs, même dans la jolie campagne de ma tante.

A Paris j’ai l’impression d’être quelque part, dans un lieu exceptionnel et unique.

Je n’arrive pas à expliquer ce que je veux dire, je m’en rends bien compte. Les mots “lieu exceptionnel et unique” sont nuls, je veux dire que j’ai l’impression d’être dans un film, ou qu’une simple marche prend toute une signification. Et les marches dans les champs et sur les sentiers de grande randonnée ne sont pas comparables, même si tout est plus joli, plus poétique, plus agréable.

Une après-midi sur les chaises du jardin du Luxembourg est un petit moment d’éternité…

Qui d’entre vous a une impression similaire? Suis-je seule à ressentir cela? Est-ce du snobisme?

Catégories : Ma vie quotidienne
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