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Je ne tease pas

Non, je ne tease pas, je suis juste débordée et fatiguée.

A part ça, et avant que je ne rassemble mon courage, allez donc là, c’est le tout nouveau blog de Yaroslav Gorbanevsky. Non seulement ses oeuvres sont savoureuses, mais ses posts me réjouissent. Il faut urgemment l’encourager ! Et venir lire ses mises à jour le plus souvent.

Le titre de son dernier post m’enchante : une modeste fenêtre sur la lumière du monde. Et les visuels ! Vivement une expo !

J’avais déjà évoqué Yaroslav Gorbanevsky.

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Berlusconi

Ah, je suis arrivée tard, j’ai pensé à ça toute la journée ! Morte de rire.

La femme de Berlusconi le quitte.

Un vrai délice.

Sarko fait petit joueur à côté, je trouve.  Berlusconi, c’est quand même le maître. Question kitch, il n’y a pas mieux.

Sa femme le quitte. Why not. ça arrive. Elle le quitte parce qu’il aurait un faible pour les jeunes femmes !

Non.

On peine à le croire.

Il aurait été à l’anniversaire d’une jeune fille de dix huit ans qui ne lui est rien (ou si?) (alors qu’il ne va pas aux anniversaires de ses enfants), et s’il veut faire entrer des jeunes filles au parlement, c’est pour que les gens soient plus intéressés par la politique.

Aaaaaah, c’est quand même top.

En pleine grippe et crise économique.

La semaine dernière, on regardait les fesses de Carla Bruni et de la princesse des Asturies (mais habillées) et cette semaine, on se délecte des ébats du couple Berlusconi.

Et dans les plus grands journaux.

Et dire que j’avais un peu honte de parler de Brad Pitt au début…

Et alors, la semaine prochaine, c’est quoi????

Méditations vespérales

méditation du soir

Deux semaines après avoir rencontré Pierre-Henri pour la première fois et l’avoir trouvé fort peu intéressant, je me livrai à une introspection, chez moi, assise dans mon lit, un pot de crème à tartiner à la noisette à la main, et ce n’était pas de trop car j’avais besoin de gras (pour faire coulisser les neurones) et de sucres (intensité de la réflexion).

Je me palpai l’intérieur du coeur – il s’agit naturellement d’une métaphore hardie – à la recherche de sentiment amoureux et je me posai la question que je me pose toujours. Si je rigole avec lui, si je le retrouve avec plaisir, si je suis cool et détendue avec lui, si j’ai envie de le revoir quand on se quitte, si j’aime qu’il m’embrasse, et si je sens que tout en l’ayant avertie que non rien de plus car non je ne ressens rien pour lui donc ceinture, je me sens fléchir drôlement – c’est-à-dire – il semble bien que les choses vont évoluer rapidement – en fait, je souhaite qu’elles évoluent – donc – quelle conclusion tirer de tout ça?

Aucune.

J’essaie de me diviser en trois : intellect, corps, coeur. L’intellect dit que c’est cool, le coeur dit qu’il s’en fout, et le corps bon ben alors on y va.

Il est évident que j’ai un certain nombre de siècle de culture judeo chrétienne dans la tête que que ça n’est pas facile. Combien de siècles, d’ailleurs?  Tous ces blocages ne viennentils pas du XIXème siècle seulement? En fait, je voudrais bien être amoureuse et je déplore de l’être si peu. Je voudrais bien envisager avec décontraction et sans arrière pensée de plonger joyeusement dans la gaudriole. J’y plonge toujours, mais je culpabilise. Le monde me semble rempli de personnes toutes plus amoureuses les unes que les autres de personnes avec qui elles font l’amour dans la volupté la plus totale et avec qui, après la douche, elles peuvent parler de littérature ou de cinéma (ou de mathématiques appliquées, ou de stratégies de développement dans un environnement concurrentiel si elles veulent).

Suis-je la seule à me retrouver dans des situations insatisfaisantes? Il est probable que non. J’avais besoin de conseils. Je le sentais.

Mais qui appeler?

Car les copines, ce n’est pas si simples. Val ne veut pas entendre parler de sentiments, elle n’a pas le concept, du boulot et un avenir qu’elle espère meilleur (et un copain sur mesure, enfin sur mesure pour elle, il me donne envie de dormir, rien qu’à le voir). Hana est toujours d’accord, quoique je dise. Sandra couche d’abord, un peu tout azimuts, avec un enthousiasme qui force la sympathie, et réfléchit après ; les sentiments, elle ne sait pas trop, c’est un peu comme une digestion difficile, mais en mieux.  Je ne sais pas si elle peut m’être d’un grand secours. Il m’en reste plusieurs, de copines, dont Nadine, très dynamique et positive, j’opte donc pour Nadine, et je la somme de m’accorder un entretien pour le lendemain.

(On ne me suggère pas Hedwige, je ne la connaissais pas et de toute façon je ne la sens pas pour ça).

Puis, j’abandonne mes réflexions, qui ne me conduisent que dans de décourageantes impasses, et je me mets à lire. Montesquieu a dit :  » Je n’ai guère eu de chagrin qu’une heure de lecture n’ait dissipé ». On me dira : il n’a pas du vivre des trucs trop atroces, ça tombe bien, moi non plus, grâce au ciel, et la lecture me change toujours les idées. En plus, je suis dans Transpotting, en français, ce qui donne un texte bizarre dans une sorte de non-argot imaginaire assez déconcertant (on suppose que l’auteur traduit un argot britannique, mais il ne le traduit pas dans un argot français, l’argot étant par essence assez difficilement traduisible, ce qui donne une sorte de langue qui n’existe pas, et augmente l’effet étrange du livre…). En tout cas, inutile de vous dire qu’au bout de trois pages, mes interrogations me semblent d’une bourgeoise platitude et je m’endors en me croyant dans le squatt de Berlin, pourquoi Berlin, on ne sait pas…

Dans le cochon, tout n’est-il pas bon?

Non, rien à dire de plus sur le sujet, qui me fait peur, comme à tout le monde, c’est juste pour faire une blague à la con.

J’espère au moins que le prix du lard va baisser.

A part ça, une devinette pour détendre l’ambiance (un sujet en lien avec l’actu, enfin plus ou moins).

A qui sont ces chaussures?

chaussures-roses-gris

Pierre Henri au cinéma, 2

(Je rappelle que ça date d’un an à peu près)

Mais ça ne s’est pas passé comme je croyais. Nan.

D’abord, Pierre-Henri souriait quand nous nous sommes retrouvés. Il semblait content, heureux, zen, il souriait. ça m’a rendu muette. J’étais resté sur un m’as-tu vu prétentieux et vieille France, une race à part, et il souriait. Il m’a salué posément et m’a fait une petite causette dont je percevais bien que c’était un baratin poli de début de conversation, mais ça m’a terrassée.  Pas m’as-tu vu en paroles. Dans les gestes, une affectation, quelque chose de prétentieux, oui, mais atténué par les paroles.

Donc moi, tendue, sceptique, sotte d’avoir accepté de le rencontrer, et lui, charmant dans un style bon jeune homme, alternativement exaspérant et drôle quand même – volontairement ou involontairement. La file d’attente dans le froid, enfin pas si froid, mais j’étais gelée. La façon dont il tend le bras pour regarder sa montre. Dont il répond au téléphone, dont deux fois en anglais. Il m’explique des amis à lui l’attendent pour boire un verre, je lui réponds que je comprends l’anglais, et je ne vois pas où il veut en venir : ne leur a-t-il pas dit qu’il était occupé?

Il me sent agacée et lève un sourcil : naturellement, il leur a fait part de ses obligations, mais ces amis l’ont appelé à tout hasard et ne savaient pas s’il était pris ou non ce soir. J’adore l’idée d’être une obligation, et j’ai moins froid aux pieds. Quand on entre dans le cinéma, la même émotion qui me prend dans ce cinéma là (et pas dans les salle ultra modernes), me saisit. je suis toujours prise d’un petit coup au coeur en m’asseyant dans un Action (surtout le Ecole – nooooostaaaalgie). Je n’y peux rien. C’est un vrai cinéma (me dis-je à chaque fois). Les autres sont des lieux de consommation.

Donc, toute euphorique, ça me met dans une ambiance et un état d’esprit formidable. Je me mets à parler du film. Pierre-Henri m’écoute, intéressé. Et courtois. Chapeau. Un attendrissement me prend quand le film commence. Non, pas un attendrissement… Un respect. J’ai pitié de lui. Je suis vraiment trop chiante comme fille. Non, pas chiante… Bref. Je bascule dans le film, et puis, presque deux heures après, je débascule. Emballée, comme d’hab. Enthousiasmée, je me tourne vers Pierre-Henri, qui me fait part de son agréable surprise. Il s’attendait à un truc beaucoup plus ennuyeux, avoue-t-il : je ne suis pas la seule à avoir des préjugés. Du coup, il est plus décontracté. Moi aussi. On sort gais comme des pinsons, il fait nuit. Qu’est-ce que c’est rasoir, l’hiver. Mais du coup, le verre qu’on va boire avant de se séparer prend des airs hors du temps : il est six heures, mais il pourrait presque être minuit quand on passe dans les petites rues (dans les autres, il y a des boutiques, donc ça ne fait pas minuit). Cette illusion donne un air de fin de soirée à ce début de soirée, on parle, avec légèreté, on rigole, et on parle de cinéma, de films d’action, de Tigres et Dragons, il aime, j’aime, et je le quitte en me disant qu’il est, finalement, presque supportable.

Alors?

Les hommes politiques sont de petits farceurs

Finalement, peut-être que je devrais faire de la poltique. Je ne sais pas.

On savait déjà que 16 députés avaient voté la loi Hadopi, un soir, à la fermeture, fissa fissa.

Puis, la Commission mixte paritaire (sénateurs + députés)  durçit la loi.

Puis ils revotent, et là, ce député révèle une petite fourberie des adversaires de la loi pour amener l’UMP à se croire majoritaire, et donc ne pas rameuter  tous les copains UMP dispersés dans leurs bureaux : tandis que les UMP se comptent, les socialistes restent planqués , et ne surgissent qu’en fin de débat, hop – et donc le vote rejette la loi.

Hi hi hi. Les coquinous. On ne croirait à l’école; rester cachés derrière un porte. Vous les imaginez, tous ces messieurs sérieux et compétents, planqués derrière le rideau?

Gamineries : pourquoi ne font-ils pas voter la loi en toute franchise, un jour à une heure précise, par un maximum de députés? On le sait, pourquoi : alors j’espère que c’est ce qui finira par arriver, après toutes ces gamineries blessantes pour nous autres, citoyens.

Je sens qu’on a pas fini de rire. Hadopi, moi je dis merci au gouvernement pour le spectacle : franchement, du début à la fin, c’est vraiment la grande, la très grande classe politique, débat de haute volée, compétence des intervenants… Chapeau. On se sent gouverné.

(Je cherche des images rigolotes, je vais sur Twitter mais vous pouvez laisser des liens paske des fois aussi je bosse et jépaltan).

Le rire de la Béotienne, ou : des trucs qu’on est trop bêtes pour comprendre

D’humeur artiste, je folâtre sur le site du Musée d’Art Moderne (l’usine très belle au milieu de Paris).

Et paf ! Que lis-je?

Ça.

Manifestation exceptionnelle, « Vides » est une rétrospective des expositions vides depuis celle d’Yves Klein en 1958. Dans une dizaine de salles du Musée national d’art moderne, elle rassemble, de manière inédite, des expositions qui n’ont rigoureusement rien montré, laissant vide l’espace pour lequel elles étaient pensées.

L’idée d’exposer le vide est récurrente dans l’histoire de l’art de ces cinquante dernières années, au point d’être presque devenue un cliché dans la pratique artistique contemporaine. Depuis l’exposition d’Yves Klein La spécialisation de la sensibilité à l’état matière première en sensibilité picturale stabilisée à la galerie Iris Clert, à Paris, en 1958, les expositions entièrement vides affirment différentes conceptions du vide. S’il est pour Yves Klein un moyen de signaler l’état sensible, il représente en revanche l’apogée de l’art conceptuel et minimal pour Robert Barry avec Some places to which we can come, and for a while « be free to think about what we are going to do. » (Marcuse), [« Des lieux où nous pouvons venir, et pour un moment, ‘ être libre de penser à ce que nous allons faire ‘. (Marcuse) »], œuvre initiée en 1970. Il peut aussi résulter du désir de brouiller la compréhension des espaces d’expositions, comme dans l’œuvre The Air-Conditioning Show d’Art & Language (1966-1967), ou de vider une institution pour modifier notre expérience comme dans l’oeuvre de Stanley Brouwn. Il traduit également la volonté de faire l’expérience des qualités d’un lieu d’exposition, comme pour Robert Irwin et son exposition réalisée à la ACE Gallery en 1970, ou pour Maria Nordman lors de son exposition à Krefeld en 1984. Le vide représente aussi une forme de radicalité, comme celui créé par Laurie Parsons en 1990 à la galerie Lorence-Monk, qui annonce son renoncement à toute pratique artistique. Pour Bethan Huws et son œuvre Haus Esters Piece (1993), le vide permet de célébrer l’architecture du musée, signifiant que l’art y est déjà présent et qu’il n’est pas nécessaire d’y ajouter des œuvres d’art. Le vide revêt presque le sens d’une revendication économique pour Maria Eichhorn qui, laissant son exposition vide à la Kunsthalle Bern en 2001, permet d’en consacrer le budget à la rénovation du bâtiment. Avec More Silent than Ever (2006), Roman Ondak, quant à lui, laisse croire au spectateur qu’il y a plus que ce qui est laissé à voir.

Agacement. Non, non, on ne se fout pas de nous.

L’expo s’appelle Vides, et c’est 12 euros l’entrée.

Ceci est une photo sur laquelle il y a plus que ce qui est laissé à voir.

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