Sandra ou comment partir en week end avec son amant? 1

L’autre jour, café avec copine.

Le copine : Sandra. Donc je retrouve Sandra au métro, à chaque fois on se rabat sur Opéra parce que Sandra cette cloche elle habite à Asnière, donc Opéra ça lui va bien pour rentrer chez elle pas, tard, et moi, ben Opéra c’est facile pour revenir chez moi.

Sandra a des peines de coeur.

Elle vit avec un garçon sympa, gentil et bien pour sa stabilité psychologique. Elle parle de sa stabilité psychologique comme moi de ma machine a café : moi, j’ai une machine à café, elle, elle a une stabilité psychologique.

Fournie par le garçon gentil, que nous appelerons Philippe.

Un garçon gentil, avec un nom de garçon gentil.

Sandra – il faudra que j’en parle un jour – a un physique de femme nue. Je m’explique : elle a un corps sur lequel les vêtements ne convainquent pas. Elle n’a jamais l’air habillé, c’est extrêmement curieux, car cela correspond à sa psychologie, elle se déshabille tout le temps. Par exemple, en ce moment, elle est habillée ultra chic car elle bosse dans un cabinet de radiologie, elle est laborantine, et c’est un cabinet de vers le XVIIème, pratique pour Asnières, au passage, mais Sandra est vernie de chez vernie, et comme son cabinet est chic, elle en a déduit que même sous la blouse elle doit être chic.

Elle est donc d’un chic surprenant, mais elle a l’air déguisée : pas déguisée, costumée, en uniforme. On attend qu’elle l’enlève. Son vrai vêtement, c’est de ne pas en avoir.

Je reviendrai là-dessus.

Donc elle vit avec le gentil Philippe, qui n’a pas l’air vrai. Ils font les courses à l’hyper marché le samedi, Sandra ça ne la stresse même pas, les courses le samedi, rapport à sa stabilité psychologique. Course du samedi = stabilité psychologique.

Elle me ferait froid dans le dos si elle ne me fascinait pas à ce point.

Mais Sandra est amoureuse.

Sauf que pas de Philippe.

Attention Philippe est incontournable, indiscutable, il est même question d’épousailles. On ne remet pas en cause Philippe : stabilité psychologique.

Mais Sandra, en hobby, elle tombe amoureuse. Et elle fait l’amour. Les deux. Pas forcément liés, c’est-à-dire qu’elle ne couche pas avec tous les mecs dont elle est amoureuse, ou pas forcément en relation directement logique.

Le truc logique pour moi, ça serait qu’elle fasse plus l’amour avec les types dont elle est amoureuse.

Mais non. Pas forcément.

Enfin là, elle est amoureuse d’un type.

Un type qui bosse dans la finance (qu’elle dit, parce que Sandra…).

Enfin ce qui est sûr, c’est-à-dire objectif et avéré, c’est qu’il porte de grands manteaux, il a des portables, il fume, il paie le champagne et les sorties et tout ça.

Ça me fait du bien de parler avec elle, Pierre-Henri fait amateur à côté. Il ne change de portable que tous les ans, c’est minable. Le financier change toutes les semaines.

Sandra est amoureuse parce que, dit-elle, c’est un homme.

Et Philippe? dis-je.

Philippe c’est Philippe (stabilité psychologique, hypermaché le samedi), mais le financier c’est un homme.

Un vrai.

Et là, il veut l’emmener en week end à Londres.

Drame : comment présenter la chose à Philippe? Ils vont louper l’hyper marché de samedi. Ça craint.

Sandra se trouve donc face à un dilemme.

A suivre.

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19 réponses à “Sandra ou comment partir en week end avec son amant? 1

  1. Hum, elle a l’air assez fascinante dans son genre cette Sandra.

    La dernière fois que j’ai entendu parler d’une histoire dans ce genre ça c’est terminé en placage des 2 messieurs et un célibat bien apprécié par la demoiselle.

    Vivement la suite!!

  2. Oui elle est fascinante cette Sandra.

  3. j’asdore ta façon de présenter le truc… j’attends la suite!!!!

  4. Elle devrait bien se séparer de son philippe et partir en week end avec son financier..ah mais non, parce que sans aucun doute, célibataire elle lui trouvera moins de charme à son financier…mais j’attends la suite.

  5. J’aurais pas dit fascinante, moi… Au risque de passer pour la coincée rabat-joie de service, je dirais plutôt que c’est dégueulasse pour Philippe. Non, parce qu’après on s’étonne que les gentils garçons ils veuillent plus être gentils, à force qu’on les traite de la sorte.
    Et moi, j’aime bien les gentils garçons.

  6. excellent ton rexte! mais spéciale la demoiselle!!

  7. Rien qu’à travers ta description, je suis déjà fan de Sandra. On pourrait pas l’appeler Sandy???

  8. Elle ne connaît pas assez ce financier, elle ne peut donc pas laisser tomber Philippe. Elle veut les deux ? Elle est spéciale vraiment. Elle a des coups de coeur mais ce n’est pas de l’amour. Les hommes ne sont pas des objets que l’on jette comme les portables ! Voilà ma conclusion. Bon après midi.

  9. La suite, la suite !

  10. j’aime bien ce dilemme, j’attends de connâitre le plan psychologiquement stable de Sandra

  11. Ah ah ah, je sens qu’on va s’éclater avec Sandra. Des comme elle, il n’y en a pas deux. Elle est hallucinante.

    Mais je pense, à vous lire, que je ne l’ai qu’imparfaitement décrite…

  12. J’suis morte de rire… Moi aussi je pense que l’on va bien q’amuser avec Sandra…
    Vivement la suite ! 🙂

  13. sandra, je comprends qu’elle fascine.

  14. une histoire tout à fait abracadabrantesque !!

  15. Amusant oui, bien raconté aussi!
    Mais restons factuel!
    Elle a un mec, avec des obligations weekendesques, et surtout le besoin de se justifier en cas d’absence.
    Donc, si la chose se produit pour a 1 ere fois, elle devrait pouvoir prétexter:
    1/ un séminaire professionnel si l’officiel n’a pas de contact avec les collègues!
    2/ un week end avec une copine mais là la copine doit disparaitre de la ville le fameux week end et tenir sa langue et ne pas etre amie avec l’officiel!

    Après les considérations c’est bien, c’est pas bien j’ai envie de dire que ça ne nous regarde pas! moi je ne le ferais pas, suis trop exclusive pour gerer ça, amis je respecte!

    Alors, alors, elle a fait comment?

  16. Donc elle fait tout comme il faut et aussi tout comme il faut pas. Aurait-elle une vie plus intense du coup ? J’ai hate de connaitre la suite !

  17. Aah d’accord, ça commençait là ton histoire. OK.

  18. Factuel. j’adore. Oui, Loe, restons factuels. Mais avec Sandra les faits te donnent envie de t’asseoir par terre, effondrée.

  19. A Véronqiue

    Bonjour, je me suis régalée en vous lisant. A quand un livre ? Vous êtes une écrivaine.
    A vous lire avec plaisir