Archives de Catégorie: Fanette est super contente !!!

Vive Elles !!!

humeurdujour12

Un post court parce que je suis contente et j’ai oublié deux trucs. Et autre chose encore.

Je suis contente : Pénélope Jolicoeur, sûrement grâce au sapin, est troisième du classement Wikio !!! Vive elle, car son blog est super !!! Je ne vais pas renchérir sur une polémique, mais c’est une fille, les filles sont rares dans wikio, pourquoi, comment, c’est bien, c’est pas bien, etc.

Truc oublié numéro un : une autre blogueuse dessinatrice a illustré un bouquin, disons-le !!! Elle s’appelle Aurélie de la Pontais, et j’aime ses dessins. Ils sont mignons, frais, drôles, vrais. Comme ceux de Pénélope, mais autrement.

Truc oublié numéro deux : j’adore Isabelle d’Accro de la Mode. Sa façon de dessiner mais aussi l’esprit de ses dessins. Et pourquoi? Parce que son approche de la mode et des fringues me parle complètement, la plupart du temps. Ses dessins sont drôles, pertinents, avec une sorte d’humour tenté d’un snobisme pince sans rire que j’adore. Je ne sais pas si « snobisme pince sans rire » est l’expression appropriée, mais je me comprends. On dirait qu’avant d’aimer le mode, elle a été aux cours de cathé de madame de la Rochette, une matrone mère de huit enfants qui nous a tonitrué le cathé et qui me terrorisait (il m’a fallu dix ans pour réaliser que cette femme était en fait un clown, je l’ai compris en la revoyant il y a peu) jusqu’à ce que je supplie mon oncle de ne plus m’y envoyer… Ah, si j’avais eu l’esprit de la comprendre ! mais à huit ans, je n’avais aucun humour, je ne rêvais que de vivre cachée au fond d’un forêt… Alors que en la revoyant au marché avec ma tante il y a cinq ans, je me suis rendu compte qu’elle pratiquait une sorte d’humour noir catho très fin… Tiens, il faudrait que je parle d’elle…Pourquoi, finalement, Isabelle me fait penser à Madame de la Rochette?

Et enfin : il existe un site dans le web qui m’a attiré depuis longtemps pour des raisons totalement indépendante de ma volonté consciente : à cause d’un graphisme un peu avant guerre, de l’image de fond qui évoque les cartons à dessin et du mot Palimpseste. Car je suis une paresseuse/butineuse du web, oui, je l’avoue une superficielle, je vole sur les sites et souvent je les perds. Je suis infidèle et volage, et j’ai perdu retrouvé plein de site. Mais ce site-là ne m’a pas plu : il m’a parlé, et pourtant je lisais les textes avec une perplexité sympathique, sans comprendre.

Il y a peu, j’ai compris pourquoi ce site m’avait, de façon subliminale, attiré : la tenancière a mis en ligne des livres/dessins que j’ai lu par désoeuvrement (je déteste lire des textes et plus encore des livres ou assimilés) sur un écran. Et là j’ai eu un choc.

Ce sont deux histoires qui mériteraient d’être publiées en « beaux livres », en format un peu grand, genre BD. Ces deux histoires me font basculer dans un autre univers, il y a aussi bien les dessins, que le texte, et l’esprit du texte, qui ne ressemble à rien d’autre (et ça fait du bien), qui est unique et bien particulier. Tout de même, il y a du Jacqueline Duhême ou du Tistou les Pouce verts là dedans, mais pas totalement. Il s’agit de partir et de chercher. J’ai eu une révélation en voyant ça. Problème : on n’achète pas. Dommage, car il faut avoir ça en livre chez soi, pour, justement, rentrer dans le monde imaginaire.

Pour avoir aussi un choc en regardant les oeuvres de Sandrine, allez . (et approchez vous de l’écran pour bien voir et mettez-vous dans l’ambiance, passez de l’autre côté non pas du miroir mais de la page).

Or, Sandrine Brossel va publier prochainement une oeuvre chez Filaplomb. Je n’ai pas exactement compris de quoi il s’agissait (enfin si, si, j’exagère, c’est un livre sur les aventures d’une tache) , mais allez-y voir, pour suivre un peu l’évolution de la chose, et pour être prêt à l’acheter dès qu’elle paraît. Parce que le Web, à l’heure où l’on classe et l’on trie, où l’on passe devant les uns ou les autres dans des compétitions non nécessairement dépourvues intrinsèquement d’intérêt mais qu’il revient de replacer dans leur contexte somme toute étroit, ça doit pouvoir être ça aussi : non pas exclusivement l’étalage d’ego (et je ne dis pas cela contre les ego, dans la mesure où je dispose moi-même d’un ego) qui trouvent là un moyen de s’exprimer (et c’est très bien), non pas exclusivement les supports de la publicité de demain (et c’est très bien aussi), mais un moyen de se faire connaître pour ceux qui ne disposent pas d’autres moyens, aprce que l’on sait tous que les grosses boîtes de musique, éditions, etc contrôlent tout et qu’il n’est pas facile de les contourner.

(Si j’ai oublié un lien, me dire ; je suis débordée et pas concetrée en ce moment).

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Eric Dupin gagne son procès contre Olivier Martinez

Et j’en suis bien contente.

J’en avais parlé .

Eric Dupin en parle ici, évidemment.



Cadavre exquis

J’ai été invitée par Krazy Kitty à participer à une chaîne scénaristique, dont le début m’enchante. En fait, j’ai écrit ma partie il y a longtemps, et puis, j’ai systématiquement remis le moment de la poster… Aie !!

J’en suis confuse. Sans Boris Shapiro qui m’a rappelé à l’ordre…

Cette chaîne a été initié par Tibo, puis Rade, Cat.0, Boris, Fred de Mai, Ardalia, Anna et enfin Krazy Kitty.

Alors… Le texte que j’ai du poursuivre est en gras.

Débit

Commençons. Bien que je ne sache pas vraiment par quoi commencer.
Nous étions un lundi quand ça s’est produit. Le 17 mars. C’était l’année de mes 34 ans.
Tout s’est passé si vite, et en même temps, comme au ralenti.
Voilà mon histoire… Toute mon histoire.

Je venais de déménager à Paris. Pas loin des Halles.
Ce jour la, l’interphone m’avait réveillé. J’avais éteint mon réveil pour profiter d’une grasse matinée bien méritée, après un week end chargé en déménagement. Mais apparemment mon nouveau facteur était matinal, et le colis ne pouvait pas attendre.

J’avais donc dû me lever, forcé et tiraillé par l’envie de reposer me replonger dans mes rêves. J’aurais pu, oui, ne pas ouvrir la porte. J’aurais pu me rendormir, succomber à cette tentation de l’oreiller. J’aurais pu… peut être même que j’aurais dû… tout aurait peut être été plus simple…

D’un geste rapide, j’avais enfilé un tee-shirt puis ouvert la porte en me tenant de travers, afin de ne pas montrer au livreur que j’étais encore en sous-vêtements. À son sourire moqueur, je compris que ma coiffure trahissait une nuit agitée. Exaspéré, j’avais signé le reçu, pris le paquet et claqué la porte sans lui adresser le moindre mot supplémentaire. Le colis devait peser dans les 2 à 3 kilos, guère plus, répartis uniformément dans un format de type « boite-à-chaussures ». Un colis classique, en somme. Celui qu’on imagine toujours dans les mauvais romans.

Ma curiosité aurait dû être éveillée mais un coup d’œil rapide à l’oreiller me rappela la seule priorité de cette journée pas encore ensoleillée : dormir. Dans un saut de l’ange disgracieux, je m’écrasais dans le matelas encore tiède de la chaleur de mon corps endormi tout en laissant tomber délicatement le paquet sur la moquette épaisse. C’est alors que je l’entendis pour la première fois.

Un petit bruit. J’avais pourtant la tête bien enfouie dans l’oreiller mais le petit bruit persistait. Un petit tic-tac de réveil, imperturbable, obstiné, irritant. Je me redressai et regardai sans comprendre mon radioréveil électronique. Ce n’est qu’à ce moment que, appuyé sur un coude et localisant maintenant l’origine du bruit, je compris l’équation. Le colis hermétique de papier kraft faisait tic-tac. Juste comme ça : tic tac… Un jour, je raconterai ma passion pour les films d’aventure.

C’est certainement ma passion pour Indiana Jones qui m’a fait me relever et saisir ce paquet très précautionneusement, certain qu’il s’agissait d’une bombe. J’ai vu défiler devant mes yeux non seulement ma vie, mais la liste de tous ceux qui pourraient songer à m’éliminer. La concierge, pour les jours où j’oublie de m’essuyer les pieds sur le paillasson. Mon compagnon de chambre à la fac, qui ne m’a jamais pardonné toutes les fois où je suis rentré trop tôt et l’ai empêché de profiter de la soirée avec sa copine. J’en étais à me demander si j’avais des livres de bibliothèque en retard, ce qui pourrait expliquer la vindicte d’une bibliothécaire ulcérée ou d’un lecteur impatient, quand ma compagne sortit de la salle de bains, un sourire et du dentifrice sur les lèvres. « Super, ils sont enfin arrivés !
– Chérie, éloigne-toi de ce colis.
– Mais enfin mon amour, tu perds la boule ? Lâche ça ! Ce sont les horloges de la mort que mon collègue entomologiste de Lyon m’a envoyées. Tu sais, les insectes qui bouffent le bois et font tic tac, je t’en ai parlé, non ? Je t’ai dit que je voulais étudier leur étonnante capacité de régénération… »

Ah non. Pas cette fois. Pas encore ! « Choupette, ma mignonne, je croyais qu’on s’était mis d’accord.
– D’accord ? D’accord sur quoi ?
– Ton boulot. A quoi ça sert que tu aies un laboratoire à l’université si c’est pour nous ramener des bestioles à la maison ? On avait dit le boulot, dans ton laboratoire, plus à la maison. C’était le principe même de ce déménagement !
– Laboratoire, laboratoire, j’aimerais bien t’y voir, toi, sur ce coin de paillasse…
– Des termites, qui plus est ! Des termites ! Dans la même pièce que la commode Louis-Philippe qui me vient de Grand-Mère !
– Des horloges de la mort, je te dis. Des grosse vrillettes. Xestobium rufovillosum. Rien à voir avec des termites ! Les horloges de la mort n’ont même pas d’ailes ! Et puis tu as vu la quantité de scotch, sur ce paquet ? Comment veux-tu que les bestioles s’échappent ? Je les amène avec moi au labo ce matin, ne t’inquiète pas.
– Tout de même ! Un paquet qui fait tic-tac ! Des ter… insectes bouffeurs de bois quasiment sur ma commode Louis-Philippe ! Du boulot dans notre appartement quasiment dès le premier jour ! Tu ne trouves pas que tu y vas un peu fort ?
– C’est-à-dire que… je préfère garder cette étude la plus… discrète possible. Et tu sais comment est la secrétaire, non, pardon, Madame l’Assistante Administrative… toujours à bavarder… ça pourrait être dangereux.
– Dangereux ? »

J’en avais le souffle coupé. Des insectes bouffeurs de bois dans la même pièce que la commode Louis-Philippe de ma grand mère – ET dangereux – ET je me devais de conserver un calme jupitérien? Jupitérien avant la foudre et l’ éclair, oui !

– Poupette, si c’est dangereux…

– Noooon, s’écrira ma compagne en se laissant gracieusement choir sur le bord du lit. Mon chéri, tu n’as rien à craindre. Non. C’est pas ça. Que je t’explique.

Elle prit un air de conspiratrice qui m’inquiéta.

– En fait, on a pas eu le financement pour le projet, Jean et moi, et donc on veut se lancer dans l’étude euh.. En douce. Non mais ces radins, tu comprends, si on fait la recherche, ils seraient capables de s’attribuer le mérite au labo, alors que le labo, il s’en balance.

_ Mais ça va pas? Tu vas faire de la recherche bénévole? En off? Je comprends rien, comment c’est possible?

Elle soupira.

– Si les animaux n’arrivent pas par la voie officielle, ils ne sont pas là officiellement, c’est tout.

– Mais on peut les voir? Chez vous? Dans votre labo?

– Pour voir, il faut chercher. Pour chercher, il faut émettre des hypothèses. Si l’administration du labo était apte à en émettre, des hypothèses, je ne serais pas en train de faire ce que je fais, je serais en train de recevoir mes crédits pour ma recherche, tu suis? S’ils sont cons c’est pas mon problème, d’abord on cherche, après, on voit ce qu’on trouve. Quand on aura trouvé, on verra ce qu’on en fait.

Et je passe le bébé à Sébi.

La petite couronne, une fois de plus

Aujourd’hui, j’ai pas le temps !!!!

Mais je vous laisse avec la petite couronne, toujours aussi drôle, et avec des interviews du réalisateur, Maxime Potherat, et d’un des acteurs, Yanik.

Pis faut cliquer sur le lien parce que j’arrive pas à exporter le lecteur exportable.

Flannie, Fanny, Catherine Noury, Alexandre, Bergman, Proust et Alix

Bon, mon post d’aujourd’hui va concerner le post de Flannie sur son nouveau blog le théorème de l’escarpin, dont j’avais déjà parlé.

Allez y, il s’agit des créations de Catherine Noury, que je trouve extraordinaires, mais je vais juste les évoquer un tout petit peu pour ne pas empiéter sur ce que fait Flannie.

Si les oeuvres de Catherine Noury me plaisent tant, voilà pourquoi : les créations vestimentaires délirantes me font rêver, je me retrouve dans un autre monde, je ne peux pas l’expliquer autrement qu’en faisant appel à des ambiances visuelles :

Pensez, pour ceux qui connaissent, à certaines images de Fanny et Alexandre, le film d’Ingmar Bergman, l’univers de Fanny et Alexandre est convenable, bourgeois, cossu, chaleureux. Mais dans cet univers, on trouve une part onirique et merveilleuse, liée à des marionnettes (et j’adore ces marionnettes) avec le personnage d’Ismael, le neveu magicien d’Aaron, l’amant de la grand-mère de Fanny et Alexandre.

De même, à la fin de la recherche du temps perdu, de Proust, le narrateur, invité à une fête, se trouve devant des êtres étranges qui ressemblent à des masques, et il met quelque temps à comprendre que ces êtres étranges sont les gens qu’il a connu, mais déformés, transformés par le temps. Bon, je sais, Proust a la réputation d’être illisible, mais il faut juste rentrer dans ses phrases comme dans un bain chaud, moussant, dans une salle de bain éclairées par des bougies ; si on fait cela, le texte devient beaucoup plus abordable, on bascule dans un autre monde, en l’occurence dans cette partie du roman, un monde de masques, très élégant, très cossu encore, mais fatigué, poussiéreux, détruit.

Je pense aussi à certains tableaux, soit des vanités, avec les têtes de mort et la décomposition qui touche tout, soit au contraire les tableaux ultra lumineux des impressionnistes.

A l’autre bout de ce qui me touche, il y a par exemple, l’esthétique d’Alix, The cherry blossom girl. Fruits, jardins, vergers, chemins, fleurs, dentelles, je dirais – mais je suis nulle pour mettre cela en mots.

Mais d’où cela nous mène à Catherine Noury? Eh bien, il y a, disons, une ombre, une poudre magique d’un peu tout ça sur ses créations : du cassé, du déchiré, de l’abîmé, du transformé, du lumineux, de l’arlequin, du théâtral, je ne ne sais quoi qui donne à toutes ces oeuvres un caractère magique, onirique, proustien, bergmanien : je pense aux marionnettes et à la lanterne magique de Bergman, à la fin de la recherche du temps perdu, et à Alix.

Oui, on est d’accord, je mélange un peu tout, mais je m’en moque : ce qui permet de reconnaître une oeuvre d’art, comme un bon vin, c’est la saveur qu’elle laisse en soi-même quand on la regarde. Quand je regarde les oeuvres de Catherine Noury, voilà ce qu’elles laissent en moi ( qui s’y trouvait déjà, mais l’art réactive ce qu’on a au fond de soi), donc allez lire l’article de Flannie et foncez voir l’expo, et vous verrez alors ce que Catherine Noury réactive au fond de vous.

BRILLANTE WEBLOG premio 2008

Alyssa Foster m’a taguée! Sélectionnée pour le prix de la Brillante Weblog Premio 2008,  (merci, merci, merci !!!), je dois à mon tour sélectionner des blogs pour leur décerner ce prix.

Les règles :
1. Les gagnants “doivent” mettre le logo sur leur blog.
2. Afficher le lien de la personne qui le leur décerne.
3. Désigner 7 autres blogs qui méritent également ce prix.
4. Indiquer les liens de ces blogs sur votre propre blog.
5. Laisser un message sur le blog des primés pour les avertir

Bon, alors voilà :

Mes gagnants sont :

  • Flannie, pour son blog, son dynamisme et ses projets en rafale, avant l’été le boudoir des filles, et depuis peu un nouveau blog en collaboration, le théorème de l’escarpin, que je vous engage vivement à aller visiter, vu qu’il est nouveau.
  • Misssfw (Sophie-Frédérique Wissemberger???), pour son humour et son vocabulaire.
  • Misscanthus, à cause de ses photos (je n’en dis pas plus)
  • Catherine, de Parismage, à cause de ses photos, de son blog calme et de ses commentaires qui commencent toujours par bonjour
  • La fêlée, pour une sensibilité qui doit vraiment être à fleur de peau puisqu’elle déborde dans les posts
  • Shalima, pour le chocolat (non, pour son humeur apparemment égale tout le temps, pour sa vitalité)
  • Alix, the cherry blossom girl, pour ses photos, son univers poétique, léger, différent…

Et voilà….

Edit : Un mystère s’est glissé dans ce post : les commentaires sont off…mais je ne sais pas sur quel bouton j’ai appuyé. Je cherche….

Edit 2 : ça marche !!!!!!! Je suis trop forte !!!!

Hugues Hausman is back

Je dis ça pour ceux qui ne font que regarder ses dessins… Hein?

Je me suis promis de m’organiser.

Et un coup de chat de Shrödinger, ça ne mange pas de pain.

Le chat de Shrödinger, c’était .