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Les hommes politiques sont de petits farceurs

Finalement, peut-être que je devrais faire de la poltique. Je ne sais pas.

On savait déjà que 16 députés avaient voté la loi Hadopi, un soir, à la fermeture, fissa fissa.

Puis, la Commission mixte paritaire (sénateurs + députés)  durçit la loi.

Puis ils revotent, et là, ce député révèle une petite fourberie des adversaires de la loi pour amener l’UMP à se croire majoritaire, et donc ne pas rameuter  tous les copains UMP dispersés dans leurs bureaux : tandis que les UMP se comptent, les socialistes restent planqués , et ne surgissent qu’en fin de débat, hop – et donc le vote rejette la loi.

Hi hi hi. Les coquinous. On ne croirait à l’école; rester cachés derrière un porte. Vous les imaginez, tous ces messieurs sérieux et compétents, planqués derrière le rideau?

Gamineries : pourquoi ne font-ils pas voter la loi en toute franchise, un jour à une heure précise, par un maximum de députés? On le sait, pourquoi : alors j’espère que c’est ce qui finira par arriver, après toutes ces gamineries blessantes pour nous autres, citoyens.

Je sens qu’on a pas fini de rire. Hadopi, moi je dis merci au gouvernement pour le spectacle : franchement, du début à la fin, c’est vraiment la grande, la très grande classe politique, débat de haute volée, compétence des intervenants… Chapeau. On se sent gouverné.

(Je cherche des images rigolotes, je vais sur Twitter mais vous pouvez laisser des liens paske des fois aussi je bosse et jépaltan).

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Merci, Président !

Je ne me comprends pas. J’ai fini l’année plutôt morose, toutes ces affaires, ces chutes de la Bourse, les subprimes et Madoff m’ont agi sur le moral, à mon grand regret, je n’ai pas pu résister à une sorte d’angoisse, alors qu’en général je fais ça très bien : l’angoisse, c’est comme là peur, ça n’enlève pas le danger, ça ne résoud rien. Normalement, j’ai une stratégie pour me donner le moral : je lis un ou deux chapitres d’Alexandre Dumas, je m’oblige à chanter le matin (mal) (chanter : croyez le ou non, faites l’essai un peu pour voir : il est imposible de chanter et d’être triste, je crois que c’est un phénomène biologique : si vous avez la gorge serrée ou une tension dans le haut du corps, vous ne pouvez pas chanter : donc en vous efforçant de les faire disparaître avec quelques exercices respiratoires et vocaux tout cons, genre a-a-a-a-a, des vocalises ou un truc comme ça, et puis en chantant Frère Jacques ou A la claire fontaine, vous dissipez les stress légers ; si si), et je lis des blogs drôles.

Ben là j’ai continué à penser à la crise de 29, et je n’étais pas contente. Qu’en sait-on, hein? Les journalistes sont souvent ignares, donc quand ils disent « ça sera pire que 29 », ça peut aussi bien être vrai, que faux. On peut trouver des gens pour vous enfoncer le moral sous l’eau, avec de belles phrases et des raisonnements imparables, et d’autres (on sent le chef d’entreprise qui veut se la jouer I’m the boss en spéculation, je suis plus malin que toi tout le monde panique mais pas moi, le Brice de Nice de l’économie) qui t’expliquent finement que non, c’est le moment des opportunités (j’imagine lesquelles), il faut savoir surfer (et ceux qui savent pas, ils crèvent et puis c’est tout?), c’est le moment de vérité, c’est la redistribution des rôles, ne soyons pas défaitistes, et tout et tout. Même si je veux les croire, l’esprit qu’il y a derrière ces paroles me démonte, au final, plus encore.

Et puis le secours est venu de Nicolas Sarkozy. Et je lui dis merci. Le pauvre, personne il l’aime, mais moi si, en ce début d’année. Merci Nicolas. Tu m’as remonté le moral. Mais alors, complet.

J’ai regardé ses voeux. Si. J’étais chez des amis, et dans le tas, il avait un Garçon Sérieux, Responsable et Investi dans la vie économique et politique et tout et tout de notre riant pays. Il a voulu regarder les voeux en arrivant. Il s’est fait chambrer comme pas possible, mais la maîtresse de maison lui a allumé la télé de la chambre. (Des gens qui ont deux télés ; il n’y a que moi que ça épate, d’ailleurs ; je n’arrive pas à comprendre qu’on regarde la télé ; mais c’est un autre sujet). Donc il a regardé les voeux, genre debout, sourcils froncés. J’y suis allée, on était deux. En me voyant, il m’a dit un truc comme : « Tout de même!!! ».  Un peu comme la messe de minuit (à laquelle je suis allée aussi). Le Président parle, on ne loupe pas, par principe. Même si mon coeur se brise à chaque fois que Nicolas Sarkozy fait une déclaration, j’ai pu constater que l’éducation est un truc terrrible. Quand on se ne rebelle pas contre, on en est prisonnier, et moi, j’ai appris (mais sans qu’on me le dise) qu’il y a des choses qui se respectent. Je m’en étonne moi-même. Je suis d’un conformisme affreux, finalement, avant la pensée – je veux dire que c’est réflexe. Comment l’expliquez-vous? La fonction de président, je respecte, ça me fait toujours penser à Becket (de Jean Anouilh), une de mes pièces de théâtre préférée, et à ce favori du roi qui devient, presque à son corps défendant, défenseur de l’Eglise anglaise, uniquement parce qu’il est nommé aux fonctions d’archevêque de Canterbury. Dès qu’il a la robe, hop, il change de comportement. Ou alors, Chicot. Oui, Chicot. Ah, là il faut avoir lu La Dame de Montsoreau, d’Alexandre Dumas. Il est le fou d’un roi nul, mais il aime son roi, même s’il est nul, parce que c’est son roi et que personne ne l’aime.  J’ai toujours adoré Chicot.

Donc, j’étais là, honteuse, vu que Sarko était pas en odeur de sainteté chez les gens chez qui j’étais et que je n’aime pas ce qu’il dit à chaque fois qu’il parle, et je regardais Sarko, inquiète d’avance.

Il était en phase de prétransformation, c’est-à-dire qu’il semblait retenir son énergie et bouillir intérieurement ; c’est souvent le cas avec lui. On se demande s’il ne va pas exploser ou se transformer en Hulk, souvent, non? Et il a commencé je ne sais plus comment, mais alors, pas positif. Et là, pile poil au moment où il parlait, comme il était en train de dire, en gros, 2008 n’était pas facile, mais 2009 sera pire, alors que dernièrement, chaque fois que j’entendais des prévisions pessimistes, je me recroquevillais intérieurement, là, j’ai senti un poids s’enlever. Avec son air sérieux de papa qui t’explique les choses, d’homme qui voudrait avoir l’air, en train de pérorer sur des sujets dont on se rend bien compte qu’ils (les hommes politiques) ne les maîtrisent même pas autant que les Fremens ne contrôlent les vers des sables lorsqu’ils montent dessus (faut lire Dune pour comprendre), j’ai eu nettement l’impression qu’il partait dans son monde de baratineur qui se prend au sérieux, et que moi je restais là, tranquille, et que 2009, année féérique, me chuchotait à l’oreille :  » T’inquiète pas, il fait son numéro mais il pige que dalle, 2009 sera super, il se plante tout le temps« .

Je me suis sentie drôlement mieux. Sans compter qu’entre temps, tous les persifleurs, ou quasi, étaient venus dans la chambre et que ça se bousculait au portillon, donc je me suis retrouvée, non plus comme une pauvre nulle qui respecte la fonction présidentielle à cause d’Alexandre Dumas et d’Anouilh et qui suit le mec sérieux et rasoir qui veut regarder les voeux, mais comme la early adopter de la respect attitude, ou de la groupie attitude, on ne sait trop, mais early adopter. Ah ah ah. La maîtresse de maison a même ralé en disant qu’elle avait pas prévu de faire la soirée dans la chambre. Tout le monde est revenu dans le salon en faisant des commentaires remplis d’intelligence. Moi, j’étais juste de super humeur.

Merci, Président.

Carla et Nico : le mariage !

Etonnée par le renouveau de succès rencontré par mon merveilleux article sur Carla Bruni, je fais une recherche Google et, mince ! j’apprends qu’elle est mariée avec Nicolas (en ce moment, je ne suis pas toute l’actualité).

Un couple tout en élégance, tout en finesse… remarquez c’est mal de se moquer, mais tout ça fait très ancien régime. Une belle italienne et un sémillant (il est sémillant, quand même, non?) hongrois – on dirait Henri II et catherine de Médicis, sauf que Catherine de Médicis était moche.

Le truc que je pige pas, c’est pourquoi Nico s’excite autant sur les sans papiers? Bon, lui, on sait, il a des papiers. On est rassuré : ils vont pas le reconduire à la frontière. Mais qui sait si en reconduisant je ne sais quel sans papiers, ils ne sont pas en train de virer le futur président français de dans dix ou vingt ou trente ans? Et qu’est-ce qu’on va faire, dans dix ou vingt ou trente ans? On aura un trou à la place du président, on sera obligé de publier un communiqué pour expliquer que là, normalement, on aurait du avoir un président mais que son père s’est fait refouler à l’entrée, après dix ou vingt ans de labeur en France (volé aux Français), et que du coup le président de la France de ce moment-là, il est devenu président du Tchad ou de Biélorussie !

Bon, revenons à nos moutons. On remarque que quand Sarko veut être discret, ça marche !!!! On pourrait pas lui dire de faire ça tout le temps? Ou alors, s’il veut nous donner les détails, autant faire dans le sordide : il a déjà fait le clinquant, il pourrait tenter le vulgaire. On se moquerait encore plus de nous à l’étranger.

Pour illustrer ça, je ne résiste pas à remettre le sketch d’Anne Roumanoff, que je trouve à mourir de rire.

On a le président qu’on mérite (et puis ça va durer, parce que vous voyez qui, pour lui tenir tête? raisonnablement, je veux dire).

Fanette et Pierre-Henri au cinéma

Bon, donc réveil de Ben, pas très frais et grognant.

– …c’k’t’fais? gromelle-t-il.

– Ben du café.

Il hoche la tête et me regarde avec perplexité ; il finit par s’étonner de ce que j’ai l’air pressée. Je lui explique sommairement le rendez-vous. Il me suggère d’appeler Pierre-Henri et deluidire de venir me chercher ici ; pas con, hein? Mais j’ai laissé le tel de Pierre-Henri chez moi sur un petit papier pourri.

Ben voilà. Il baille que c’est dommage que je m’en aille. J’en profite pour lui demander son numéro, je bois mon café et je m’en vais.

L’autre passe à quatre heures, j’arrive chez moi vers deux heures. On ne se douche bien que chez soi. Avec bonheur je me douche, je reprends un café, je me brosse les chevaux, même je me maquille, bref je finis par me sentir presque normale, et je suis prête.

Il est trois heures et demi et je commence à attendre. Attendre : un truc dont j’ai horreur.

Quand j’attends, je doute, et je commence à me dire : il a peut-être changé d’avis? il a essayé de m’appeler et je n’ai pas entendu? (je regarde tout le temps mon portable). Qu’est ce que je fais s’il est vraiment con? Qu’est-ce je fais s’il est sympa? A quatre heures, je suis complètement stressée, j’ai été dix fois faire pipi et j’ai soif, et je suis d’autant plus contente de ma soirée de la veille qui m’a évité de passer la nuit sur ces interrogations.

Non – je ne suis pas secrètement amoureuse de lui. Mais je déteste l’attente et l’inconnu. Et ce garçon je ne le connais pas. Dans le groupe de la veille, il y a deux personnes que je côtoie presque chaque jour, en tout cas que je croise, et c’est toujours comme ça : un film « connu » me relie à des rencontres inconnues.

Et à quatre heures on sonne au téléphone – il est en bas.

Je descend. Il m’attend en double file, avec des lunettes de soleil, pas noires complètement, mais fumée ; ça recommence instantanément. Le temps de le voir, je me retrouve comme pliée en deux sur le balcon. Il est pas vrai ce type. ça se peut pas ; des lunettes de soleil en janvier à Paris. C’est l’esprit yacht? et là je me tiens pour pas pouffer, c’est horrible.

Bon, il n’est pas habillé comme Roger Moore dans James Bond (je ne sais pas pourquoi je pense à lui) mais plutôt comme Christian Clavier dans Les Visiteurs. J’exagère, un peu, bon, mais quand même. Il a des (j’ose pas l’écrire, mais c’est mal, il faut être tolérant) mocassins, pas à glands, mais le gland est là, si je puis dire, spirituellement (mauvais esprit s’abstenir, merci). D’ailleurs on ne juge pas sur l’apparence. C’est mal. Si ça tombe il est super sympa. Au dessus du mocassins, un jean : ça va, non?

Après le jean… attendez, je me prépare pour la suite, allons-y progressivement.

Donc je monte dans la voiture. Il démarre, voum, un peu d’un coup, genre mec (quoi). Je rappelle que je suis au bord du fou rire. Les lunettes.

Il se tourne vers moi, et il me demande : Alors? le week-end?

Je dis platement un truc du genre : bien, bien, euh… bien.

Tu nous as trouvé quoi, comme film?

Le ton est guilleret, mais une oreille exercée peut, dirais-je décelé une inquiétude. En effet j’ai travaillé sur le film. J’ai cogité. Je lui demande s’il connaît Blade Runner.

– Hein?

Visiblement non. Je lui présente le film. C’est très bien, c’est avec Harrison Ford. C’est de la , ehuh, science-fiction. Evidemment, certains n’aiment pas.

Il dit : Ouais.

Pas emballé, mais je sens qu’il va se laisser faire. Ouf. Au moins je verrais un bon film.

On y est vite, sauf que ça prend des heures de se garer. Enfin il se gare. Je me demande l’intéreêt de se balader avec un charrette à boeuf dans Paris, mais bon – il y a des adeptes, c’est clair. Pendant qu’il se gare, voyons la suite du look : classique en fait, mais suggestif… je vous donne un lien après. Il porte une chemise blanche, col ouvert, et une veste bleu marine. (Lui, par exemple, porte un pull à col rond, et on voit son cou, et il a un cou tout mignon ; alors que Pierre-Henri a un coup de type cigogne, long, avec une tête osseuse posée dessus ; il faut être intello pour avoir une tête comme ça).

On sort et il me demande ce que j’en pense. Ce que j’en pense de quoi? je lui dit. De la voiture, me répond-il. Sa question me déconcerte. Je ne pense rien des voitures. C’est des trucs qui roulent avec des gens dedans. Je lui dis qu’elle est grosse (sa voiture). Après je me souviens de mon père, qui expliquait à sa femme toutes les petites fonctions, les trucs pour la tête et la taille du coffre. Il doit être comme ça. Pierre-Henri me donne une info technique sur sa consommation au100. Qu’est ce que je dois répondre? je dis Ah. Et on peut mettre un I-pod. Super, je dis. On se met en marche vers le cinéma et je lui demande si on peut téléphoner en conduisant (je m’intéresse). Mais raté, j’ai faux. Je confonds I-Pod et I-Phone. Il m’explique. Je n’écoute pas. J’ai capté, Phone et pod c’est pas pareil, autant pour moi, mais les spécificités, merde.

On arrive au cinéma, je suis saoulée de remarques sur les I-Phones, I-Pod, blachperry, machins, trucs, bidules. Il regarde l’affiche et remarque que le film est vieux.

Ui, je dis, je sais plus trop l’année. Hm.

Après il me demande ce que j’ai comme téléphone. Je lui montre mon Nokia. Il me dit, avec gentillesse, qu’il y a mieux. Je lui dis que je m’en fous. Mon ancien Nokia tombait tout le temps, et je le réassemblais impec, et j’espère que celui-là pareil.

Je n’ai jamais autant parlé de trucs électroniques que cet après-midi-là.

Le film. De toute façon j’adore, je vous mets deux liens si vous ne l’avez pas vu ce qui alors serait un crime, allez-y toutes affaires cessantes.

En sortant, commentaire de Pierre-Henri : en fait, c’est pas mal.

AH!!!!!

Donc, on a passé un bon moment tous les deux (au cinéma, parce que sinon moi j’avais l’impression d’être chez S***d).

En soirtant il faut qu’il m’offre un verre. hJe dis non, mais je vois bien que ça va le vexer.

j’accepte. On va dans une brasserie à Saint-Michel. je suis toute gaite parce que ça se termine. En même temps je peux pas dire qu’il soit affreux, il est gentil, un peu gonflant, mais bon. Il aime sa voiture et les téléphones. On n’a pas les mêmes centres d’intérêts, mais si j’aimais les voitures et les téléphones?

Dans la brasserie, on parle. Il me parle de lui, de ses études (ESSEC), de son père (le yacht ; son père, chef d’entreprise, est revenu de tout, et vit sur un bateau, enfin un gros, pas une barcasse, et il a aussi une résidence à Saint quelque chose dans le sud, un coin bien parce qu’il me regarde du coin de l’oeil quand il me dit le nom du bled). Il essaie de se la péter, mais il y a un truc touchant ou sympa, c’est vrai, c’est qu’il est assez maladroit. Il voudrait m’épater, mais peut-être parce que je suis toujours au bord de l’ironie avec lui, il n’est pas écrasant. Il a l’air d’un gamin avec de trop beaux jouets.

Bon, mais ne vous imaginez rien, sauf que je lui ai laissé entendre que peut-être on pouvait, oui.. se, hm, revoir. Mais d’ici trois semaines au plus tôt.

Bon. Un lien pour le look tendance de Pierre-Henri. Evidemment le monsieur repésenté n’a pas le même âge.

Et une photo. Pierre-Henri a la même attitude quand il téléphone. Saisissez-vous mes réserves? (Il s’agit d’attitude, pas de politique). Mettez des mocassins, un jean, enlevez la cravate et le reste c’est pareil. diapo_sarkozy6.jpg

Carla Bruni : une tombeuse bien née pour Sarkozy

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Carla Bruni est d’actu. Moi, je la connais pas plus que ça, Carla Bruni. Elle chante plutôt bien pour un mannequin, ce qui ne veut pas forcément dire grand chose.

Alors c’est peut-être clair pour tout le monde, et je sais que je suis pas au top de l’actu, ça m’emm…, mais tout de même Carla Bruni, ce n’est pas rien.

Bon, déjà, elle a un passé sentimental chargé : Eric Clapton, Mick Jagger, Donald Trump, Kevin Costner, Vincent Perez, Arno Klarsfeld, Laurent Fabius , Jean-Paul Enthoven, Raphaël Enthoven.

Pour Laurent Fabius, elle dit que c’est rien que des menteries. Bon. On peut la croire, un de moins ça reste correct.

Ensuite elle sait ce qu’elle veut. Alors qu’elle était mariée à Jean-Paul Enthoven, éditeur de notre bien-aimé BHL, elle rencontre son fils. Enfin, je suppose qu’elle ne le rencontre pas qu’une fois, ils apprennent à vachement bien s’apprécier et là, pouf ! incroyable, dis donc, voilà qu’elle tombe amoureuse de lui – le fils, Raphaël. Lui, il était marié, à Justine Levy, la fille de BHL. Et tous les deux ils divorcent et ils ont un enfant. Jean-Paul Enthoven on ne sait pas, enfin moi je ne sais pas comment il a vécu la chose, mais Justine elle a pas aimé – je ne lui jette pas la pierre, notez. Se faire piquer son mari par sa belle-mère, dis donc (une belle-mère qui pourrait être votre grande soeur).

Et maintenant voilà-t-y pas que Sarko l’emmène à Disneyland ! Déjà, j’adore. Le contexte : il s’est tapé un dictateur toute la semaine, le week-end il va se reposer (c’est vrai, un dictateur c’est pas facile : on voudrait vous y voir, là, à s’entendre dire qu’il a même pas évoqué les droits de l’homme et lui il doit rester poli aimable et tout sinon les contrats ils vont lui passer sous le nez, il aura l’air encore plus con, tout ça pour ça), on se dit quand même, peut-être, le Louvre, la renaissance italienne, Fra Angelico, ou alors Orsay, ou Versailles, ou un château renaissance aux abords de Paris, marcher sous les arbres (avec une écharpe et des chaussures mais l’amour tient chaud).

Ben non. Le mec, il va voir Blanche-Neige. La République française fout le camp. La semaine prochaine, il va chez Flunch?

Mais bon c’est pas tout. Dernièrement sur la blogosphère il y avait un petit site marrant dont je n’ai pas le lien, ou un jeu, j’ai pas fait gaffe, enfin un truc genre : « Une copine pour Sarko ».

N’importe quoi. Pour être copine de Sarko, les filles, faut remplir des critères précis. Je t’explique.

1. Une tendance Jet-Set, ou assimilé, grande famille : d’abord une dame corse dont le tonton est maire de Neuilly : petit début, mais il faut bien commencer ; puis une Française, fille d’un Roumain et d’une Espagnole (papa ambassadeur et papi musicien de réputation internationale) : déjà mieux ; d’ailleurs elle est cousine du maire de Madrid ; puis une Française dont les parents sont des artistes italiens (un compositeur d’Opéra et une pianiste). En option, une Colombienne, bien née aussi, qui a étudié en France dans une bonne école avec un ex-ministre pour prof.

2. A part la tendance Jet Set, nous notons une tendance Europe du Sud, méditerranéenne dirions-nous, mais de la bonne rive, entendons-nous bien – avec une option, mais sans plus, vers l’expansion sud-américaine de l’Europe du Sud..

3. Pour finir, nous notons un goût pour la dame instruite, certes, présentant bien, certes, mais de famille riche, je veux dire vraiment riche.

Voilà. Donc sans vouloir être négative, même les jeunes dames bien de la blogosphère ont peu de chance, sauf si une artiste richissime ayant un Président de la IIIème République (il y a en eu beaucoup, et ils ne servaient pas à grand chose : ça fait pas mal de gens), un grand artiste, de préférence un musicien et un homme d’affaire dans son lignage se dissimule derrière son ordi. Si vous remplissez les critères, vous pouvez vous préparer, sur trois quatre ans je dirais, ils ne resteront pas ensemble, Carla Bruni se lassera des ors et fastes républicains.