Sandra et Marcello : les histoires d’amour finissent, en général

Nous avions laissé Sandra et Marcello songeant à louer un nid d’amour pour abriter leur passion.

Sandra avait par ailleurs très envie de quitter  ses parents.

Et justement ça tombait bien, Marcello avait un copain. Ce copain avait un appartement dans le 18ème. Et il devait partir un an en Italie. Donc l’appartement allait être libre un an. Et le copain, ça l’arrangeait que Marcello le lui loue meublé.

Et donc toute contente, Sandra m’annonça un jour que, dans deux mois, elle aurait emménagé avec Marcello.

Pendant ce temps-là, elle continuait de voir Nabil, toujours charmant, et hilare dès qu’elle parlait de Marcello.

Comme elle en avait un peu marre de l’ironie de Nabil, et qu’en plus il me draguait outrageusement (mais moi je ne voulais sortir avec Nabil, je ne suis pas hyper difficile, mais comme c’était un peu le défilé chez lui, je voulais au moins avoir un rapport amical et sympa avec un garçon, et lui, il ne devenait amical et sympa que s’il voulait coucher ; après, au bout de deux-trois mois, il commençait à s’ennuyer et devenait distant et désagréable, posait des lapins tout ça, pas mon style ; en revanche, il n’était pas comme ça avec Sandra : même s’il ironisait avec elle, il l’aimait bien, et ils sont restés amis-amants très longtemps ; je crois que Sandra l’amusait vraiment, alors que moi, je ne l’amusais pas du tout, il devait juste avoir un petit vide à combler, alors zut), donc comme elle se sentait un peu agacée par Nabil, elle sortait avec un autre garçon, Stéphane, dont les parents avaient un hôtel « de charme » dans le Bas-Rhin ; ou le Haut-Rhin. Il rentrait tous les mois, avec elle, et ils passaient trois jours dans l’hôtel « de charme », enfin à côté à vrai dire, mais la maison était diablement sympa et il y avait une piscine et un petit Spa à l’hôtel. Comme elle soupçonnait Stéphane de s’attacher, elle essayait quand même d’être distante, et elle était prudente avec Marcello (car il devenait jaloux)..

Deux mois après, ils n’avaient pas encore emménagé. Il y avait eu des impondérables ; un voyage d’affaire ; beaucoup de travail ; et puis Marcello trouva un job d’été pour Sandra dans une boîte avec qui il était en affaire. Seulement, courant juillet, Marcello se fâcha avec le directeur de la boîte. Sandra fut très fâchée, mais comme elle avait besoin du salaire, elle se domina et resta dans cette société où elle entendait tous les jours Marcello être traité d’escroc.

Un jour, elle se fâcha quand même, et, avec larmes, cris et sanglots de douleur, fit de grands discours à tout le monde dans la boîte, et leur dit que ce n’était pas parce qu’ils avaient eu des différends en affaire qu’il fallait être insultants. En plus, à cause d’eux, Marcello avait tellement de soucis qu’ils ne se voyaient presque plus.

Suite à cela, le directeur (un homme d’une trentaine d’années) l’appela dans son bureau et lui demanda d’accepter d’aller au restaurant avec lui, car il ;avait des choses très importantes à lui dire, TRES importantes, et il ne voulait pas qu’il y ait de malentendus. Elle refusa puis accepta. Il vint la chercher un vendredi soir dans une très belle voiture et l’emmena dans un superbe restaurant sur l’Île de la Jatte. Ils parlèrent longuement et Sandra stupéfaite réalisa que Marcello était un escroc, même pas un grand escroc, juste un petit chefaillon d’entreprise véreux.

Ce fut très dur. Elle pleura. Mais heureusement, ce directeur de la boîte pour laquelle elle bossait fut très, très gentil. Il comprenait sa situation. Ce n’était pas de sa faute à elle. Il n’avait rien, mais alors RIEN contre elle. Il la raccompagna chez elle, enfin chez ses parents, le plus poliment du monde. Et puis, alors qu’ils se disaient au revoir, juste au moment de se quitter :

« Je ne sais pas ce qui m’a pris !! » me raconta Sandra (alors que je soupçonnais la chute depuis qu’il l’avait invité au restau ; mais elle non, pas du tout). « ça a été irrépressible. Pourtant je le trouve pas terrible. Enfin, maintenant, si, mais sur le coup, quand on était au restau, je ne le voyais pas du tout comme ça. Enfin bref je ne sais pas comment ça s’est fait, mais on s’est jeté l’un sur l’autre dans la voiture. ‘tain c’est pas pour dire, mais les leviers de vitesse, j’en ai ma claque. »

– Mais pourquoi vous n’êtes pas allés à l’arrière?

– Mais voyons, on n’a pas eu le temps !!! Tu ne te rends pas compte ! N’empêche c’était super. Je le revois dimanche. Tu sais qu’il est marié? Il a dit à sa femme qu’il allait à un tournoi de tennis d’un pote. Fais pas une tête comme ça, eh !!! T’inquiètes, hein : c’est uniquement sexuel.

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16 réponses à “Sandra et Marcello : les histoires d’amour finissent, en général

  1. je suis sure que l’homme marié, c’est celui avec qui elle est en ce moment? non?

  2. Sacrée Sandra!!!!
    Tu écris vraiment très très bien, c’est un régal de lire ce petit feuilleton!

  3. moi je dis tout pareil que Nahn.

    Et d’ailleurs, à mon avis c’est assez peu intéressant, mais lorsque j’ai arrêté mon blog, j’ai aussi viré 99% des blogs de mon netvibes, parce que j’en avais ma claque de toutes ces foutaises.

    Mais le tien, il est dans le 1%.

    Voilà.

  4. Elle est formidable ta copine !!!
    Je l’adore.

  5. J’adore ce feuilleton!

  6. je suis mort de rire! décidemment toute la finance est passée chez sandra!! oohhhhh

  7. Elle est un peu candide Sandra, non ?

  8. Si c’est pour l’hygiène…

  9. C’était un peu prévisible…
    Mais quasiment étonnant que ça se passe tel que je l’avais deviné 😉

  10. Elle est parfaite!!!!!

  11. PS: on dirait une héroïne de série!

  12. à la fois naïve et trèèès pragmatique, c’est un sacré personnage cette Sandra. Elle est toujours avec le directeur 😀 ?

  13. Je ne peux que répéter « sacrée Sandra »…. Très sympa ton feuilleton. J’aime bien la tendresse que tu as pour elle. Moi, sa naïveté m’aurait agacé plus d’une fois.

  14. Miss Nahn et Marionfizz : vous êtes trop gentilles !!
    Je suis ravie.

    Isabelle : à la fin elle m’a agacé…

    Pour la suite de ses amours, il faut attendre (et puis après j’ai cessé de suivre, sauf dernièrement).

  15. Trop drôle, ta petite série.
    Un vrai numéro, cette Sandra. je me demande si les gens comme ça sont vraiment heureux…