Du charme discret du post-it

Malgré la technicité de l’univers qui nous entoure, on continue de gribouiller des machins sur des postit et de les coller un peu partout.

Pourquoi? Analyse de Pierre Ménard, bingo.

J’aime bien ce post, on dirait ma vie. Une idée me traverse la tête, ça va plus vite de noter un truc que de changer d’écran de l’ordinateur, voire d’en ouvrir un autre, déjà que j’en ai 43 d’ouvert.

Marc passe parfois près de mon bureau et me fait remarquer que je ne suis pas très efficiente. J’ai un mal de chien à ne pas pouffer, et je ne veux pas être insolente avec mon pourvoyeur de repas. J’essaie de ranger un peu mon bureau  pour faire efficiente. Je ne sais trop à quoi ressembler une personne efficiente, mais le bureau est sûrement rangé.

Lui, joue avec son appareil moderne et tripot les boutons pour noter des trucs. Mais ça me fait marrer. ça va plus vite avec mon post it et ma mémoire. Je fais partie des gens qui retiennent les numéros par coeur et je vais plus vite que lui quand il cherche dans ses contacts.

Un jour en réunion, je l’ai scié en disant à propos (et j’ai eu du bol que ce soit à propos) que dans certains domaines l’humain était irremplaçable et que la high tech ne pouvait pas tout remplacer.

Ils voudraient mettre des gadgets partout, ils le font, ces numéros de téléphones avec des serveurs vocaux, tapez 1, tapez 2, tapez dièze, c’est odieux. Un jour, j’ai voulu téléphoner à la SNCF pour avoir des horaires de trains, je crois. Ben c’est impossible. Soit on prend les petits papiers dans les gares, soit on passe une demi journée sur Voyages SNCF. Soit on se dispute avec le serveur vocal, avec de basculer dans la schizophrénie.

Là, maintenant tout de suite , j’ai envie de voir des  vaches, en Auvergne.  Aves des grosses cloches qui font gong.

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8 réponses à “Du charme discret du post-it

  1. j’ai lu récemment que la colle des post-it n’était affreusement pas écolo, polluante et on biodégradable
    crotte, j’adore ça les post-it, j’en fait une consommation depuis toujours…
    donc à sur mon Igoogle j’ai téléchargé le post it virtuel (gougueul, encore eux), c’est nettement plus écolo

  2. Moi, j’ai des post it sans colle que je disperse partout chez moi…

  3. Oh les post-it, j’en ai plein…; comme tu dis, ce n’est pas pareil de noter quelque chose à la va vite sur le morceau de papier, que de s’embêter à chercher ou l’écrire sur l’ordi (dans quel dossier…).

  4. J’ai des vaches à Zürich, tu viens ?

    (Ici j’ai droit au plus joli printemps que je n’ai jamais eu (normal, premier printemps loin de Paris), des perce-neige, des crocus, des renoncules, les jonquilles qui vont arriver…)

    Sinon je pense que pour le Post-It, il y a aussi le fait que c’est rassurant de laisser une trace tangible pour se souvenir des choses… On écrit pour se rappeler quelque chose, alors pourquoi le confier à une mémoire virtuelle, qui pourrait se révéler aussi faillible que la nôtre ?

  5. Concernant les notes je suis tout à fait d’accord avec toi.
    La machine ne remplace pas l’humain et notre cerveau

  6. Discret, discret, ça dépend. Les miens sont délicieusement fluos et j’en ai de toutes les tailles, moins discret on fait pas. Alors je les cache sous mon sous-main ou dans mon agenda.

  7. Il y a des inventions comme celle du post it dont on se demande après comment on faisait avant. Comme Miss 400, j’ai lu qu’ils étaient « polluants », du coup, j’utilise un post it virtuel sur mon mac.. Et je me retrouve à griffonner mes pense bêtes sur n’importe quoi .

  8. Le jour où on pourra chiffonner son écran d’ordinateur avec le contentement de quelqu’un qui vient de finir une tâche, puis le jeter à la poubelle, là d’accord, je passerai aux notes non polluantes…