le journal de Fanette

Articles étiquettés ‘Actualités’

Little Sarko sur le Grand Net

mai 25, 2009 · 6 commentaires

Nicolas Sarkozy a actualisé sa page Facebook ! Comme c’est mignon. Tout décontracté, tout fun, tout amoureux de Carla. Un président proche du peuple. Un homme comme nous, quoi.

Voyons un peu de quoi il retourne. La nouvelle page comporte une photo de Nicolas souriant, bronzé, heureux. Pas guindé, non non, cool relax. Que ça fait du bien de le voir comme ça.

Le petit message culturel, sur les derniers bouquins lus par le Président ; toujours pas La Princesse de Clèves, mais du culturel (et puis Maupassant, dis donc, bravo, j’aime bien, mais alors c’est pas gai pour un mois de mai, enfin je dis ça, la culture, il n’y a pas de mois). ça fait un peu j’ai fait mes devoirs, ouf, je peux partir en ouikende : “j’actualise mon profil avant le jeudi de l’Ascension avec mes dernières lectures : “Pierre et Jean” de Maupassant et “Le Lièvre de Patagonie” de Claude Lanzmann. Dernièrement, j’ai aussi vu l’inoubliable film “Les Feux de la Rampe” de Charlie Chaplin”.

Les feux de la rampe, OK, mais est-ce que quelqu’un peut lui parler d’Un Roi à New York?

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Berlusconi

mai 4, 2009 · 14 commentaires

Ah, je suis arrivée tard, j’ai pensé à ça toute la journée ! Morte de rire.

La femme de Berlusconi le quitte.

Un vrai délice.

Sarko fait petit joueur à côté, je trouve.  Berlusconi, c’est quand même le maître. Question kitch, il n’y a pas mieux.

Sa femme le quitte. Why not. ça arrive. Elle le quitte parce qu’il aurait un faible pour les jeunes femmes !

Non.

On peine à le croire.

Il aurait été à l’anniversaire d’une jeune fille de dix huit ans qui ne lui est rien (ou si?) (alors qu’il ne va pas aux anniversaires de ses enfants), et s’il veut faire entrer des jeunes filles au parlement, c’est pour que les gens soient plus intéressés par la politique.

Aaaaaah, c’est quand même top.

En pleine grippe et crise économique.

La semaine dernière, on regardait les fesses de Carla Bruni et de la princesse des Asturies (mais habillées) et cette semaine, on se délecte des ébats du couple Berlusconi.

Et dans les plus grands journaux.

Et dire que j’avais un peu honte de parler de Brad Pitt au début…

Et alors, la semaine prochaine, c’est quoi????

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Les hommes politiques sont de petits farceurs

avril 10, 2009 · 15 commentaires

Finalement, peut-être que je devrais faire de la poltique. Je ne sais pas.

On savait déjà que 16 députés avaient voté la loi Hadopi, un soir, à la fermeture, fissa fissa.

Puis, la Commission mixte paritaire (sénateurs + députés)  durçit la loi.

Puis ils revotent, et là, ce député révèle une petite fourberie des adversaires de la loi pour amener l’UMP à se croire majoritaire, et donc ne pas rameuter  tous les copains UMP dispersés dans leurs bureaux : tandis que les UMP se comptent, les socialistes restent planqués , et ne surgissent qu’en fin de débat, hop – et donc le vote rejette la loi.

Hi hi hi. Les coquinous. On ne croirait à l’école; rester cachés derrière un porte. Vous les imaginez, tous ces messieurs sérieux et compétents, planqués derrière le rideau?

Gamineries : pourquoi ne font-ils pas voter la loi en toute franchise, un jour à une heure précise, par un maximum de députés? On le sait, pourquoi : alors j’espère que c’est ce qui finira par arriver, après toutes ces gamineries blessantes pour nous autres, citoyens.

Je sens qu’on a pas fini de rire. Hadopi, moi je dis merci au gouvernement pour le spectacle : franchement, du début à la fin, c’est vraiment la grande, la très grande classe politique, débat de haute volée, compétence des intervenants… Chapeau. On se sent gouverné.

(Je cherche des images rigolotes, je vais sur Twitter mais vous pouvez laisser des liens paske des fois aussi je bosse et jépaltan).

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Le rire de la Béotienne, ou : des trucs qu’on est trop bêtes pour comprendre

mars 18, 2009 · 9 commentaires

D’humeur artiste, je folâtre sur le site du Musée d’Art Moderne (l’usine très belle au milieu de Paris).

Et paf ! Que lis-je?

Ça.

Manifestation exceptionnelle, « Vides » est une rétrospective des expositions vides depuis celle d’Yves Klein en 1958. Dans une dizaine de salles du Musée national d’art moderne, elle rassemble, de manière inédite, des expositions qui n’ont rigoureusement rien montré, laissant vide l’espace pour lequel elles étaient pensées.

L’idée d’exposer le vide est récurrente dans l’histoire de l’art de ces cinquante dernières années, au point d’être presque devenue un cliché dans la pratique artistique contemporaine. Depuis l’exposition d’Yves Klein La spécialisation de la sensibilité à l’état matière première en sensibilité picturale stabilisée à la galerie Iris Clert, à Paris, en 1958, les expositions entièrement vides affirment différentes conceptions du vide. S’il est pour Yves Klein un moyen de signaler l’état sensible, il représente en revanche l’apogée de l’art conceptuel et minimal pour Robert Barry avec Some places to which we can come, and for a while “be free to think about what we are going to do.” (Marcuse), [« Des lieux où nous pouvons venir, et pour un moment, ' être libre de penser à ce que nous allons faire '. (Marcuse) »], œuvre initiée en 1970. Il peut aussi résulter du désir de brouiller la compréhension des espaces d’expositions, comme dans l’œuvre The Air-Conditioning Show d’Art & Language (1966-1967), ou de vider une institution pour modifier notre expérience comme dans l’oeuvre de Stanley Brouwn. Il traduit également la volonté de faire l’expérience des qualités d’un lieu d’exposition, comme pour Robert Irwin et son exposition réalisée à la ACE Gallery en 1970, ou pour Maria Nordman lors de son exposition à Krefeld en 1984. Le vide représente aussi une forme de radicalité, comme celui créé par Laurie Parsons en 1990 à la galerie Lorence-Monk, qui annonce son renoncement à toute pratique artistique. Pour Bethan Huws et son œuvre Haus Esters Piece (1993), le vide permet de célébrer l’architecture du musée, signifiant que l’art y est déjà présent et qu’il n’est pas nécessaire d’y ajouter des œuvres d’art. Le vide revêt presque le sens d’une revendication économique pour Maria Eichhorn qui, laissant son exposition vide à la Kunsthalle Bern en 2001, permet d’en consacrer le budget à la rénovation du bâtiment. Avec More Silent than Ever (2006), Roman Ondak, quant à lui, laisse croire au spectateur qu’il y a plus que ce qui est laissé à voir.

Agacement. Non, non, on ne se fout pas de nous.

L’expo s’appelle Vides, et c’est 12 euros l’entrée.

Ceci est une photo sur laquelle il y a plus que ce qui est laissé à voir.

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Apple et Blackberry, la guerre dans le verger !

mars 16, 2009 · 13 commentaires

J’avais adoré cette video, sur laquelle j’étais tombée après tout le monde, comme d’hab.

Mais la pomme n’a pas dit son dernier mot !!!

La guerre des pommes et des mûres, ça m’éclate.

Ça vient de chez Accessoweb.

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Bill Gates, les moustiques et la malaria

février 10, 2009 · 10 commentaires

Bon, je voulais garder ça pour ma revue de blog mais je craque. Bill Gates a lâché des moustiques dans une salle pleine de patrons de boîtes de Hi-Tech (je suppose), après leur avoir dit que l’on dépensait plus dargent à la recherche contre la calvitie que contre la malaria ; il a lâché les moustiques en disant un truc du genre : “Il n’y a pas de raison pour que seuls les pauvres aient ce genre de piqûres”.

Excellent, non? Je trouve ça génial et pertinent.

La video est là (c’est vers la fin), pas le temps de copier-coller.

Bon, on se rassure, il a précisé ensuite que les moustiques n’étaient pas infectés.

Qu’en pensez-vous?

(Je vais faire un catégorie Fanette est morte de rire, peut-être?)

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Kouchner en Afrique : la réussite alternative

février 4, 2009 · 12 commentaires

Affaire Kouchner / Pierre Péan.

Jeanne, nous nous en souvenons, évoquait sur son blog le fait que dans certains milieux, la réussite matérielle et financière soit mieux perçue qu’un travail plus humble, plus fondamental, dans l’humanitaire ou le social, ou même qu’une attitude retenue par rapport à la réussite purement matérielle.

Aujourd’hui, je suis heureuse de suggérer à Jeanne (si ça l’intéresse) un processus de réussite sociale qui permet de combiner habilement les deux.

Affaire Kouchner / Pierre Péan.

Dans un premier temps,  s’investir dans l’humanitaire ; le bien ; l’autre. Ne pas hésiter. Porter des sacs de riz, être sur tous les fronts,bosser, soigner, tout en veillant à ce qu’une caméra ne soit jamais trop loin. (Je t’explique le truc, Jeanne : pas la peine de passer des plombes sur les zones de guerre : une petite semaine, pour s’imprégner d’horreur et rentrer le regard tout plein d’émotion, mais la petite semaine, avec journaliste ; le bien qu’on ne voit pas, c’est pas du vrai bien ; ne pas oublier non plus d’être du bon côté, du côté des victimes).

Dans un deuxième temps, épouser une journaliste, ce qui assure une couverture médiatique facile. Je veux dire, c’est plus pratique : on peut murmurer des infos sur l’oreiller. Gain de temps, et en plus, on peut gaudrioler en informant, ce qui n’est pas nécessairement désagréable.

Dans un troisième temps, accepter, le regard levé vers le ciel (Dieu et les hommes) et la mâchoire crispée en raison de l’importance de la chose, des fonctions publiques ; la main sur le coeur, éventuellement douter d’en être digne ; mais se faire prier, et finalement accepter. Il est difficile de quitter le terrain, son âpreté mais aussi ses joies, mais l’on s’y fait. Aux ors de la république, qui semble-t-il, en ont déjà troublé plus d’un, on s’y fait aussi. Mais vu le passé qu’on s’est fabriqué à la force du poignet au milieu de populations démunies (et donc forcément reconnaissantes), sous les appareils photos et caméras françaises, voire avec le discret soutien du gouvernement, on a du stock de coeur, de belle âme, de regard bleu, de bonté, tout ça. C’est bon, c’est beau et ça fait vendre.

Dans un quatrième temps, aimer le gout un peu trouble, douceâtre, mais finalement enivrant, du pouvoir ; le vrai ; les regards des gens, encore plus empressés qu’avant. Les petits choses qui vont de plus en plus vite, les mille petites facilités, portes sociales qui ne grincent plus, et même s’ouvrent toutes grandes, avantages, factures qui s’envolent et disparaissent. Ceux pour qui l’on travaille sont si agaçants ; ils ne se rendent pas toujours compte ; il faut parfois tant d’effort pour si peu de chose. Mais le pouvoir donne une grisante illusion de puissance. Le beau-père de Jeanne, et tant d’autres, serait épaté. Comme du mariage d’une roturière pauvre avec un noble, nous pourrions dire, avec la mère de Proust : C’est la récompense de la vertu. C’est un mariage à la fin d’un roman de Mme Sand , pour rectifier avec le narrateur : C’est le prix du vice, c’est un mariage à la fin d’un roman de Balzac .

Dans un cinquième temps, pour tirer profit d’une structure interétatique que l’on a mise en place, créer des entreprises privées qui permettront de réaliser les changements préconisés par la dite structure : comme les anglo-saxons, pourquoi le Bien ne devrait-il pas enrichir celui qui le pratique? (Hein? ça c’est du débat). D’ailleurs la main gauche ignore ce que fait la main droite. Enfin, enfin, ça commence à payer, ces aller -et-retour médiatiques dans tous les coins !

Dans un sixième temps, pris dans une spirale ascensionnelle folle, renier ses anciens amis (est-ce qu’on a des amis en politique?) et accepter un porte-feuille. Caser sa femme à un poste qui va bien, et profiter de la vie, des logements de fonctions, etc.  Se faire payer les dettes des chefs d’Etat africains (après tout, si ça va pas dans la poche des sociétés européennes, ça va aller où, hein?).

Dans un septième temps… mais on attend la suite.

Affaire Kouchner / Pierre Péan.

Pas mal, ma méthode, je trouve, non?

Il s’agit naturellement d’un schéma global ; non d’une analyse précise.

Il paraît qu’un livre sort  pour nous expliquer bien en détail comme un monsieur a mis tout cela en pratique : Le monde selon K., de Pierre Péan.

Edit : Stéphane Guillon sur le sujet… Sublime. Là. Je suis archi-fan.

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Aaaaaah : pas beau, Sarko

janvier 30, 2009 · 15 commentaires

Comment Nicolas Sarkozy n’aime pas qu’on le siffle

(je ne sais pas quoi mettre en titre). Alors voilà.

Sarko part se balader en France, dans la Manche. Il faut tout préparer pour son passage, enlever les trucs moches et mettre que du joli.

Bon, on va dire que basiquement ça se conçoit, quand on reçoit quelqu’un chez soi on fait le ménage.

Mais le préfet ne l’a pas bien fait, le ménage : Sarko fut sifflé. Quelle horreur! (vous écriez-vous). Le Président sifflé. Mais ! Et le respect du au chef d’Etat ! C’est atroce !! il a été sifflé. Le croiriez-vous? Non. Et vous? Pas davantage ! Nous en restons tous coi. Mais comment? Mais pourquoi? Une gestion si merveilleuse? Si empathique?Un discours si élevé, des idéaux si nobles.

Vraiment, les bras m’en tombent et les mots me manquent.

Et à Sarko aussi, sûrement.

‘tain ces préfets qui font pas leur boulot.

Ils laissent les gens siffler.

Et il n’y a pas que les préfets.

Les directeur de la Police aussi.

Inadmissible.

Sanctionnons.

De ce pas.

Le délicieux Frédéric Lefèvre (l’homme du faux pas, celui qui ferait mieux de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant d’en laisser sortir un son, le malheureux, pourquoi l’ont-ils choisi, n’y avait-il rien de mieux en stock?) s’exprime ainsi :

(je cite l’AFP) “sans doute il a failli sur un certain nombre de choses” soulignant que les “hauts fonctionnaires doivent rendre des comptes quand il y a des fautes, des erreurs”. Il ajoute :

“S’il a été déplacé avant le délai classique, c’est que sans doute il a failli sur un certain nombre de choses”, a jugé M. Lefebvre évoquant des raison dont il ne connaît “pas le détail”.

J’aime le mot “failli”, très ancien régime, je trouve, non? Et aussi le “détail” ignoré : Lefèvre est un homme bien : il a des maîtres qui Savent, lui même s’abstient de juger. Quand on n’a rien à dire, on ferme sa gueule, hein? bien, Frédéric Lefèvre, sage précaution.

Laisser siffler le Maître est une erreur.

Au pays de Sarko, tout le monde il s’aime et tout le monde il aime Sarko.

Sarko veut vivre dans un monde préalablement aseptisé par les soins de sa police ;  que le chemin soit dégagé lorsque le pied du maître foule le sol. Qu’un pieux silence règne sur ses paroles, car Sa Parole est Source de Bonheur et d’un Délectable Bien Être.

N’est-il pas?

Bon, les Préfets, on a saisi le truc, maintenant? La prochaine fois que Sarko sort du château, on militarise la zone et on convoque la claque (vu que les rangs de l’Ump grossissent de façon exponentielle, on a du stock de militants en réserve, alors on l’utilise, merde, c’est pas pour les chiens que certains se crèvent le cul pour gonfler le parti, non?).

‘tain j’te jure. Y en a qui comprennent rien.

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Je rêvais d’un autre monde

janvier 27, 2009 · 23 commentaires

Vous connaissez cet état d’esprit où tout paraît étrange? je suis comme ça en ce moment. Comme si de subtiles modifications dans ce qui m’entoure avant créé une sorte de monde parallèle dans lequel je serais tombée sans m’en rendre compte.

Le bureau de Lui et Ben est fermé, je crois que c’est ça. Ils bossent dans le nouvel appart de Lui, et d’ailleurs ils ont plein de boulot juste en ce moment. Je me demande qui va venir dans ce bureau, mais en tout cas, ça me change tout. J’étais habituée à eux, à les voir, et puis le fait qu’ils ne soient plus là, joint à ma mésaventure avec Lui, tout ça me tourne la tête.

Oui, ça me tourne la tête : tout me paraît étrange, curieux, bizarre. Je regarde les murs de la cour et je remarque leur texture : était -elle la même auparavant? Et avant quoi, d’ailleurs? Avant Lui? Avant leur déménagement? avant Obama? Avant le fou qui a tué des enfants dans une crèche? Avant la tempête? Et après la grève de jeudi, ça sera différent? Aurais-je la même impression de flotter?

Je ne sais pas comment ça se fait, mais, pour ajouter à cette sensation de différent, l’actualité m’a assommée, cette semaine – et pourquoi? Puisque je pense, intellectuellement, que l’élection d’Obama ne va pas tout changer, pourquoi ne puis-je être de ceux qui ont une pensée claire, et pourquoi dois-je, alors, honteusement, lutter contre le sentiment enfantin et irritant que si, ça va changer quelque chose? je ne suis plus une enfant? Je ne veux pas y croire, alors pourquoi j’y pense? Comment font les autres? Ils sont comme moi, naïfs, et cons, mais ils luttent, mieux que moi? Pourquoi ça ne marche pas avec moi? J’ai trop lu Mon amie Flicka? Pourtant j’ai vu Ran, et je sais que les bons sentiments ne marchent pas en politique!

Pourquoi le tueur de Belgique m’a t-il assommé? j’ai commencé à me dire “mais dans quel monde vivons nous?” et je me suis fait penser à ma tante. J’ai essayé d’arrêter de penser. Pourquoi me mets-je à penser en poncifs, c’est l’âge? j’ai peur… Mais je ne parviens pas à comprendre comment on peut faire ça – tuer des bébés, naturellement, personne ne peut comprendre. Pourtant, si l’on y réfléchit bien, entre les faits divers et les guerres, on tue des bébés. ma surprise doit encore un peu tarte. Ma tante me dirait : “ben c’est un fou” comme si cela expliquait tout. (Même un fou, il me semble qu’il devrait s’arrêter devant un bébé).  Les journalistes ont dit que c’était un fan de film d’horreur. Je ne vois pas le rapport, désolée, ou alors c’est de la même veine que la petite hystérie actuelle anti internet? Tu regardes très fort très fort le Joker, et paf, tu fais comme lui?

Pour en finir, la tempête. Donc, si vous voulez, l’actualité, cette semaine, elle nous a dit que le monde était incohérent, qu’ un dingue pouvait faire n’importe quoi, que nous ne sommes rien face aux éléments naturels (ça me rappelle 2001, l’Odyssée de l’espace), que nous sommes en quelque sorte, dans des courants fous, incontrôlables, que les plus forts s’en sortent (tous ces chefs d’entreprises qui renonncent à regret à leurs millions me fichent en rage, moi, moi, MOI, Madame de la Rochette, au secours), et que les plus faibles, non, surtout les bébés devant un type armés d’un couteau (je le savais déjà, mais ça ne m’a pas fait de bien de m’en ressouvenir) et Sarko va prendre son micro et nous expliquer comment il va faire pour que tout aille bien pour nous. Je l’admire, ainsi que tous ceux (et ils sont de tous bords politiques) qui ont la solution. Moi, j’ai envie de faire comme le type qui se mettait dans un tonneau et qui, lorsqu’Alexandre le Grand est venu se mettre devant lui pour lui dire qu’il l’admirait, et lui demander ce qu’il pouvait faire pour lui, lui a juste dit : “Ote -toi de mon soleil”. Diogène.

Mais vous faites comment, vous, vous faites comment?

Je vais manger du chocolat, je crois. Et chercher l’actu de Brad.

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Merci, Patrice Cassard …

janvier 25, 2009 · 13 commentaires

Alors il y a quelques jours, je surfais, ce qui est mal. J’aurais du aller me coucher.

En surfant, j’arrive sur le blog de Patrice Cassard. Je crois bien que je le lisais avant, il était sur une île et paf, il a fermé son blog. Ou peut-être ce n’est pas lui. Mais parce que je me suis dit “et si c’était lui?”, j’ai lu son blog.

A l’aide de la petite mollette je descends je descends et j’arrive sur un post ainsi libellé : On nous cache tout, on ne nous dit rien.

Je lis le post. Dedans, il évoque une émission de télé, qui l’a empêché de dormir.

Je laisse un comm pour lui dire qu’il aurait pu lire, plutôt que de regarder la télé (car moi, je suis plus maligne que tout le monde, c’est connu).

Ensuite je clique (clic) sur le lien et je lis ça.

Eh bien ! C’est contagieux. J’ai très mal dormi. Je n’ai même pas vu le documentaire, notez, même pas, juste le site et la bande annonce, eh bien je me suis mise à trembler nerveusement de stress.

Oui, c’est parce que nous, les petites gens, pas Madof, pas Sarko, pas politiciens, quoi, les gens normaux, les idiots, juste vous savez ceux que l’on gouverne et fait voter, on se doute bien qu’il y a une couille dans le paté, mais on ne sait pas où. Tandis que là, on le discerne drôlement bien, et ça fait peur.

Donc, je me suis dis : il n’y a pas de raison.

Tout le monde a le droit de mal dormir.

(Pour vraiment bien mal dormir, lisez tout, en particulier “à propos de Klaus Barbie”).

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