Noyel chez Marie-Rose comme d’hab…

La neige, c'est beau

Noyel, Noyel Noyel

C’est Noyel, les gens ! Et je suis bien contente. Plus ça va, plus j’aime Noël. Appelons-ça la maturité. J’aime bien le concept de la maturité qui change ton regard sur les choses.
Noël, c’est dans la famille. Une fois j’ai fait Noël pas en famille et c’était pas Noël. J’ai donc été très déçue.
Dorénavant, je suis une arriviste de Noël.
On procède par élimination : pas chez mon père. Ma jeune belle-mère fait des Noël qui me font bondir. Nous n’avons pas les même valeurs. Soit elle invite son ascendance perso, ce qui est légitime, techniquement, mais on met déjà des années à supporter sa propre ascendance, alors se taper celle des autres…. non. En plus, son ascendance perso me considère avec bravitude mais plutôt comme si (au vu de ma complexe situation familiale) je n’étais pas tout à fait légitime, une sorte d’erreur de jeunesse de son gendre, que celui-ci à la faiblesse de bien vouloir assumer (alors qu’on aurait facilement pu me laisser baguenauder à ma guise, un peu comme les spermatozoïdes paternels ont eux même baguenaudé). Elle ne le dit pas, elle le fait sentir. Je ne partage aucunement son point de vue. Force m’est de reconnaître que mon père non plus, mais comme il est homme, et donc lâche (à part mon patriarcal oncle Guillaume, la pluparts des mecs que je connais sont l^ches – ou patriarcaux – il ne doit y avoir que deux options), il s’écrase devant sa belle doche (pour faire plaisir à sa femme, qui, soyons toujours honnète, n’a pas non plus l’air de sous entendre que je devrais être jetée aux oubliettes du passé de mon père). Pour faire plaisir à sa femme because elle a d’exécrables rapports avec elle … et avec son propre beau-père, c’est déjà horrible pour elle d’inviter sa mother, alors il ne lui fait rien de plus. Carole aime bien quand je viens car pour l’épater je m’habille toujours super classe, et j’ai tellement un physique de jeune fille bien que ça le fait. Je ne fais rien de mode, que du classique à mourir mais Carole adore. Que son mari ait une fille bien comme moi, ça la pose pour faire chier sa mère. Voyez l’ambiance. Donc no way.
Ma mère fume des pèts à Bali… Oui, en fait, ma mère, c’est la mère d’AbFab (mais moi je suis moins tarte que la fille). Elle vit là maintenant avec une sorte de décorateur qui, si j’ai bien compris, fait des meubles ou des trucs ethniques locaux qu’il vent super cher à NY ou en Australie (et qu’il achète super pas cher) (le développement du tiers monde) ( et comme c’est un mec fashion – il y a des articles sur lui dans des journaux de mode de New York – personne dit rien car les artistes sont toujours gentils).
Donc, bien oui, on retombe toujorus chez Marie-Rose. Forcément. Le confit. Le chapon. Les apéros. Je haissais quand j’étais jeune et rebelle. Je faisais la gueule dans ma chambre. Je leur disais qu’ils étaient tous nuls cons moches bêtes débiles bouh pécore péquenauds. Guillaume levait les yeux au ciel et je les entendais tous penser : Avec les parents qu’elle a.
Avec les parents que j’avais, j’aurais pu dévaliser des banques, être gogo danseuse, partir élever des lamas en Amérique du Sud avec le fils d’un Nazi reconverti dans l’élevage bio, aller massacrer des phoques… Tout. (Finalement, mon hérédité de fille irrémédiablement sérieuse et pas rebelle m’a fait un sale tour, j’ai fait des études de lettres à Paris IV…. Bon, j’ai vécu dans une petite chambre de bonne à Paris… Pour eux c’était presque l’Amérique du sud, avec moins de Nazi, mais mal famé quand même).
Donc, ce Noël, classique : Marie-Rose. Mais pourquoi cela fait-il de moi une arriviste de Noël ?

Demain j’explique (non, vraiment demain)(ou après demain).

2 réponses à “Noyel chez Marie-Rose comme d’hab…

  1. très vrai !!!!
    moi plus cela va et je déteste les fêtes c’est le contraire !!

    Isis

  2. Pas de chance !