Archives de Catégorie: Trucs incohérents

Combien de fois fera-t-on mourir Delarue ?

C’est bien simple, je n’ose plus passer sur Yahoo. Toutes les semaines, dirait-on, une nouvelle news calamito-répugnante sort sur ce pauvre garçon, à la mémoire duquel rien n’est épargné. Cette semaine, il semble que le sujet soit du type message d’outre-tombe.

La semaine dernière, nous avions l’enfant cachée. Avant encore, nous avions les interrogations du papa, et la conversion (ou non ; je n’ai pas très bien saisi) à l’Islam, le tout sur fond de conflit entre la veuve et la famille. D’un classique ! C’était Dallas, pour de bon.

Il faut dire que Delarue était un bon client. Il y a eu le couplet sur le surdoué, le prodige ; puis, pour faire contrepoids, l’inévitable « descente aux enfers ». Décrire une vie selon ce shéma dialectique permet de lui donner du relief, une dramatisation qui la rend plus intéressante. Le surdoué, tel Icare, ne tardera pas à choir du haut du ciel ; sinon à quoi bon monter, hein ?

En tout cas, depuis trois semaines, le niveau baisse ; les turpitudes familiales n’étaient pas très élégantes, mais le message d’outre tombe est vraiment téléphoné. Je n’arrive pas à comprendre qu’on puisse faire ça à un mort.

On me dira : mais où as-tu lu ça ? Change de lecture ! Et c’est bien là que le bas blesse. J’ai lu ça sur yahoo, alors que j’accédais à mes mails. Or, depuis pas mal de temps, je m’attire pas mal de remarques relatives à mon mail. Comment puis-je utiliser encore Yahoo ? Comment ? Et ceci, de la part de personnes dont je crains qu’elles ne perdent tout respect pour moi en constatant qu’envers et contre tous je m’accroche à mon vieux mail.
Décidée à ne pas me laisser influencer par le snobisme geek de certains, j’ai décidé de m’accrocher à Yahoo ; la position ne me semble pas sans noblesse. Seulement, voilà. En arrivant sur la page d’accueil, je ne peux échapper aux turpitudes delaruesiennes.

Dès lors, que faire ? J’en appelle aux gens de chez Yahoo, pourriez-vous vous abstenir de mettre en Une des News aussi frelatées ? Est-ce qu’on pourrait trouver chez vous, je ne dirais pas de l’élégance – soyons lucide – mais de la décence ? Delarue pourrait-il enfin dormir en paix ? Merci, hein. Je n’ai pas envie de changer d’adresse mail, moi.

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Sexe, adultère et meurtre chez les crevettes – c’est Futura Science qui le dit

Vous imaginez bien que lorsque j’ai lu ça sur le site de Futura Science, mon sang n’a fait qu’un tour. (1)

De quoi s’agit-il ? Ce sont encore des scientifiques qui ont soumis les malheureuses crevettes, qui ne demandaient rien à personne, à d’effroyables expériences. Sachez que la crevette dont il est question dans cette étude s’appelle Lysmata amboinensis, se nourrit des déchets et des parasites accrochés sur les poissons, est un crustacé hermaphrodite simultané, équipé, si je puis dire, d’organes sexuels mâles et femelles.

Ces crevettes peuvent s’accoupler en tant que femelle dans les heures qui suivent la mue de leur exosqulette, puis en tant que mâle ensuite, alors même qu’elles incubent des oeufs. Cependant, la crevette ne peut pas s’autofertiliser, donc elles vivent généralement en couple et sont monogames.

Revenons sur l’étude réalisée par, nous dit-on, des chercheurs de l’Université de Tübingen.

Permettez moi, pour assouplir l’aridité scientifique du sujet, de contextualiser un chouïa l’étude et de donner des noms et des personnalités fictives aux chercheurs de l’Université de Tübingen.

Soit une équipe de trois chercheurs, dans une faculté de science allemande, un peu perdue dans la grissaile d’une grande ville, hérissée d’immeubles soviétiques :

–       Lucy Wong, brillante sino australienne, quadrilingue (chinois, anglais, allemand et espagnol), venue en Allemagne pour étudier la crevette nettoyeuse.

–       Uma Torjman, stagiaire suédoise, bien formée, mais à qui il ne faut pas trop en demander, ici après une sieste de milieu d’après midi.

–       Brad Pitters, ici lors de ses vacances à Punta Cana en 2004. Scientifique, il sait aussi se montrer folâtre et n’a pas son pareil pour obtenir des crédits auprès des autorités adhoc de l’Union Européenne.

Observons ces trois scientifiques dans leur labo où règne une odeur vaguement fétide, parce qu’il faut chauffer l’eau pour les aquariums des crevettes et qu’elles sont des habituées des récifs coralliens. Or, le récif corallien, à ma connaissance, est en eau tiède. Donc, poisson + eau tiédasse, ça fait une odeur de piscine municipale, sans le chlore mais avec les bébêtes.

Uma dit en papillonnant autour de Brad : – Alors, on va répartir des crevettes par groupes ?

Brad rétorque doctement : Oui, Uma ! Nous allions les répartir par groupes de deux, trois et quatre crevettes dans des aquariums.

– Oh ! fait Uma, exprimant une admiration muette.

Lucy Wong lui jette un regard noir. Les airs de sirène palpitante de Uma l’agacent.

– Nous allons, poursuit Brad très pédagogique, et regardant alternativement les deux femmes, leur donner de la nourriture.

– Et les laisser libre de mener un vie de félicité parfaite, s’exclame Uma toute contente en battant des mains (ou quasi). Les Suédoises sont proches de la nature.

Deuxième regard noir de Lucy.

L’expérience, qui va durer 42 jours, commence.

Le jour, tout se passe bien. Les crevettes restent tranquillement assises dans les aquariums, en s’ignorant mutuellement, méditant, dans une sorte de béatitude parfaite. Mais la nuit, ah, la nuit ! Les inoffensifs crustacés révèlent alors, aux yeux de nos trois chercheurs bouleversés, une part insoupçonnable d’eux mêmes. Ils se métamorphosent alors, à la lumière des lampes infra rouge, en tueurs cannibales féroces.

– Les crevettes deviennent comme folles et chassent un individu isolé jusqu’à le tuer, dit Lucy à Brad, le matin du premier meurtre.

– Et le lendemain matin, constate avec horreur Uma, ils dévorent l’individu tué durant la nuit.

– Les salauds, s’exclame Brad (il se demande si « salopes » ne serait pas plus appropriées, mais il a un doute, vu la connotation sexuo-politique du mot, et puis, peut-on traiter une crevette de salope ?)

Ces agressions meurtrières ont toujours lieu juste après la mue de l’exosquelette, moment durant lesquels les crustacés sont particulièrement vulnérables. C’est une honte de profiter de ces moments d’extrême vulnérabilité.

– Il n’y a rien d’humains chez ces foutues crevettes, s’écrie Uma avec horreur.

– Dans les réservoirs de quatre individus, observe Lucy Wong qui ne se laisse pas dominer par les sentiments, la crevette qui mue en premier est éliminée en premier. La plus grande du trio restant s’attaque ensuite à la plus petite, qui est éliminée en second.

– Ce sont des meurtres cannibales ! commente Uma, outrée.

– Ils ont lieu jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un seul couple, qui peut alors mener une vie tranquille et ordinaire de crevette nettoyeuse.

Notre équipe de chercheur s’interroge : quelle explication donner à ce comportement cruel, et à cette monogamie tueuse, si l’on peut dire ? C’est Lucy qui trouve la réponse, pendant que Brad et Uma ont disparu dans un débarras à côté du labo, sous prétexte que le désordre n’était plus supportable et qu’il fallait le ranger. Lucy, qui a autre chose à faire que de s’enfermer dans les débarras, écrit dans son rapport :

« Lorsqu’elles sont en groupe de plus de deux, les crevettes s’accouplent un peu dans le désordre et la compétition sexuelle absorbe leur temps et leur énergie, ainsi que la compétition alimentaire ; la survie du groupe est donc menacée. En revanche, quand les crevettes sont en couple, la compétition sexuelle disparait, le couple collabore harmonieusement à la recherche de nourriture et dispose de tout le temps et l’énergie nécessaire pour s’occuper de la descendance. »

Mais attention : même quand il y a largement assez de nourriture pour tout le monde, les crevettes s’entretuent selon ce shéma ; les meurtres entre crevettes n’ont donc rien à voir avec la quantité de ressources alimentaires, il s’agit vraiment d’un mode de vie en couple. Les crevettes sont programmées pour vivre dans la monogamie la plus féroce, si l’on peut dire.

Le lendemain, Uma disparu. Vraiment disparu. Personne ne l’a vu dans la résidence étudiante, et elle ne vient plus au labo.

– C’est bizarre qu’il n’y ait aucune trace d’elle, dit Brad.

– Elle s’est peut-être fait dévorer, dit Lucy facétieuse.

– Ah ah, très drôle, dit Brad, d’humeur légère. Par les crevettes ?

– Non, comme une crevette, dit Lucy. Ils pouffent.

– Bon, dit Brad. Si on retournait maintenant à notre collaboration tranquille et harmonieuse à deux ?

– Tu l’as dit, fait Lucy.

 

 

(1) Il n’a fait qu’un tour il y a deux mois, mais j’ai oublié de le publier ici.

Il engage un tueur à gages et se met d’accord pour porter la culpabilité du meurtre préparé sur… un chat

Ça s’est passé à Pontoon Beach, Illinois, et ça n’aurait pu se passer nulle part ailleurs. NON, ça n’est pas un scénario de Tarentino ni de Robert Rodriguez. Quoique…?

Le lieu où se déroule cette histoire hallucinante, chers lecteurs, c’est bien évidemment les Etats-Unis. Et, une fois de plus, il nous permet de vérifier l’assertion a priori déconcertante d’Oscar Wilde lorsque, sortant d’un thé chez sa tante au bras de son meilleur ami de l’époque, il s’écria : Ce n’est pas l’art qui imite la vie, c’est la vie qui imite l’art. Ce à quoi nous pourrions ajouter dans un soupir : et elle l’imite bien mal.
L’art auquel nous pensons en l’occurence, c’est celui des thrillers américains ; si tant est, dira-t-on, qu’il s’agisse d’art, et l’on peut en effet en discuter, mais ultérieurement, car pour l’heure, l’urgence est à la relation de cette délicieuse histoire. On rêve à ce que Robert Rodriguez et Quentin Tarentino pourraient tirer d’une histoire aussi aberrante et délicatement sordide.
Qu’on en juge. L’histoire commence pourtant classiquement. Un filou scélérat fomente l’enlevèment, le vol et le meurtre d’un particulier pécunieux, qui se trouve être l’amant de sa femme.
Rien que de classique. On n’est pas perdu. Les ennuis de notre tueur commencent en fait, à son insu, parce qu’il sollicite l’aide de l’un de ses ami pour mettre son forfait à exécution. Le tueur à gages est un homme qu’il connait depuis des années et en qui il peut avoir toute confiance : en liberté conditionnelle, a été jugé coupable de meurtre au second degré et d’agression sexuelle.
Le tueur potentiel expose donc son plan à l’ex-détenu : une fois la victime sous contrôle, le tueur la fera entrer dans un jacuzzi, puis l’électrocutera en jetant dans l’eau une radio, après quoi il jettera le chat dans la baignoire pour faire croire à un accident.
Mais ce que l’infâme ignore,…

Lire la suite sur l’excellent blog de Gwendal Perrin.

Appeler ou ne pas appeler Sandra ?

– Tu vas appeler Sandra, me demande Hana, et je me pose moi aussi, quoique chaotiquement, la question.

Vais-je l’appeler ? Toutefois,je prends mon petit dej d’abord. Le croissant, tout au beurre, fond dans ma bouche, avec le chocolat qui est encore chaud. Je bois une gorgée de café. Le soleil, dehors, est joli comme tout. Vive Paris. Vive le café.Vivent les pains au chocolat au beurre. Vive la France. Vive tout.

– Je me demande comment elle fait, murmura Hana et je me demande si ça va marcher ce coup-ci. Je voudrais bien savoir, si je pouvais trouver le moyen de ne pas recommencer avec mes erreurs. Comment tu fais pour que ce soit le mec qui te court derrière et pas toi qui cours derrière lui….

– Tu sais, je ne sais pas si elle va nous donner le truc, dis-je. Ça se fait naturellement.

– Quand je pense que j’ai attendu certains soirs qu’il passe parce qu’il m’avait dit qu’il passerait peut-être. Bon, il lui arrivait de passer, mais vraiment pas souvent… Et toutes les fois où je suis allée à des soirées avec ses copains et je me demandais ce que je foutais là… J’avais rien à leur dire. Et je me disais : ce sont ses amis, on va apprendre à se connaître, ou alors quand je lui disais que je ne voulais pas y aller, il y allait sans moi….

Elle me jette un coup d’oeil : mais ne t’en fais pas, ça va, maintenant je veux juste surmonter ça et aller de l’avant.

Bon. Tant mieux. Ressasser ne sert pas à grand chose, et je ne sais pas comment je pourrai la consoler. Ça n’est pas mon fort. J’ai tendanceà penser qu’il vaut mieux parler d’autre chose. Question : Sandra est-elle le sujet idéal ?
Hum. En tout cas, je veux saluer un bonheur : celui de tremper son croissant dans le café, même si ça emt des miettes aprtout. Et j’ai deux questions qui vont avec :
Pourquoi le croissant au beurre est toujours le meilleur ?
(on notera que j’ai une micro obsession sur le beurre et le gras ; et pourtant, moins qu’avant, il faudra que j’en parle )
Pourquoi le gras fait-il grossir ? Et pourquoi ne faut-il (à ce point) pas grossir ? Et donc pourquoi pense-t-on au gras quand on trempe son croissant dans son café ?
On a attend le point godwin féminin. Tu sais, quand tu regardes éclair au café et que quelqu’un te dit : c’est mal….

 

Il arrête de fumer à 107 ans !!!!

J’ai mis trois points d’exclamations !!!! C’est un test !!  pour voir l’effet que ça fait !! Avec des points d’exclamation, j’ai la pêche !

Mais j’ai l’impression de crier et, pour virtuel que ce soit, ça me donne mal à la gorge. J’arrête. Tendez l’oreille.

Bref. L’idée, c’était d’aborder le sujet de Johannes Heesters, un acteur et chanteur allemand dont on n’a jamais entendu parler, vu qu’on n’est pas allemand , sauf aujourd’hui. Aujourd’hui, on n’est pas allemand, mais on entend parler de lui.

Johannes Heesters a décidé d’arrêter de fumer.

Oui, mais il l’a fait par amour.

Et de surcroît, il a 107 ans.
Je ne sais pas où se situe l’info : probablement pas dans le fait qu’il arrête de fumer. Ça doit être parce qu’il le fait par  amour. Ou alors parce qu’il a 107 ans.

107 ans, c’est vrai, au point où il en est il pourrait continuer facile. Normalement, quand on fume, on se tape toutes sortes de maladies horribles, comme l’emphysème, par exemple, un truc affreux. Lui, il a fumé jusqu’à l’âge de 107 ans, et il s’est rien tapé. Ou alors si, mais il a guéri. Donc, fumer ne tue pas forcément. Enfin je dis ça, je dis rien. Et puis à 107 ans, sans vouloir aucunement être pessimiste face à un homme d’une telle vitalité, il doit commencer à se dire que…que un jour, il arrêterait définitivement de faire quoique ce soit, fumer ou autre chose. On n’est pas copain avec la mort dans notre monde, mais enfin, s’il y a bien un truc dont on est sûr quand on est vivant, c’est qu’un jour on ne le sera plus. Donc, Johannes fume jusqu’à l’âge de 107 ans, il n’en meurt pas le moins du monde, et néanmoins, il arrête  : c’est l’amour.

Voilà, ça y est, j’ai compris en quoi c’était beau et fou.

Et vous vous demandez qui est l’objet d’un tel amour ?

Sa femme, l’actrice allemande Simone Rethel. Une gamine de 61 ans.

Du reste, je me demande s’il n’y aurait pas des remarques désobligeantes à faire sur la différence d’âge, de plus de 40 ans.

Johannes, interviewé par Reuters sidéré, s’explique : « Je l’ai fait par amour, pour ma magnifique femme. Je devrais rester le plus longtemps possible auprès d’elle ».
Ils sont mariés depuis 1992.
Il paraît que Johannes Heesters est connu en Allemagne pour des rôles dans des films comme « Die Fledermaus » (La chauve-souris, 1946) et le film allemand « The Moon Is Blue » (La lune était bleue, 1953). Il a malheureusement coopéré avec le régime nazi mais s’en est excusé en 2008. Ouf. Un repentir tardif, mais ne jugeons pas, c’est un peu facile.

Fauteuil Louis XV ou Louis XVI ?

Oui, telle est la question, mais je m’explique. Hier, en reprenant le fil de mon histoire, je m’aperçois que je n’ai pas parlé de ce qui m’entourait. Du lieu où je me trouvais. J’en garde un souvenir vif, et ça me semble important, donc il faut  en parler. Mais tout en y songeant, il fallait parler du fauteuil sur lequel j’étais assise, et c’est là que : impossible de me souvenir si c’était un Louis XV ou un Louis XVI. Pour tout vous dire, je suis infoutue de les distinguer l’un de l’autre, mais trainent dans mon esprit, vaguement, des remarques entendues chez ma tante Marie-Hélène, relative à tel fauteuil Louis XV ou XVI.

Du coup, pour éclaircir ma lanterne, que fais-je ? je googlise, forcément.

Et je m’instruis.

A votre tour de vous instruire.

Procédons par ordre.

Ceci est un fauteuil LOUIS XIV. (hors sujet, mais ce sont ceux que je préfère, finalement)

Bien. On sent un fond de Moyen Age dans la forme, non ? Avec le doré du Grand Siècle, il faut ça. Bref.

Ceci est un fauteuil LOUIS XV.

Plus léger, plus futile, plus doux, non ? Bon.

Et voici un fauteuil LOUIS XVI.

Ne me demandez pas pourquoi, mais le LOUIS XVI a quelque chose de plus facile.

Voilà. Non, rien, c’était juste ça, pour qu’on soit dans l’esprit pour la suite.

Note : chez Eglanteen, il y avait du Louis XV. XIV trop austère, XVI trop facile. Je l’interprète comme ça.

Surprenez-la avec un plus gros pénis

Vous devez recevoir aussi de ces pubs sur le viagra, non? Enfin je suppose qu’elles sont pour ça, je les supprime sans les lire mais la dernière reçue avait un titre formidable : « surprenez-la avec un plus gros pénis ». (Vous noterez, au passage, les yeux de la fille ; elle pourrait aussi bien avoir vu son mec passer l’aspirateur… ou faire la vaisselle, et garder un silence tout en retenue ; bon, ça peut être autre chose aussi ; la photo est géniale ; j’espère que ce n’est pas celle d’une bonne soeur sur Facebook).

J’imagine le type sortant un plus gros pénis (concept évidemment relatif) de sa poche, le montrant à sa copine, puis le vissant en place (en faisant gaffe au clic qui indique que c’est bien vissé), avec un commentaire du genre « tu vas voir, tu vas être surprise », pendant que la fille, enthousiaste, observe l’opération. Après le mec teste (ça tient?) et hop ils peuvent faire des essais techniques. Oui, ça m’a fait direct penser à ça.

Mises en situation alternatives.

Fanette a rendez-vous avec Pierre-Henri, ils vont manger des glaces Bertillon sur l’île Saint Louis. Ambiance années 50, Pierre-Henri ressemble à M. Lequesnoy (La vie est un long fleuve tranquille) et Fanette porte une grande robe à rayures blanches et roses serrée à la taille. Tendance Parapluie de Cherbourg, avec un peu de Hitchcock (je parle du look de Fanette).
Pierre-Henri arrive d’un pas sportif et annonce tout de go :
– J’ai une surprise !
– Ah oui ? fait Fanette intéressée.
– Oui : j’ai un plus gros pénis !

Sauf que là, c’est le blanc : Fanette dit quoi? Elle pouffe de rire? Elle recule et se sauve ? Ou s’écrie : « Oh, quelle bonne nouvelle ! Allons l’essayer tout de suite ! »

Ou bien : au restaurant. Un joli restaurant comme Fanette les aime, donc, euh, chic. Ambiance années 30 (je ne sais pas pourquoi). Petit bibi sur la tête et robe Années folles. Du serveur en gants blancs, des tables juponnées partout, des rideaux ( oui eh bien chacun ses goûts hein). Le vin blanc, doré, scintille dans les verres. Pierre-Henri a l’air tout content. Il presse la main de Fanette :
– Tu vas être surprise !
– Ah ?
– Oui, dit Pierre-Henri enthousiaste : ce soir, j’ai un gros pénis !
– Oh, chéri, devrait dire Fanette (en minaudant) , je suis tellement contente ! Enfin nous sommes à la mode ! Je vais pouvoir le dire à mes copines !

Dernière possibilité : Fanette et Pierre-Henri sont à la campagne. Ils se promènent. Années 70. Fanette a des sabots, une grande jupe et un chemisier brodé. Les oiseaux font cui-cui. Pas loin, il y a des vaches. Sur la droite, un bouquet d’arbres dont le vent fait bruisser les feuilles. Ils s’asseyent en dessous, tendrement enlacés.
– Je t’ai fait une surprise, dit Pierre-Henri.
– Oui?
– J’ai un gros pénis, dit-il tout content.
– Mais l’autre était très bien ?
– Celui-là est mieux. De toute façon, si on n’est pas content, on peut le renvoyer et ils te remboursent tout.

On devrait faire des pubs à la télé là dessus. ça serait chouette.