Où Fanette s’interroge sur l’amour

J’ai laissé en plan mon histoire avec Lui, et pourtant croyez moi, je m’interroge, je m’interroge… sur la création de contexte, comme dirait Krazy Kitty. Personne ne fait des logiciels de créations de contextes? On clique et hop, on se retrouve dans un contexte favorisant le rapprochement, le dialogue, et plus (plus !!!!!) si affinités.

Je vais faire maintenant un petit bilan. Avant de reprendre le récit de tout ça.

Bon, déjà, je n’ai jamais été dans une telle situation. Jamais. D’où ma perplexité.

Mais du coup, je m’interroge sur moi-même. Car, pourquoi n’ai-je jamais été dans une telle situation?

Sans rentrer outre mesure dans les détails (ou alors je le ferai ultérieurement), je suis tombée amoureuse de trois garçons dans ma vie (Lui étant donc le quatrième). Le premier au collège/lycée, le second en fac, le troisième dans un boulot que j’ai fait en tant qu’étudiante. Je suis toujours tombée amoureuse gaiement, et ça s’est toujours bien passé  ; j’avais des copines qui pleuraient parce que le garçon ne les aimait pas ; moi, ça se passait autrement, je tombais amoureuse d’un garçon connu déjà et dont la gentillesse, l’humour, l’amitié, l’attitude, étaient déjà en elle-même, des promesses, j’étais toute gaite, je flottais, je me rapprochais socialement du garçon, toute fofolle et de bonne humeur, genre je rigole tout le temps, le garçon rigolait avec moi, ah ahahah, on faisait des trucs ensemble, j’étais toute contente, une seule fois il y avait une autre fille mais après avoir aguiché le type elle est allée coucher avec un autre, j »ai jamais rien compris, à force de rire, aller au cinéma, boire des coups au café, danser, il y avait un moment où on se trouvait géographiquement très proche l’un de l’autre, avec un mouvement du corps ou de la tête presque imperceptible, hop, ensuite on sortait ensemble, c’était merveilleux, après c’était bien, ça durait, ça devenait bien mais bon, puis une habitude, puis je ne sais pas trop, puis on ne sortait plus ensemble, mais on restait copains, on se prenait dans les bras l’un de l’autre, on était super proche et c’était bien quand même, et puis entre temps, j’avais rencontré quelqu’un d’autre.

Seulement, la question que je me pose, c’est : était-ce de l’amour? J’ai l’impression, en y repensant, d’une addition d’état amicaux, de bien être, de groupe, quelque chose de mêlé, et différent à chaque fois, mais qui, additionné ensemble, crée une sorte de contexte, justement, mais était-ce de l’amour? Ou était-ce l’amour du contexte? Quand on se sent merveilleusement bien dans un groupe, quand on passe des journées enchantées, quasi féériques, à trois ou plus, et que soudain, dans ce groupe, un personnage se détache, et prend un relief particulier, manifeste une tendresse particulière, n’est-on pas comme un tissu qui, à rester trop près d’une flamme, chauffe et s’enflamme? Ensuite on se sent amoureuse, mais serait-on amoureuse de même sans le contexte, les amis, les journées passée à se chercher, à s’attendre, à s’espérer, les soirées à parler, rire, suivies de nuits où on lutte contre la fatigue, en parlant, et où les choses deviennent peu à peu étranges, différentes, mélodieuses, envoûtantes?

Vous voyez ce que je veux dire? Et tout ça, c’est de l’amour? Je ne crois pas. Mais l’amour c’est quoi?

Vos commentaires m’intéressent au plus au point. Ainsi que la création de contexte…

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18 réponses à “Où Fanette s’interroge sur l’amour

  1. Hum, si faut faire une réponse sérieuse, je repasse dans la soirée!

  2. Le contexte, c’est ce que je disais ici:
    https://fanette.wordpress.com/2008/11/07/fanette-depitee/

    Bon sinon l’amour… euh, peut etre lorsqu’on a une boule dans l’estomac quand l’autre nous manque ?

  3. bonjour et merci pour ton comm’ sur mon blog!
    En ce qui concerne l’Amour, je ne sais pas ce que c’est, je pense que la définition dépend de la personne… et c’est souvent cela qui fait qu’une histoire se termine mal, quand on découvre qu’on n’entendait pas la même chose.

  4. Je n’ai aucune réponse à t’apporter … parce que je me pose les mêmes questions que toi … sur les mêmes contextes … mais paraît qu’on le sent … mais pas comme autrefois … je veux dire c’est quelque chose d’évident … que l’on ne peut pas décrire … c’est du bonheur et point.

  5. Eh bien, l’amour, rien que ça… C’est une drôle de question que tu poses… l’amour, il peut venir comme tu le décris, et rester… cet état permet de rencontrer des gens, de les découvrir, de se rapprocher d’eux…

  6. Allez, mais secoue-toi !!!! On s’en fout de l’amour, cours lui après !!

  7. J’aurais tendance à penser, de façon très prosaïque (vu qu’on se pose beaucoup moins de questions) que l’amour, c’est quand on se sent amoureuse. Ce que je veux dire par là, c’est que quand une copine me dit « je ne sais pas si je suis vraiment amoureuse de lui », ben c’est pas de l’amour si elle a besoin de se poser la question ; par contre quand on est amoureuses, on le sait, même si on n’est pas capable de définir exactement ce que c’est…

    Je crois aussi que c’est un sentiment qui peut évoluer avec le temps (on n’est pas nécessairement amoureuse pareil à 15 ans qu’à 18 ans qu’à 25 ans etc…, ça n’empêche pas qu’au moment où ça se passait c’était ça l’amour pour nous).

    Certains te diront des choses du genre « si tu n’envisages pas de vivre avec le mec alors ce n’est pas de l’amour », ou « si tu ne penses pas à lui constamment alors ce n’est pas de l’amour » (ce qui est particulièrement ridicule je trouve, ou alors j’ai un cœur de pierre ?), je pense qu’ils n’en savent rien du tout. C’est peut-être vrai pour eux mais est-ce une vérité générale ?

    Enfin tout ça ne nous avance absolument pas dans la création de contexte. (Il n’empêche que le contexte peut être fourbe ; parfois juste parce qu’il y a contexte on se laisse aller à être plus proche d’un garçon qu’on ne l’aurait vraiment voulu, un genre de malentendu… mais il est évident que ce ne serait pas le cas d’un contexte avec Lui !)

  8. Je me pose la même question que toi et plus je me pose des questions et plus j’ai l’impression de ne jamais avoir été amoureuse. Pourtant ça doit exister, toutes mes copines me disent que lorsqu’elles ont connu leur grand amour elle on su de suite que ce serait « lui ». Alors je me dis que si ça ne m’est jamais arrivé c’est que forcement ça m’arrivera un jour, alors je regarde l’avenir pleine d’espoir et j’essaye de vivre le moment présent à 100 %.

  9. Mes plus belles histoires d’amour c’est quand je ne me suis pas interrogée une seule fois. J’ai foncé tête baissée ans même me demander si j’étais amoureuse. Mais c’est pas une définition ça.

  10. Tim ne fait pas partie des hommes dont tu est tombée amoureuse ?

  11. Je suis assez d’accord avec ce qu’à écrit Crazy Kitty.
    L’amour quand il te tombe vraiment dessus tu ne te poses pas de question: tu aimes. C’est tout.

    Et on aime d’une manière différente aux différentes périodes de notre vie. Parce que l’amour mûrit en même temps que nous.

    Une définition? Je crois que chacun à la sienne.
    La mienne comprend une envolée de papillons dans l’estomac et un sentiment de bonheur qui dure et qui se produit chaque fois que je regarde mon amoureux.

    Ce qui est certain, c’est que quand ça te tombe dessus, tu sais. Ca a l’air totalement dingue, mais aujourd’hui je sais que c’est bien ça.

    Arrête de t’interroger et vis Fanette, profite de l’existence. Ce n’est pas parce que ce n’est pas l’amour, le grand, que ce ne sera pas bien, enrichissant et une belle histoire.

    Et le contexte? Moi j’ai rencontré mon amoureux dans une expo, lors d’un blind date organisé grâce à l’une de nos amies communes. Je n’y croyais pas…et coup de foudre.
    Comme quoi il faut laisser une chance à l’improbable 😉

  12. Waouh. Que de belles explications. C’est très beau.

  13. je crois que c’est ça l’amour! ne t’inquiètes pas, un jour tu rencontreras The Man alors que tu ne t’y attendais pas et le fait d’être heureuse comme avec les précédents sera la preuve que vous êtes faits pour faire ( un morceau ou toute) la route ensemble!

  14. Ahhh, ah, ah, ah… L’amuuuuuuuurrrrr !
    En tout cas, l’amour n’est pas forcément la passion et au contraire je pense après expérience qu’il faut fuir la passion. L’amour pour ma part c’est ne faire qu’un avec l’autre. C’est se sentir seule dès qu’il disparaît plus de 24h, c’est songer à un avenir avec l’autre : fonder une famille par exemple. C’est l’accepter avec ses défauts et ne pas tout claquer dès qu’un truc ne va plus. C’est aimer même au bout de plusieurs années se réveiller à ses côtés le matin même s’il est de mauvaise humeur, ronchon et mal coiffé. L’amour c’est vouloir lui faire des petits cadeaux ou de simples petites attentions. C’est penser à lui lorsque tu fais les courses et tu te dis « Tiens si je lui prenais ça, ça lui ferait plaisir. » ce sont toutes ces petites choses ridicules pour certains mais finalement qui en disent plus long que de long discours.
    heu ? j’ai bien répondu à la question ?
    et comme dit Krazy kitty, je pense aussi que l’on n’aime pas de la même manière à chaque âge…

  15. C’est peut-être la différence entre l’amour et l’ « amourosité » ? Oui, bon, ce mot n’existe pas mais je me souviens d’une dissert de philo, « qu’est-ce qu’être amoureux ? » où il fallait faire la différence entre aimer et être amoureux et le prof utilisait ce mot.

  16. J’crois que le sentiment amoureux est effectivement un construit, il y a probablement une attirance, un truc, une alchimie, et ensuite un contexte qui facilite (ou freine) le passage à l’acte… Ceci dit, ça ne signifie pas forcément que l’amour n’est pas sincère,ou véritable 🙂

  17. Ne serait-ce pas plutot l’idée que tu t’en fais ?

  18. Pingback: L’amour est-il soluble dans les conventions socio-culturelles? « le journal de Fanette