

Bien que je n’en parle pas beaucoup , faute de .. de ? de je ne sais quoi, je fais la cuisine, parfois, et je me fais de grosses gourmandises.
Je ne mange pas que de la soupe.
Quoique j’aime beaucoup la soupe, mais là c’est moins l’hiver, on va dire.
Alors il n’y aura pas de photo perso, j’ai la flemme, mais voilà l’une de mes gourmandises. Le crumble.
D’abord, je voudrais dire que je déplore la qualité moyenne des pommes, elles sont meilleures à la campagne quand on les cueille sur l’arbre (ce qui n’est pas si facile), en ville elles sont bof.
Donc autant cuisiner avec.
L’un des trucs merveilleux qu’on peut faire des pommes c’est du crumble.
On peut le faire avec n’importe quels fruits, mais je recommande de toujours mettre des pommes, pour adoucir.
Et moi je préfère aux pommes.
Bon, d’abord on épluche deux pommes (ou trois ou quatre) et on les met au fond d‘un plat.
Ensuite on met dans un plat 100 g de beurre mou, 100 g de farine 100 g de sucre (ou le double si on a mis le double de pommes ou si on est gourmand) et on malaxe avec les doigts pour faire une sorte de pâte friable.
Et là, ça se complique : en effet, parfois, j’ai envie de gras, alors que met plus de beurre. Parfois je mets plus de farine.. S’il y a des fruits rouges, je recommande de mettre plus de sucre, pour atténuer l’acidité, bref il y a du flou dans la recette.
D’où la nécessité de la recommencer, pour maîtriser la chose.
Ensuite vous étalez votre pâte à crumble sur les pommes. Avec les doigts. Ça fait des petits tas n’importe comment, il faut juste que ça recouvre les pommes.
Puis au four.
Quand c’est doré c’est cuit.
J’adore, j’adore, j’adore.
Evidemment, il vaut mieux manger une soupe ou une salade avant.
On peut aussi mixer des petits beurres ou des croissants rassis, ou du pain rassis. Donc ça nous fait : pommes, puis sucre, puis pain/petit beurre écrasés puis beurre et au four.
Il faut tester pour voir ce que ça vaut…
Une fois j’ai mis de la poudre d’amande dans le mélange beurre farine sucre. Ça marche, dis donc.
Sinon, si on a le courage de faire ou d’acheter une pâte sucrée, on étale la pâte, on met les pommes, des prunes et le mélange beurre sucre farine avec poudre d’amande et de noisette.
Aaaaaah.
C’est-à-dire qu’en ce moment je me vautre dans le crumble. Je ne sais pas pourquoi. J’ai eu une phase soupe, j’ai la phase crumble.
Ne cherchons pas à comprendre.
Le crumble, dans mes souvenirs, est associés à de très nombreuses images.
La cuisine de Marie-Rose, celle d’avant (Marie-Rose, avant, elle avait une vieille cuisine toute pourrie et sombre que j’adorais et puis ça lui a pris, la modernité, les cuisine aménagées, le confort la classe, paf elle s’est acheté une cuisine aménagée de magazine, ça lui a coûté cher et c’est moche et je déteste). Dans sa cuisine il y avait une table avec une TOILE CIREE QUI COLLAIT et que je trouvais moche, avec des dessins de théières et de tasses dessus, je les vois encore. Oui, je la trouvais moche, j’étais jeune et bête, la toile cirée c’est la classe. Voilà.
Elle nous servait le crumble sur des assiettes gagnées avec des points essence, oui, parfaitement, tout le monde connaît, non ? avec des fleurs roses dessus. Elle avait tellement gagné d’assiettes, Marie-Rose, qu’elle avait des assiettes bleues et des roses. Je préférais les roses. Mais maintenant j’aime bien les bleues. Celle-là elle les a encore, ouf, et j’en ai chez moi et quand je sers des trucs dedans à mes amis courageux (16 m2), ils disent : » ooooooh j’adooore tes assiettes on dirait celles de ma grand-mère… ».
Alors les assiettes snobs des qui se la pètent, je connais aussi, j’aime bien au restaurant mais à la maison c’est assiette de grand-mère avec des fleurs. Na. Et j’aime pas les cuisines aménagées.


