Se souvenir des belles choses et c’est tout…

Un post sur un sujet sérieux et triste, je n’aime pas, mais pourquoi pas?

Il me semble qu’éviter de se complaire dans les sujets tristes permet de limiter la souffrance et la mélancolie. On ma déjà dit, mais noooooon, il faut expriiiiimer ce qui ne va pas – pas moi. Moi, si j’exprime, je pleure. Si je n’exprime pas, je ne blague pas, ce n’est pas que j’oublie, mais ça me revient en mémoire rarement.

Moi, dans ma vie, je n’ai pas envie d’être triste pour rien, donc je fais de gros efforts, généralement suivis d’effets, pour chasser de mon esprit les sujets tristes : j’y pense, je pleure et après ça va mieux.

Je ne manque pas de sensibilité. J’en ai plutôt trop. Trop à mon goût, du moins. J’en fourguerais volontiers aux autres… Presque tout me rend triste, si je n’y prend pas garde, même un coup de téléphone que quelqu’un oublie de me donner. J’attache de l’importance, à tout, absolument à tout. Je note tout. Ensuite j’étale tout dans ma tête et je rationalise furieusement. Je lutte pour ne pas être envahie par la tristesse, la rancoeur, la déception. J’essaie de poser en face mes défauts, et la peine que je peux aussi faire aux gens, même si je sens que plus je m’attache à eux, moins je peux leur en faire – je suis piégée par mes entiments.

Presque toujours, je décide rationnelement de ce que je vais ressentir… Oui, vous avez bien lu, et cette attitude n’est pas fort à la mode, qui porterait plutôt les gens à laisser leurs égos divaguer. Je suppose qu’on pourrait faire des analyses psychologiques très intéressantes, mais en fait c’est tout simple : ce que j’ai vécu au fil du temps m’a rendu quasiment incapable de spontanéité. Un mot, une décision, sans réfléchir, avaient dans ma vie des répercussion incroyables, parfois sur plusieurs années. Probablement ai-je un don pour dire le truc qu’il ne faut pas, au moment où il ne faut pas, à la personne qu’il ne faut pas. Je pourrais m’en moquer, mais pour m’en moquer, il faudrait que je sois capable d’assumer les conséquences de mes réactions, ce qui n’est pas le cas.

Je suis bien consciente que cette méthode comporte des risques… Je me demande toujours ce qui va me tomber sur la tête par derrière. Il m’arrive de me dire que j’envoie tout dans mon inconscient  – je ne connais rien en psychologie, et qu’un jour tout va ressortir. Je me suis déjà vu devant un psy, en lui disant qu’en rangeant tout, tout au fond de moi, j’ai du aussi ranger un truc super important, comme mes factures dans le vase, et un jour je vais avoir besoin d’un souvenir, d’une rancune, d’une jalousie, et comment la retrouverais-je?

En attendant, il faut dire que ça marche. Si, ça marche. Je me rends joyeuse, et après, je le suis. J’ai un coin de moi avec des trucs drôles, qui me font rire. j’ai un coin avec les bons souvenirs, mais hélas, ils ont la triste caractéristique d’être toujours passés… En ce moment, j’ai décidé d’apprendre à profiter du moment qui est là. Un super programme.

Le seul inconvénient de ma méthode, c’est que vous savez, les gens qui allaient bien et qui pètent un cable tout d’un coup… je les comprends un peu trop bien, ça me fait peur. En fait, ce sont les seuls que je comprend sans avoir besoin de réfléchir…

Non, non, je ne vais pas péter un cable, c’est juste pour dire…. En fait, j’écoute un truc, la musique du Roi et l’oiseau, je crois en avait déjà parél, mais j’aime tellement, et ça me rend mélancolique, mais qui peut y résister?

Advertisements

7 réponses à “Se souvenir des belles choses et c’est tout…

  1. « (…) qui peut y résister? » > Pas moi.

  2. hola !

     » Maîtriser ses émotions », « penser rationnellement ce que l’on va ressentir », « ce que j’ai vécu au fil du temps m’a rendu quasiment incapable de spontanéité »…

    Va falloir abattre des murs si tu veux recommencer à …

    Leçon n°1 : ne pas dire merci quand tu ne veux pas dire merci (ça n’a l’air de rien mais ce n’est pas si évident).

    Leçon n°2 : recommencer à dire non ! (le point d’exclamation est accessoire. En fait il vaudrait mieux ne pas l’utiliser)

    Leçon n°3 : saisir que tu ne doit rien à personne (ça c’est pas trop dur) et que personne ne te doit rien (ça c’est plus difficile)

    Leçon n°4 : envoyer au diable les donneurs de leçons (là tu m’envoies au diable normalement)

    Leçon n°5 : ne pas confondre nostalgie et bonheur

    Leçon n°6 : trouver un truc génial chaque jour (sans tomber dans le genre « ohhhhh, cet arrêt de bus est extraoooordinaire ! »)

    Leçon n°7 : arrêter de penser à la place des autres (argh, super dur)

    Leçon n°8 : faire un truc que l’on trouve débile aujourd’hui (mais quand tu es à la leçon n°8 c’est pas aujourd’hui donc c’est demain donc « c’était « débile mais c’est dur à exprimer logiquement dans ce texte) : ex : le patinage pour moi (bon y’a pas de patinoire chez moi mais je conceptualise très bien le ridicule)

    Leçon n°9 : youpi c’est fini !

  3. Bob : grâce au ciel, je ne dis pas merci quand je ne veux pas, ou alors c’est un grognement (méthode de la dpouble contrainte, dire merci en ayant l’air de dire va te faire voir, c’est bien pour énerver les gens pénibles) ; je dis non, sans exclamation, hyper souvent ; c’est très agréable ; je trouve presque un truc génial chaque jour, mais pas des arrêts de bus, plutôt en observant les gens qui m’entoure ; soit avec eux soit contre eux ; mais je devrais plus le dire quand c’est positif ; pour le reste, je suis un peu dans le flou, je crois que je vois ce que tu veux dire néanmoins…

  4. Il est tres intéressant ce post…
    En ce moment, j’ai vraiment décidé de profiter du présent et d’arreter de vouloir tirer des plans sur la comète.

  5. le bonheur, ça se décide
    si si

  6. bein j’ai tendance à réagir comme toi en fait. mais y’a des moments où tout déborde, et la c’est le drame…. ca arrive de temps en temps, mais en général ça se passe bien

  7. Elle est magnifique cette musique. Jolie BO pour des émotions.