Archives de Tag: économie

Mais laissez les hommes politiques tripoter leurs employés

Alors, DSK a eu une laison avec une dame de son équipe, ou du FMI.

C’est mal.

Enfin c’est mal pour Anne Sinclair.

Mais qu’est-ce que ça peut leur foutre aux Américians, la vie sentimentalo-sexuelle de DSK?

Du moment qu’ils sont d’accord, mais pourquoi il faut aller chercher des problèmes?

Ils feraient pas mieux de regarder dans la culotte de leurs banquiers, non?

C’est parce qu’ils ont balancé un homme politique qui s’est fait faire une turlutte sous une table (mais tout le monde s’en fout, enfin ça fait cher la turlute, quand même), qu’il faut étendre ça au monde entier, non?

Alors, soit il y a une critique constructive, soit on laisse les gens se tripoter entre eux, dans la joie, la bonne humeur et le respect de l’autre.

Surtout qu’en ce moment il y a de quoi s’occuper, si on veut redresser des torts. On ne le savait pas, mais homme politique, en fait, il faut être un saint. Si seulement leurs pires travers étaient de coucher hors mariage !!!! Comme le monde irait bien !!

Edit : je me suis trompée de date dans ce post, non?

On est le 21 ?

Sans blague?

Faut que je change la date.

C’est fatigant, ces dates qui changent tous les jours.

Publicités

Des princes

La crise me fait rire tout d’un coup. Ou plutôt les sommets; réunions, rencontres. Regardez-les, tous ces messieurs sérieux, costumes, cravates, rolex ; des businessman du petit prince. Ils sont forts ils sont grands ils SAVENT. Nous on est un peu bête un peu nouilles, pas vrai? On sait pas. On ne comprend pas. Nous ne sommes pas des gens sérieux, nous. Nous, nous croyons que rire est important ; qu’une jolie photo, un arbre, un papillon, un fleur c’est bien aussi. Ou une chanson. Ou un poème.

Mais grâce à Dieu, ces hommes-là ne mangent pas de ce pain-là. Ils écartent d’une main professionnelle et virile nos attitudes indécises et timides ; émettent d’autorisés et compétents avis aux micros serviles et empressés des journalistes du monde ; rentrent le soir dans leurs belles maisons dont (va savoir) ils ne chaufferont peut-être plus que quatre pièces sur dix (et même pas ; je me demande pourquoi j’écris ça) ; étudient, la bouche en 😦 , des dossiers sérieux, dans des bureaux dorés de la République Française, en se réunissant avec d’autres gens sérieux. Je les imagine soupirant (comment on va leur faire avaler ça à tous ces cons?), pour les scrupuleux (peut-être qu’on devrait annuler le ski à Gsaadt?), pour les donneurs de leçons (les chômeurs et Besancenot vont encore nous faire chier), et puis pouffant tout d’un coup, parce qu’ils savent bien qu’il n’y a, politiquement parlant, rien qui assassine, et rien d’autre à faire qu’à, par delà la crise, durer.

Ben oui ; et nous, petites gens, nous rêvons ; rêvons ; ils vont comprendre ; ils vont réaliser ; les monde est fou ; ça finira bien par frapper quelqu’un ; un monde plus juste ; plus égalitaire ; plus logique ; héhéhé…

Rien, je ne crois à rien de tout cela. Les révolutions ne mènent qu’à des oppressions pires ; les réformateurs s’achètent, ou vieillissent, ou se dispersent en de vains combats. Que voyons nous autour de nous? De lutte de pouvoirs ; la puissance de l’argent. Dans toute société, il y a des luttes de pouvoir ; et des puissants, dont la richesse provient des terres, ou des relations ; ce sont toujours eux qui mènent le monde ; ça a toujours été ; je voudrais bien que l’on me montre avec des arguments étayés des lieux où il en va ou en a été autrement.

Si seulement je pouvais croire que tel ou tel opposant agité et bavard mène un juste combat. Si seulement je croyais que nos tribuns populistes ne cherchent pas simplement à augmenter leur pouvoir. Je ne vois partout que des princes égoïstes cramponnés à leurs trônes, dans des palais aux murs épais, guettés par des tribuns ambitieux qui n’ont de cesse de prendre leur place. Ailleurs, loin, une foule aux yeux de plus en plus tristes et vides au fur et à mesure que l’on s’éloigne des centres du monde ; des pleurs d’enfants ; des villages déserts ; des usines qui rouillent.

Mais ils se sont réunis, nos princes sérieux en costume noir ; ils se sont réunis ; ils ont débattus ; ils s’acheminent vers des solutions. Comme nous sommes heureux !! Comme nous devons avoir confiance ! Comme nous pouvons, d’un fier regard, embrasser la terre entière et poser sur elle notre bienveillante supériorité, avant de la guider d’une main ferme et sûre vers un avenir qui, avec nous, ne pourra qu’être meilleur – et chanter.

J’aime pas les cartes bleues

J’aime pas les cartes bancaires. Ce sont des outils, non pas commodes pour les usagers, mais pour les banquiers. Si vous avez les poches vides, vous n’achèterez rien. Si vous avez une carte de crédit, ou même seulement de paiement, vous serez tenté d’acheter. Et votre banquier videra votre compte, en vous demandant de lui dire merci. Car il vous vend de l’argent, il vous vend les moyens de dépenser plus, et il faut lui dire merci.

Certaines personnes arrivent à résister à la tentation, peut-être n’éprouvent-ils pas de tentation. Pour ma part, je laisse ma carte à la maison, le plus souvent (c’est très pratique). (j’ai une carte pour les fois où je dois louer des voitures, et le fait est que ma carte a quatre mois, c’est dire…)

Si je n’aime pas les cartes, c’est vraiment en raison de leur place dans ce système que je voudrais pas détruire par la force, car je ne suis pas une révolutionnaire du tout, et puis la force, il faut crier, se battre, pas mon style, mais que je n’aime pas.

C’est un instrument, mais je crains que l’instrument ne parasite l’usager. J’ai vu chez des amis de Pierre-Henri des concours de carte bleue. Et au boulot aussi, avec Paat et Marc. Car il y a du degré dans la carte bleue. Il y a la carte bleue du pauvre, et celle du riche. Bon, moi, on oublie; c’est une carte de retrait (la loose). Dans ma logique à moi, dans ma famille où certains sont discutables, l’argent c’est pas mal (je confirme : ça a de gros avantages annexes), mais l’argent réel, l’argent qu’on a, le vrai. Pas les potentialités argentières. Par exemple, moi j’en ai peu, mais j’ai la chance de bénéficier de temps en temps des retombées de celui des autres. Je garde donc un silence courtois sur l’argent, je serai malvenue de cracher dans la soupe (et si quelqu’un veut me donner un bol plus grand, je prends). D’ailleurs, dans ma famille, ils font aussi des concours de carte bleue, mais plus discrètement (style catholique, avec des airs de vieille fille ; je sais que c’est hypocrite, mais le truc c’est que ça me fait rire).

En tout cas Pierre-Henri a une carte bleue de très riche. Paaaat aussi, mais pas Marc. C’est pourquoi je préfère Marc. Marc préfère ne pas avoir une autorisation de dépenser trop grande. Imaginez la ringardise du truc !!!! Dans deux secondes, il va parler de prudence. Voire (bouchez vous les oreilles) d’économies, vous savez, le bas de laine. Argh. La négation du système actuel. Le cochon rose (moi j’en ai un ; l’étendue de ma ringardise : je mets des pièces ou des billets, en début de mois les billets, dans mon cochon et je l’ouvre en fin de mois pour aller au restau ; j’ai honte ; mais ça marche ; je sors toute gaite et je vais au restau avec une copine et un copain avec mes petits sous économisés ; et pas mécontente car il y en a qui n’ont pas de petits sous économisés).

Ouais. Et je mange du pain beurré et de la soupe. C’est horrible. Heureusement que j’ai un blog. A qui, dans le monde réel, pourrais-je confesser des tares aussi atroces?

Bon, mais comment fais-je pour dépenser des sous quand j’en ai plus? Car je sors toujours avec dix ou vingt euros, j’oublie de prendre plus. Je ne pense jamais à l’argent : eh bien, j’emprunte des sous aux gens avec qui je sors.  Ce qui ne m’oblige à dépenser des sous qu’avec des gens sympas : une bonne politique.

(Quand je vais au restau et que c’est un mois à sous, je bois du vin ; dernièrement du Brouilly Vieilles Vignes ; parfois j’achète du saumon et du champagne et j’invite des gens chez moi : vive le cochon rose).

(Et d’ailleurs, j’ai raison de ne pas croire dans le système ; je me demande si je ne vais pas mettre mes sous dans une chaussette dans mon armoire : vu ce que les banquiers en font… et si j’achetais des pièces d’or pour ma chaussette?)