Au boulot

paris-quaiPhoto n’ayant à voir ni avec la choucroute, ni avec le sujet,
mais tant pis, j’ai décidé de mettre mes photos
et par ailleurs j’aime les poubelles
-si, c’est vrai.

Je voudrais bien tâcher de continuer mon analyse du boulot, et en particulier de Diva.

Ou du moins je vais commencer par elle – je sais, j’en ai déjà parlé.

Mais pourquoi me semble-t-elle si importante?

Le point est là, précisément. On est, disons, une petite dizaine dans la boîte, plus deux trois free lances qui passent souvent, plus d’autres qui passent moins.

Or, dans tout ce monde, Diva me semble difficilement contournable.

D’où son surnom, d’ailleurs.

Mais pourquoi?

Parce qu’elle fait en sorte de l’être ; mais de quelle façon?

Il y a, comme je l’ai déjà dit, cette façon d’être sucrée.

Il y a aussi autre chose, et là je sais qu’on pourrait théoriser. J’aimerai qu’un sociologue étudie le sujet. L’information.

Quoi, l’information? L’information, c’est la vie. Je crois qu’en cours j’avais appris que l’ADN c’était de l’information. Il y avait aussi des trucs avec l’information dans les romans de Philippe Dick, décidément, il faudrait que je le relise. Diva utilise l’information, la manipulation d’information, la rétention d’information, toutes sortes de trucs à propos de l’information.

Isabelle fait pareil, mais c’est différent : Isabelle est gourmande d’info. Elle adore savoir des trucs sur les gens, surtout dramatiques ou affreux, et les révéler en chuchotant (en marchant jusqu’au métro, ou en en repartant, ou au café).

Diva stocke des informations, toutes sortes d’informations ; ça peut être des coordonnées de free lance, alors que ce serait plutôt le boulot d’Isabelle, mais à la limite, ça peut passer. Elle stocke aussi des infos sur les gens, leur famille ; moi, par exemple, elle a noté dans un premier temps que je ne voulais pas en parler ; elle en a déduit qu’il y avait un problème ; elle a tenté de situer le problème ; j’ai aussitôt parlé de ma famille, mais pas comme elle voulait, ou sans lui révéler quoique ce soit : je suis très bavarde, mais je peux parler en boucle sur des détails.  C’est ce que j’ai fait. Du reste, quand on part sur les détails (l’aspect de la table à Noël ou le menu), c’est bien le diable si elle se met pas à parler de SA table de Noël (photos le lendemain) et de SON menu (idem). Je l’ai convaincue que ma famille était ennuyeuse à périr ; après la phase d’attaque (c’est drôle, on dirait que tu ne veux pas en parler?….), j’ai contre attaqué (ah bin l’autre jour j’étais chez mon père et j’ai pensé à toi : il s’est acheté un nouveau gadget – ne me demandez pas lequel, je ne retiens jamais les noms). Tiens, il faudra que j’en parle. La technicité, le prix et l’utilité relative (ou disons très spécifique) des gadgets que mon père achète avec enthousiasme ont eu raison de Diva ; son mari n’achète que des voitures et des téléphones ; c’est un peu le degré zéro du gadgetophile. Le Kéké, quoi. Mon père est beaucoup plus technique ; il faudra que j’en parle un jour. Surtout que ça se développe en vieillissant, je trouve.

Bref. De même avec Gaby. Diva épie Gaby, laquelle a le défaut d’être pétrie de compétences, toutes cachant la suivante, mais aussi de malheurs (ou supposés tels), et ses malheurs étouffent ses compétences. Diva retient ses malheurs et fait de Gaby soit une pauvre femme soit une malade ; ça commence du reste à être agaçant, quoique Gaby soit assez exaspérante.

Hm. Il va falloir que je parle de Gaby, ça va être long…

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10 réponses à “Au boulot

  1. Ah, moi je n’aime pas du tout ces poubelles… Pratiques, mais je trouve qu’elles ressemblent à des préservatifs géants…

  2. Diva, gaby, les poubelles, les préservatifs géants…

    Tu es championne Fanette pour provoquer des réactions chez tes lecteurs!

    Tes histoires sont bien racontées et il y a toujours ce petit quelque chose qui sécoue les gens: les associations images récits, les comparaisons.

    Tu ne dois pas t’ennuyer avec Diva et Gaby on dirait.

    BOn lundi

  3. vertiges de l’amour…

  4. Le monde du travail, c’est une source, on y rencontre toutes sortes de dingues !

  5. J’ai hâte de lire la suite. Tu racontes tout cela très bien.

  6. Pourquoi cette passion pour les poubelles ?

  7. Angie : je ne sais pas. Plus une société est sophistiquée, plus elle produit de déchets. Il y a ça. Ensuite, je trouve vraiment moches, anecdotiques et pitoyables les poubelles en plastiques comme ça. Oui, je sais c’est vigipirate, mais qu’est-ce que c’est laid. Ensuite, on planque toujours nos poubelles dans les fonds de cour, puis on les sort le soir d’un air de rien et ça encombre, on les rentre le matin… Il y a un boulot autour de la poubelle… Après, il y a le débat sur les poubelles triées. Trié? pas trié? Hypocrisie? pas hypocrisie? Tout ça.

  8. ben moi j’aime bien les poubelles mais par contre où était-elle celle-ci de poubelle ?
    tu ne dis pas le quartier… dommage !
    bonne semaine !

  9. Belle photo !!!

  10. Marieke> Ce que tu vois derrière l’arbre, ce sont les présentoirs typiques des « libraires » des quais de Seine…