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Il faut quitter Pierre-Henri

luxembourg StatueVoici venu le temps de réfléchir tout haut… De mettre des trucs à plats. Pour y voir clair. Comme on le sait, je vis depuis un an à peu près une relation assez bizarre avec Pierre-Henri. Bizarre car mes sentiments envers lui sont mitigés. J’ai commencé par un mouvement de rejet ; que j’aurais du suivre, me semble-t-il. bref. Après moults péripéties, j’ai fini par craquer, car je suis peu de choses. J’ai culpabilisé, il m’a dit que j’étais folle, j’ai arrêté de culpabiliser… depuis le vie suit son cours,  les évènements se succèdent, on se voit parfois plus et parfois moins,  mais là j’ai du louper un truc. Tout d’un coup, après des vicissitudes, toutes sortes de personnes semblent considérer que PH et moi, c’est sérieux. Il est effrayant de constater qu’il s’agit exclusivement d’amis ou de relations de Pierre-H, vu que je n’ai parlé de lui à presque personne. Sauf une copine qui sait que ce n’est pas sérieux. Même à Hedwige, je n’ai rien dit, je me sens nouille, surtout par rapport à Gaël. L’idée de les mettre face à face est cocasse et angoissante à la fois. Mais côté Pierre-Henri, il faut croire que ça devient sérieux. Et certains sont contre l’idée que je sois amenée à prendre plus de place dans la vie de Pierre-Henri – ce qui est un comble, car non seulement je n’en ai pas l’intention, mais qu’est-ce que ça peut leur foutre? D’autres mes trouvent super. Mais idem, je ne leur demande rien !!! Cette situation est en train, côté Pierre-Henri, de prendre de déconcertantes proportions, d’autant plus gênantes que j’ai la sensation d’être dépossédée de ma vie. C’est bizarre. Que dois-je faire? Envoyer des SMS à tout le monde pour tenir les gens au courant de ma vie sentimentale? Mais ceux qui, me trouvant pas assez bien pour lui, pas disposée à m’engager, pas du tout le genre à être sa.. sa.. (je n’arrive pas à l’écrire, l’idée de vie commune me semble du dernier cocasse), seraient choqués de savoir que c’est encore pire que ce qu’ils croyaient. Ceux qui me trouvent super ne me trouverait plus super. Cela aurait au moins l’avantage de mettre tout le monde d’accord. Mais naturellement, quand en colère j’ai dit ça à Pierre-Henri il m’a enveloppé de douces paroles, n’écoutons pas les imbéciles, nous savons à quoi nous en tenir, nous sommes maîtres de notre vie… mais il est ahurissant de constater la facilité avec laquelle des gens s’en mêlent, et de constater que non, ça n’est pas indifférent. Et je dois dire, en même temps, que la situation, dès qu’elle cesse de me fiche en rage, me fait hurler de rire. C’est la première fois que ça m’arrive. Il faut que je raconte.

Mais avant, voilà le problème : j’en suis parvenue à la conclusion dont je n’aurais jamais du m’écarter – jamais : mon histoire avec Pierre-Henri est une erreur, depuis le début. J’ai eu mille occasion d’être ferme et de dire non, j’aurais du une dizaine de fois raccrocher au téléphone. Toutes sortes de sentiments m’ont fait douter. Il est quand même sympa. Ah, le coup du garçon « quand même sympa », c’est ultra traître. Sois pas chieuse. Il est pas si… Pas si.. non, pas si, mais pas non plus tellement… Bref, on ne sait plus. Alors, il faut être chieuse? Comment être chieuse dans le respect de l’autre? (Je veux bien un tutoriel). Mais c’est facile, tu dis seulement ce que tu ressens : ah ah ah, la bonne blague, il faudrait déjà que je sache exactement ce que je ressens. Si je ressens un truc et ensuite son contraire, je fais quoi : une moyenne? Je divise par deux et je retranche 3? Qui a une idée sur le fonctionnement des équations du coeur? Tout le monde tombe raide dingue amoureuse tout le temps, clairement et distinctement? Vos sentiments sont -ils tous limpides et transparents à vous-mêmes? Ah mon Dieu, comme vous avez de la chance !!! Parce que moi, pas. Est-ce que je suis amoureuse? Non. L’étais-je? Quand? Je l’ai peut-être été, certains soirs, dans certains lieux. Sous des arbres, je crois, je suis vite amoureuse dans un univers végétal, quand on me met une veste sur le dos pour me réchauffer. Mais après, il y a le lendemain matin. Le lendemain soir. Le retour. Les coups de téléphone qui suivent – ou ceux qui ne suivent pas. Le téléphone qu’on attendait le lundi, et qui vient le jeudi. Du coup, que ressent-on? Si ce n’est pas être amoureuse, ça s’appelle comment? Aimer? Aimer bien?

Vous noterez que je ne parle que de Pierre-Henri. C’est mon actualité récente. mais Lui reste là, hélas, comme si .. comme si quoi, d’ailleurs. Il reste juste là. Et d’autres. Aaaaaah. Le coeur. Et le corps aussi, même si j’en parle peu. Bref. Je vais tenter l’explo. Naturellement, Hedwige à qui je dis tout n’est pas au courant.  Magnifique cohérence. Ceci est un autre problème. Nous nous disons tout, mais dans un univers propre à Hedwige/ moi / Gaël. Pierre-Henri n’y a pas sa place.

Qui comprend? pas moi, mais je veux bien qu’on m’explique.

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Et si je lâchais Brad Pitt?

Jake Gyllenhaal (dans Prince of Persia).

Oleg Menchikov

Le marketing et la pub qui entourent les acteurs jouent un role de premier plan, hélas, dans notre rapport avec les acteurs. A force d’être surmédiatisés, certains font partie de nos vies, comme les enfants de la voisine de ma tante, et on a la sensation de les connaître ; mais certains acteurs n’ont pas cette chance, ou cette malchance, car on peut considérer cette célébrité, peut-être, comme un fardeau ; je ne sais s’il serait facile à Brad Pitt d’aborder des rôles shakespeariens ; et les aborderiat –il avec la modestie et l’humilité nécessaires ?

Quoiqu’il en soit j’ai testé : si vous dites Brad Pitt, il y en a certes qui n’aiment pas, mais dans un bureau X (dans mon open space, par ex) il y en a toujours une ou deux qui vont brailler : oh !!! ouiiiiii !!! Braaaad !!! (une ou deux en plus de moi, veux-je dire, hein). Alors que quand on dit (par exemple) Oleg Menchikov, celles qui sont un peu loin disent « à tes souhaits » et les autres « Qui ???? ». Et si tu expliques, c’est pas mieux :

– Ben il jouait dans le Barbier de Sibérie….

– Je connais pas.

– Et dans Est-Ouest, avec Sandrine Bonnaire…

– Non plus.

Pauvre Oleg. Alors qu’il est tout mimi et qu’on voudrait le consoler.

Oleg Menchikov n’est pas surmédiatisé, et en outre il a un problème de photos, comme Antonio Banderas : le bon coté, c’est qu’on ne le photographie pas en latin lover au regard de braise, le mauvais, c’est qu’on le photographie à l’ancienne, en jeune premier un peu trop fragile.

Il partage avec d’autres acteurs la caractéristique que je trouve être celles de meilleurs (désolée, Brad !) : il faut voir son visage en mouvement pour comprendre en quoi son jeu est remarquable. En photo, il n’est pas moche : mais pour saisir son jeu, il faut le voir.

Et je n’en parlerai pas tant que ça, car (vive l’incohérence) je ne l’ai pas beaucoup vu, ben non, les acteurs russes, tout de même, quand on ne fréquente pas assidûment le cinéma russe, il faut aller les chercher. Je retiens cependant de son jeu une grande sensibilité, une grande émotion, une grande sobriété.

Et un petit lien en prime, pour profiter. C’est le début de Soleil Trompeur, ça dure 15 minutes, mais tout le début c’est Menchikov, et c’est sur un site chinois donc il ne faut toucher à rien (je veux dire ne cliquer sur rien, sauf Hisaux).