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Suite et fin

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Ceci est une photo de Jean-Michel Caradec. Aurais-je eu tort de ne jamais avoir été amoureuse de lui?

Je n’ai pas grand chose à raconter sur la suite du repas, hein… On est passé à table un peu tard, vu le grand moment super important qu’on venait de vire, avec dialogue, interrogation, etc.

A table on a réattaqué sur Rollier. L’idée, c’est de bien dire que si un monsieur riche comme M. Rollier demande à Christian de lui faire son bassin à poisson rouge, c’est que Christian a tellement de talent dans la fabrication de bassin à poissons.

Donc tout le monde intervient tour à tour et y va d’un petit compliment, mais bien tourné, hein, pas ouais t’es le meilleur, ça fait fayot.

L’un évoque un autre bassin à poissons rouges qu’il a vu chez quelqu’un et qui était tellement pas terrible qu’il a aussitôt pensé à celui de Christian et il s’est dit que vraiment ceux de Christian ils étaient mieux.

Un autre raconte l’anecdote d’un qui croyait, le fat, qu’il pouvait faire sans savoir, un bassin à poisson rouge. Ben il a pas réussi. Son ciment était sableux. Il a mis du plastoc, mais c’est pas bien le plastoc. Sa tactique était toc.

Bon, je te le fais pas, moi je perds le fil, je suis au vin rouge et j’écoute plus trop. Etiennette parle d’une jeune fille qui n’a mis que des voilages colorés dans son salon et qui le regrette. Carine ne fera pas cette erreur, hein, Carine?

Voilà. L’entrée c’était charcuterie variées et salades. (repas « sans façon »).

Le plat filet mignon de porc aux petits légumes, avec un petit gratin de patate sur le côté parce les légumes ça remplit pas. Et le filet mignon, je ne t’explique pas la sauce. Crémée. Je ne peux pas résister. Je sais, c’est mal, mais je sauce avec du pain.

Après, fromage. Alors moi le fromage :

  1. je bois du vin rouge quand j’en mange chez Marie-Rose
  2. (lisez pas ça va être horrible, je vais dire des gros mots) je mets du beurre sur le pain, le fromage sur le beurre qui est sur le pain et je sauce mon assiette. Mal élevé ET calorique. Mais bon. Cette semaine : courgettes.

Et après, il y a avait une tatin avec de la crème, pour faire glisser.

J’ai dignement aidé Montane à débarrasser, mais je me sentais comme une baleine avec une pierre dans le ventre, puis je suis allée m’affaler dans le lit.

La déco ça tue.

A part ça, personne ne m’a indiqué le lien pour Anne Vanderlove, pour la chanson sur l’amour c’est comme du pain perdu, mais quelques uns d’entre vous ont tilté sur la colline aux coralines, alors que je ne l’avais mentionnée qu’en passant.

ça m’a rendu mélancolique.

J’ai cherché les paroles sur Internet.

Je suis sûre que vous ne connaissez pas, mais c’est tout tonton Fred, ça (c’est quand même un prof).

La colline aux coralines

Deux petites flaques
Un oiseau qui boîte
Sur le chemin
Donnons-nous la main
Sautons la barrière
Dans les fougères
Cherchons les pleurs
De l’accroche coeur

De Caroline à Madeline
Christophe ou Lison
Sur la colline aux coralines
Chante cette chanson

Si les paroles
Sont un peu folles
C’est que les enfants
Inventent tout le temps
Chassent l’autruche
A cache-cache elle truche
Quatre moutons
Fument sur le balcon

De Caroline à Madeline
Christophe ou Lison
Sur la colline aux coralines
Chante cette chanson

Changeons le ronde
Une seconde
Ça fera pas de mal
Au règne animal
C’est la baleine
Qui fera la laine
Et le chasseur
Qui aura peur

De Caroline à Madeline
Christophe ou Lison
Sur la colline aux coralines
Chante cette chanson

Le joueur de flûte
A fait la culbute
Son pantalon
N’a plus de fond
La nuit qui tombe
Fait grandir les ombres
Il faut rentrer
Maman va s’inquiéter

Et Caroline et Madeline
Christophe ou Lison
Sur la colline aux coralines
Se séparent en chanson

Je vais pleurer.

http://pagesperso-orange.fr/www.jeanmichelcaradec.com/discographie/mapetitefilledereve4.htm

Bou-ou-ouh.

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Week end

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Sandrine m’adore. C’est déconcertant. C’est la copine de Lui. Je suis contente qu’elle m’aime, je suis contente que tout le monde m’aime, d’ailleurs, tant qu’à faire, mais il arrive que l’amitié soit encombrante.

Et alors Sandrine décide qu’on va sortir entre filles, elle, moi et d’autres. C’est-à-dire qu’elle m’appelle, samedi, pour m’expliquer qu’on va sortir entre filles.

Mais moi je ne voulais pas sortir entre filles. D’abord j’aime pas sortir entre filles, et puis j’avais prévu autre chose.

En gros, mon planning du samedi, c’était mon linge, mes cheveux, une après-midi je prends soin de mon corps (côté peau, si vous voulez) et un rendez-vous avec une copine (Val) pour aller chez des gens (à Paris) et peut-être après dans un café ou bar ou « truc sympa »boire un verre (cette partie-là m’avait un peu échappé, mais je me disposais à la suivre, ou, au pire, à dire que j’avais mal à la tête et à rentrer si les gens ne me plaisaient pas mais c’est rare).

Mais Sandrine m’appelle et me dit :  » Ce soir on se fait une soirée filles!!!! »

C’est-à-dire qu’elle ne me dit pas : « Ce soir, virgule, on se fait une soirée filles? » point d’interrogation et intonation interrogative.

Pas de question dans sa voix.

Moi : « Ah? ». J’étais un peu surprise, n’ayant en fait pas saisi qu’elle m’englobait, je croyais qu’elle m’informait de la chose, et je saisissais mal son enthousiasme. En outre, j’avais les cheveux mouillés et le chauffage à fond parce que je m’enduisais de crème. Donc ma main était grasse et le combiné glissait.

Sandrine : « Ouééééé!!! c’est suuuper!!!! »

Moi : « Ah. »

Là, j’ai coincé le combiné entre mon épaule et mon menton, en me disant que j’allais très vite étaler toute la crème de mes mains sur mes cuisses, histoire d’avoir les mains moins grasses et de mieux tenir le combiné.

Elle m’explique le programme, cependant qu’un doute s’insinue dans mon esprit, mais je me concentre sur mes mains et mes cuisses. Les genoux aussi. Palper rouler – tant qu’à faire.

Elle achève : « On se retrouve à quelle heure? »

Et là, j’ai vraiment un doute, mais le combiné du téléphone, dont le fil n’est plus en tortillons mais tout raide tendu à travers la pièce, jaillit brutalement d’entre mon menton et mon épaule, me tape le front, et se propulse, en autonome, sur mon petit bureau, où est posé l’autre partie du téléphone. Je me casse la figure comme une nouille dans ma chambre, à moitié nue dans ma serviette de bain (qu’en plus il va falloir que je lave tout de suite parce qu’elle est grasse et que c’est truc-là ça met des plombes à sécher si je ne les passe pas au séchoir, par exemple mon autre serviette de bain est sortie humide du sèche-linge de la laverie mais j’avais pas le temps et les sous de faire tourner le sèche-linge des plombes en attendant qu’elle sèche donc maintenant il ne faut pas que j’oublie de la sortir du sac de linge sec pour la faire bien sécher dans ma chambre sinon, demain, j’aurais le choix, au sortir de la douche, entre une serviette avec du gras et un serviette humide) , pleine de crème, énervée parce que Sandrine me gonfle. Je saute sur le combiné que je prends avec ma main un peu moins grasse mais quand même.

– Mais j’en sais rien, de l’heure où vous vous retrouvez !!!

– Mais tu viens !!! s’écrie Sandrine. On ne peut pas faire ça sans toi!!!

– Mais !!!! m’écrie-je. Tu aurais pu me prévenir!!!

– Ben, je te préviens, là.

– Mais je fais autre chose !!!

– Quoi?

– Ben, un truc, avec un copine!!

– Mais elle peut venir aussi!!!

-Mais non !!

Le téléphone glisse, mais c’est parce que je fais des gestes énervés.

– Non, on sort, avec d’autres amis….

– Aaaaah…

Evidemment, la déception de Sandrine me fait de la peine. J’ajoute : Et puis j’aime pas les sorties entre filles.

– Ah, fait Sandrine. Ben, on peut sortir avec des garçons aussi. L’idée, c’était de faire une soirée filles.

– Mais fais une soirée filles. c’est très bien. Moi j’aime pas mais c’est très bien. Mais je ne peux pas venir.

– Alors demain?

– Dimanche? Je mange avec mon père.

– Le soir?

– A midi.

– Ben, on sort le soir, alors.

Je voulais me reposer le dimanche après-midi, enfin en fin d’après-midi.

Mais bon. Je culpabilise. Je négocie les garçons.

– Dimanche, d’accord, mais tôt, et avec des garçons.

Sandrine est d’accord. Elle connaît des garçons, elle a du stock, elle va en amener.
Donc je vais encore passer la semaine à me reposer du week end. Vendredi avec Gael dans un bar du 9è, samedi avec Val, dimanche midi un restau avec mon père (entrée plat dessert vin café), à quatre heures à Beaubourg (j’ai honte) planquée dans un coin pour roupiller en espérant que personne ne me voie et à six avec Sandrine chez elle avec finalement des garçons, dont Ben et Lui, et d’autres, avec des bières mexicaines et ensuite dans un pub – j’avais dit six heures en me promettant que je serais rentrée à 10 heures du soir (oui, j’ai un but dans la vie : me coucher avant minuit, j’adore ça, mais je n’y arrive jamais) – en fait je suis arrivée chez moi à minuit.

Même pas envie de dormir puisque j’étais en super forme. Le problème, ce n’est pas de faire quelque chose, c’est de ne rien faire : si on m’avait laissé dans un coin j’aurais dormi, mais avec tout le monde, les voix, la musique, etc, je ne dors pas.

Bon, à part ça la soirée sur le plan ambiance : qui dit garçon, ne dit pas forcément garçon intéressant. A part un qui avait de beaux yeux et un beau visage, long, rêveur, tendance poète maudit, avec un zeste de sportif américain dans le menton, mais qui ne disait rien, et dimanche soir j’étais pas dans le trip d’alimenter seule la conversation, ils cassaient pas des briques, les « garçons » de Sandrine.

Ben du coup j’ai causé avec Ben. Ben l’anodin. Je suis un rien vache avec lui. Il est gentil.