Archives de Tag: people

Little Sarko sur le Grand Net

Nicolas Sarkozy a actualisé sa page Facebook ! Comme c’est mignon. Tout décontracté, tout fun, tout amoureux de Carla. Un président proche du peuple. Un homme comme nous, quoi.

Voyons un peu de quoi il retourne. La nouvelle page comporte une photo de Nicolas souriant, bronzé, heureux. Pas guindé, non non, cool relax. Que ça fait du bien de le voir comme ça.

Le petit message culturel, sur les derniers bouquins lus par le Président ; toujours pas La Princesse de Clèves, mais du culturel (et puis Maupassant, dis donc, bravo, j’aime bien, mais alors c’est pas gai pour un mois de mai, enfin je dis ça, la culture, il n’y a pas de mois). ça fait un peu j’ai fait mes devoirs, ouf, je peux partir en ouikende : « j’actualise mon profil avant le jeudi de l’Ascension avec mes dernières lectures : « Pierre et Jean » de Maupassant et « Le Lièvre de Patagonie » de Claude Lanzmann. Dernièrement, j’ai aussi vu l’inoubliable film « Les Feux de la Rampe » de Charlie Chaplin ».

Les feux de la rampe, OK, mais est-ce que quelqu’un peut lui parler d’Un Roi à New York?

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Dans le cochon, tout n’est-il pas bon?

Non, rien à dire de plus sur le sujet, qui me fait peur, comme à tout le monde, c’est juste pour faire une blague à la con.

J’espère au moins que le prix du lard va baisser.

A part ça, une devinette pour détendre l’ambiance (un sujet en lien avec l’actu, enfin plus ou moins).

A qui sont ces chaussures?

chaussures-roses-gris

Brad Pitt point actu

J’aime presque plus Brad Pitt, eh oui, ça touche à sa fin, mais son actu reste toujours aussi délicieuse.

Alors.

D’abord, le garde du corps. Selon le New York Daily News, le couple mythico-magique s’est tout d’un coup métamorphosé en Mr and Mrs Smith pour fondre, tel l’aigle impérial du haut des cîmes, animés par la rage du tigre en pleine saison sèche, sur le garde du corps qui a, que la honte lui déssèche les os, atrocement trahi la confiance que les deux malheureux plaçaient en lui.

Bref. Donc, ils avaient embauché un garde du corps. Ensuite ils l’ont viré. Celui-ci souhaite publier un livre sur eux.

Du coup, Brad et son épouse ont engagé un des meilleurs avocats du pays et celui-ci a trouvé plein de trucs trop fous sur le garde du corps.

Il a menti à l’Immigration Américaine  : et c’est très mal de mentir aux Etats-Unis, ça prouve qu’on a un pied dans la déliquessence intellectuelle et moral, et déliquessence ça commence comme délit et délinquance, alors ! Il a caché des trucs de sa vie pour entrer sur le territoire américain.

Il a dit qu’il avait été dans un commando britannique avant de servir dans l’armée anglaise.  Alors que même pas il a été militaire.

Et puis il a été impliqué en 1993 dans le meurtre d’un homme d’affaire britannique, Donald Urquhart, mais c’était pas lui, enfin il n’avait rien à voir. Ensuite, en 2006, il a agressé un client dans un restaurant, en Namibie, mais c’était pour protéger Brad et Angelina et leurs douze enfants. Un homme de devoir. De la conscience professionelle. La même année, il agresse un photographe en Inde, et insulte des parents venus chercher leurs enfants, l’article parle d’insultes raciales.

Bref, si on additionne tout, Brett, le garde du corps, a été accusé de 11 délits. Et Brad et Angelina l’ont toujours défendu. Qu’est-ce qu’ils sont gentils. Ils savent que la vraie valeur d’un individu est dans son coeur. Et qu’elle ne se voit pas comme ça. Mais eux la voyaient. Ils sont très forts. Ils se sont même pas dit, comme je l’aurais fait, moi, mais j’ai trop de préjugés, ce type est violent, prenons un garde du corps qui a un peu étudié les lois entre deux séances de culture physique.

Voyez. Je rêve peut-être.

Mais, mais, mais? Qu’apprends-je ? Le garde du corps était d’abord celui d’ Angelina, ah ah ah. Et il a bossé sept ans pour elle (donc depuis 2001 – ou 2 ) en tout, hou hou hou. Et dès que Brad s’est mis avec elle il n’a eu de cesse que de faire renvoyer le garde du corps, oh oh. Donc, le garde du corps connait la dame depuis plus longtemps que Brad (ils sont ensemble depuis 2005). Et puis ils sont intimes, la preuve, le petit Maddox appelle le garde du corps « Oncle Mickey ».

Donc en fait, c’est Angelina qui aurait gobé tous les mensonges – je disais qu’elle avait le regard vide.

Et Brad aurait voulu le virer depuis le début….?

Jaloux, Brad? Ou lucide?

Et le garde du corps? mmmm?

Passionnant. Passionnant. J’attends la suite. Je veux tout savoir sur cette palpitante affaire.

Bon à part ça : il parait que ça ne va plus trop en eux, mais on ne sait pas si c’est de l’info ou de l’intox. Un rapport avec le garde du corps? Peut-être qu’il lui manque, son garde du corps, à Angelina… ? Peut-être qu’elle est fâchée que Brad prenne des décisions pour elle? Quand je vous dis que c’est palpitant.

Et dernier point : BRAD PITT ET SES ENFANTS ONT REGARDE LES CHUTES DU NIAGARA MELES AUX TOURISTES. Si. Cette semaine. Même que Brad Pitt a mis un poncho bleu. Et les enfants ont été arrosés par l’eau. Et il y avait des gardes du corps avec eux (mais d’autres).

Il se passe des trucs quand même.

Et la grippe porcine, alors? Comme ça, tranquilles, même pas ils hésitent à se mêler au peuple, et si ça tombe ça grouille de germes porcins.

C’est pas Michael Jackson qui ferait ça, hein.

Rideau sur l’actu de Brad, mais c’est quand même drôlement chouette, et j’attends vos commentaires et supputations quant à la ténébreuse affaire du garde du corps, mais toujours avec amour et respect.

Bill Gates, les moustiques et la malaria

Bon, je voulais garder ça pour ma revue de blog mais je craque. Bill Gates a lâché des moustiques dans une salle pleine de patrons de boîtes de Hi-Tech (je suppose), après leur avoir dit que l’on dépensait plus dargent à la recherche contre la calvitie que contre la malaria ; il a lâché les moustiques en disant un truc du genre : « Il n’y a pas de raison pour que seuls les pauvres aient ce genre de piqûres ».

Excellent, non? Je trouve ça génial et pertinent.

La video est là (c’est vers la fin), pas le temps de copier-coller.

Bon, on se rassure, il a précisé ensuite que les moustiques n’étaient pas infectés.

Qu’en pensez-vous?

(Je vais faire un catégorie Fanette est morte de rire, peut-être?)

Kouchner en Afrique : la réussite alternative

Affaire Kouchner / Pierre Péan.

Jeanne, nous nous en souvenons, évoquait sur son blog le fait que dans certains milieux, la réussite matérielle et financière soit mieux perçue qu’un travail plus humble, plus fondamental, dans l’humanitaire ou le social, ou même qu’une attitude retenue par rapport à la réussite purement matérielle.

Aujourd’hui, je suis heureuse de suggérer à Jeanne (si ça l’intéresse) un processus de réussite sociale qui permet de combiner habilement les deux.

Affaire Kouchner / Pierre Péan.

Dans un premier temps,  s’investir dans l’humanitaire ; le bien ; l’autre. Ne pas hésiter. Porter des sacs de riz, être sur tous les fronts,bosser, soigner, tout en veillant à ce qu’une caméra ne soit jamais trop loin. (Je t’explique le truc, Jeanne : pas la peine de passer des plombes sur les zones de guerre : une petite semaine, pour s’imprégner d’horreur et rentrer le regard tout plein d’émotion, mais la petite semaine, avec journaliste ; le bien qu’on ne voit pas, c’est pas du vrai bien ; ne pas oublier non plus d’être du bon côté, du côté des victimes).

Dans un deuxième temps, épouser une journaliste, ce qui assure une couverture médiatique facile. Je veux dire, c’est plus pratique : on peut murmurer des infos sur l’oreiller. Gain de temps, et en plus, on peut gaudrioler en informant, ce qui n’est pas nécessairement désagréable.

Dans un troisième temps, accepter, le regard levé vers le ciel (Dieu et les hommes) et la mâchoire crispée en raison de l’importance de la chose, des fonctions publiques ; la main sur le coeur, éventuellement douter d’en être digne ; mais se faire prier, et finalement accepter. Il est difficile de quitter le terrain, son âpreté mais aussi ses joies, mais l’on s’y fait. Aux ors de la république, qui semble-t-il, en ont déjà troublé plus d’un, on s’y fait aussi. Mais vu le passé qu’on s’est fabriqué à la force du poignet au milieu de populations démunies (et donc forcément reconnaissantes), sous les appareils photos et caméras françaises, voire avec le discret soutien du gouvernement, on a du stock de coeur, de belle âme, de regard bleu, de bonté, tout ça. C’est bon, c’est beau et ça fait vendre.

Dans un quatrième temps, aimer le gout un peu trouble, douceâtre, mais finalement enivrant, du pouvoir ; le vrai ; les regards des gens, encore plus empressés qu’avant. Les petits choses qui vont de plus en plus vite, les mille petites facilités, portes sociales qui ne grincent plus, et même s’ouvrent toutes grandes, avantages, factures qui s’envolent et disparaissent. Ceux pour qui l’on travaille sont si agaçants ; ils ne se rendent pas toujours compte ; il faut parfois tant d’effort pour si peu de chose. Mais le pouvoir donne une grisante illusion de puissance. Le beau-père de Jeanne, et tant d’autres, serait épaté. Comme du mariage d’une roturière pauvre avec un noble, nous pourrions dire, avec la mère de Proust : C’est la récompense de la vertu. C’est un mariage à la fin d’un roman de Mme Sand , pour rectifier avec le narrateur : C’est le prix du vice, c’est un mariage à la fin d’un roman de Balzac .

Dans un cinquième temps, pour tirer profit d’une structure interétatique que l’on a mise en place, créer des entreprises privées qui permettront de réaliser les changements préconisés par la dite structure : comme les anglo-saxons, pourquoi le Bien ne devrait-il pas enrichir celui qui le pratique? (Hein? ça c’est du débat). D’ailleurs la main gauche ignore ce que fait la main droite. Enfin, enfin, ça commence à payer, ces aller -et-retour médiatiques dans tous les coins !

Dans un sixième temps, pris dans une spirale ascensionnelle folle, renier ses anciens amis (est-ce qu’on a des amis en politique?) et accepter un porte-feuille. Caser sa femme à un poste qui va bien, et profiter de la vie, des logements de fonctions, etc.  Se faire payer les dettes des chefs d’Etat africains (après tout, si ça va pas dans la poche des sociétés européennes, ça va aller où, hein?).

Dans un septième temps… mais on attend la suite.

Affaire Kouchner / Pierre Péan.

Pas mal, ma méthode, je trouve, non?

Il s’agit naturellement d’un schéma global ; non d’une analyse précise.

Il paraît qu’un livre sort  pour nous expliquer bien en détail comme un monsieur a mis tout cela en pratique : Le monde selon K., de Pierre Péan.

Edit : Stéphane Guillon sur le sujet… Sublime. Là. Je suis archi-fan.

Laure Manaudou, encore

Laure Manaudou m’inspire pas mal, en fait, n’est pas? c’est assez curieux, mais voilà.

La première fois que j’ai parlé d’elle, c’était l’année dernière, à cause du buzz qui l’entourait, le buzz où son petit copain avait donné une video de Laure et lui dans un contexte de grande intimité. La pauvre avait été visonnée sur plein de site  – je me suis toujours demandé si la video existait pour de bon, je ne l’ai pas vue, la regarder aurait été insurmontable pour moi : je suis désolée, mais une video de deux personnes faisant l’amour diffusée à l’insu de l’une d’entre elle, la femme comme par hasard, et diffusée dans l’intention de nuire : je ne peux pas regarder. Mais disons que dans l’affaire, la pauvre avait tout de même été fort mal traitée. Qui aimerait être traitée de la sorte?

Et puis il y a eu ses histoires, son côté diva, un peu agaçant. ça m’a agacé, j’en ai parlé.

Puis, ses démélés avec l’efficace, mais stressant Philippe Lucas.

Et puis maintenant son départ pour les Etats-Unis, et je réfléchis, je réfléchis….

Et pourquoi je réfléchis? A quoi? cette fille est grande, pas hyper jolie je trouve, car trop carrée, mais c’est mon goût. Pourquoi je pense à elle?

OK, parce qu’on en parle.

Pourquoi on en parle?

En aout, j’étais énervée (peut-être de mauvais poil) et je me disais que vu ce qui lui arrivait, on aurait mieux fait de se taire. On, ce sont les journalistes, ou moi peut-être. On s’en fout d’ailleurs.

Maintenant, je me sens pleine de sympathie pour Laure Manaudou.  Cette fille a bossé comme une folle, sous les ordres d’un entraîneur efficace et terrible, mais depuis qu’il ne l’a plus, on ne parle plus autant de ses élèves : je veux dire que tout de même, Laure Manaudou et Philippe Lucas, ce n’était ni le génie de Laure, ni les compétences de Philippe : mais bel et bien la rencontre entre les deux, et c’est de cette rencontre qu’est née la réussite de Laure.

Et puis maintenant elle en a marre. Et elle part =aux EZtats6unis, elle suit son copain. Pourvu qu’il ne lui refasse pas le coup de l’autre. mais je crois que je sais pourquoi je l’aime bien finalement : elle était amoureuse de Luca machin, elle est partie en Italie. C’était professionnelement idiot, mais amoureusement mignon. Et là, amoureuse de Frédéric Bousquet, elle part aux Etats-Unis. Une décision d’amoureuse… capricieuse, mais amoureuse… C’est mignon, non?

Allez comprendre un truc : Angelina Jolie, et Brad, quand je parle d’eux, je me marre, je dis n’importe quoi, comme si ce n’étaient même pas des personnes – des personnages, plutôt. Alors que Laure est plus proche : parce qu’elle est française? parce qu’elle a 22 ans? parce qu’on a été fiers d’elle? Du coup, quand je parle d’elle, je suis plus sincère et plus vache. Pourquoi? Parce qu’on la sent plus impulsive, moins dans un rôle, non? Et alors, ça veut dire qu’elle est plus sensible? Ou quoi?

Donc, au final, cherchant à savoir pourquoi je me préoccupe de ça, alors que ça ne me regarde pas, je crois qu’au fond j’ai de la sympathie pour elle (plus que pour Angelina Jolie). Je sais, on ne devrait pas y penser, pas en parler, on devrait s’en moquer : les journaux nous et les infos nous mettent ça dans la tête alors qu’il y a des guerres et plein de trucs, quand on lui montre la lune l’imbécile regarde le doigt (ça ne s’applique pas bien mais on dira que ça va), mais nous, enfin pardon, pas vous !!! vous êtes des gens bien, mais moi, misérable petite parisienne dans ma petite vie, moi je regarde ça, même si je ne veux pas, je regarde, après je me dis non, non, ça ne sont pas tes affaires, mais trop tard, j’ai le truc dans la tête et je m’en veux, pourtant. Je me suis même laissé aller à critiquer cette fille, alors que qu’est-ce que j’en ai à faire? j’ai eu tort.

Mais bref ! On est peu de chose. On fait des erreurs. On se laisse manipuler par les infos. On pense à des choses futiles, quand des gens n’ont pas de logements.  C’est mal – mais qu’y faire? A part donner la pièce au clodo que je croise dans le métro (il y en a un qui me dit que j’ai un sourire génial, il a senti mon point faible, je rougis bêtement à chaque fois) – et même avec un pièce, ça ne résoud rien et je continue de penser à des futilités.

Mais j’aime Laure Manaudou, là, tout de suite.

Et vous? Laure Manaudou? Un rôle? Ou pas? Pourquoi on en parle ? Bon, là, je fais un post, mais suis-je la seule à en toucher deux mots au bureau, entre amis, comme ça? Est-ce que vous aussi, vous avez cette impression irrationnelle, et stupide quand on y pense, qu’elle fait un peu partie de notre vie? Ou pas? Est-ce que vous avez cette impression pour d’autres personnes, mais pas elle? Est-ce que la vie des peoples vous laisse froide, ou pas (ou comme moi : rien à battre pendant trois semaines, et après : une info vous fait parler pendant des heures?) .

Le bal des débutantes, repas chez Taillevent, et fondation Mélita Bern-Schlanger : oui Anne, la Jet Set est parmi nous !!!

Michel Polnareff, le Bal des Laze

Michel Polnareff, le Bal des Laze
Video ayant un rapport au quatorzième degré avec le sujet

Michel Polnareff, le Bal des Laze

(Titre du post modifié à cause du premier comm)

Dépêche AFP

Les acteurs Bruce Willis, Demi Moore et Alain Delon ont assisté samedi soir à l’hôtel de Crillon, au bal des débutantes de Paris où leurs filles respectives devaient faire leur « entrée dans le monde » selon une tradition mondaine.

Venant d’une dizaine de pays, 23 jeunes filles de la « bonne société » ont participé à la soirée, classée parmi les dix événements mondains internationaux. Le bal des « debs » de Paris était donné cette année au bénéfice de la fondation Mélita Bern-Schlanger en faveur de la recherche sur le diabète insulino-dépendant.

Pour la première fois, des débutante égyptiennes et philippines étaient présentes. Outre Scout Larue Willis, fille de Bruce Willis et Demi Moore, les Etats-Unis étaient représentés aussi par Billie Lourd, fille de l’actrice Carrie Fisher et petite-fille de Debbie Reynolds.

Sokhna Ndour, 17 ans, fille du chanteur Youssou Ndour, représentait le Sénégal. Chelsea Chau, arrière petite-fille de Sir Chau Sik-nin, défendait les couleurs de la Chine. L’Italie était notamment représentée par Gloria Rizzo, fille du photographe Willy Rizzo.

Côté français, les acteurs Alain Delon et Jean Rochefort présentaient leurs filles respectives Anouchka, 18 ans, et Clémence, 16 ans.

Le secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer Yves Jego et son homologue aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet comptaient parmi les nombreuses personnalités présentes.

D’habitude, je vais chercher mes infos dans des sites peoples plus ou moins délirants, qui brodent admirablement sur le néant, mais, là, c’est une dépêche de la prestigieuse agence d’information française. Quelle classe. L’AFP a le sens de l’actualité.

Je n’épiloguerai pas, tout le monde était fier, les jeunes filles se sont bien tenues, enfin sauf sur la fin, ça se relâchait un peu, mais l’éducation de toute façon, ça fout le camp.

En revanche, le nom de la Fondation en faveur de laquelle se faisait le bal m’a attiré l’oeil. D’abord un nom de filtre à café, puis un nom d’animateur télé. Du coup j’ai appris que la maman de Stéphane Bern était morte d’un diabète insulino dépendant, ce que je regrette infiniment, et que la papa de Stéphane Bern, dans sa douleur, avait crée ladite fondation pour favoriser la recherche sur la maladie. Noble cause, hein?

Au passage, cherchant avec véhémence des infos sur Louis Bern, je suis tombé sur un article délicieux du Figaro, sortez vos mouchoirs, l’émotion affleure (article de juin 2008).

Comme il y a trente ans les premières élèves de Saint-Cyr-Coëtquidan, être une femme au milieu d’une centaine d’hommes relève du privilège. On se délecte de voir ces messieurs réunis dans la petite cour pavée du restaurant Taillevent. Ils ne sont membres d’aucun cercle misogyne, ne se retrouvent pas pour un repas d’affaires. Tous ont tenu à témoigner leur affection à Sabine et Valérie Vrinat qui perpétuent, en ce mois de juin, le rituel d’un déjeuner pères-fils inspiré par Jean-Claude Vrinat – le maître des lieux décédé en janvier dernier. L’émotion est palpable, mais n’interdit pas la bonne humeur. Spectacle rare, Pal et François Sarkozy, Jack et François-Xavier Demaison, Stéphane et Louis Bern, d’une ressemblance inouïe, forment des duos familiaux aussi touchants que complices. Le tableau a de l’élégance. Un oeil d’une frivolité toute féminine ne peut s’empêcher de voir dans cet aréopage costumé l’évocation d’une pub Brummell pour Comptoir des Cotonniers. Les générations partagent la même garde-robe, classique et sobre : le nouveau must élyséen. Il faut dire que l’époque gomme volontiers les différences. A l’exemple des dînettes entre copines, les hommes papotent, s’inquiètent pour leur progéniture, puis ils repèrent mine de rien leurs compagnons de fourchette les plus proches. Tout a été prévu pour que les affinités soient respectées. Antoine Bernheim et Antoine Veil ont déjà leur rond de serviette. Venu avec son fils Arnaud, PPDA préside la table des plus jeunes dont Pierre d’Indy et Adrien de Noirmont. Charmante attention. La relève est là. Aux petits soins pour ses convives, la brune Valérie assure en digne fille de son père un service exemplaire – 121 couverts en une heure quinze. Une première pour le chef Alain Solivérès. Réaction en gènes assurée… C’est sûr, un ange veille.
Sans doute, aurait aimé écrire la journaliste, dans l’ombre, quelque ange immense était debout, les ailes déployées, attendant l’âme, non?
Je ne commente pas, mais je me régale. Je note que le nouveau must élyséen est classique et sobre ; que papa-fiston chez Taillevent, c’est touchant ; que la relève est là (ouf!!) et que les anges sélectionnent furieusement leurs fréquentations, je veux dire, y compris dans ce monde-ci (parce que dans l’autre, ils sont déjà bien entourés). Après le bal des débutantes, le déjeuner des héritiers. Tout cela n’est-il pas charmant, avec un léger petit goût ancien régime?
Cela dit, moi, je me serai délectée aussi chez Taillevent, je crois. Mais aucune chance – on n’est pas du même monde…

Michel Polnareff, le Bal des Laze

Si je cherchais des infos sur Louis Bern, c’est que j’en cherchais sur la fondation citée plus haut. Vous pouvez faire une recherche google (qui est mon ami), vous trouverez la fondation Melita Bern Shlanger associée avec le bal des débutantes, et c’est tout. Point. Rien. A croire qu’elle n’a d’autre but que d’animer le bal des débutantes. J’ai trouvé une adresse, mais cette fondation n’a pas de site web et elle ne figure pas dans les listes des fondations du gouvernement. On fait dans la bienfaisance discrète, probablement. Le bien ne fait pas de bruit. Tout ça est très élégant. On sent presque le tapis rouge dans l’escalier. Et quand on y croise des vieilles dames qui descendent tout doucement, elles vous regardent avec suspicion. Vous trouverez un lien ici qui vous informera que Stéphane Bern, dans un élan filial et impétueux de générosité, a donné sa montre pour la fondation : n’est-on pas touché par tant de grandeur d’âme? Et il ajoute, avec une exquise délicatesse : “J’aimerai que ma montre puisse permettre d’aider efficacement la recherche sur le diabète, une maladie mal connue mais dont souffre chaque année un nombre toujours croissant de personnes.”
Quand tant de délicatesse se conjugue avec tant de générosité, il ne reste qu’à s’incliner en silence.

Michel Polnareff, le Bal des Laze

Quoiqu’il en soit, ne sommes nous pas tous tellement heureux pour Bruce Willis et Demi Moore? Quelle joie pour eux d’avoir une artiste et une débutante pour filles. 20 Minutes signale : « Divorcés, les parents avaient tenu à se retrouver pour cette occasion particulière. Demi Moore était accompagnée par son actuel époux, l’acteur Ashton Kutcher. » Et déjà, nous avions vu qu’ils s’étaient tous rendus en famille à la première du premier vrai navet film de Rumer Willis :  quelle merveilleuse solidarité familiale. On attend avec impatience les performances mondano-artistiques de la petite dernière (dont le nom m’échappe, et pourtant il est bien, un peu dans le style des enfants de Brangelina – ceux-là aussi, j’ai hâte de voir leur premier film).
Enfin, sur ce, si quelqu’un a une info sur la Fondation Melita Bern-Schlanger…
(Pas la peine de me dire qu’ils ont des sous dans la famille, je suis au courant…)