le journal de Fanette

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les soldes ou la folie du shopping

janvier 11, 2008 · 22 commentaires

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Il ne s’agit pas seulement de s’acheter des robes moins chères, je crois, c’est beaucoup plus complexe que cela.

En fait hier j’ai accompagné une collègue entre midi et demi et une heure et demi, pour faire les oldes – Isabelle. Une de ma boîte, sympa, mais je n’accroche pas trop, sauf, on le sait avec Viviane.

Isabelle m’a pas mal stressée ; on a commencé par une conversation sur les fringues que j’avais repérées. Sa question, c’était : “Qu’est-ce que tu as repéré comme fringues?”

Moi je n’avais rien repéré, j’allais avec elle pour voir.

Bon. Direction Grands Magasins. Je ne suis rentrée que parce que je ne pouvais plus me désister.

La folie. Plein de gens, et comme je ne suis pas combative, même les robes que je prenais pour les regarder, juste lses regarder, pas les acheter, je me les faisais quasi arracher des mains.

Oui, je sais, Isabelle m’a dit : ne te laisse pas faire ! Si elle te plaît, cette robe, ne la lâche pas !

Mais ça n’est pas possible. Je vous explique. Je vois une robe, je me dis “tiens, elle est pas mal, je vais la regarder”, je tends la main vers la robe, pas très vivement je l’avoue, et pouf, quelqu’un me la prend, quelqu’un qui avait tendu sa main plus vite que moi, qui l’a donc prise en main avant que je l’ai touché, mais qui savait que j’allais la prendre.

Hyper impoli.

Deux fois, on m’a fait le coup ; après, la fille part sans me regarder, sans croiser mes yeux, pour l’affronter il faut, comment dire, lui courir derrière et tout ça.

La deuxième fois, Isabelle m’a vue.

Elle est venue vers moi en criant : Mais te laisse pas faire ! Elle est gonflée celle-là !

Genre j’étais une grosse cruche qui se faisait passer devant. Comme avec la Diva, au bureau. Il faut montrer les dents, ne pas se laisser faire.

Donc, je me mets en quête d’une robe, je tends vite la main pour l’attraper, une main se tend à côté de moi et je dis, super agressive : “Je vous signale que celle-là m’intéresse”.

Mais la fille, au bout de la main, prend une robe voisine en me regardant de côté (toujours pas dans les yeux) et en murmurant : “Y en a qui perdent tout bon sens”.

Moi ! Alors que justement…

Je fais mine de regarder la robe chosie avec concentration et intérêt, alors que je suis vexée d’être passée pour une furie de la solde.

Je n’arrive même pas à voir si la robe m’intéresse, je le repose.

Je re-farfouille. Tiens, un manteau. Le cole est bien, je tends la main pour le sais… et hop, une autre main s’en empare.

Ah ! je ne vais pas laisser faire. Sans réfléchir, je pousse un cri : “Eh!” et j’attrape le manteau, et la fille ne le lâche pas.

JE SUIS DONC DANS UN MAGASIN, IL FAIT SUPER CHAUD ET JE SUIS ACCROCHEE A UN MANTEAU ET UNE FILLE AUSSI, ET ON VA BIENTOT TIRER DESSUS CHACUNE DE NOTRE COTE.

J’ai un blanc. Certes, la fille m’a pris le manteau que j’allais prendre et ça ne se fait pas. Bien sûr, je n’ai pas trouvé LA phrase percutante qui soulagera mon exaspération face à ce genre de comportement. N’empêche que là, de quoi j’ai l’air, accrochée à mon manteau que de toute façon je n’achèterai pas parce que j’ai vu le prix voleter sur l’étiquette?

De quoi j’ai l’air?

Je suis prise entre la honte de me battre pour un vêtement et l’exaspération provoquée par le sans-gêne de la fille. Réflexivement, je ne peux pas tirer sur un vêtement genre c’est-à moi c’est pas-t-à toi, donc je le lâche, et la fille s’éloigne sans demander son reste.

L’autre fille, celle que j’ai engueulé deux minutes avant, un peu plus loin, me jette un regard méprisant.

Voilà. J’ai fait vingt minutes de soldes et je me sens comme une merde.

Je me rapproche d’Isabelle qui a trouvé un pantalon et une jupe. Je pourrais partir en émettant des remarques malaimables sur le concept de soldes mais je me force à rester : c’est ma collègue, j’ai accepté d’aller avec elle, je tiens à avoir de bons rapports avec tout le monde au bureau, je ne vais pas lui dire qu’avec ses idées de soldes je viens de passer un super mauvais moment. Après elle va me faire la gueule et j’ai horreur de ça. Oui, je gère très mal les conflits larvés. Je viens blindée au bureau, et je réussis assez bien à répondre tout de suite aux gens, mais quand on me fait la gueule, vous savez, je parviens à gérer, j’ai trouvé les trucs, mais j’ai horreur de ça parce que je suis obligée de “penser ” à mon comportement et de le calculer. Il faudra que j’explique ça.

Donc, je biaise, et je soupire auprès d’Isabelle : “rien à faire, je ne peux pas me battre pour une fringue” ce qui est exact, et pas vexant. Elle me fait remarquer que j’ai tort, car on fait de super bonnes affaires, et je lui réponds, abruptement, en utilisant la colère que j’ai contre moi-même et celle qui m’a piqué le manteau, que je ne peux changer mon caractère. Elle n’a rien à me répondre, donc ça va, je n’ai pas l’air trop niaise, mais je suis fachée de tout cela, parce que je ne suis pas dans mon élément. Etre obligée de jouer le jeu du bureau, pas décontractée, parce que je me suis laissé aller à suivre cette collègue que je n’apprécie qu’à moitié (et, en fait, pas en dehors du travail – au travail, elle est agréable), le tout dans un grand magasin surchauffé et plein de femme en folie – autant pour moi, pourquoi ai-je accepté?

Je me transforme en porte-manteau des fringues d’Isabelle, pour m’occuper et voilà. Plutôt marrant d’ailleurs.

Je ne suis pas faite pour les soldes – c’est tout. Je voudrais bien l’être, Isabelle s’est trouvé des trucs sympas. Mais je n’y parviens pas.

Catégories : Ma vie quotidienne
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Pierre-Henri, appelle-moi !

janvier 4, 2008 · 31 commentaires

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Je vous fais ma soirée dans l’ordre, d’abord un rendez-vous à Opéra, avec Val, à qui je dis qu’elle est pas cool de me donner l’impression que sa future carrière de fonctionnaire européen va être tuée dans l’oeuf si je ne revois pas Pierre-Henri. Elle me précise qu’elle me demande seulement de ne pas l’envoyer promener au tél, quand il appellera, s’il appelle (ah bon parce que peut-êtrte il ne va pas appeler? je vais me vexer, moi). Elle me paie un chocolat pour se faire pardonner. Minimum.

Pendant que je suis avec elle au café, Fred appelle. Lui, il veut les coordonnées de Hana, mais il me fait remarquer que Pierre-Henri l’a appelé pour lui parler de moi. Je ne sais pas s’ils sont parents ou amis, mais je dis poliment que heu, moi je ne suis pas hyper sous le charme, et je suis mal à l’aise, je dis, parce que j’ai ri comme une niaise quand il m’a parlé (je me suis foutu de lui, oui, mais maintenant j’ai honte, le pauvre, et je n’assure pas). En tout cas Fred a dit à Pierre-Henri qu’il ne me connaissait pas. Mais lui a donné mon tel. C’est ça, continuez.

Pour en finir, Pierre-Henri n’a pas appelé. C’est peut-être une fausse alerte. Je tiens à faire remarquer que je l’avais trouvé crétin avant de connaître son prénom, je ne fais donc pas un racisme anti-prénom. Du reste je me souviens d’un Paul-Edouard (il en faut) extrêmement drôle mais volage. Tiens d’ailleurs. Je dois toujours avoir son tél. Je pourrais l’appeller pour lui souhaiter une bonne année.

En revanche, j’ai revu Lui, au boulot, après une éclipse. Il était parti on ne sait où, en famille sûrement.

J’ai revu sa copine, toujours sympa, eh oui, qui est venue me faire la bise pour me souhaiter la bonne année, et moi aussi je lui ai fait la bise, elle est trop sympa cette fille.

Elle m’a demandé si je voulais pas aller au cinéma avec eux?

Ben tiens.

Elle a pris mon tél.

Comme ça elle pourra aussi le donner à Pierre-Henri, si elle le rencontre dans la rue, errant à ma recherche. Des fois.

Retour également de Viviane, ma seule collègue sympa, avec des gâteaux pour moi.

Je lui raconte à midi le coup de Pierre-Henri, elle est morte de rire, et elle se lance dans un petit sketch “Piewe-Henwi” – cette fille est un clown.

Elle me passe le tel toute l’après-midi en me disant, le visage imperturbable “Piewe-Henwi”.

Et comme ce con n’appelle pas, je passe la soirée énervée, à écrire mes cartes de voeux (le truc qui me casse les pieds mais que je fais pas acquis de conscience je me demande pourquoi – j’ai envoyé des cartes internet mais tout le monde n’a pas Internet, eh non) à attendre un coup de tél d’un mec nul, qui ne m’intéresse pas et à qui je ne saurais pas quoi dire s’il appelle.

Il faut que je le voie, pour casser le stress. Rien de pire que l’attente. Bravo le début 2008.

Et en plus c’est bientôt les soldes et je dois attendre encore. C’est quand la date des soldes à Paris, là? Hein? Que je m’occupe à des trucs pertinents, un peu?

Catégories : Fanette hésite · Pierre-Henri
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Pour une Saint Sylvestre réussie

janvier 2, 2008 · 22 commentaires

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Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais les Réveillon de Nouvel An sont facilement catastrophiques. J’en ai vécu plusieurs de foireux, et je trouve que ce sont les seuls cas où la fête peut devenir nulle au point de faire regretter d’être sortie.

D’autre part je n’ai pas les moyens d’aller dans des grands trucs chers où à la limite c’est obligatoirement bien.

Pour finir j’étais invitée à deux fêtes quand Gaël m’a appelé en me disant qu’il devait passer chez un pote, mais bon.

Fête n°1 : Chez une copine qui a fait une école de commerce. XVIème arrondissement. Parents absents, fête organisée par la petite soeur d’une copine d’une copine (ça commence attrayant, non?) mais la soeur aîné a invité deux trois copines et copains et son fiancé et ma copine et moi aussi.

J’ai dit oui il y a un mois et une semaine, sans trop réfléchir, genre ouais pourquoi pas?

Parce que ouais pourquoi pas.

Bon. Ma copine Hana qui plane était aussi invité chez quelqu’un mais elle avait peur d’y aller toute seule. Mais elle voulait y aller. Haha.

Et Gaël.

Seul. (Mon avis : plaqué, mais bon, il ne m’a rien dit) .

Avis de Gaël : bon plan le XVIème – je lui dis que les filles seront toutes des cageots, mais il est snob. En fait le problème c’est qu’il a un a priori sur Hana. Surtout que le plan de Hana c’était pour le XIXè. Pas trop le coin du Gaël.

Hana est une angoissée. Je lui dis que j’ai un engagement. Elle s’en fout, elle veut que je vienne même tard. Laure Manaudou.

Je sens le truc foireux mais je suis coincée. En plus je dis que c’est foireux mais j’aime bien : deux fêtes, ouais – ça occupe. Laure Manaudou.

Donc, je retrouve Val à Charles de Gaulle avec Gaël ; ils se connaissent et ne s’aiment pas. Val est trop sérieuse pour Gaël, Gaël trop goujat pour Val, qui ne m’a jamais demandé ce que je lui trouvais mais n’en pense pas moins. Gaël est mon copain Gaël, même si c’est un sale con. J’ai de l’affection pour lui, oui, et je sais qu’il en a pour moi. Oui. L’affection, ça ne s’explique pas. C’est un bout de mon enfance, une personne qui connaît une partie de moi ; il ne s’entend avec aucun de mes amis récents. Il est jaloux. Carla Bruni.

Soirée XVIè : bon début, sur le plan bouffe : petit fours maison, mais bons, saumon, foie gras, langoustines, avocats, enfin le basique mais bien, avec naturellement champagne, vin, jus de fruit : le XVIème, valeur sûre, on bouffe bien, obligé. La moitié des filles est moche, découvre Gaël avec horreur, l’autre snob, et les mecs sont plutôt rares et bizarres – tout un dégradé : fins de race, illuminés, premiers de classe, sportifs sains, ratés. Oui, ce genre de soirée, c’est pour occuper les échecs de la bourgeoisie, et si on ouvre à la plèbe, c’est que ça cache un vice. Parfait (on bouffe et on se tire), Gaël se trouve un pote très mignon (de mon point de vue – je reste aux aguets, vous suivez?) qui joue à WoW, ils commencent à picoler c’est charmant. Val fait un peu la gueule.

Je vais prendre l’air sur la terrasse et je me fais dragouiller par un jeune homme qui me parle du yacht de son père, ce qui me provoque un fou-rire nerveux. Je vous explique :je suis au balcon, je me demande s’il vaut mieux aller dans le 19è en métro ou taxi, et le type arrive, regarde la rue avec moi et me dit un truc du genre :

- Il n’y a pas d’horizon, ici. Laure Manaudou nue.

Je lui réponds (technique, quoi) : Non, on ne le voit pas à cause des maisons.

Je sais : ça a l’air idiot, mais quoi? venir sur un balcon à Paris pour dire qu’il n’y a pas d’horizon, c’est con, non?

Il me jette un coup d’oeil (il doit trouver que je manque de lyrisme) et poursuit :

- Tu vois, ça, j’aime pas.

Moi, sentant une certaine hilarité prendre son élan au fond de moi : Ouais, c’est sûr que si t’es venu là pour l’horizon…

- Ce que j’aime, tu vois, à minuit, quand je suis sur le yacht de mon père, c’est sortir pour regarder le ciel.

Et là, j’ai eu mon fou-rire, pliée en deux sur la rambarde, je lui ai dit en hoquetant qu’il aurait du prévoir le coup avant mais qu’on voyait le ciel quand même mais que question yacht c’était pas ça. Je ne voulais pas qu’il pense que je me moquais de lui, je lui ai demandé pourquoi il avait déserté le yacht cette année, c’est vrai quoi, si c’est son truc d’aller regarder le ciel sur la mer à minuit il a merdé.

Il m’a dit, très sérieux : “jen’ai pas souhaité décevoir ma tante qui a insisté pour que je passe le réveillon avec eux.

Sur un ton si sérieux que je n’ai pu résister, je suis repartie à rire, j’ai cru que j’allais faire pipi dans ma culotte. C’était irrésistible, et pourtant je me disais que si j’étais rentrée dans son truc regardons le ciel même si on n’est pas sur un yacht tout ça vaut mieux que ce monde de merde, j’aurais pu sortir avec un mec dont le père avait un yacht.

Mais raté. En plus, vous imaginez, il avait l’air con. Je suis sortie en pleurant de rire du balcon et j’ai rejoint Gaël et son nouveau pote Fred morts de rire aussi dans la cuisine, en train de picoler, alors que la soeur de l’hôtesse, donc la soeur de la copine de Val, faisait des toasts et avait l’air de les trouver lourds. Avec moi par dessus, j’ai eu peur qu’on grille Val (oui, oui, elle est sérieuse mais bon) et je leur ai suggéré qu’on parte. Ok a dit Gaël on va chez ta copine chiante?

Elle est pas chiante, j’ai dit, et je suis partie pour dire au revoir à Val qui discutait de systèmes de recrutement avec des gens. Bon. (vaaal, c’est le 31 décembre…. le recrutement c’est du pipeau…)

On est descendu en admirant la montée d’escalier, escaliers super beau, moquette tout ça. Si quequ’un nous a entendu, ça devait faire blaireaux. J’ai dit à Gaël que sa montée d’escalier du VIIème était moins bien, alors quoi dans le VIIème c’est des pauvres? Il a été vexé.C’est marrant, il se vexe pour rien. Après je lui ai fait des bisous (en tout bien tout honneur) pour qu’il me pardonne.

On a pris le taxi et ona ramassé Hana, que j’avais appelé, au passage ; c’était juste avant minuit, au fait.

Elle stressait de pas être habillé comme il faut. Fred était très galant. Il lui a dit qu’elle était jolie, qu’elle avait de beaux yeux, de belles mains, avec Hana à chaque fois qui disait mais tu rigole je suis/ elles sont moches. Une angoissée. Mais Fred charmant – de plus en plus (Hana est très mignonne).

Dans le XIXè on e tapé le code de l’immeuble, on est entré, on est arrivé juste après minuit mais bon.

C’était pas la même ambiance que dans le XVIème…

Quand on est arrivé tout le monde faisait les cons, je ne me souviens plus très clairement mais on a fait comme eux. Très drôle. Plus tard, Hana, hilare et plus du tout stressée, m’a présenté son copain qui l’avait invité. Je n’ai pas pu m’en faire une idée très claire, il était quatre heures du matin, je ne le voyais même pas très bien. Il avait la chemise très ouverte et une trace de rouge à lèvre.

Elle a dansé comme une folle et embrassé Fred. Sa façon de danser a emballé tout le monde. Une fille m’a crié qu’elle venait direct du bled et qu’elle dansait super.

Je lui ai demandé si elle voulait rester ou partir avec moi, elle voulait partir avec moi (tu me laisses pas tu me laisses pas), mais avec Fred, donc j’ai pris Gaël, et Fred, et on est tous rentré en taxi chez Gaël.

J’ai installé Hana dans la chambre d’ami en lui jurant qu’il n’y avait aucun problème, Fred dans le salon, et moi avec Gaël. Je me suis endormie, il faisait déjà un peu jour. Au réveil, comme Cendrillon, hana avait disparu en me laissant un message sur mon portable. Fred était déçu. Mais toujours mignon.

Bon. Et vous?

Catégories : Ma vie quotidienne · Non classé · Pierre-Henri
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