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Toujours plus haut, comme disait Jeanne

Jeanne a écrit il y a quelque temps un post qui m’a touché. Elle y parle d’un homme qui place au dessus de tout la réussite de type compétition, et moins les accomplissements qui ne sont pas compétitifs (le piano, les arts). Mon Dieu, comme je présente ça, on n’y comprend rien. Un homme qui attache une admiration particulière à la réussite sociale et professionnelle et moins aux activités artistiques. C’est clair?

Voilà l’une des choses qui me choquent le plus dans le monde actuel : cette façon que certains ont de se rehausser de leur réussite compétitive, du principe d’être le meilleur, du principe même de chercher à être le meilleur, et si vous ne cherchez pas à l’être, il doit bien y avoir en vous un truc qui cloche.
En somme, dans notre vie, nous devrions tous et toujours chercher à être les meilleurs selon une certaine logique ; à gagner le plus d’argent possible ; à transformer, autant que faire se peut, cet argent en objets matériels évoquant la réussite et le confort : une grosse voiture ; une grande maison ; des gadgets high-tech, et il y en a de toutes sortes : sur internet, on trouve de nombreuses références aux gadgets liés à l’informatique et aux nouvelles technologies, mais ailleurs, d’autres personnes tirent une grande vanité de posséder une plaque à induction ou un four à caractéristiques nouvelles (je serais bien en peine d’être précise sur les caractéristiques modernes du four).
Une personne qui vouerait simplement sa vie à soigner des enfants et des personnes âgées, sans chercher à gagner plein de sous pour acquérir de nouveaux biens de consommation serait presque un sociopathe.
De cette perception des choses, découle que l’argent et le système qui permet de fabriquer encore plus d’argent, est un bon système. Il faut y croire, et se jeter dans cette spirale infernal d’argent, de succès, de réussite exprimée par des objets, des gadgets, qui n’améliorent pas forcément la vie mais permettent d’être fièrement exhibés devant les autres.
Je me souviens de la première personne de mon entourage qui a eu un appareil photo numérique. J’étais jeune, et je ne savais pas ce que c’était. Je m’en fichais, je lisais des bouquins, et j’avais entendu ce mot, sans me demander ce que c’était.
Et puis celui qui en avait acheté un est arrivé, et tout le monde voulait le voir. C’était chez des amis, dans une soirée, et tout le monde tout d’un coup s’est focalisé sur l’appareil avec des oh et des ah. Comme mes amis étaient plutôt fauchés, dans l’ensemble, personne n’avait cet appareil. Il est passé de mains en mains, les gens commentaient. A l’époque, je n’en voyais pas l’intérêt, j’ai tripoté un peu l’appareil, le type est venu me montrer comme on faisait défiler les photos. Je ne voulais pas les regarder, c’était le genre de photos idiotes de vacances, des photos qui auraient aussi bien pu ne pas être prises. Il m’a fait une démonstration, parce qu’il supposait que ça m’intéressait, pour lui il était évident que j’étais impressionnée et forcément curieuse de cette merveille technologique, et je n’ai pas osé lui dire que ça ne m’intéressait pas. J’ai appuyé sur les boutons pour faire défiler les photos, en essayant de prendre l’air intéressé. J’ai dit "ah, c’est super", mais j’étais gênée de la petite effervescence suscitée par un appareil rempli de photos idiotes. Maintenant, j’ai un APN et je ne sais pas comment on peut vivre sans, c’est vrai, ça ne coûte plus rien, tout le monde en a un et trouve ça normal. Mais à l’époque, le type avait bien dit quelque chose comme : "là c’est encore cher, mais bientôt ça va se démocratiser, tout le monde en aura un". Donc quand il l’a dit, lui, il n’était pas tout le monde, il était un homme qui avait eu les moyens de s’acheter le gadget qui impressionne. Il avait quelque chose que les autres n’avaient pas : un appareil qui symbolisait son argent. La plupart de ceux qui regardaient l’appareil l’enviaient, pas violemment, juste la petite envie sociale, normale. C’était écoeurant, dans une certaine mesure.
Pourtant, l’argent, c’est bien. Cela devrait permettre à ceux qui en ont de faire des choses bien, d’investir dans des choses belles. Mais ça n’est pas ça. Les gens l’emploient pour se combattre, pour se mesurer, pour s’impressionner mutuellement.
Bon, OK, pas tout le monde, pas absolument tout le monde. Mais pas mal de gens. Et de plus en plus. C’est ce qu’il me semble. C’est peut-être du aux gens qui m’entourent dans le travail, qui me donnent une vision déformée des choses. Qu’en pensez-vous?

Cette remarque de Jeanne m’a coupé les jambes, car je trouve la même chose dans ma famille, et je suppose que je ne suis pas la seule. Comme elle, je dois faire preuve d’une sorte de protection passive intellectuelle, paraître indifférente devant l’admiration ou le respect dont on entoure certains, alors que mes activités ne sont souvent évoquées qu’avec un sourire au mieux paternaliste, au pire agacé. Il devient presque anormal de ne pas chercher à réussir à tout prix ; ou alos, on y voit une dangereuse collusion avec des idées de gauche, ou les idées des "jeunes" qui ne savent plus travailler et ne savent plus ce qu’ils veulent. Le pire, c ‘est que je suis moi-même agacée de remarques ou phrases de personnes, jeunes ou pas, qui se vautrent à plaisir dans le néant, dans l’indifférence, dans le ratage. j’en connais, des vaincus d’avance par la société, et ils m’énervent. En ne voulant pas réussir à tout prix, ce n’est pas à eux que je pense, mais simplement à une sorte de distance intériéure par rapports aux plaques à induction et aux voitures avec gadgets. Je voudrais faire des choses formidable, je voudrais même bien gagner de l’argent, mais je ne veux pas le convertir forcément en biens matériels.

Obama

Bon, évidemment, le truc d’aujourd’hui c’est Obama…

Moi, je dois dire que je suis contente qu’un homme à la peau noire (le problème avec les couleurs de peau, c’est que je ne trouve jamais la tr=erminologie adaptée, comment dire? j’ai écrit Noir, mais je n’aime pas ce mot, ni Afro-Américain, ni rien, ces désignations sont trop lourdes de sens péjoratif, c’est tout de même terrible, mais je ne sais comment dire le truc)  soit à la Maison Blanche. Au niveau du symbole, c’est énorme.

Mais le problème, c’est que la couleur de peau, c’est du symbole, OK, mais ça n’est que ça. Donc, le truc, c’est qu’il doit assumer quelque chose d’énorme. Il a du charme, c’est une personnalité originale, il a des talents incroyables en comm (ça lui fait toujours une compétence de sûre), on l’aime, on voudrait y croire : mais il ne faut pas rêver. Aujourd’hui c’est Disney, mais demain, après demain et tous les jours de ses quatre ans de mandat, j’espère qu’il va assurer. Au delà de son charme, du charme de sa femme et de ses filles (qui sont super mignonnes), je le trouve frêle. Pourvu qu’il y ait un génie politique derrière cette apparence, pourvu !! Le pire serait qu’il ne soit pas à la hauteur. Le bruit parasite créé par l’engouement empêche de voir la vérité, et puis de toute façon, il faut juger sur les faits.

Et vous? Qu’en pensez-vous? Son charme, cette folie d’Obama… Est-ce que, à la limite, l’engouement, s’il retombe ne serait-ce qu’un peu, ne se retournera  pas contre lui? fais-je ma parisienne ergoteuse? J’y pense, je ne sais que conclure (et en même temps il faut lui laisser le temps). Et vous, donc?

L’amour est-il soluble dans les conventions socio-culturelles?

( Suite de ça ; ouais, le titre est… bbbb. Je sais, mais j’ai rien trouvé, j’étais de mauvais poil).

Ce qui me perturbe, au fond, c’est que ça marche : oh, il n’est pas venu me tomber dans les bras, mais il s’est mis à me voir. Il ne s’est peut-être pas mis à ne voir que moi ; j’ai l’impression qu’il nous voit tous un peu plus (par tous, j’entends ceux de ma boîte). Mais il me fait des remarques ironiques qui disent très bien ce qu’elles veulent dire : quelle élégance, me dit-il en me regardant d’un air que je ne saurais qualifier. Elle est où, la petite Fanette?

Elle est où? Je lui ai répondu ce jour-là que la petite Fanette était devenue grande.Mais la petite Fanette n’est pas devenue grande ; c’est plus subtil que ça. Dans mon ancien boulot, et plus encore dans celui-là, j’ai pris conscience de l’importance des apparences dans la vie, et dans les entreprises. Il faudrait que j’en parle (mais Brad Pitt m’occupe beaucoup, je dois dire), mais j’ai fait très attention à ma façon de me comporter ; et plus encore ; j’ai réussi, au prix d’un certain effort sur moi-même, à me mettre en valeur aux yeux de Marc (effort non pas pour me convaincre de le faire, mais pour avoir ce comportement arriviste – bon, j’en reparlerai) ; mais ce qui me démonte, et plus que cela, c’est que cela semble fonctionner aussi pour Lui.

Du coup, il y a deux choses là dedans : ça donne raison aux filles qui se soignent et se font belles, sauf que certaines apparemment ne trouvent pas toujours chaussures à leur ped, mais bon, ça leur donne raison. Et puis ça veut dire que toutes ces conneries du genre "sois toi-même", eh bien c’est vraiment des conneries. D’abord, je suis un peu moi-même en working woman, ça m’amuse de me déguiser ; ça me donne l’air plus sérieux dans mon boulot. Tout le monde est content. Mais je suis quand même plus moi-même en pull et en jean. Mais simple et en quelque sorte négligée ; vraiment négligée. Ainsi, je deviens invisible. Mais si je suis invisible, personne ne fait attention à moi ou n’imagine que peut-être je puis être intéressante. Sauf mes amis.

Je sais : si Lui était un mec vraiment bien et tout, il serait tombé amoureux de moi avec mes vêtements qui me rendent transparente. Il aurait détecté la perle rare en moi, vu mon âme sous le pull, et paf. C’eut été l’amour, au premier regard, voire au deuxième.

Pourquoi je fais chier le monde d’ailleurs? j’ai Pierre-Henri, il est super Pierre-Henri, il m’emmène en week end, au restau, on s’amuse, c’est le bonheur. Mais il est bien, mais pour un temps défini. Trop de Pierre-Henri tue le Pierre-Henri. Il finit toujours par ma dire un truc qui me glace le sang. ça ne l’empêche pas d’être gentil ; mais je ne pourrais pas vivre vraiment longtemps avec quelqu’un qui ne prend jamais le bus, par exemple. je ne dis pas que prendre le bus me transporte (ah ah ah, il y a une plaisanterie super fine, vous avez vu?), mais c’est la vie, quoi. Il ne peut pas aller dans un chinois. Bon, OK, la qulaité laisse le plus souvent à désirer, mais ça fait partie des petits trucs, l’expression de son visage quand je suggère un chinois. "Pas ça" – ben si, ça, Fanette elle aime les chinois. Oui, il y a plein de gens, et parfois ils crient et ils font du bruit. Alors que dans les restau où je vais parfois avec Pierre-Henri, tout le monde parle doucement. Tiens, ça me rappelle un film, ah oui, les Blues Brothers, quand ils vont faire chier leur copain au restau.  On s’égare.

Ce que je veux dire, là, c’est que le conformisme social vaut dans les relations hommes femmes. Habillée comme une grosse nulle, j’ai plu à Pierre-Henri qui doit croire qu’avec moi il se frotte (ce n’est pas un jeu de mot, mais une allsuion suggestive, pas hyper fine du reste, mais je n’avais plus de fin en stock), oh comme c’est troublant, avec la France Profonde, une vraie aventure par delà les barrières culturelles. Moi, la farfelue, lui, des beaux quartiers et on s’aime, enfin on passe des moments agréables, je n’en disconviens aucunement (rendons à Pierre-Henri ce qui est à Pierre-Henri). Dès que je lui parle de Proust (aaaaaaah la culture c’est bien), de Philip Dick (la science-fiction quelle aventure) de Djamel Laroussi (un musicien arabe !!! comme c’est exotique), il voyage. Je lui fais faire des économies. Je pense qu’il me trouve divertissante. Et relativement bien élevée : le bon plan, quoi.

Quant à Ben j’ai très bien compris que tout le monde aime bien Ben. Moi aussi, je vous rassure. Mais le genre ado éternel, c’est super sympa, mettons, jusqu’à 30 ans. Mais au delà, ça cesse d’être mignon. Qu’on ne me dise pas que je suis difficile : déjà, je ne baguenaude pas avec lui (je le sens potentiellement collant) ; et puis j’ai quand même le droit de vouloir sortir avec quelqu’un qui mange autre chose que des pâtes fraîches (excellentes) et des pizzas. Car lui non plus n’aime pas trop les chinois, ça sent bizarre. Le Français est pénible, je vous jure. Et les grands restaurants, ça calle pas. Bin non. Quand il a faim et pas le temps, Ben ouvre une baguette en deux et y met le contenu d’une boîte de lentilles-saucisses froides et de la moutarde. Alors croyez-moi, d’ici à ce qu’il aime le champagne, on y est pas.

(Lui aime le champagne ; on pourra toujours en boire).

(La prochane fois, je serai de bonne humeur)

Où Fanette s’habille bien comme il faut pour prendre le thé avec sa tante rue de Latour-Maubourg

Aujourd’hui n’est PAS un jour comme les autres.
Aujourd’hui je vais faire un truc que je veux faire depuis l’ouverture de mon blog, euh, je sais on n’aurait pas cru. (C’est parce que j’ai honte)
Je vais parler de euh.
De vêtements.
Car je m’habille.
Mais avec humilité.
Je lis aussi des blogs de mode. Je suis pétrifiée d’admiration.
Mais euh, je ne m’habille pas comme ça.
Non.
Alors comment je m’habille?
En contexte. Ben oui. Je m’habille en fonction du contexte.

Alors aujourd’hui, et j’ai cherché des photos alors tu vas regarder, je m’habille pour aller chez ma tante Marie-Hélène – car, non contente de disposer d’une tata Etiennette, je dispose aussi d’une tante Marie-Hélène, je suis très équipée en tantes, oui, oh….
Tante (pas tata) Marie-Hélène habite rue de Latour-Maubourg. Vi.
De temps en temps, enfin non sans une certaine régularité elle m’invite.
Nous avons l’invitation de type « grand soir » (enfin le grand soir de ma tante Latour-Maubourg, c’est à dire pas fun), l’invitation de type « retrouvailles familiales » et l’invitation intime (moi toute seule avec elle ; salon de thé, alors).
Avant, ma tante Marie-Hélène me prenait pour une pauvre fille, ce qui était un peu irritant. Par la suite, elle m’a considéré comme une « gentille fille – finalement». Merci chère tante.
Marie-Hélène a deux enfants. Mais ils vivent loin, donc elle s’ennuie. Elle a des activités culturelles, attention, et caritatives (je crois que j’étais un peu caritative, pour elle, fut un temps). Mais bon.
Donc ma tante Marie-Hélène s’ennuie parfois un peu à Paris, et elle m’invite. Ma tante marie-Hélène s’habille comme ça (pour tous les jours) :

Donc moi quand je vais la voir je me mets en accord. Je ne PEUX pas faire autrement. Si je m’habillais autrement, ça monopoliserait la conversation. Oui, c’est l’un de mes défauts, j’ai horreur de « m’affirmer ». Si je pouvais être invisible, ou caméléon, ce serait parfait. En look comme en idée, je suis incapable de savoir qu’il FAUT penser. Je pense en contexte. Par ex, quand Marie-Hélène (qui est un petit peu à droite), me parle des « jeunes » qui sont paresseux, je lui réponds certaines choses et du coup elle me prend pour une gauchiste. Mais j’ai une copine qui adore José Bové qui est sûre que je suis Sarkozyste.
Bon alors je m’habille comme ça pour aller boire le thé dans le 7ème, et j’aime ça, et je ne me sentirais pas bien pour aller travailler comme ça, ou pour picoler avec Ben. Quand je dois aller travailler et après aller chez ma tante, je mets le chemisier avec un jean / pull /converses pourries et la jupe et le gilet /escarpin dans un sac. Et je me fais une tresse en arrivant. Sinon, il y a aussi le serre-tête… Mais là je perds quinze ans, et ça fait beaucoup.
Alors, en haut, le gilet, PAS LE CHEMISIER QUE JE HAIS :

Vu? Oui, ça fait un peu peur. J’ai bien dit coming out.

Le chemisier (j’aime les carreaux).

La jupe :

Je rattrape un peu avec les chaussures, mais je vous jure que l’ensemble est gratiné.

Et le manteau… que j’adore, et que je ne mets pas que pour aller chez ma tante.

En fait il n’est pas exactement comme ça mais c’est l’idée. Je suis sûre que vous voyez le style…

Mais surtout ne vous imaginez pas que je m’habille comme ça pour partir en week end avec Pierre-Henri… pas du tout… C’est tout l’inverse. Héhéhé… c’est ça qui est marrant.

Où, après son week end, Fanette s’interroge avec perplexité

Je glisse sur le repas, sur la soirée (très ennuyeuse, conversation rasoir) et sur la nuit (une nuit, quoi).

Je ne veux penser qu’aux choses agréables et conclure, le détail de mon week end on s’en moque.

La Chapelle du 12ème siècle.

Vive le douzième siècle.

Il m’a permis de sortir tôt, dans la fraîcheur humide du matin. J’ai suivi une petite route de campagne, toute petite, dans la direction que m’avait indiqué Claire.

Arbres ; champs ; c’était l’été donc ils étaient plein d’épis. Ça sentait bon. Je me disais que je voudrais vivre là toute ma vie, travailler par internet, et aller me promener là tous les jours, en respirant les odeurs.

J’ai vu un lièvre. Des oiseaux. Ça sentait la bouse. J’aime l’odeur de la bouse de vache…

Marcher me réchauffait.

La chapelle : toute jolie toute mignonne, moussue, herbeuse, comme tassée dans le sol depuis huit siècle à attendre que je vienne la regarder.

Je me sentais bien j’avais l’impression de voler.

Je suis rentrée, Pierre-Henri me cherchait, je suis tombée dans ses bras, j’étais dans une super humeur.

A midi barbecue : subir la conversation de KE était moins pénible car j’étais devenue la Référence Culturelle, dont il me parlait, c’est fou? KE est donc resté ennuyeux, mais son amabilité me l’a fait découvrir sous un jour plus flatteur.

Et là, je voudrais en venir à une remarque générale : suis-je seule à trouver qu’un personne antipathique dans un premier temps peut, si on réussir à la faire vous apprécier alors qu’elle avait eu un mauvais a priori sur vous, devenir tout d’un coup nettement plus sympa alors qu’elle était désagréable avec vous, et donc vous apparaissait désagréable?

Il me semble ne pas être claire…

Mais il me faudra y revenir, car au début de ce blog, j’ai plusieurs fois pensé à aborder ce sujet, et je ne l’ai jamais fait.

Bon, là, personne ne comprend rien, mais on verra plus tard.

Donc, KE s’humanise, et pontifie moins, dialogue plus, certes il fait partie de la race antipathique de ceux qui SAVENT et qui t’expliquent, mais il est plus dans la dialogue, donc nous dirons que le repas en devient plus agréable.

Je me lance à parler de trucs que j’aime et qui passent toujours, par ex : l’humour. Donc, j’évoque finement la série H qui est l’un des seuls que je connaisse bien parce que j’avais la télé à l’époque, et tout le monde se met à parler d’humour ; Claire aime Bourvil, ça nous fait un point commun, tout ça pour vous dire que ça se passe plutôt bien.

L’après midi : sieste.

Puis le retour.

Bon, au total c’était un excellent week end, mais j’y pense encore, et voilà pourquoi.

J’ai passé une 40aine d’heures avec des gens que j’apprécie moyennement ; cependant, ayant décidé de suivre Pierre-Henri, je ne pouvais, sous peine de me montrer grossière, leur dire que je ne les appréciais pas tant que ça. Les riches ont le droit de vivre aussi. Les pauvres…

Ces gens ont été fort aimables dans l’ensemble, bien que j’aie eu besoin un peu de m’imposer, sans quoi j’aurais été à la traîne. Pierre-Henri est extrêmement attentionné et respectueux. Je ne vais pas dire que c’est désagréable. Pourtant, au bout d’un moment, il est ennuyeux.

Au sortir de ce week end, je n’avais qu’une idée : me faire une soirée à la con avec Ben ou Gaël, pour compenser.

Pourquoi ne puis-je être de ceux qui apprécient entièrement, de A à Z, ce qu’ils vivent?

Pourquoi ne puis-je me transformer intégralement en bourgeoise ?

Pourquoi, alors, ne puis-je tomber à 100 % dans les bras de Ben, mec tout simple?

Vous connaissez un médecin qui vous arrange le cerveau et vous le met en modèle de base, sans options incohérentes?????

Suite d’hier : La crise américaine gagnera-t-elle l’Europe?

(Suite d’hier)

Vous savez, il y a un truc super dans les films américains, c’est quand après un plan suggestif, on retrouve le couple sagement sous les draps, avec juste les bras qui sortent ; et puis quand l’un des deux rejette les draps, la fille est en culotte et soutien gorge, jolies, hein, mais culotte et soutif (elle s’est rhabillé fissa sous les draps?). ça me fait toujours drôle, non?

Eh bien c’est ce qui m’est arrivé ! Ô lecteur, crois-moi : les draps se sont tout bien remis et j’étais en petite tenue très jolie, les bras qui sortaient des draps, comme une actrice américaine. J’ai repoussé les draps et foncé dans la salle de bain, plus vite que l’actrice américaine moyenne, puisque, faiblement pourvue en coach et ayant négligé (Gazelle j’ai honte) mes exercices, je ne voulais pas qu’on s’appesantisse sur mes excroissances graisseuses.

Mais la salle de bain c’était le genre tout en miroir. Une salle de bain de quelqu’un qu’aime pas les femmes ; et très claire ; le cauchemar. J’ai fait couler un bain les yeux fermés. J’ai juste ouvert un oeil en me glissant dans la baignoire : hou mes cuisses.

Mais dans le bain moussant on ne voit rien. Mmm, vive les bains moussants. Il faisait chaud et doux, c’était bien. Ça commençait pas mal comme week end.

J’ai ressurgi toute fraîche rose et fleurant bon, en me disant avec regret que le luxe, c’est mieux dans un petit manoir à la campagne que dans mon 16 m2 (en plus je n’ai qu’une douche avec un rideau de douche qui me colle quand je me douche).

Pierre-Henri est allé aussi se rafraîchir, et puis tout roses tout frais, fleurant bon les parfums, savons, afterhave et tout ça, on est descendus. Je me tâtais pour savoir si c’était moi : ça avait l’air moi. Mais moi au top.

L’apéritif : Claire annonce : sans façon. (I.e. : vin blanc, whisky, martini ; avec olives et cacahouettes ; basique)

J’adore quand les gens bien disent sans façon.

Cela dit, je prends tous les apéritifs, sans ou avec façons. Celui-là commence ennuyeux. M. KE parle de KE, enfin pas tout de go comme ça, plus technique, mais pontifier sur la crise… Alors déjà qu’on parle que de ça sur internet, si c’est pour entendre un pseudo spécialiste pontifier sur l ‘économie mondiale… Je cherche un moyen de m’en tirer. Une demi-heure sur le capitalisme et ses charmes, j’ai déjà fait ma bien élevée, non? Qui trouve ça intéressant? Stressant, oui, mais intéressant? De toute façon, j’ai pas de sous. Mon pouvoir d’achat va sûrement baisser, mais j’ai du mal à me plaindre, vu mon contexte familial. Je passerai toujours mes vacances quelque part. Et des gens me fileront toujours une ou deux bouteilles, du pied de porc, du cassoulet, de la saucisse ; et entre deux, je mange de la soupe (avec du pain). Je ne peux pas argumenter, je n’arrive jamais à trouver d’arguments qui fassent sérieux dans ce genre de discussion.

Je me lève et j’explore la pièce, pendant que KE pontifie. Des regards me suivent : il doit être dans les moeurs locales de laisser les hommes, surtout dans le genre de KE, pontifier, en hochant la tête d’un air convaincu et navré. Pierre-Henri participe d’ailleurs un peu, mais on voit qu’il est moins pointu que KE sur le capitalisme. Je regarde les livres et les disques. Ah, un disque. Ah, ah, Dieu de la culture, tu es avec moi, pas vrai? Petit coquinou. On n’est pas dans du vrai culturel, il n’y a que des bests of, et je tombe sur un best of de Pavarotti, avec, entre autre, E lucevan le stelle. Non seulement j’aime cet aria, mais il me semble infiniment plus harmonieux que l’économie américaine. L’opéra écrasera-t-il la crise?

Je me dresse, tel Champollion devant la Pierre de Rosette, et pousse un cri étranglé, dans lequel je laisse percer un certain bonheur. Puis je me fige dans la contemplation du CD. Le bonheur m’étouffe. Surprise du côté du cours d’éco.

Les subprimes ne doivent pas emmerder que moi, car Claire se lève vivement et vient près de moi en disant :

- Maman adoooore l’Opéra. (Visualisez intérieurement la scène : Anne Roumanof en pas drôle et plus mode, et : Maman adoooooore l’Opéra)

- Je vois, dis-je (du mal à rester dans l’émerveillement par rapport à Maman). Il y a plein de best of.

Claire fait une tête. « Il y a aussi des oeuvres intégrales », dit-elle. Et elle me montre. C’est vrai. Il y en a aussi. Maman adooooore la culture, c’est beau.

- E lucevan le stelle, dis-je.

Le regard de Claire indique une incompréhension visible. Je lui montre le CD et je continue dans l’extatique.

- Oh, fais-je. On peut le mettre? J’adooooore.

- Mais je t’en prie. (La culture !!! que ne ferait-on pas pour elle !! Inclinons nous!!!)

Elle m’indique le lecteur CD. Je m’approche et je glisse le disque dans un silence circonspect. KE s’est tu. Il n’en revient pas.

-maman adore l’opéra, dit Claire à KE.

- je ne savais pas que ça te plaisait, dit Pierre-Henri.

E lucevan le stelle se fait entendre. Je leur explique le contexte (encore, que, d’un côté, on ne sente pas le bonheur parfait ruisseler dans la mélodie). Un homme va mourir et il se souvient de la femme qu’il aimait, Tosca (alors que c’est une rude chieuse, mais passons). J’écoute avec adoration. Du coup, tout le monde prend l’air un peu couillon qu’on a quand on écoute un air d’opéra en faisant semblant d’aimer : peu, surtout dans le genre des personnes présentes, ont le courage de dire que ça les ennuie, ou pas dans ce contexte-là, si vous voulez. KE semble un peu égaré. Claire ferme les yeux (pour montrer qu’elle s’imbibe de musique). Pierre Henri regarde ses chaussures. Moi, je m’en fous, j’ai les larmes aux yeux et le coeur qui bat dès les premières notes, c’est mécanique. Je les bats tous en culture. La musique et la poésie : je pleure, c’est nerveux.

- C’est beau, hein, dis-je dans un souffle quand l’aria s’achève. Avec une vraie émotion. Ils sont impressionnés. Personne ne me contredit.

- On passe à table? suggère Claire.

Ça a marché. Opera vs crise américaine, c’est l’Opéra qui gagne. Normal, c’est la suprématie de l’Art. Ça coupe même le sifflet à KE pour le repas.

Wend end en amouuuuureux……

(Avant, c’est dans les posts d’avant…)

Si j’étais simple et de bonne composition, je partirais en sautillant intérieurement : un homme à mon bras! me dirais-je. Un homme au volant d’une voiture tout à fait comme il faut – ce qu’il faut ! ajouterai-je en mon for intérieur. Piscine ! penserai-je encore. Chapelle du XIIème siècle. Bois. Herbes folles. Toussa toussa. Je ne me projetterais pas dans un futur indéterminé. Je ne penserai pas à Lui (week end chez les parents de Sandrine, enfin pas chez, mais dimanche midi, repas familial, ah ! La société de Lui et Ben a un coût !).

D’ailleurs, autour de moi, sévissent mariages et grossesses, un truc qui m’angoisse irrémédiablement, quoique je n’aie rien contre le bébé en tant que concept, et même en tant que réalité, je pousse toujours des cris suraigus devant un jeune représentant de l’espèce humaine. Non, ce qui me panique, c’est l’environnement socio-culturel du mariage, qui semble avoir de désastreuses conséquences sur l’organisation de l’emploi du temps des week end ; le nombre de gens qui retrouve leurs géniteurs en week end ou en vacances est affolant ; et je n’aime pas la famille, sauf à ma façon. (Ou alors Coco, mais Coco, c’est spécial, un peu comme un feuilleton comique américain). Donc, le week-end à deux avec ferme intention d’en rester là (aux week-end) est l’antidote au mariage.

Bon, enfin, pour être franche, j’ai progressé dans mon travail sur moi, car j’ai chassé l’excès d’idée négatives durant le trajet en me morigénant. Assume, me suis-je dit, et fais pas chier ; là, tu n’as que le beurre, et c’est déjà très bien (avec du pain).

La voiture allait vite et j’ai râlé parce que j’avais peur. Nous avons devisé sur la sécurité. Le confort. Sécurité et confort mon c…, ai-je signifié en substance à mon chevalier, fort charmant en polo, et bronzé, et j’aime ses avant-bras (on me passera cette faiblesse). J’aime ses avants-bras, et je le trouve donc mieux en polo qu’en chemise. Car en chemise, on voit trop ses mains (plutôt rondes et charnues), alors que j’aime la main de préférence osseuse et nerveuse du Penseur. Mais en polo, on voit le bras et l’avant bras, ça va avec la main. J’essayais, tandis qu’il me récitait la fiche technique de la voiture (je suis un petit peu méchante ; il y mettait le ton et une certaine passion ; on se serait sur sur un blog de mec, vous voyez? Avec des termes techniques fascinants. Cette voiture est très très bien, indépendamment du fait qu’elle roule avec suavité, elle a toutes sortes de caractéristiques techniques formidables pour un homme, si je me souvenais du nom je le dirais ; mais j’ai oublié) et il était si mignon dans son polo que j’en ai trouvé : ses yeux (important) me font presque craquer ; les avants-bras m’ont rendue toute tendre ; le cou : ah, le cou, un peu rond, tendance enfantin ; et cette façon de répondre présent dès que je l’appelle ; les kilomètres nous éloignaient de Paris et ma tendresse augmentait. (Y a t-il un rapport???)

Là dessus, tel de Coco.

-Kestufou?

Moi, digne : Je pars en week end avec un ami.

Coco, super curieuse : Béki?

Moi : Pierre-Henri.

Coco, pas du tout respectueuse de ma vie privée : çuilà? T’en avais pas marre?

Oh ça va, dis hein.

Moi : et tes enfants? Ils vont bien?

Coco : OK je t’emmerde. Non, c’est le désespoir. Titine est malade. I va passer, je le sens.

- Sois positive, quand même.

- Il a 12 ans, c’est le bel âge, non?

(Titine c’est le chien).

- Bon ben je voulais t’inviter pour nous changer les idées, mais si madame part en week end, pas possible.

- Cette semaine?

- I s’ra p’tête mort.

- J’apporterai des fleurs.

- T’es vache. T’imagines les gosses, l’état dans lequel i vont être?

- Mais non !!! Pertinente.

(Note  : Titine a survécu)

Puis, nous arrivâmes.

Pas déçue : petite maison au milieu d’un fouillis de fleurs ; Claire pour nous accueillir, cul serré, mais hôtesse charmante. Petite chambre avec volets en bois et lit à l’ancienne, car PIERRE-HENRI LUI A DIT QUE J’AIMAIS QUAND çA FAIT VIEUX. Il est pas cro mimi, mon petit 4×4 portatif?

D’où : toute contente, et mue par un sentiment latent de culpabilité, je me jette au cou dudit et je l’embrasse. Ça commence fort. Il m’a toujours fait de l’effet (de près, ou de très très loin ; finalement c’est en tête à tête qu’il est agaçant). Claire mi-rit, mi-ricane, genre je vous laisse (mais avec un tête de six pied de long, genre elle, c’est peut-être pas trop l’éclate avec le mec du jour ; mais s’il a assez de KE, on peut pas tout avoir non plus). Je le fais un peu exprès aussi, chère madame mademoiselle, je sens que j’ai intérêt à marquer largement mes avantages, sinon je vais être à la traîne toute la soirée. J’ai déjà vécu ça, c’est désagréable. Or, la Claire s’avère du style à casser avant de respirer : nous ne sommes pas des amies de 15 ans, je suis une pièce rapportée, et d’on ne sait trop où , et je bénéficie d’un séjour dans sa cabane, pas mal du tout la cabane ; il me faut frapper fort pour me faire respecter. Ça me fatigue, mais le trajet, les bras de Pierre-Henri, le jardin par la fenêtre et le clocher (de la chapelle???) me gonflent à bloc. Là, je suis dans le spirit warrior. C’est pas une donzelle HEC qui va me faire chier, en plus elle est toute seule, elle n’a pas sa bande de copines avec elle (ah, c’est qu’on vieillit !! les copines sont casées, et donc en week end chez papa maman ou beau papa belle -maman, ah oui c’est la vie, tandis que moi, je ne suis emmerdée par aucune famille – il faut bien qu’il y ait des avantages).

Vous me laisserez donc refermer, en souriant d’un air Sainte Nitouche à Claire (je fais ça HYPER bien), la porte qui grince : nous sommes un peu fatigué par le trajet…

- On boit un verre vers 19 h30? lance-t-elle à Pierre-Henri, qui commence déjà à trahir l’importance qu’il accorde à son amitié.

- 20 heures, réplique Pierre-Henri (on voit que c’est la campagne, on apéritive avec les poules).

Clac, se referme la porte.

Clac : à plus.

J’aime pas les cartes bleues

J’aime pas les cartes bancaires. Ce sont des outils, non pas commodes pour les usagers, mais pour les banquiers. Si vous avez les poches vides, vous n’achèterez rien. Si vous avez une carte de crédit, ou même seulement de paiement, vous serez tenté d’acheter. Et votre banquier videra votre compte, en vous demandant de lui dire merci. Car il vous vend de l’argent, il vous vend les moyens de dépenser plus, et il faut lui dire merci.

Certaines personnes arrivent à résister à la tentation, peut-être n’éprouvent-ils pas de tentation. Pour ma part, je laisse ma carte à la maison, le plus souvent (c’est très pratique). (j’ai une carte pour les fois où je dois louer des voitures, et le fait est que ma carte a quatre mois, c’est dire…)

Si je n’aime pas les cartes, c’est vraiment en raison de leur place dans ce système que je voudrais pas détruire par la force, car je ne suis pas une révolutionnaire du tout, et puis la force, il faut crier, se battre, pas mon style, mais que je n’aime pas.

C’est un instrument, mais je crains que l’instrument ne parasite l’usager. J’ai vu chez des amis de Pierre-Henri des concours de carte bleue. Et au boulot aussi, avec Paat et Marc. Car il y a du degré dans la carte bleue. Il y a la carte bleue du pauvre, et celle du riche. Bon, moi, on oublie; c’est une carte de retrait (la loose). Dans ma logique à moi, dans ma famille où certains sont discutables, l’argent c’est pas mal (je confirme : ça a de gros avantages annexes), mais l’argent réel, l’argent qu’on a, le vrai. Pas les potentialités argentières. Par exemple, moi j’en ai peu, mais j’ai la chance de bénéficier de temps en temps des retombées de celui des autres. Je garde donc un silence courtois sur l’argent, je serai malvenue de cracher dans la soupe (et si quelqu’un veut me donner un bol plus grand, je prends). D’ailleurs, dans ma famille, ils font aussi des concours de carte bleue, mais plus discrètement (style catholique, avec des airs de vieille fille ; je sais que c’est hypocrite, mais le truc c’est que ça me fait rire).

En tout cas Pierre-Henri a une carte bleue de très riche. Paaaat aussi, mais pas Marc. C’est pourquoi je préfère Marc. Marc préfère ne pas avoir une autorisation de dépenser trop grande. Imaginez la ringardise du truc !!!! Dans deux secondes, il va parler de prudence. Voire (bouchez vous les oreilles) d’économies, vous savez, le bas de laine. Argh. La négation du système actuel. Le cochon rose (moi j’en ai un ; l’étendue de ma ringardise : je mets des pièces ou des billets, en début de mois les billets, dans mon cochon et je l’ouvre en fin de mois pour aller au restau ; j’ai honte ; mais ça marche ; je sors toute gaite et je vais au restau avec une copine et un copain avec mes petits sous économisés ; et pas mécontente car il y en a qui n’ont pas de petits sous économisés).

Ouais. Et je mange du pain beurré et de la soupe. C’est horrible. Heureusement que j’ai un blog. A qui, dans le monde réel, pourrais-je confesser des tares aussi atroces?

Bon, mais comment fais-je pour dépenser des sous quand j’en ai plus? Car je sors toujours avec dix ou vingt euros, j’oublie de prendre plus. Je ne pense jamais à l’argent : eh bien, j’emprunte des sous aux gens avec qui je sors.  Ce qui ne m’oblige à dépenser des sous qu’avec des gens sympas : une bonne politique.

(Quand je vais au restau et que c’est un mois à sous, je bois du vin ; dernièrement du Brouilly Vieilles Vignes ; parfois j’achète du saumon et du champagne et j’invite des gens chez moi : vive le cochon rose).

(Et d’ailleurs, j’ai raison de ne pas croire dans le système ; je me demande si je ne vais pas mettre mes sous dans une chaussette dans mon armoire : vu ce que les banquiers en font… et si j’achetais des pièces d’or pour ma chaussette?)